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Il y a 127 ans…

APP2002012345677Le 16 septembre 1887 naît à Paris Nadia Boulanger.
Chef d’orchestre et pianiste, elle est la première femme à devenir chef d’orchestre.
Elle a dirigé les orchestres de New York, Boston et Philadelphie.
Elle décède à Paris en 1979.

 

Petite Messe solennelle de Rossini

Nous étions ce soir les invitées du GAM pour son 2e concert de la saison. Au programme : la Petite Messe solennelle de Rossini :

rossini1« Rossini est fondamentalement un compositeur d’opéras qui a créé un grand nombre d’œuvres célèbres et très souvent interprétées aujourd’hui : Le Barbier de Séville, L’Italienne à Alger, Le Voyage à Reims, etc.

Mais ce grand musicien a aussi occupé des fonctions de directeur artistique du théâtre San Paolo à Naples ou bien encore le poste du directeur du Théâtre italien à Paris.

Nous sommes en 1863 ; Rossini a alors 71 ans et a officiellement pris sa retraite depuis 34 ans, composant essentiellement des pièces pour ses amis. Rossini reçoit une commande de musique sacrée et compose « La petite messe solennelle » .

Dans sa version d’origine, l’exécution de la messe requiert quatre solistes (soprano, contralto, ténor et basse), un chœur mixte, deux piano-forte et un harmonium, auquel se substitue parfois un accordéon, selon l’idée première de Rossini, mais jugé à l’époque de la création trop « populaire » pour un cadre religieux. Ce faible nombre d’exécutants contraste avec la dimension des formations utilisées à cette époque pour interpréter les grandes œuvres de musique sacrée. C’est ce qui a valu à cette messe le qualificatif de « petite ».

En 1867, Rossini orchestre sa messe pour un effectif instrumental beaucoup plus important (2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 3 bassons, 4 cors, 3 trombones, ophicléide, orgue et cordes)8 « pour ne pas laisser à d’autres le soin de le faire ». Cette seconde version est créée, de façon posthume, le 28 février 1869 au Théâtre-Italien.«  (source : GAM)

Le choeur se met en place ; le nombre des chanteuses et chanteurs est assez impressionnant :

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Pour accompagner le choeur, un piano et un harmonium :

DSCF2539 petitJeffrey NAU a débuté ses études musicales nancéennes en 1997 dans la classe de Monique DEBUS avant d’être admis en septembre 2002 au Conservatoire Supérieur de Paris –CNR- dans la classe d’Olivier GARDON.
Ces études sont ponctuées en juin 2002 par un Diplôme d’Études Musicales (Premiers prix de piano, musique de chambre, formation musicale et culture musicale) et en juin 2004 par un Diplôme de concert de musique de chambre et un Certificat de Fin d’Études Musicales d’accompagnement au piano obtenu dans la classe de Jeanne BON-ROUGIER au CNR de Nancy.
Également titulaire d’une maîtrise obtenue sous la direction d’Yves FERRATON à l’Institut de Musicologie de Nancy, il intègre en 2004 le CNSM de Lyon en accompagnement au piano dans la classe de Michel TRANCHANT. Il termine ses études d’accompagnement à Lyon en Juin 2008 par un premier prix mention bien.
Au cours de ses années d’études, Jeffrey Nau a pu se perfectionner auprès de grands maîtres tels que Billy EIDI et Michel BEROFF en piano, Michèle SCHARAPAN en musique de chambre, Udo REINEMANN en lied, et François LE ROUX en mélodie française.
Depuis septembre 2008, Jeffrey Nau est professeur de piano et accompagnateur des classes de chant et de danse au Conservatoire de Nancy.
Jeffrey Nau s’est produit en soliste dans le 2ème concerto de Brahms, salle Poirel à Nancy avec l’orchestre symphonique du Conservatoire de Nancy, ainsi qu’en récital et musique de chambre dans le cadre du festival « Nancyphonies », à l’hôtel de ville de Nancy « Rencontres Maurice Jacquet », au festival « Mai Musical » de Menton, aux « musicales du parc de Wesserling » en Alsace, en Guadeloupe, Salle Sonis de Pointe à Pitre… Et en janvier 2010 dans le concerto « l’Empereur » de Beethoven avec 
GRADUS AD MUSICAM.
Jeffrey Nau est lauréat avec Damien Vergez du 2ème prix du concours international de Musique de Chambre de Donostia Hiria de San Sebastian 2008 en Duo piano-violon. (Source : GAM)

