Archive pour le Tag 'poème'

Décalcomanie

J’ai présenté à un concours en ligne sur Short Edition mon poème très controversé intitulé « DECALCOMANIE ».
Après débat et ajout d’une note pour prévenir les âmes sensibles, mon poème est en lice.
Avec tous mes remerciements pour l’éditeur qui a compris le sens de mon message et eu le courage de le publier.
Venez le découvrir et peut-être voter ; il est pour l’instant 23e.
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/decalcomanie

Vénus imaginée

Une voix dans la nuit à peine perceptible
A capturé mon âme et réveillé l’espoir
D’un amour au-delà de l’osmose d’un soir,
D’un tir à bout portant dont mon coeur serait cible.

Une ombre callipyge au clair de lune argent
Sur moi s’est inclinée avec la grâce ailée
D’un ange à mon chevet, tandis qu’échevelée
Je découvrais l’azur d’un regard indulgent.

Je l’ai voulue intime au creux de mon épaule ;
Contre l’or de sa peau, mes lèvres en baiser
Dispensaient le désir sans vouloir l’apaiser
Et s’ouvraient sous sa chair dont j’avais le contrôle.

Ivre de volupté je quêtais le frisson
Du bonheur sur ma bouche et goûtais au calice
De son corps le nectar du plaisir. Ô délice !
D’un rêve libéré d’entraves sans façon.

(Extrait de mon recueil « Hallucinations »)

Le bonheur solitaire

En secret je m’enivre au doux son de ta voix,
Sombre dans l’océan de tes yeux vert amande
Et rêvant de ton corps toujours je me demande
Si parmi tes galants, tu sauras faire un choix.

Si tu devenais mienne, ô belle inaccessible,
Je t’offrirais des nuits plus chaudes qu’un été ;
Amant voluptueux devant ta nudité,
Je serais ton archer, toi ma dernière cible.

Ma langue poserait sur le galbe d’un sein
Le désir refoulé depuis tant de semaines,
Blotti dans son carquois lorsque tu te promènes,
Tes charmes féminins suggérés à dessein.

Tu calmerais mes sens d’une caresse tendre,
Pour les mieux réveiller d’un baiser si profond
Qu’à juste l’évoquer, ma carapace fond
Et mon amour s’épanche à force de se tendre.

Mes lèvres sur ton ventre écouteraient ton cœur
Entonner le refrain de ton plaisir intime,
Et le mien dans ta bouche en une étreinte ultime
Exploserait enfin dans un sursaut vainqueur.

L’ardeur de nos ébats comme un éclair me fouette,
Les spasmes du bonheur enveloppent ma chair ;
Pour m’endormir en toi, certes je paierais cher,
Mais l’hommage opalin n’a mouillé que ma couette !

Zaz Chalumeau

(Poème écrit pour participer à un concours du poème coquin)
(Extrait de mon dernier recueil « Les Couleurs de l’Âme)

 

Le cri des ombres

La tête me tournait : j’ai fermé les paupières.

Un homme se pencha pour ramasser des pierres,
Une arme redoutable au poing d’un révolté,
Au nom de la justice et de la liberté,
Pauvres mots bafoués dans un pays en guerre.
Un père pleure un fils qu’il ne connaissait guère
Mais que son peuple acclame en martyr idéal
Pour secouer le joug du monde occidental.

Une femme cachée aux regards sacrilèges
Disparaît sous le voile. Il est des sortilèges,
Aux griffes des tyrans, plus forts que la raison.
Pour punir l’adultère ou le vol d’un blouson,
La loi prend une main, parfois même la vie
Et transforme une peine en vengeance assouvie.

Des jeunes orphelins, sans larmes dans les yeux,
Sont les muets témoins de mon Noël joyeux.
Ni bonhomme ni rêne et point de cheminée
Pour ces laissés-pour-compte, enfance assassinée.

Les huîtres fleurent fort et le saumon sent bon,
Dans le four se prépare une dinde, un chapon,
Le champagne pétille au son des mitraillettes
Et des gouttes de sang ternissent nos paillettes.
Le rire et les sanglots se livrent un combat
Sans même devenir le sujet d’un débat.

Mais j’entends des cailloux jetés dans nos soupières.
Le cœur me débordait : j’ai rouvert les paupières.

1ère de couv

(Poème extrait de mon prochain recueil : « Les couleurs de l’âme »)

L’araignée

AraignéeLe fil entre la rampe et la branche de l’if
Brillait comme un repère, une chaîne argentée ;
J’ai suivi le chemin de la ligne jetée
Et découvert l’ouvrage au singulier motif.

Rien ne peut échapper à mon œil attentif,
De la toile en suspens, dentelle crochetée
En perles de rosée et de givre teintée ;
Mais j’esquisse à ta vue un mouvement craintif.

Au milieu du filet, broderie aérienne,
Qui se balance au gré de l’onde zéphyrienne,
Tu sembles reposer, mais d’un sommeil trompeur.

Toi que je trouve belle en ton palais de soie,
Naturelle œuvre d’art, pourquoi me fais-tu peur ?
Entends mon souffle court ! Il faut que je m’assoie !

(Extrait de mon prochain recueil « Les Couleurs de l’âme »)

L’enfant de l’espoir

Un enfant se prépare à découvrir le monde
Après neuf mois dedans le ventre maternel,
Issu du feu des corps, l’embrasement charnel,
Fruit conçu dans l’amour ou dans le crime immonde.

Il ne sait rien de la famille et du pays
D’accueil. Hélas ! on ne choisit ni l’un ni l’autre,
Ni les draps en satin dans lesquels on se vautre
Ni le cloaque infâme où le porc fait son nid.

Un trottoir de Manille ou la villa cossue
D’une riche banlieue attendra ce gamin
Dont les parents peut-être ont tracé le chemin :
Boulevard pavé d’or ou route sans issue.

Fusil en bakélite ou cuillère en argent,
Cette arme dans son poing fera de lui l’esclave
D’un univers cruel où chaque jour s’aggrave
L’ampleur de la misère au front de l’indigent.

Mais si rien ne s’oppose à la fureur qui gronde,
Je conserve en mon cœur l’inébranlable espoir
Qu’une lueur demain rejaillisse du noir,
Qu’un enfant se prépare à sauver notre monde.

Ce poème a obtenu le Premier Prix, Prix Charles Guérin, au Prix littéraire de Graffigny, organisé par la Ville de Lunéville et la Communauté de Communes du Lunévillois, en partenariat avec le Cercle Littéraire Léopold. Le thème du concours était « L’enfance ».
Par manque de temps, j’écris désormais très peu de poésie et ce poème est le seul de l’année, composé expressément pour ce concours. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance de ce palmarès qui m’honore.




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