Archive pour le Tag 'nouvelles'

299 (mots)

299 Recueil de nouvelles de Pierre LOMBARD

L’idée originale de l’auteur est d’avoir écrit cent nouvelles ou textes courts contenant tous exactement 299 mots.
La gageure n’est pas tant dans ce point commun – je n’ai d’ailleurs pas vérifié ! – car celles et ceux qui écrivent savent bien qu’il suffit d’ajouter ou supprimer des adjectifs et des adverbes pour gagner ou perdre une dizaine de mots. La performance réside plutôt en la capacité de Pierre Lombard à décrire des personnages et des situations et à créer des atmosphères en si peu de mots. Et que ceux-ci soient au nombre de 299 ou 350 importe peu.
Certains textes sont de vrais bijoux avec des chutes plus ou moins attendues et parfois complètement inattendues. Or les spécialistes et amateurs de ce genre littéraire particulièrement difficile savent que la chute est le point d’orgue et l’omega de toute bonne nouvelle.
Autre réussite, et le maître Maupassant ne me contredirait sans doute pas, les « héros » de ces nouvelles ne sont justement pas des êtres extraordinaires mais des hommes et des femmes tout à fait ordinaires, des personnages pourtant que l’auteur réussit à hisser au niveau du particulier. Toutes ces histoires ne relatent que de petites choses, de petits événements – bon, il y a quand même des meurtres et des viols… – de la vie courante de tous les jours de chacun d’entre nous dont l’auteur sait extraire la substantifique moelle pour mettre un instant de l’existence en exergue.
Quant à la couverture, un peu racoleuse, je n’ai pas réussi à en comprendre la signification…
Un excellent livre qui se lit très vite, trop vite peut-être…

PS : le titre est  » 299  » ; j’ai dû rajouter (mots) pour satisfaire l’exigence du blog qui ne retient pas un titre de moins de 5 caractères !!!

A l’encre de la Moselle

A l'encre de la Moselle Nouvelles d’Armand BEMER

Originaire du pays des Trois Frontières, ce petit territoire lorrain coincé entre le Luxembourg, l’Allemagne et le reste de la France, Armand Bemer nous conte l’histoire de cette région terriblement marquée par l’Histoire, ballotée entre l’Allemagne et la France, devenant tour à tour annexée de l’un ou l’autre pays, au gré des guerres, des défaites et des victoires. De ces conflits successifs, de ces échanges, son peuple a gardé les traces, des blessures ou pour le moins des cicatrices mal fermées, et un parler commun, pas tout à fait allemand mais quand même beaucoup pour qui maîtrise la langue de Goethe.
En dix nouvelles, l’auteur nous emmène en voyage dans le temps et dans une contrée qui a vu tant de sang et de larmes couler durant les trois dernières guerres dont deux précipitèrent le monde entier dans l’horreur et la mort. Mais la particularité des soldats de cette contrée est bien leur double appartenance : un jour français, ils devenaient allemands au lendemain d’une guerre, obligés de se battre aux côtés des ennemis d’antan pour tuer leurs parents, leurs amis, leurs voisins d’hier.
Mal compris, mal aimés, tiraillés d’un côté puis de l’autre, ils ont cultivé leur propre culture et leur propre langue dont les héritiers aujourd’hui encore demeurent fiers et désireux de transmettre aux jeunes générations, comme un défi à la mondialisation et à la suprématie de la langue de Shakespeare.
Dans une écriture à la fois limpide et riche, Armand Bemer nous invite à vivre ou revivre pour les lecteurs plus âgés, les rites religieux et familiaux. Il évoque le métier de facteur quand celui-ci, à une époque à la fois récente et à des millénaires de notre ère informatisée, transportait une petite fortune dans sa sacoche, les jours où il distribuait les paies de certains salariés, les allocations familiales et les pensions, le tout en billets et pièces de monnaie ! Sans oublier les longs trajets en train et les bals, souvent à l’origine d’émois et d’amours naissantes, toujours évoqués avec beaucoup de pudeur.
Bref, un petit ouvrage que l’on découvre avec beaucoup de plaisir, émaillé de dialogues en « platt » simultanément traduites, qui ancrent les récits dans le paysage comme autant de racines authentiques.

Les Contes du jour et de la nuit

Les Contes du jour et de la nuit dans Livres lus contes-du-jour-et-de-la-nuit Nouvelles de Guy de MAUPASSANT

Une femme qui se révèle être un homme, un homme qui n’a pas assumé sa paternité est pris tardivement de remords, une vie ruinée pour remplacer une rivière de diamants prêtée et perdue, un couple d’amants maudits au crépuscule de leur vie, la vengeance terrible d’une mère en Corse, le procès d’un jeune homme coupable d’assassinat sur ses deux parents, les ravages du temps sur un amour de jeunesse, autant de thèmes exploités dans cette vingtaine de nouvelles.
Guy de Maupassant est ultra lucide dans l’opinion qu’il s’est faite de l’être humain et les limites toujours plus loin repoussées de la cruauté, de la bestialité, de la veulerie, de la lâcheté qui caractérisent la nature humaine. Et malgré tout, ses personnages ne sont pas antipathiques, sans doute parce que nous nous sentons tellement proches d’eux.
Les nouvelles sont courtes, à peine trois ou quatre pages chacune. On retrouve tous les ingrédients nécessaires pour faire d’un récit bref une bonne nouvelle. Le nombre des personnages est toujours limité à deux ou trois, parfois quatre, rarement plus. L’unité de temps est également respectée, quelques heures ou quelques jours, jamais plus, sauf pour retourner en arrière. L’unité de lieu enfin, se concentre sur un seul endroit, parfois deux pour évoquer un souvenir.
Autre ingrédient pour faire d’un récit une excellente nouvelle : la chute. Maupassant excelle dans l’art de surprendre son lecteur avec une chute souvent à contre-pied du déroulement de l’histoire, si bien qu’on est souvent surpris, étonné par le tournant que prend soudain l’anecdote pour se terminer par un pied-de-nez ou une pirouette inattendue.
On m’objectera que ces contes ne sont pas des nouvelles. Personnellement, j’y vois davantage des nouvelles que des contes. Tous ces récits s’inscrivent en effet dans un réalisme impitoyable.
Les amateurs de Maupassant, s’ils ne connaissent pas ce recueil, se le procureront sans tarder. Ceux qui ne connaîtraient pas ce fabuleux auteur pourraient commencer par cet ouvrage car il est réputé d’une brutalité modérée dans l’expression de la bestialité humaine. Dans tous les cas, quelques heures de lecture délicieuse garanties.