DSCF2540 petitAncien élève de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de Brest, David LE MOIGNE a suivi les cours d’orgue de François Espinasse, Yves Hillion puis Christian Ott. Il obtient son DEM (Diplôme d’Etudes Musicales) puis, plus tard, le Premier Prix d’Orgue de la Ville de Paris. Lors de stages, il travaille avec François-Henri Houbart et Michel Chapuis. Au Conservatoire de Rouen, il obtient un Premier Prix de Perfectionnement dans la classe de Louis Thiry puis travaille avec François Ménissier. Il étudie parallèlement à l’Université de la Sorbonne et se dirige plus particulièrement vers l’écriture, l’anallyse et la Formation Musicale.
Diplômé d’Etat, il a enseigné l’Orgue puis la Formation Musicale au Conservatoire de Rouen ainsi qu’à l’UFR de Musicologie de Mont Saint Aignan. Il est aujourd’hui Professeur au Conservatoire de Nancy et Délégué à la Formation au CEFEDEM de Lorraine.
David Le Moigne se produit seul ou dans diverses formations. Il est titulaire des orgues d’Essey-lès-Nancy. (source : GAM)

Quatre solistes interprètent l’oeuvre de Rossini :

DSCF2552 petitEléna LE FUR, soprane.
Née en 1985, elle commence l’étude du piano dès l’âge de six ans. Elle s’initie au chant lyrique à 17 ans et obtient un baccalauréat option musique. Elle commence ensuite ses études de chant à Marseille en 2004 puis Montpellier de 2006 à 2008.
En 2009, elle entre au Conservatoire supérieur de musique (Musikhochschule) de Dresde, en Allemagne.
Dans le répertoire de musique sacrée, elle tient les parties de soprano solo du Messie de Haendel, de l’Oratorio de Noël de Bach, l’Oratorio de Noël de Saint Saens et diverses cantates de Bach et Buxtehude.
Depuis janvier 2011, elle fait partie du choeur de l’Opéra national de Lorraine. (Source : GAM)

DSCF2550 petitDelphine LAMBERT, mezzo-soprano
Parallèlement à des études de clarinette au Conservatoire National de Région de Nancy, elle intègre la faculté de musicologie où elle obtient une licence. Elle intègre ensuite le Conservatoire National de Région de Strasbourg puis le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.
Depuis 2006, elle interprète de nombreux rôles.
En 2009, elle est engagée comme soliste dans la 9e Symphonie de Beethoven avec l’Orchestre de Picardie.
Parmi ses projets, le rôle de Donna Elvira dans Don Giovanni de Mozart. (source : GAM)

DSCF2549 petitYu SHAO, ténor.
Après 4 ans d’études au conservatoire de Shanghai, il obtient le diplôme de licence de musique en 2008 ; il choisit alors la France pour continuer ses études.
Pendant 3 ans, il étudie le chant au conservatoire régional de la Courneuve-Aubervilliers et obtient son DEM en 2011.
En 2010, il réussit le concours d’entrée du choeur de Radio France.
En 2012, il est finaliste du concours d’entrée à l’atelier lyrique de l’Opéra de Paris.
Depuis 2013, il chante dans les plus grandes salles de concert, en France et en Belgique. (source : GAM)

DSCF2548 petitLe baryton suisse Claude DARBELLAY a étudié le chant et le piano aux Conservatoires de Zurich et de Genève.
Pendant ses études, il est remarqué et immédiatement engagé. Il commence alors simultanément une carrière de théâtre, d’oratorio et de récital. Il chante aux théâtres de Montpellier, Avignon, Metz, Lausanne, Nice, Burgos, à l’Opéra Comique de Paris et travaille avec de nombreuses formations, notamment l’orchestre de Chambre de Lausanne, l’orchestre National d’Ile de France, la Philharmonie de Lorraine, l’orchestre philharmonique de Montpellier, l’orchestre de Chambre de Genève ou l’orchestre de la Suisse Romande. Lors de ses différents récitals avec la pianiste Michèle Courvoisier, il chante Brahms, Beethoven, Schumann, Strauss, Schubert, Mahler, etc.
Au théâtre, il interprète entre autres Filippo et Blansac (Rossini), Figaro (Paisiello), Escamillo (Bizet , Enée (Purcell), Des Grieux (Massenet), Enrico (Haydn) Le Prince Igor (Bordine), Noé (Britten), Der Lehrer (Weill)…. (source : GAM)

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Les choristes, les solistes et, au centre, « l’homme en noir », le chef François LEGEE.

