Archive pour le Tag 'Islande'

La France en demi-finale contre l’Allemagne

Après sa victoire contre l’Islande qu’elle a battue 5-2, l’équipe de France de football rencontrera la fameuse « Mannschaft » en demi-finale de l’Euro 2016 !
Heureusement que je ne suis pas fan de foot, car entre la France, mon pays, et l’Allemagne, le pays qui m’a accueillie pendant onze ans, mon coeur balancerait et ne pourrait pas, quoi qu’il arrive, se réjouir pleinement !

Payet
Dimitri Payet, en marche vers le but islandais.

Il y a 72 ans…

Islande21Le 17 juin 1944, la République d’Islande est créée.
Jusqu’alors partie intégrante du Danemark, elle est occupée par l’Allemagne. Les Anglais s’emparent de l’île en mai 1940 et la laissent aux Américains qui s’y installent en 1942. En effet, l’île occupe dans l’Atlantique Nord une situation très stratégique.
Après la guerre, les Islandais votent par référendum le rejet de la royauté danoise et imposent une république pour leur pays.
L’Islande est formée de hauts plateaux et de massifs volcaniques en partie recouverts par des glaciers.
Sa population vit concentrée sur les côtes, car l’intérieur de l’île est pratiquement désertique.

Le coeur de l’homme

Le coeur de l'homme Roman de Jon Kalman Stefánsson

« Le cœur de l’homme » clôt la trilogie de l’auteur islandais.
Jens, le postier, et celui qu’on n’appelle pas autrement que « le gamin », ont failli ne pas sortir vivants du long périple à travers l’Islande qui nous avait occupés tout au long du tome 2. Chargés du cadavre d’une femme enfermé dans un mauvais cercueil, ils s’étaient égarés dans la tempête de neige et avaient chuté sur le toit de la maison du médecin du village, la destination de leur voyage. Et le gamin était reparti, foudroyé par l’amour d’une jeune fille-mère dont la chevelure flamboyante hante dès lors ses nuits.
Il poursuit cependant son apprentissage de l’anglais et la découverte des grands poètes. Après avoir échappé à la triste existence de pêcher grâce à la mort de son meilleur ami, il croit encore pouvoir aspirer à une autre vie où les livres remplaceraient les poissons.
Cependant, l’infortune qui s’abat sur sa bienfaitrice, qui l’héberge et lui procure l’éducation dont il rêve, le met devant un cruel dilemme : essayer coûte que coûte de suivre le chemin qu’il s’était tracé ou revenir en arrière, vers la belle aux cheveux roux.
Comme les deux premiers tomes, le récit est très lent et très long. Certes c’est merveilleusement bien écrit, mais j’avoue m’être parfois ennuyée… Sans parler du handicap de la langue islandaise ! J’ai souvent mélangé les noms de personnages et de lieux et cet obstacle des noms imprononçables impossibles à retenir n’a pas été étranger à ma difficulté à arriver au terme de cet histoire !…

La tristesse des anges

la tristesse des anges Roman de Jon Kalman Stefansson

Suite du roman Entre ciel et terre, on retrouve le gamin, attachant personnage qui avait perdu son seul ami en mer, lorsque celui-ci, occupé à apprendre une poésie par coeur, avait oublié d’emporter sa grosse veste. Le marin était tout simplement mort de froid, entre les bras de son jeune ami, tandis que leurs compagnons et le patron de la barque les ramenaient à terre après une longue journée de pêche. Le roman se passe en Islande et mourir de froid est tout simplement un fait divers…
Après ce drame, le gamin, pas vraiment bâti pour la rude vie de pêcheur, quitte la communauté au sein de laquelle il vit depuis la mort de son père, séparé des autres membres de sa famille, pour aller rendre à son propriétaire le recueil de poèmes que Barour, son ami, avait emprunté. Pour cela, il traverse une partie du pays et manque mourir à son tour. Mais il arrive à bon port et trouve refuge chez la patronne d’un café qui lui offre le gîte et le couvert en échange de quelques travaux avant de lui proposer d’apprendre l’anglais afin de traduire les grands auteurs. Mais le destin en décide autrement…
Un soir, on frappe à la porte. C’est Jens, le postier. L’homme et son cheval ne font qu’un, unis par la glace qui a soudé l’homme sur sa monture.
Réchauffé et reposé, le postier doit repartir. Mais il doit traverser les fjords et a besoin pour cela d’un homme habitué des sorties en mer. La patronne demande au gamin de l’accompagner.
Un long voyage commence, au cours duquel les deux hommes vont tour à tour manquer perdre la vie. Malgré leurs différences et leur antipathie réciproque, ils n’ont d’autre choix que de se raccrocher l’un à l’autre pour survivre dans cette nature hostile, dans un hiver interminable, malmenés par un blizzard implacable qui transforme les tempêtes de neige en un véritable enfer.
Au cours de leurs rares rencontres avec des habitants de fermes isolées et quasiment enfouies dans la neige, des liens se tissent car ils reposent sur l’essentiel : éviter la mort à ces deux voyageurs. Lors de la dernière halte, le fermier leur confie une mission : transporter le cercueil contenant le cadavre de son épouse pour qu’elle soit dignement enterrée dans la ville la plus proche et cependant très éloignée…
L’auteur nous plonge dans un univers à la fois très poétique et d’une extrême violence. Un récit très lent mais très bien écrit.

Entre ciel et terre

Entre ciel et terre Roman de Jón Kalman Stefánsson

L’histoire se passe en Islande, dans un petit village de pêcheurs.Le gamin – dont on ignore le prénom du début à la fin – et son ami Bárour n’étaient pas faits pour devenir pêcheurs. Tous deux aiment les mots et en particulier la poésie. Ils sont leur raison de vivre, même si le poisson assure leur subsistance. Mais les mots, si doux et si musicaux, peuvent parfois se retourner contre celui qui les aime trop. Comme Bárour. Au moment de prendre sa vareuse, il jette un dernier coup d’oeil à un poème de Milton pour bien le fixer dans sa mémoire et pouvoir se le répéter durant les heures qu’il passera en mer. Puis il quitte le baraquement en murmurant ces vers sublimes. Assis à côté du gamin, il rame avec les autres, jusqu’à l’endroit de pêche décidé par le patron. Lorsque le vent se lève et que la neige commence à tomber, tous sortent leur vareuse. Tous sauf Bárour. Il l’a oubliée… Malgré les efforts du gamin pour garder son ami en vie en le frictionnant vigoureusement, Barour meurt dans la barque, sur le chemin du retour de pêche.
Sans vraiment en prendre la décision, obéissant à une évidence, le gamin récupère le recueil de poésie pour le restituer à son propriétaire, un patron-pêcheur devenu aveugle, amoureux des livres. Pour cela, il marche pendant des heures au péril de sa vie, luttant contre la neige et le froid et l’envie de se laisser dissoudre pour rejoindre son ami. La vie aura-t-elle le dernier mot ?

Une écriture très belle, très poétique, très lente. Indigeste par sa forme – il n’y a aucun dialogue – ce livre séduit par son fond. On se trouve comme en apesanteur dans cet univers blanc et silencieux. Seul bémol : les prénoms islandais sont difficiles à assimiler et j’ai peiné à mémoriser qui est qui !




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