Archive pour le Tag 'République'

Il y a 58 ans…

De GaulleLe 4 septembre 1958, le général de Gaulle présente au peuple la Constitution de la Ve République.
La date correspond à l’anniversaire de la proclamation de la IIIe République par les députés républicains de Paris le 4 septembre 1870.
La place de la République est ornée en son centre d’un monument en son honneur, drapé pour l’occasion d’un immense V tricolore ; les bas-reliefs du socle retracent l’histoire des luttes républicaines.
De Gaulle prononce son discours du haut d’une tribune portant le sigle RF (République française) et entourée de gardes républicains en grande tenue, dont la disposition rappelle le V de la victoire de 1945 et le numéro de la future République. Son intervention est précédée d’un discours du ministre de l’Éducation nationale, Jean Berthoin, à la gloire du régime républicain, et par une allocution d’André Malraux. Dans son discours, le général de Gaulle appelle fermement à voter oui à la Constitution.

Il y a 70 ans…

ItalieLe 18 juin 1946 a lieu la proclamation de la République italienne.
En effet, un référendum serré met fin à la royauté. Le pays s’installe alors dans un régime démocratique qui favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, la reconnaissance internationale, l’intégration européenne et un développement économique sans précédent.

Il y a 69 ans…

UmbertoIIsavoia1920ca_72324Le 2 juin 1946, l’Italie devient une république.
En effet, par référendum, les Italiens décident d’abolir la monarchie.
Le roi déchu Umberto II de Savoie s’exile au Portugal.
Les femmes obtiennent le droit de vote.

 

Au coeur de l’histoire

Il y a quelques mois, au cours d’une interview, j’ai écouté avec attention Jacques Delors, l’un des rares hommes politiques de ce niveau dont je ne peux mettre en doute ni l’honnêteté intellectuelle, ni la droiture. Il déclarait qu’il avait été surpris, comme ses compères, par la chute du mur de Berlin, évènement alors imprévisible entre tous. Et il concluait ainsi avec humilité « Nous, hommes politiques, passons notre temps à courir après l’histoire ».

Nous venons d’en vivre une démonstration éclatante ce 11 janvier.

Mieux encore à ce sujet. Alors que le peuple entonnait spontanément la Marseillaise lors de cette grande marche, et avec quelle ferveur parfois, les députés les ont suivis timidement de quelques jours dans l’enceinte de la Chambre. Et j’ai bien entendu dire que nos représentants ne l’avaient plus chantée en ce lieu depuis 1918 ! C’est peut-être bien cela l’utopie de la démocratie, quand le peuple avance devant ses propres représentants !

Il y a maintenant un « avant ». La France semblait moribonde, avec des citoyens, ou ce qu’il en restait, qui crachaient volontiers dans la soupe dans une ambiance de morosité à tuer toute tentation de croire en l’avenir du pays. Et la folie criminelle de trois individus a suffi, parce qu’ils ont touché un point extrêmement sensible de l’identité nationale, à faire se lever tout un peuple comme cela ne s’était encore jamais produit dans l’histoire, un soulèvement silencieux, sans violence, impressionnant dans sa force et sa dignité. Oui, ce peuple a impressionné le monde entier, et les Etats-Unis eux-mêmes n’ont pas compris comment cela pouvait être possible, ce qui ne m’étonne pas.

En effet, la notion de laïcité qui constitue un point fort de notre république et des garanties de liberté n’existe pas en Amérique. C’est même une particularité française à laquelle d’autres pays pourraient se référer comme ils se sont référés et continuent de le faire aux droits de l’Homme et du citoyen que notre histoire a donnés au monde. Oui, outre Atlantique, les chefs d’Etat, les hommes de loi jurent sur la Bible, tout comme il est inscrit sur le dollar, ce qui choque particulièrement ma conception de la liberté et de la foi : « In Got we trust » (Nous croyons en Dieu). Quel curieux endroit pour faire acte de foi !

Séparer l’Eglise et l’Etat a constitué un progrès fondamental dans les conceptions démocratiques et, loin de constituer une forme de fracture entre foi et citoyenneté, cette séparation a permis de former les esprits à la liberté dans l’école républicaine, et à ne pas mélanger les genres.

Et presque paradoxalement, la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui constitue la fondation la plus solide de notre société française se trouve profondément imprégnée de culture chrétienne. Il n’y a pas de hasard dans l’affaire. France est, et demeure un pays aux racines pétries de culture chrétienne (à ne pas confondre avec les croyances) et cette réalité devant laquelle je nous trouve bien timides, traduite dans la loi républicaine avant même les lois de séparation qui datent de 1901 (alors que la déclaration des droits de l’Homme date de 1789 ), n’oblige personne à se référer à une instance divine, ni à pratiquer une religion. C’est donc une voie de tolérance authentique et de progrès qu’il nous faut à tout prix protéger et promouvoir contre toutes les tentations de prosélytisme d’où qu’elles viennent. Car ces dernières cachent des nids de violence intellectuelle qui dérapent fatalement en violences physiques et nous conduisent exactement à l’opposé de l’enseignement des grands mystiques de toutes tendances qui se rejoignent dans la prédominance de l’amour comme expression universelle du divin.