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De gauche à droite : François LEGEE, Jeffrey NAU, David LE MOIGNE et Claude DARBELLAY.

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Le concert a été un franc succès. Les deux solistes féminines reçoivent chacune un joli bouquet. Puis tous les choristes, instrumentistes et solistes, chaleureusement acclamés, interprètent un bis vivement apprécié par le public. Le directeur François LEGEE peut être fier de son ensemble qui nous a, une fois de plus, offert un concert de qualité.

Pour en savoir plus sur le GAM : http://www.gradus-ad-musicam.com

Pour voir d’autres photos (toutes réalisées par Monique COLIN), cliquer sur l’album ci-dessous :

GAM - 04/14 - Salle Poirel Nancy
Album : GAM - 04/14 - Salle Poirel Nancy
Petite messe solennelle de Rossini
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Il y a 946 ans…

Il y a 946 ans... guillaume
Le 25 décembre 1066, Guillaume le Conquérant devient roi d’Angleterre.
Son cousin Edouard le Confesseur, mort sans enfant, l’aurait désigné comme héritier.
Pour donner plus de poids à sa revendication, il débarque en Angleterre le 28 septembre 1066, et défait Harold à la bataille de Hastings, le 14 octobre, avant de s’enparer du trône. Pour parachever son triomphe, il se fait couronner dans l’abbaye de Westminster (le jour de Noël 1066), ce que continuent de faire tous les souverains anglais depuis lors.

Il y a 118 ans…

Il y a 118 ans... guynemer_12019-271x300
Le 24 décembre 1894 naît à Paris Georges Guynemer, as de l’aviation.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est refusé dans l’infanterie puis dans la cavalerie en raison de sa constitution fragile. Il réussit à s’engager dans l’aviation et obtient un brevet de pilote en mars 1915. Affecté à Valenciennes dans l’escadrille des Cigognes, il remporte sa première victoire le 19 juillet 1915. Promu sergent, il reçoit la Légion d’Honneur. En juillet 1917, devenu célèbre, il est muté avec son escadrille dans les Flandres. Il a déjà cinquante-quatre victoires à son actif quand il décolle le 11 septembre 1915 de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelcapelle. Les Allemands retrouvent plus tard ses papiers d’identité dans un champ.
Héros légendaire de l’aviation française, Georges Guynemer a légué à l’Ecole de l’Air sa devise : «Faire face».

Il y a 148 ans…

Il y a 148 ans... camille-claudel
Le 8 décembre 1864 naît Camille Claudel, femme sculpteur française, soeur du poète et écrivain Paul Claudel.
Depuis l’enfance, elle est passionnée par la sculpture et travaille très jeune la glaise. Elle « monte » à Paris et devient l’élève puis la maitresse du célèbre sculpteur Rodin, vingt-quatre ans plus âgé qu’elle. Elle entretient avec le maître une passion tumultueuse.
Très vite, Rodin reconnaît le talent et le génie de Camille qui fait preuve d’une grande originalité et d’une volonté farouche. Des oeuvres nombreuses et remarquables naissent sous ses doigts.
Comprenant qu’elle ne sera toujours que l’élève de Rodin, elle décide de le quitter. Les dix années qui suivent sont les plus productives de sa carrière, même si elle ne reçoit aucune commande de l’Etat. Vivant misérablement, elle s’enferme bientôt dans la solitude et sombre peu à peu dans la folie. Sa famille la fait interner à l’asile en 1913. Les hôpitaux étant réquisitionnés lors de la Première Guerre mondiale, elle est transférée en septembre 1914 dans un autre asile où elle demeurera jusqu’à sa mort en 1943. Ci-dessous, une sculpture intitulée « La petite châtelaine ».
chatelaine Camille

La fontaine Trierweiler

La fontaine Trierweiler dans Divers fontaine-trierweiler

Cela ne s’invente pas ! voilà ce qu’on peut lire sur le site www.lalsace.fr :

« Cette fontaine, située sur le ban de Lutzelbourg, avait été baptisée ainsi en l’honneur de Raymond Trierweiler qui fut président du Club vosgien de Phalsbourg-Lutzelbourg de 1965 à 1993 », rappelle le maire de Hultehouse, Roger Brenot, qui lui a succédé à ce poste.

