Archive pour le Tag 'chroniques'

Fifille et Léo

Fifille et Léo dans Mes publications chalumeau-vega-la-terreur-du-ptit-chemin-1ere-de-couverture1-150x150 Dans le jardin des voisins, il y a deux chats. J’aimerais bien jouer avec eux, mais ils ne veulent pas venir avec moi. Leur maîtresse, c’est la Paulette. En fait, elle s’appelle Michèle, mais ma Mère Un l’appelle toujours Paulette. Quand je la vois, j’aboie jusqu’à ce qu’elle me dise :
― Alors, trou du cul ?
J’aime bien quand elle me parle comme ça. Je la regarde, queue frétillante, dressée sur mes pattes arrière et pattes de devant appuyées sur la bordure en demi-rondins.
Non loin d’elle se promène un joli chat tigré à robe foncée qui répond au nom de Léo. Il ne quitte jamais longtemps sa maîtresse. La Paulette prétend qu’il a le comportement d’un chien… L’autre chat, en réalité une chatte, s’appelle Fifille. Elle a une robe gris clair avec des taches blanches. Souvent, elle se promène dans mon petit chemin. Elle se déhanche avec nonchalance, avec une sorte de volupté féline que je n’avais encore jamais vue avant.
Je scrute le jardin voisin mais je ne vois aucune trace de Fifille ; seul Léo se dore au soleil, à quelques mètres seulement de sa maîtresse qu’il ne quitte pas des yeux. Déçue, je quitte mon poste d’observation et commence à vagabonder dans l’herbe rase de mon propre jardin. Ma Mère Un a récemment passé la tondeuse. J’aime bien quand elle a tondu parce que je peux mieux courir, sans que les herbes hautes me chatouillent la cacahuète !
Soudain, je vois Fifille onduler de l’arrière-train…

(Extrait de mon dernier ouvrage »Véga, la terreur du p’tit chemin – Chroniques d’un CKC » disponible chez l’auteur au prix de 18 euros port compris. Pour les amateurs, le chèque est à envoyer à Zaz Chalumeau – Quartier des Entrepreneurs – 870 rue Denis Papin – F-54710 Ludres). Merci à tous ceux qui l’ont déjà acquis !

Le départ du gosse

Le départ du gosse dans Mes publications chalumeau-vega-la-terreur-du-ptit-chemin-1ere-de-couverture-150x150
C’est le gros drame ! Not’ Stef a quitté la maison !

Depuis qu’il fréquentait la Soso, l’ambiance était électrique car le gamin de Zaza, jusque là si docile, se rebellait. Il rentrait tard, oubliait de prévenir et répondait à sa mère.
― Je te préviens, s’exclama-t-elle un soir, si tu n’es pas là à 19 h 30, tu n’auras plus à manger ! Ce n’est pas un hôtel-restaurant ici, bordel !
Le Stef ne répliqua rien et le lendemain soir, il arriva à… 19 h 35. Excédée, ma Mère Deux avait apostrophé ma Mère Un :
― Et tu ne cèdes pas, d’accord ?
La Momo acquiesça. À peine étaient-elles à table que le gamin arriva. Il dit bonsoir, embrassa sa mère et la Momo et prit place à table. Sans mot dire, il croisa les bras et regarda la télé. Je voyais ma Mère Un lui lancer des regards désespérés et la Zaza, sans détourner les yeux de l’écran de télévision, lui lança un coup de pied dans le tibia. Ma Mère Un sursauta mais ne pipa mot. Le repas se termina dans un silence assourdissant ! Heureusement que la télé fonctionnait, ça faisait du bruit !
Quand le repas fut terminé, le gamin se leva et aida à débarrasser puis à faire la vaisselle. L’ambiance était é-lec-tri-que !!! Je sentais la Zaza super énervée par le comportement de son petit qu’elle ne reconnaissait plus et la Momo prise entre deux feux : épauler sa chérie et réprouver sa dureté. Car pour ma Mère Un, manger devant le gamin qui n’avait rien dans son assiette, c’était une épreuve terrible !!!
Les jours suivants, le Stef se pointa pile à 19 h 29 !!! La Zaza se retenait d’exploser. Je remarquais ses lèvres se pincer et elle respirait par le ventre, signe d’un stress énorme. Quelques jours plus tard, le Stef arriva à la maison super en retard, bien après l’heure du dîner. Comme d’hab, il n’avait pas prévenu… Ma Mère Deux était déjà dans son bureau, en train d’écrire. Quand il vint l’embrasser, elle explosa. Ma Mère Un arriva pour temporiser si besoin.
― Ecoute-moi bien, siffla la Zaza entre ses dents, si les règles de la maison ne te conviennent plus, tu peux aller voir ailleurs ! Je ne le répèterai pas une énième fois, ici ce n’est ni un hôtel-restaurant ni un moulin ! Ou tu restes et tu respectes les règles ou tu t’en vas
― Justement, je voulais te dire… commença le gamin.

