Archive pour le Tag 'loi'

Discours de Simone Weil sur l’IVG

Le 26 novembre 1974, Simone Weil, ministre de la Santé, présente son projet de réforme de la régulation de l’avortement. Un moment d’Histoire à découvrir ce soir à la TV dans un téléfilm avec Emmanuelle Devos.

 

 

 

Briser la loi du silence

sagaUne lectrice me demandait récemment :
- Votre saga familiale, c’est votre histoire ?
- Oui, en partie.
- Alors c’est une autobiographie ?
- A quelques détails près, oui.
- C’est… très impudique…
- Certainement. Mais vous savez, écrire est l’une des activités les plus impudiques qui soit ! Et les écrivains qui déclarent ne pas se livrer dans leurs livres sont des menteurs ! Quand on écrit, on se livre forcément, plus ou moins.
- Oui, mais là… vous vous livrez beaucoup !
- Vous voulez parler des agressions sexuelles sans doute ?
- Oui.

Je comprends que cela puisse choquer le lecteur. Mais que faire ? Se taire ? Quand on vit un grand bonheur, comme le mariage, la naissance d’un enfant ou un succès professionnel, on aime le partager et personne n’y trouve rien d’indécent. En revanche, quand on vit un drame, on devrait se taire ? Ma réponse est claire et nette : NON ! Bien sûr, je respecte les victimes qui préfèrent se taire, mais on doit laisser celles qui souhaitent s’exprimer, d’une manière ou d’une autre, le faire.
Oui, j’ai été sexuellement agressée dans mon enfance et mon adolescence à maintes reprises. Et alors ? Premièrement, je ne suis pas la seule. Deuxièmement, je n’ai pas été violée. Troisièmement, je n’ai pas à rougir des saloperies que l’on m’a faites !
Taire une agression sexuelle, quelle qu’elle soit, c’est cautionner l’agresseur. Les enfants qui subissent des attouchements, souvent de la part de personnes très proches – parents, amis des parents, voisins, enseignants, curés, moniteurs, entraîneurs – seront marqués à vie. Ils devraient en plus ne pas révéler leur calvaire ? Ils devraient se taire, comme s’ils avaient quelque chose à cacher ? Avec ce raisonnement, on inflige à ces enfants un sentiment de culpabilité et de honte particulièrement injuste.
Je sais aussi que dénoncer son agresseur, c’est envoyer cet individu, que l’on aime et que l’on admire souvent, devant les tribunaux. Un acte difficile pour l’enfant. Mais il importe qu’il puisse se confier, qu’il puisse parler à une personne neutre qui ne le jugera pas, afin de ne pas endosser une culpabilité destructrice et de recevoir une aide tout au long de cette démarche  difficile. Car bien sûr, c’est un acte très grave et très culpabilisant d’envoyer son père, par exemple, en prison. Mais si cet homme se retrouve en prison, ce n’est pas de la faute de l’enfant ! Il n’est pas responsable du mal que cet homme, fût-il son père, lui a fait, et ne pas le dénoncer équivaut à une acceptation des actes, une sorte de consentement. Cela est insupportable et il faut faire en sorte que l’enfant n’endosse pas le costume du criminel !

On me dira que les enfants parfois inventent des choses… Cela existe, en effet. L’affaire d’Outreau en est un triste exemple. Mais il n’y aura jamais autant d’hommes accusés à tort que d’enfants agressés sexuellement en toute impunité ! Alors désolée pour ceux qui subissent un dommage irréparable suite au mensonge d’un enfant ou d’un adolescent, mais je pense avant tout à tous les enfants qui doivent subir ces saloperies sans broncher. Car eux non plus ne se relèveront jamais de ces actes pervers qui, outre l’agression physique, posent le problème de la confiance. Un enfant agressé par un adulte est victime d’un abus de pouvoir ; il ne fera plus jamais confiance et verra dans chaque homme un violeur potentiel !
Alors oui, il faut parler pour ne pas se rendre complice. Car selon l’adage populaire, qui ne dit mot consent. Les agresseurs sexuels en abusent avec les mômes qu’ils tripotent avec leurs gros doigts vicieux, leurs yeux pervers et leur bouche baveuse !

Résultat du sondage du 16 octobre dernier

A la question : « Que pensez-vous d’une loi interdisant la pratique de la fessée? », 21 visiteurs ont voté :
8 sont pour
13 sont contre

Que pensez-vous d'une loi interdisant la pratique de la fessée ?

  • Je suis contre (62%, 13 Votes)
  • Je suis pour (38%, 8 Votes)

Nombre de votants: 21

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Légiférer sur la fessée : pour ou contre ?

