Archive pour le Tag 'nuit'

Il y a 81 ans…

Nuit des longs couteauxLe 30 juin 1934 a lieu à Munich en Allemagne la « Nuit des longs couteaux ».
Durant cette nuit, Hitler fait massacrer ses rivaux les SA (Sturmabteilung) : plusieurs centaines de responsables politiques et militaires trouveront ainsi la mort.
Par cette purge particulièrement sanglante, Hitler et les SS se débarrassent de tous les opposants au régime, y compris leurs propres partisans jugés pas assez extrémistes comme Röhm, chef des brigades SA, ainsi que 200 dignitaires politiques et militaires qui pouvaient inquiéter Hitler dans sa montée au sommet du pouvoir.

 

Bonne nuit, doux prince

Bonne nuit doux prince Roman de Pierre CHARRAS

Comme souvent, il faut le décès d’un être cher pour réaliser combien on l’a aimé !
Après la mort de sa mère, qui a survécu à son mari quelques années dans l’attente et presque l’impatience de le rejoindre, le narrateur retourne dans la maison de son enfance pour la débarrasser. C’est l’occasion pour lui de faire un travail de mémoire. S’il a aimé sa mère, c’est le portrait de son père qu’il nous trace, homme pudique très amoureux de sa femme et très fier de son fils. Mais la pudeur justement l’empêchait de dire les mots qui auraient matérialisé cet amour et l’enfant n’a pas su interpréter les silences. Puis il y eut une fracture lorsque le fils, bien malgré lui, déçut le père…
Avec beaucoup de simplicité mais de profondeur, l’auteur ressuscite en quelque sorte ce père qu’il a adoré sans le comprendre. Comme on revient sur les lieux de son enfance pour se souvenir des événements tristes et joyeux qui l’ont jalonnée, le narrateur plonge dans sa mémoire pour faire revivre le couple fusionnel qu’ont formé ses parents. Au fil des anecdotes, il reconstruit l’histoire paternelle marquée par le devoir et l’amour et comprend, petit à petit, combien son père l’a aimé et combien sa propre vie a été façonnée par cet amour si fort qu’il n’a jamais cessé de le réinventer.
Ce petit livre est l’hommage d’un fils à ses parents disparus, mais en particulier à son père, figure à la fois énigmatique et emblématique d’un bonheur familial fragile.
Avec beaucoup de délicatesse, de pudeur à son tour, l’auteur puise au plus profond de son être pour évoquer son histoire et avant la sienne celle de l’amour réciproque d’un homme et d’une femme. Avec des mots simples, il décrit son enfance faite de petits bonheurs qu’il décrypte aujourd’hui à la lumière de l’absence du couple uni de ses parents.
On sort bouleversé de ce petit livre très émouvant.

 

 

 

 

Alain Resnais nous a quittés

Resnais
Alain Resnais est décédé hier 1er mars à l’âge de 91 ans.
Hospitalisé depuis plus d’une semaine, il n’avait pu se rendre au festival de Berlin où son dernier film Aimer, boire et chanter était présenté en compétition officielle.
Parmi les longs métrages du réalisateur français : « Hiroshima mon amour », « Une nuit à Marienbad », « On connaît la chanson » et bien sûr, le court métrage « Nuit et brouillard ».

Rien ne s’oppose à la nuit

Rien ne s'oppose à la nuit dans Livres lus Rien-ne-soppose-à-la-nuit-150x150   Roman de Delphine de VIGAN

L’histoire commence par un suicide. Une jeune femme découvre le corps sans vie de sa mère âgée de soixante et un ans, une mort à la fois prévisible et inattendue. Ce décès d’une mère atypique va devenir, pour l’auteur, l’occasion d’une enquête familiale pour essayer de comprendre la mal-être permanent de cette femme.
Lucile est le troisième enfant de neuf, une petite fille très belle et secrète, toujours sur la réserve, préférant le silence et la réflexion aux jeux de ses frères et sœurs. Ses parents, Liane et Georges, sont également hors normes, dans leur mode de vie et leur système d’éducation. Dès son plus jeune âge, Lucile travaille comme modèle et prend cette activité très au sérieux.
Très tôt, cette famille va être marquée par le malheur. Un frère, très proche de Lucile par l’âge, meurt accidentellement, d’une chute dans un puits. Pour compenser cette perte, les parents adoptent un enfant maltraité, retiré à sa mère. Après un temps d’adaptation un peu difficile, le garçon mourra dans des conditions un peu obscures, entre l’accident et le suicide. Puis un autre frère se suicidera à l’âge de 28 ans.
Marquée par ces malheurs, Lucile se marie et met deux enfants au monde : Delphine et Manon. Les deux petites filles vont devoir apprendre à vivre avec une mère maniacodépressive, consommatrice régulière d’alcool et de drogue, périodiquement internée en unité psychiatrique.
Le besoin d’écrire sur sa mère va amener l’auteur à enquêter sur sa famille, à découvrir les zones d’ombre de sa mère, mais aussi des secrets de famille, des épisodes qui prennent un éclairage tout à fait différent à la lumière du geste désespéré de Lucile.
Classé dans la catégorie des romans, ce livre est toutefois très largement autobiographique. L’auteur plonge dans un univers à la fois joyeux et glauque et le lecteur ne sort pas indemne de ce récit sans complaisance. A lire.




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