Archive pour le Tag 'Ormesson'

Comme un chant d’espérance

Comme un chant d'espérance Roman de Jean d’ORMESSON

Ce petit livre (qui est tout sauf un roman !) de 120 pages est le dernier ouvrage de Jean d’Ormesson.
L’écrivain de quatre-vingt-neuf ans nous parle encore et toujours de l’univers, de la création du monde, du Big Bang, du sens de la vie, de l’amour, de la beauté de la nature, de Dieu.
Ses détracteurs diront qu’il ratiocine et ils n’auront pas tort car les thèmes abordés dans ce livre ont déjà été traités dans les précédents. Ses admirateurs, dont je suis, diront que c’est un passionné par le sujet et quand on est passionné, on ne se lasse pas.
Alors bien sûr, rien de bien nouveau sous la plume du presque nonagénaire, et pourtant, quel plaisir de le lire !
Quelques extraits :
« L’un des arguments les plus forts de ceux qui ne croient pas en Dieu est que Dieu n’a pas créé les hommes à son image, mais que les hommes ont créé Dieu à la leur. »
« Le Soleil, […] est la beauté du monde. Le monde est beau parce que le Soleil est là. Et il est beau un peu partout. Sur la mer, sur le désert, sur les montagnes, sur les fleuves et sur les rivières – et même, mais il a du mal, sur nos grandes villes et les usines dans leurs banlieues. Il est permis de soutenir qu’il n’y aurait pas de beauté, ni dans la nature ni dans l’art, s’il n’y avait pas de Soleil. Ce qu’il y a de mieux dans le Soleil, c’est la lumière. »
« Presque autant que le temps, moins cruelle, plus tendre, moins secrète et moins mystérieuse, mais tout aussi répandue à travers tout l’univers, la lumière m’a toujours semblé murmurer en silence quelque chose de Dieu. »
« Sans Dieu, il n’y aurait pas d’histoire, mais ce sont les hommes qui font l’histoire. »
« Dieu a fait sortir le monde du néant pour que l’homme puisse le créer. »
« Entre le monde sur lequel il règne et Dieu qui règne sur lui, l’homme est un sujet aux deux sens de ce mot : presque un roi d’un côté et presque un esclave de l’autre. Comme l’univers lui-même à ses premiers débuts, l’homme est un oxymore : tout, ou presque tout, dans ce monde dont il est responsable, qu’il développe et qu’il transforme, il n’est rien, ou presque rien, au regard de ce Dieu qui lui a confié l’univers. »

Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit

Un jour je m'en ira sans en avoir tout dit Roman de Jean D’ORMESSON

Dans ce livre, improprement catégorisé dans la rubrique des romans, est en fait une suite de réflexions sur le thème cher à Jean d’Ormesson : le temps !
Ce n’est pas la première fois qu’il évoque le sujet ; il me semble même qu’il est au cœur de ses derniers ouvrages. Il parle de son grand-père, de sa tante Françoise et de sa cousine Marie, la femme de sa vie, celle qu’il a cru perdue quand elle a décidé d’épouser Pama Karpo, un garçon originaire du Tibet que sa mère, incapable de procréer, avait un jour ramené d’un voyage au Tibet ; quelques semaines plus tard, elle était enceinte de Marie !
Il nous parle de son enfance, de ses vacances auprès de son grand-père qui a joué un rôle si important dans sa vie, d’un temps où rien ne bougeait : « Longtemps, demain a ressemblé à hier. » et de son goût, déjà exprimé dans ses précédents livres, pour la paresse : « A côté du noble art de faire faire les choses par les autres, il y a celui, non moins noble, de les laisser se faire toutes seules. »
La mort tient aussi une place importante dans l’ouvrage : « Le plus cruel, quand on vieillit, c’est ce vide, peu à peu, qui se fait autour de soi. », après avoir longuement chanté l’amour, la grande affaire dans la vie de l’auteur comme dans la nôtre ! Mais l’amour pour lui est indissociable des voyages : le Maroc, l’Inde, la Grèce, encore et toujours la Grèce et ses iles innombrables aux criques minuscules, accessibles seulement par bateau, désertes et paradisiaques.
Puis il termine avec le temps, leitmotiv qui revient sans cesse comme une antienne : « L’avenir n’est rien d’autre qu’un passé en sursis. » Ce futur qui, à peine est-il devenu présent, se précipite dans le passé…
Alors bien sûr, ses détracteurs diront que l’auteur ratiocine et ils n’auront pas tout à fait tort. Mais on n’écrit bien que sur les choses que l’on connaît bien, et souvent les auteurs ont un thème récurrent qui finit souvent par devenir obsessionnel et occuper chaque nouvel ouvrage.
Et puis, quand on aime, on ne compte pas ! Je ne me lasse pas des mots de Jean d’Ormesson, qui coulent de façon si limpide et si mélodieuse !

Jean d’Ormesson, le voyou de son père

ER 008




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