Cette source – située dans la forêt entre Lutzelbourg et Hultehouse – avait été restaurée et la fontaine remise en état en 1972 : « Elle servait à approvisionner en eau la gare de Lutzelbourg lorsque les trains à vapeur s’y arrêtaient, car cette eau n’a jamais été potable », explique Roger Brenot.

La notoriété de la fontaine a bien entendu valu quelques commentaires amicaux à Raymond Trierweiler, placé bien malgré lui sous le feu des projecteurs : « C’est vrai que ce nom est devenu célèbre depuis quelque temps », glisse-t-il. Âgé de 91 ans, il confie : « Valérie Trierweiler est l’ex-femme de mon cousin germain. »

La fontaine Trierweiler fut inaugurée en septembre 1995 par le président fédéral du Club vosgien de l’époque Roger Gerbex. Mais la soudaine célébrité de cette source grillagée ne trouble guère le calme du lieu où ne s’aventurent que les visiteurs du château de Lutzelbourg voisin. »

Il y a 290 ans…

Il y a 290 ans... louis-xv-253x300 Le 25 octobre 1722, Louis XV est sacré roi à l’âge de douze ans.
Né en 1710 à Versailles, l’enfant perd son grand-père en 1711 et ses deux parents à peine un an plus tard. En mars 1712, l’enfant et son frère aîné contractent une forme de rougeole. Louis fut sauvé par sa gouvernante qui l’arracha aux mains des médecins de la cour qui voulaient le saigner. Son frère mort, Louis devient à l’âge de deux ans le nouveau dauphin.
Le 1er septembre 1715, le roi Louis XIV meurt après avoir donné de nombreux conseils à son arrière-petit-fils, notamment contre la guerre. En attendant la majorité du roi, le duc d’Orléans est nommé régent.
En 1721, la future épouse du roi est choisie. Il s’agit de l’infante Marie Anne Victoire, fille de Philippe V, roi d’Espagne et oncle de Louis. Les deux enfants ont trois et onze ans.
Le 25 octobre 1722, le roi entre dans sa treizième année, âge de la majorité. Il est couronné à Reims. C’est la fin de la Régence, mais le duc d’Orléans demeure le plus important personnage du royaume après Louis XV, dit Louis le bien-aimé.

Il y a 221 ans…

Il y a 221 ans... la_flute_enchantee7
Le 30 septembre 1791 a lieu la première représentation de « La Flûte enchantée » de Mozart.
Cet opéra en deux actes et en allemand est un succès et les représentations dans les mois et années qui suivirent furent nombreuses. Malheureusement, Mozart n’a pu goûter au succès de son oeuvre puisqu’il décède en décembre 1791.

Il y a 309 ans…

Le 29 septembre 1703 naît François Boucher, peintre français.
Après avoir commencé comme graveur, il se met à la peinture à l’huile et obtient un grand succès. Protégé par Madame de Pompadour, maîtresse du roi Louis XV, il peint de nombreux portraits d’elle.
Nommé premier peintre du roi en 1765, il reçoit du monarque de nombreuses commandes et peint en particulier le tableau mythologique intitulé l’Enlèvement d’Europe.
Il y a 309 ans... Enlèvement-dEurope

Il y a 121 ans…

Il y a 121 ans... herman-melville13
Le 28 septembre 1891 décède Herman Melville, romancier et poète américain.
Cet ancien marin est l’auteur de romans d’aventure, tels « Moby Dick ou la baleine blanche » et « Billy Budd ».
Pratiquement oublié de tous à sa mort, son oeuvre maîtresse, Moby Dick, a été redécouverte dans les années 1920. Il est désormais considéré comme une des plus grandes figures de la littérature mondiale.