Profondément attaché à l’Etat, que j’ai servi par choix et par conviction durant 40 ans, je peux me définir sans aucune ambiguïté comme un humaniste chrétien, sans que cela ait pu me poser un quelconque problème de conscience. Aujourd’hui et dans cette sensibilité, je pense à quelques paroles attribuées à celui qui, qu’on le veuille ou non, a complètement bouleversé, et sans arme, les visions de l’Homme et de ses rapports à la Création, et notamment celles-ci :

« Mon Royaume n’est pas de ce monde », parole souvent mal interprétée, comme s’il parlait de l’au-delà alors qu’il s’agissait bien d’un autre monde, avec d’autres règles, que celui dans lequel il vivait, et : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». La France a compris ce message en 1901. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et nous avons aujourd’hui plus qu’hier à poursuivre et à défendre cette voie de progrès.

Dans cette dynamique, quelques visionnaires, dont le général de Gaulle, – bien que je n’aie pas partagé toutes ses actions, mais admiré son « génie politique » – ont ouvert encore davantage cette philosophie humaniste. Ce fut dans son cas son fameux « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui visait directement le colonialisme, malgré les évènements d’Algérie, ainsi que l’impérialisme américain, avec le culot du non moins fameux « Vive le Québec libre ! ».

Aujourd’hui, en allant encore plus loin, il est question du droit des animaux qui vont être enfin considérés aux yeux de la loi comme des êtres et non plus des objets. Une autre révolution en marche qui remettra notamment en cause la politique agricole et les méthodes d’élevage. Ce sera difficile, mais le peuple aura aussi son mot à dire et il a déjà commencé à le faire au niveau du consommateur.

Elle remettra également en cause l’abattage rituel des animaux soumis à une souffrance programmée. Il y a d’ailleurs à ce niveau une anomalie à dénoncer pour atteinte au principe d’égalité entre les citoyens. En effet, aucune loi n’interdit l’abattage rituel. En revanche, comme les consommateurs de ces viandes n’achètent que les parties avant des animaux, les parties arrière sont ainsi vendues, sans aucune indication des conditions d’abattage, aux athées et pratiquants d’autres religions. Or pour ma part, je refuse absolument de consommer une viande d’animal ayant perdu la vie dans la terreur, tout comme j’évite les viandes et autres produits animaux provenant d’élevages intensifs. Pourtant les réglementations actuelles appliquées en France permettent de cacher toute possibilité de repérage d’une viande ayant fait l’objet d’un abattage rituel, empêchant ainsi l’exercice du choix pour le citoyen. C’est bien ma liberté qui est ainsi directement atteinte, et si ce type de situation venait à se pérenniser ou, pire, à se développer, je crains que les risques d’arrivée d’une extrême droite au pouvoir soient de plus en plus probables et que cela ne réveille alors de vieux démons.

Il est donc grand temps de réagir et la manifestation du 11 janvier n’a pas été une fin en soi. Il est clair qu’il s’agissait d’un signal fort dont les politiques devront tenir le plus grand compte, notamment en restaurant l’autorité de l’Etat et une éducation civique laïque au sein de l’école redevenue républicaine, y compris avec un enseignement de l’histoire des religions, riche en occasions de méditations sur notre devise « Liberté, égalité, fraternité ». Cela permettra peut-être de dissiper quelques ténèbres.

Quant aux véritables commanditaires ou complices des attentats commis au nom d’idéologies religieuses, je crains que nous ne connaissions jamais la vérité. Il est évident que la religion ne joue qu’un rôle assez grossier de couverture, que l’endoctrinement des plus fragiles au plan mental est réalisé d’une façon stratégique, que les liens entre terrorisme et milieux de la grande finance ne sont plus un secret, que les relations étroites entre l’Angleterre, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite depuis des décennies laissent interrogatif, que le gouvernement américain refuse de communiquer les conclusions du rapport d’enquête sur les attentats du 11 septembre, du moins ses 28 dernières pages…Quant aux stratégies des lobbies du pétrole, marchands d’armements et autres…Non, tout n’est pas blanc d’un côté et noir de l’autre, et il faudra sans doute aussi avoir le courage de balayer devant nos portes.

L’essentiel, c’est de ne pas se laisser abuser, de garder l’esprit en éveil pour éviter les pièges des manipulations et des considérations simplistes.

Je souris en repensant au « grand Charles ». Mais non, quand ils le veulent, quand il le faut, les français ne sont pas des veaux !

 Hissez haut !

Gérard DALSTEIN

18 janvier 2015

 

Il y a 190 ans…

Mexique77
Le 4 octobre 1824 est déclarée la République du Mexique.
En 1810, le curé Miguel Hidalgo avait levé une armée de villageois et indigènes contre l’envahisseur espagnol. Il est exécuté en 1811, mais le mouvement est lancé et d’autres hommes prennent sa suite et parviendront à leurs fins.
L’acte d’indépendance du Mexique est signé en 1821, mais il faudra attendre ce jour de 1824 pour que la jeune république soit dotée d’une constitution.

Les Résidences de la République

Les Résidences de la République dans Coupures de presse er147




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