(Extrait de mon dernier ouvrage »Véga, la terreur du p’tit chemin – Chroniques d’un CKC » disponible chez l’auteur au prix de 18 euros port compris. Pour les amateurs, le chèque est à envoyer à Zaz Chalumeau – Quartier des Entrepreneurs – 870 rue Denis Papin – F-54710 Ludres). Merci à tous ceux qui l’ont déjà acquis !

La Soso

La Soso dans Mes publications chalumeau-vega-la-terreur-du-ptit-chemin-1ere-de-couverture2-210x300
Not’ Stef a une copine ! Elle s’appelle Sophie mais tout le monde l’appelle Soso. Elle est belle comme un cœur, teint mat, cheveux et yeux noirs. Nous savions que le gamin fréquentait une jeune fille, mais nous n’avions encore jamais vu la demoiselle.

Je dois dire que cet évènement a été pour moi une révélation car je n’avais jamais pensé qu’un homme et une femme puissent vivre ensemble comme mes deux Mères. Il y a très peu d’hommes dans notre entourage et je croyais donc universel qu’une femme vive avec une autre femme. Quant aux hommes… En fait, à part le Stef, je ne m’étais jamais interrogée sur l’espèce…

Donc Soso !… Autant le « gamin » – Mère Un et Mère Deux l’appellent toujours ainsi malgré ses vingt ans – est timide, autant sa copine est avenante et bavarde. Momo dit qu’elle est « causante » ; Zaza prétend qu’elle est… comment déjà ? Un mot comme dessert… ou désert… Ah ! disert ! DI-SERT ! Cela veut dire bavard mais en langage littéraire. Ma Zaza a du vocabulaire ! Hormis des mots qu’on ne trouve que dans les livres, elle emploie aussi des expressions bizarres comme « certes ! », « plaît-il ? » et autres formules qui sonnent étrangement aux oreilles et qu’elle nomme « imparfait du subjonctif »… Ne me demandez pas ce que c’est ! C’est un truc bizarre qui complique parfois la compréhension du discours. Par exemple : « J’ignorais que tu le susses ! »… Comprendra qui pourra ! Moi, souvent, j’abandonne et j’attends qu’elle parle à nouveau normalement. Il faut savoir que ma Zaza est tout en contraste. Elle peut s’exprimer un jour comme

(Extraît de mon dernier ouvrage  »Véga, la terreur du p’tit chemin – Chroniques d’un CKC » disponible chez l’auteur au prix de 18 euros port compris. Pour les amateurs, le chèque est à envoyer à Zaz Chalumeau – Quartier des Entrepreneurs – 870 rue Denis Papin – F-54710 Ludres). Merci à tous ceux qui l’ont déjà acquis !

Véga, la terreur du p’tit chemin


Ouvrage autoédité en 2013
Chroniques familiales racontées par un Cavalier King Charles
Format 14×20 cm
287 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 15 euros (18 euros port compris)

Et voilà ! mon dernier bébé est arrivé ! Comme tous les précédents, je le trouve très beau… mais celui-ci me procure une émotion toute particulière avec sur la couverture la photo de ma chère Véga ! Quand je pense qu’elle devait faire la promo du livre avec moi ! Je suis certaine que cela lui aurait plu, elle était tellement cabotine ! Elle n’avait même pas huit ans… C’est trop injuste !
Pour les amateurs, le livre coûte 18 euros port compris. La commande et le chèque sont à envoyer à :

Isabelle Chalumeau
Quartier des Entrepreneurs
870 rue Denis Papin
F-54710 LUDRES

Merci d’avance à tous ceux et toutes celles qui auront à coeur d’aider un auteur autoédité à se faire connaître !