Il y a 411 ans…

Il y a 411 ans... Louis_XIII_enfant444
Le 27 septembre 1601 naît le futur roi français Louis XIII. Il grandit avec ses frères et soeurs au château de Saint-Germain-en-Laye.
Elevé aux côtés des bâtards de son père dans une atmosphère assez sobre, il conçoit une grande aversion pour le désordre et la dépravation.
Le dauphin quitte Saint-Germain en 1609 pour aller vivre au Louvre aux côtés de son père Henri IV et y apprendre son futur métier de roi. Il monte sur le trône en 1610, après l’assassinat de son père. En raison de son jeune âge, le pouvoir est assuré par sa mère, Marie de Médicis. En 1614, le roi est proclamé majeur, mais sa mère le déclare trop faible de corps et d’esprit pour assumer sa charge et l’écarte du Conseil.
Il faudra un coup de force en 1617 pour que Louis XIII accède au pouvoir en ordonnant l’assassinat du favori de sa mère et l’envoi de celle-ci en exil à Blois.

Il y a 221 ans…

Le 26 septembre 1791 naît Théodore Géricault, peintre français.
Dès ses débuts, il choisit de peindre des scènes de la vie quotidienne.
Son oeuvre la plus célèbre est certainement « Le radeau de la Méduse ».
Il y a 221 ans... Le-radeau-de-la-Méduse

Il y a 163 ans…

Il y a 163 ans... Johann_Strauss
Le 25 septembre 1849 décède à l’âge de 45 ans Johann Strauss père.
Ce compositeur autrichien est notamment connu pour ses valses dont la plus célèbre est probablement la Marche de Radetzky.

Il y a 64 ans…

Il y a 64 ans... Honda
Le 24 septembre 1948, Soichiro Honda fonde la société éponyme.
Elle commence par produire des moteurs pour bicyclettes, puis des motos et des automobiles équipées de moteurs de motos.
La marque Honda arrive en Europe au début des années 60 et rafle tous les titres mondiaux. Puis il produit des voitures de course et se fait ainsi connaître comme constructeur d’automobiles.

Il y a 166 ans…

Il y a 166 ans... Galle
Le 23 septembre 1846 a lieu la découverte de Neptune, la huitième planète du système solaire.
L’astronome allemand Johann Galle de l’observatoire de Berlin a été le premier, avec l’assistance de l’étudiant Heinrich Louis d’Arrest, à observer Neptune en sachant exactement ce qu’il voyait dans son télescope ; il se base sur les calculs d’Urbain Le Verrier pour savoir où pointer son téléscope.
Cette planète est la plus lointaine du Soleil ; elle se trouve à plus de quatre mille millions de kilomètres de la Terre. Neptune n’est pas visible à l’oeil nu et apparaît comme un disque bleu-vert dans le télescope. Elle a de très fins anneaux de matières et possède huit lunes dont la plus grande est Triton.
La sonde Voyager 2 passa près de Neptune le 25 août 1989.

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Il y a 37 ans…

Il y a 37 ans... Ford-attentat
Le 22 septembre 1975 a lieu un attentat contre le président américain Gerald Ford.
A San Francisco en effet, Sara Jane Moore, une ménagère de 45 ans, tire sur le président mais l’arme est détournée par un spectateur. C’est le deuxième attentat en un mois contre l’homme de la Maison Blanche…

Il y a 685 ans…

Il y a 685 ans... Edward_II_of_England
Le 21 septembre 1327, le roi d’Angleterre Edouard II est assassiné. Marié à Isabelle de France et père de quatre enfants, il a cependant une réputation d’homosexuel.
Une révolte se transforme en soulèvement général, mené par la reine en 1326. Le roi est déposé, tondu et emprisonné par le parlement à Westminster Hall. Forcé de remettre sa couronne et son sceptre, son fils est proclamé roi le 25 janvier 1927 sous le nom d’Edouard III.
L’ancien roi est assassiné sur ordre de la reine après avoir été atrocement supplicié : il est empalé sur une barre de fer rouge pour le punir de sa bisexualité…

Il y a 220 ans…

Il y a 220 ans... Valmy
Le 20 septembre 1792, la France remporte la bataille de Valmy contre la Prusse. Menés par les généraux Kellermann et Dumouriez, 50 000 soldats français affrontent les 80 000 hommes du Duc de Brunswick.
A noter que Choderlos de Laclos, écrivain français, et Johann Wolfgang von Goethe, poète et romancier allemand, ont participé à cette bataille.