Faut-il que notre société aille mal pour qu’on en arrive à envisager un texte de loi interdisant la pratique de la fessée !
Dans mon enfance, j’ai reçu des fessées et, maman à mon tour, j’ai donné des fessées !
Evidemment, il est question ici de la simple fessée administrée par un parent avec la main sur le derrière non dévêtu de son enfant.
Il n’est bien sûr pas question de châtiment corporel ou d’acte humiliant comme j’ai pu en connaître parfois par ma grand-mère qui utilisait, la vicieuse!, une petite raquette en plastique ou d’une correction publique administrée par l’instituteur, le pervers, sur fesses nues. Car ces pratiques sont bien sûr condamnables et punissables.
Je parle ici de deux ou trois tapes que l’on donne à un gamin qui ne veut pas obéir. Même si j’admets qu’il s’agit d’un acte de violence et surtout d’un aveu de faiblesse de la part de celui qui utilise la force pour se faire entendre, je reconnais que parfois, lorsqu’on se trouve à court d’arguments, la fessée reste une solution.
Et puis si on commence par légiférer sur la fessée, pourquoi alors ne pas aussi sortir un texte de loi sur la violence morale ou psychique, au moins aussi préjudiciable ? Et puis comment le juge sera-t-il informé de l’usage d’une fessée dans une famille ? Par l’enfant lui-même ? Ou peut-être par l’ex-conjoint ?
Je vous propose de donner votre avis sur la question dans le sondage ci-contre.

Le tarif des délits selon la loi salique

Le tarif des délits selon la loi salique dans Coupures de presse er56

Le mariage pour tous

Par ce vote historique, la France est devenue le 14e pays dans le monde à autoriser le mariage des couples de même sexe.
Le pays des Droits de l’Homme par excellence aurait pu être le premier à ouvrir cette voie de la tolérance, de la liberté et de l’égalité de tous les citoyens face à l’institution du mariage civil. Mais je ne bouderai pas mon plaisir et je ne cacherai pas mon émotion en pensant qu’à partir d’aujourd’hui, la loi reconnaît enfin l’universalité de l’amour.
Bien sûr, l’homophobie ne disparaîtra pas avec l’adoption du mariage pour tous comme l’antisémitisme n’a pas disparu avec la reconnaissance de l’Holocauste par Jacques Chirac. Bien sûr, des gays et des lesbiennes devront en France continuer à s’aimer en cachette pour ne pas éveiller la colère et la haine de certains proches, voisins, collègues qui s’arrogeront toujours le droit de juger ce qu’ils ne comprennent pas. Bien sûr, les enfants de ces couples homosexuels seront encore longtemps stigmatisés ; on essaiera encore de leur faire croire qu’il est anormal et malsain de grandir entre deux hommes ou deux femmes, qu’ils sont bancals, qu’ils sont les malheureux témoins d’une maladie honteuse voire d’une grande perversité et qu’ils sont voués à reproduire ce schéma monstrueux.
Mais bien sûr aussi, les futures générations s’étonneront et se moqueront des remous que cette loi a générés comme on s’émeut aujourd’hui de la chasse hystérique et de la répression sanglante de femmes accusées de pratiquer la magie noire, les « sorcières » si chères à mon cœur car j’en connais quelques-unes qui auraient péri naguère par le feu ou l’eau pour le simple fait d’être différentes, plus sensibles aux énergies et plus proches de la nature que le commun des mortels.
Je suis donc fière et heureuse aujourd’hui de vivre dans un pays où l’amour n’est plus restrictif, où la loi protège indifféremment l’homme ou la femme qui pleure l’être aimé décédé afin que ne s’ajoute pas à son chagrin le malheur de la précarité.
Je veux aujourd’hui oublier les atermoiements, les frilosités et les concessions du gouvernement Jospin, responsables en 1999 d’un mariage pour homosexuels à bas prix. Ils n’ont pas osé fâcher les opposants et ont inventé le pacs dont se sont surtout saisis les hétérosexuels rétifs à l’engagement du mariage.
Que les opposants au mariage pour tous se rassurent ! La Terre demain tournera toujours, le sol ne s’ouvrira pas sous leurs pieds quand le premier couple d’homosexuels se dira oui devant monsieur le maire, la foudre ne tombera pas sur le clocher du village à chaque fois que deux hommes ou deux femmes se diront un oui solennel et ému en se promettant, comme les autres, de s’aimer et de s’aider mutuellement etc. Dans quelques mois, juilletistes et aoûtiens prendront la route comme chaque année pour aller se dorer la pilule au soleil et au retour des vacances, le troisième tiers provisionnel n’aura pas disparu.
J’ose espérer qu’un jour, cette loi qui a tant fait couler d’encre ne sera plus qu’une banale formalité en même temps qu’une grande joie pour tous les couples qui décideront de l’accomplir devant le premier magistrat de leur commune.
Peut-être même qu’un jour, on a le droit de rêver, Frigide Barjot et Christine Boutin se demanderont pourquoi elles ont dépensé tant d’énergie et extériorisé tant de haine pour se battre contre l’Amour.




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