La Haute Mer et autres nouvelles

La Haute Mer et autres nouvelles dans Livres lus La-haute-mer1 Recueil de nouvelles de Simone DEZAVELLE

Dans ces vingt-quatre nouvelles publiées en autoédition, Simone Dézavelle nous parle de la mer, mais pas uniquement. D’une manière générale, elle évoque surtout l’être humain en proie avec ses peurs, ses remords, ses démons. La solitude joue également un rôle important dans ses textes, la vraie solitude, seul face à soi-même, mais aussi seul au milieu d’autres êtres humains.
Elle parle aussi de la mort, celle que vivent les femmes de marins, quand elles attendent, soir après soir, le retour de leurs hommes, jusqu’au jour où l’une d’entre elles demeure seule sur la plage, les yeux rivés sur l’horizon, guettant l’improbable apparition du bateau qui ne rentrera pas. Mais aussi d’autres morts, ou séjours dans l’antichambre de la mort, où le personnage vit de l’intérieur ce dont les autres sont témoins.
Le recueil s’achève en apothéose sur une nouvelle de longueur largement supérieure à la moyenne des autres textes. Sur une quinzaine de pages, on accompagne un homme dans sa marche puis son ascension au sommet d’un immeuble mais aussi dans sa descente aux enfers. Tandis qu’il avance, posant résolument un pied devant l’autre, il déroule le cours de sa vie avec une lucidité implacable pour finir dans une radicalité vertigineuse.
Sur la quatrième de couverture, l’auteur nous apprend que la plus grande majorité de ces nouvelles ont été écrites durant la fin de son adolescence, entre seize et dix-huit ans et à peine modifiées pour la publication, quelques décennies plus tard.
La maîtrise de l’art de la nouvelle, dans sa concision, le nombre très limité de personnages – la plupart du temps un seul -, la durée dans le temps, elle aussi très limitée, à peine quelques jours, souvent quelques heures ou quelques minutes et une chute souvent brusque et en contre-point avec le reste du récit. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour des nouvelles de qualité.

Les morsures du doute

Les morsures du doute dans Livres lus Les-morsures-du-doute-150x150 Nouvelles de Nicci FRENCH

Joey est une petite fille de huit ans un quart… Elle aime son papa passionnément et celui-ci le le rend bien. La fillette trouve dans cet amour exclusif beaucoup de réconfort car sa maman est toujours malade, alitée des journées entières à la maison, son grand frère et sa grande sœur sont beaucoup plus âgés qu’elle. Joey s’est donc construit un monde à part dont le héros est son père. Un jour, sa petite chatte disparaît, comme avait disparu avant la jeune fille au pair… Puis c’est Alison, sa grande sœur, qui disparaît à son tour. Joey constate ces disparitions étranges, mais sans leur accorder plus d’importance que cela. Et puis surtout, elle ne sait rien, elle n’a rien vu, rien entendu…
Max est un petit garçon heureux malgré l’arrivée de son petit frère Rory. Un jour pourtant, le bonheur de cette famille bascule quand le petit garçon tombe accidentellement dans la piscine. Stella, la maman, trouve réconfort dans une activité débordante : ménage, cuisine, etc. Incapable de pleurer ou d’exprimer son chagrin d’une manière ou d’une autre, elle range la chambre de son fils défunt le lendemain de l’enterrement. En revanche, Rick, son mari, perd les pédales. Stella lui conseille de voir un psychologue Lorsque celle-ci la contacte pour lui dire qu’elle renonce à soigner son mari, elle insinue le doute dans l’esprit de Stella. Rick aurait-il quelque chose à se reprocher ? Aurait-il une quelconque responsabilité dans la mort de leur fils ? Or Rick se pose exactement la même question à propos de son épouse. Tous deux s’espionnent. Mais la vérité est peut-être ailleurs, là où aucun d’eux ne la soupçonne.
Une jeune femme, épouse fidèle, mère dévouée et maîtresse de maison accomplie, prépare le repas de Noël mais aussi une vengeance implacable contre son mari adultère…
Trois nouvelles sur le doute du couple Nicci French, les spécialistes du thriller psychologique !

Rencontres

Rencontres dans Mes publications 1ere-couverture-210x300
Recueil de nouvelles autoédité en 2008
Format 14×20 cm
269 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 12 euros

Au-delà des rêves

Au-delà des rêves dans Mes publications recueil_reves
Recueil de nouvelles autoédité en 2004
Format 14×20 cm
190 pages
couverture couleur d’après une peinture à l’huile
Dos carré collé
Prix : 10 euros

D’une rive à l’autre

D'une rive à l'autre dans Mes publications recueil_rive
Recueil de nouvelles
Autoédition 2001
Format 14×20 cm
150 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
Prix : 10 euros




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