Archive pour le Tag 'phare'

Il y a 165 ans…

phareLe 12 juillet 1850 décède Robert Stevenson, ingénieur civil écossais.
On lui doit la construction d’un phare sur le rocher le plus dangereux pour les bateaux: le Bell Rock, en mer du Nord, au large de l’Ecosse.
Chaque hiver, une quarantaine de navires sombraient à cause de ce rocher.
Pour ce premier ouvrage, Stevenson met six ans pour réaliser les plans et commencer la construction. C’était son premier phare et il est considéré comme un chef-d’oeuvre.
Stevenson construira encore 18 phares avant de transmettre l’entreprise à ses trois fils.

Le phare

Le phare  Roman de Henri QUEFFELEC

Ce roman relate l’histoire de la construction du phare de la Jument avec, en parallèle, l’histoire d’amour entre un Molénais et une Ouessantine.
Au début du XXe siècle, un généreux donateur parisien, Charles Eugène Potron, lègue une somme considérable pour la construction d’un phare muni d’une lanterne hypermoderne pour l’époque. Une seule condition à ce don : que l’édifice soit terminé en sept années.
L’administration des Phares et Balises, rue du Trocadéro à Paris, avait déjà décidé d’ériger une tourelle sur un écueil situé en mer d’Iroise, à deux km au sud-ouest de l’île d’Ouessant, sur la roche dite Ar Gazec (la jument en breton) dont la réputation d’« enfer » se justifiait en raison des nombreux naufrages dont celui du Drummond Castle, paquebot britannique qui avait coulé en un quart d’heure dans le Passage du Fromveur, à la fin du XIXe siècle, causant la perte de la totalité des 361 personnes embarquées, passagers et membres d’équipage, exceptés trois rescapés.
Evidemment, le don de feu Potron change les plans de l’administration qui décide de construire un beau et grand phare sur cet écueil malgré les difficultés liées au délai très court pour un tel ouvrage.
Le défi est relevé puisque le feu de la Jument s’allume pour la première fois en octobre 1911, exactement sept ans après le fameux legs. Mais à quel prix ? Les ingénieurs et ouvriers doivent en effet se battre contre les éléments car la construction devait être arrêtée durant les mois d’hiver et l’océan en colère a plusieurs fois démoli la base du phare avant que les hommes ne parviennent à construire un édifice qui résiste… Pourtant, dès que le gardien, accompagné d’un ingénieur et d’un cuisinier, prend possession du phare, la crainte d’un éboulement sera quasi constante. Les hommes ne peuvent être ravitaillés et relayés que par la mer, à l’aide d’un treuil ; chaque année, ils sont plusieurs mois à ne voir personne et à vivre sur leurs réserves à cause du mauvais temps. Quand ils sont enfin relevés, les coups de butoir des vagues les ont presque rendus fous. De fait, les craintes des ingénieurs et du directeur de l’Administration des Phares et Balises sont fondées puisque l’ouvrage a dû régulièrement subir des travaux de consolidation jusqu’en 1940.
L’histoire d’amour entre Alain, un gars de Molène, et Françoise, une fille d’Ouessant, n’est qu’un prétexte à la grande histoire de ce phare.
Henri Queffelec, pour moi « le Giono de la mer » a cependant réussi à me captiver. Mais il m’a quand même fallu du temps et de la ténacité pour venir à bout de ce grand roman aride, à l’écriture cependant magnifique.

 

 




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