Archive pour le Tag 'déportation'

Il y a 71 ans…

VarsovieLe 2 octobre 1944 se termine l’insurrection de Varsovie.
Commencée le 1er août de cette même année, elle a été un soulèvement armé contre l’occupant allemand organisé par la résistance polonaise.
Le but était de préserver la souveraineté de la Pologne face à l’avancée de l’Armée rouge et la position ambiguë des Alliés occidentaux vis-à-vis des intentions de l’Union soviétique.
Les pertes du côté polonais sont lourdes : 18 000 soldats tués, 25 000 blessés et entre 160 000 et 180 000 civils tués. Elles sont également conséquentes du côté allemand avec 17 000 soldats tués et 9 000 blessés.
Après leur capitulation, les insurgés polonais obtiennent in extremis, sur ordre de Hitler, le statut de prisonniers de guerre et sont internés.
La population civile, très éprouvée et décimée par les épidémies est brutalement évacuée et parquée dans des camps de transit aux portes de la ville puis déportée vers des camps de concentration ou des camps de travail.

Il y a 83 ans…

Il y a 83 ans... Anne_Frank41    Le 12 juin 1929 naît Anne Frank, deuxième fille d’un couple d’Allemands de confession juive.

Après l’arrivée au pouvoir de Hitler en 1933, les Frank quittent Francfort pour Amsterdam afin d’échapper aux persécutions nazies.
En 1940, les Pays-Bas sont envahis par les troupes du Führer et les nazis instaurent les mêmes mesures anti-juives.

En 1942, quatre amis non juifs d’Otto Frank aide la famille à se cacher dans le grenier d’un immeuble. Anne a 13 ans. Elle commence à rédiger son journal intime dans un cahier offert pour son 12e anniversaire. Très vite, ce journal se transforme en lettres à sa « Chère Kitty », un personnage imaginaire à qui elle confie son quotidien et ses pensées sur sa vie.

En août 1944, la famille Frank est dénoncée aux Allemands et envoyée dans un camp de transit puis à Auschwitz. Sélectionnés pour les travaux forcés, ils échappent aux chambres à gaz. Anne et sa soeur Margot restent un temps avec leur mère avant d’en être séparées pour être envoyées au camp de concentration de Bergen-Belsen où elles mourront toutes deux du typhus, d’abord Margot puis Anne, quelques semaines seulement avant la Libération.

L’écriture ou la vie

L'écriture ou la vie dans Livres lus lécriture-ou-la-vie-Jorge-Semprun-150x150 Roman de Jorge SEMPRUN

 

L’auteur vient d’avoir vingt ans lors de son arrestation début 1944. Envoyé au camp de concentration de Buchenwald, il sera libéré mi-avril 1945 par l’armée Patton.
Le livre commence d’ailleurs par cette journée où les soldats américains entrent dans le camp et considèrent, bouche bée, le jeune déporté qui va à leur rencontre. Ces hommes qui découvrent l’horreur sans pouvoir prononcer un mot suffisent à laisser le lecteur imaginer la scène incroyable qu’ils découvrent. Pourtant, Semprun ne tombe pas dans la facilité en abreuvant le lecteur de descriptions effroyables, de détails sordides, de jugements à l’emporte-pièce.
Ce récit, qui n’est pas linéaire, a été écrit longtemps après le retour de Buchenwald du jeune homme et son propos est justement de démontrer comment, revenant de l’enfer, ce brillant étudiant à Henri IV, qui avait lu une quantité inimaginable de livres et côtoyé un certain nombre d’intellectuels parisiens, ne pouvait se mettre à table et raconter, plume en main, ce qu’il venait de vivre. Il a fallu cinquante ans pour que ce réfugié du régime franquiste, arrivé en France à l’âge de seize ans, puisse enfin aborder le sujet dans un livre, en mêlant aux sordides souvenirs de ces quinze mois d’emprisonnement dans un camp où l’odeur de la chair brûlée avait même fait fuir les oiseaux une multitude d’autres souvenirs des cinquante dernières années.
Il lui a fallu vivre en essayant d’occulter cette période de son existence avant de pouvoir, âgé de plus de soixante-dix ans, revenir sur cette expérience unique : survivre à sa propre mort.
Ecrit dans un français extraordinaire, ce livre ne peut se lire comme un roman, d’une traite. Car malgré l’absence de descriptions longues et détaillées de l’horreur quotidienne de Buchenwald, le récit foisonne d’images qui ramènent à ces quinze mois de l’enfer vécu dans ce camp dont l’auteur savait qu’il était très proche de Weimar, la ville natale de Goethe.
Dans ce livre, aucune haine, aucune stigmatisation, aucun raccourci facile. Semprun, qui maîtrisait la langue de l’un des plus grands poètes de tous les temps, accepte même la vérité qu’il découvre cinquante ans après son arrivée à Buchenwald : il doit la vie à l’Allemand qui remplissait les fiches de renseignements à l’arrivée des déportés…

Il y a 68 ans…

Il y a 68 ans... Krakow_Ghetto_26
Le 13 mars 1943, le ghetto de Cracovie est détruit.
Début mars 1941, les Allemands avaient ordonné la création de ce ghetto, en dehors du quartier juif historique de la ville. Ils y regroupèrent les juifs de Cracovie encore présents ainsi que des milliers de juifs d’autres villes polonaises, soit au total 20 000 personnes. Le ghetto fut entouré de fil barbelé et partiellement d’un mur en pierre. Des tramways le traversaient mais aucun ne s’arrêtait. Dans la seconde moitié de 1942, les Allemands déportèrent environ 13 000 personnes du ghetto. Suite à sa destruction, plus de 2 000 personnes furent déportées à Auschwitz-Birkenau où elles furent exterminées ; le restant fut déporté à Plaszow.




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