L’île d’Aix

Quelques mois plus tard, les maîtresses préparent de nouveau les valises. Enfin, quand je dis les maîtresses, je veux dire ma Mère Un. Car la Zaza ne participe pas au remue-ménage. C’est tout juste si, après la énième demande de sa chérie, elle a consenti à sortir de l’armoire les affaires qu’elle veut emporter. Son excuse, c’est : « Je ne sais pas faire les valises… ni ranger le coffre… alors que toi, tu es très douée ! » Ben voyons ! La Zaza, c’est la championne du débinage ! Plus cossarde, tu meurs ! Et le pire, c’est que sur le lieu de vacances, elle ose demander comme un reproche : « Tu as oublié de prendre mon pull bleu ? »
Enfin bref, ça sentait de nouveau les vacances. Je pensais à la maison aux volets bleus et aux grandes balades sur les sentiers côtiers, aux cris moqueurs des mouettes, aux goélands perchés sur les rochers, aux embruns, au murmure des flots ou au vacarme des vagues.
― Tu as pris mes livres ? demande Zaza
― Oui, répond Momo.
― Et mon ordinateur portable ?
― Oui.
― Et le chargeur de mon téléphone portable ?
― Oui.
― Super ! Tu es vraiment super !
Ma Mère Un sourit, un peu lasse et fatiguée, mais elle sourit.
― J’ai également pris un jean de rechange, deux T-shirts et une paire de chaussures supplémentaire.
Ma Mère Deux hoche la tête, un sourire rêveur sur les lèvres. Elle ne le dit pas, mais je sais qu’elle pense qu’elle a beaucoup de chance d’avoir une chérie comme Momo. Car ma Zaza, quand elle part en vacances, elle pense à tout sauf aux choses essentielles. Enfin… disons qu’elle a de l’essentiel une notion un peu différente de celle de ma Mère Un. Pour ma Mère Deux, l’essentiel c’est ne pas oublier les bouquins qu’elle veut lire en vacances et tout son matériel portatif. Il faut dire que souvent, elle bosse en vacances. Et si elle ne doit pas travailler, elle tape quand même sur l’ordinateur. Ma Mère Deux est écrivain, pour le boulot et pour le plaisir. Alors forcément, elle est toujours en train d’écrire.

(Extrait de « Véga, la terreur du p’tit chemin – Chroniques d’un CKC » à paraître bientôt)

Les pensionnaires

À notre retour de Bretagne, une surprise m’attend : à la place de mon dodo, dans le couloir, une grande cage blanche posée sur un socle à roulettes, et dans la cage, deux oiseaux. Non pas de ces oiseaux que je connais, qui volent de branche en branche dans les arbres du jardin en pépiant gaiement, ni ces lourdauds qui passent au-dessus de la maison en croassant bruyamment, ni les mouettes et goélands de Bretagne. Non, deux petits oiseaux colorés – un vert et un bleu – qui ont la particularité de parler. Oui, oui, parfaitement, de parler. Comme mes maîtresses ! Folle de rage, je me dresse sur mes pattes postérieures et aboie furieusement.
― La Pépette n’a pas l’air d’apprécier nos pensionnaires ! déclare la Zaza.
― Il faut les lui montrer, dit Momo.
Elle me prend dans ses bras et m’approche de la cage. Je grogne pour intimider les deux bestioles et me rassurer par la même occasion. Les perruches volent comme des idiotes et ma Mère Un s’éloigne avec moi pour les laisser se remettre de leurs émotions. Mais dès qu’elle me pose à terre, je retourne dans le couloir et manifeste bruyamment mon mécontentement. Car la cage est à la place de mon lit !
― Je pense qu’elle cherche son dodo, explique Momo.
― Elle ne va pas nous faire un cake parce que son panier a disparu du couloir !
Ma Mère Un me lance un regard navré.
― Tu sais combien elle en a, des paniers ? demande Zaza à sa chérie.
Je pense bien qu’elle le sait, c’est elle qui les achète et les place dans la maison…

(Extrait de « Véga, la terreur du p’tit chemin – Chroniques d’un CKC) à paraître bientôt.

Le tortionnaire

 l’âge de trois mois, il fallut procéder au rappel de mes vaccins afin que mes maîtresses puissent enfin aller me promener à l’extérieur. Je n’aime pas aller promener. Promener, pour l’instant, cela veut dire : collier serré autour du cou et boum ! dans un sac suspendu aux épaules de Zaza  et hop ! dans la voiture. Je déteste la voiture ! J’ai mal au ventre, au cœur et aux oreilles ! Je sens mes muscles se crisper et mes entrailles se tordre ! Mais comment échapper aux mains de la Zaza qui m’empoignent fermement et me fourrent dans son sac à ventre ?

Arrivées chez le vétérinaire, je n’ai pas vraiment le temps de prendre peur car il nous appelle dans son cabinet sans tarder. Et je vois devant moi un drôle de bonhomme au cou décharné, yeux globuleux et large bouche. Zaza dit qu’il ressemble à E.T. Mais ses mains sont agréables, elles me chatouillent les bajoues, frottent le dessus de mon crâne, caressent mon menton. Puis il souffle sur mon nez et se met à aboyer…

― Elle n’est pas sourde ! constate-t-il.

(Exrait de « Véga, la terreur du p’tit chemin – Chroniques d’un CKC » – livre à paraître début 2013)




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