Recueil de poésie illustrée de Nicole METIVIER
La poésie de Nicole, artiste que je connais bien, est aussi fine qu’une dentelle de Bruxelles ! Et n’allez pas croire que l’amitié que je lui porte me rende sourde et aveugle ! Quand il s’agit d’apprécier un poème classique, l’amitié n’a plus sa place. Au pire je me tais, au mieux je lui indique les erreurs de prosodie. Car il n’y a pas si longtemps, je l’aidais à maîtriser les règles aussi strictes que complexes de la versification. Je ne suis pas peu fière d’avoir contribué à « faire » de Nicole un poète résolument classique.
La preuve indéniable de ses progrès est que ce recueil, le troisième qu’elle publie, est le plus abouti.
Sa poésie ne sent plus la sueur et les alexandrins de vrais alexandrins, n’en déplaise aux rimailleurs qui n’ont que ce mot à la bouche sans savoir ce qu’il signifie et ce qu’il suppose de connaissances techniques, qui chantent ou qui claquent selon l’effet souhaité. Et c’est à cela qu’un poète classique averti reconnaît un autre poète classique : le poème coule comme une eau limpide sans s’accrocher à des hiatus désagréables, des e qui ne s’élident pas à l’hémistiche, des rimes au minimum suffisantes quand elles ne sont pas riches ! Je ne vais pas ici déterrer la hache de guerre des Anciens contre les Modernes, mais un poème en parfaits alexandrins est une pure merveille à murmurer ! Et quand le fond épouse la forme, comme c’est le cas dans ce recueil, alors les larmes vous montent aux yeux de plaisir et d’émotion.
Certes les puristes dont je suis trouveront quelques imperfections dans quelques-uns des vingt-trois poèmes que contient ce recueil, joliment illustré de surcroît, mais elles sont infimes et ne nuisent guère à l’impression d’ensemble qui force l’admiration.
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez acquérir cet ouvrage au prix modeste de 12,50€ ; je transmettrai à Nicole Metivier avec grand plaisir.








François Stéphène Émile Liégeard, qui se faisait appeler Stéphen Liégeard, est né en 1850 et décédé en 1925. Avocat, homme politique (sous-préfet) et homme de Lettres (il a plusieurs fois postulé à l’Académie Française), l’homme est un amoureux des belles choses. Il fait construire un château sur les terres de sa famille à Brochon, une bâtisse élégante dans la lignée des châteaux de la Loire. Un peu mégalomane, il fait inscrire ses initiales un peu partout dans le château pour montrer sa puissance et sa fortune. Néanmoins, c’est un homme bon et généreux.


































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