Il y a 91 ans…

Il y a 91 ans... Avus
Le 19 septembre 1921, la première autoroute au monde est mise en service en Allemagne.
Il s’agit d’une route rapide de dix kilomètres de long à deux voies séparées, construite dans une lande de sable dans un faubourg à l’ouest de Berlin.
Surnommée l’AVUS, elle fut utilisée comme circuit pour le Grand Prix automobile d’Allemagne de 1926 et 1959.

Il y a 42 ans…

Il y a 42 ans... Jimi_Hendrix11938
Le 18 septembre 1970 décède Jimi Hendrix à l’âge de 27 ans.
Dès la fin du mois d’août, dépressif, il consomme barbituriques et alcool, mange peu et dort mal. Ses rares apparitions sur scène sont de qualité inégale mais toujours poignantes.
Après un dernier petit concert à Amsterdam, exténué par sa tournée européenne, le guitariste meurt à Londres dans des circonstances un peu floues.
Par son utilisation révolutionnaire de la guitare électrique, il est considéré comme le meilleur guitariste de tous les temps.

Il y a 158 ans…

Il y a 158 ans... Daviddunbarbuick1111
Le 17 septembre 1854 naît David Dunbar Buick, écossais d’origine, inventeur et un pionnier de l’automobile.
Il commence en 1884 dans la fabrication et la vente de pièces de plomberie. Après avoir lancé quelques autres compagnies et rencontré des problèmes financiers, il invente des moteurs qu’il vend à des compagnies fabricantes de voitures. Il s’associe ensuite à Benjamin Briscoe et fonde la « Buick Motor Company » qui deviendra la General Motors.

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Il y a 188 ans…

Il y a 188 ans... Louis_XVIII2a-226x300Le 16 septembre 1824 décède Louis XVIII, roi de France, des suites d’une gangrène infectieuse aux jambes.
Né en 1755 à Versailles, il était devenu roi en 1814. Petit-fils de Louis XV, il était le quatrième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe.

Il y a 131 ans…

Il y a 131 ans... bugatti26 Le 15 septembre 1881 naît Ettore Bugatti, constructeur automobile alsacien réputé pour ses voitures de course, les légendaires bolides bleus au radiateur en fer à cheval.
bugattiracingcars227 Bugatti

Il y a 200 ans…

Il y a 200 ans... napoleon_moscow_fire2
Le 14 septembre 1812, l’armée napoléonienne entre dans Moscou, ville déserte.
Vidée de sa population et de ses vivres par le gouverneur, Fédor Rostoptchine, la ville est incendiée par des sabotages russes, privant ainsi les soldats français de tout abri. Les départs de feu se multiplient à différents endroits en même temps et les soldats, malgré leurs efforts, ne parviennent pas à maîtriser l’incendie gigantesque.
Le 20 septembre, près de 4000 maisons en pierre et 7000 en bois sont dévastées et plus de 20000 malades ou blessés sont victimes du désastre.
Un mois après son arrivée, l’armée de Napoléon, face au froid et à la disette, quitte Moscou et bat en retraite.

Croisière en Baltique : J+6 en mer

Vendredi 7 septembre. Après une grasse matinée bien méritée suite à la journée émouvante et harassante à Saint-Pétersbourg, nous flânons sur le bateau dont nous découvrons encore quelques endroits, notamment un bar tranquille à l’arrière du bateau.
En fin d’après-midi, nous nous rendons sur le pont et dégustons un dernier cocktail.
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Pour cette dernière soirée, le thème vestimentaire proposé mais non imposé est « formel », c’est-à-dire tenue élégante comme pour la soirée du commandant.
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Puis nous montons sur le pont pour assister au dernier coucher de soleil avant de nous rendre à table.
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Ce dîner de gala est très festif avec des serveurs encore plus élégants que d’habitude qui ont défilé avec des tartes norvégiennes et l’éternel sourire accroché aux lèvres.
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Pour tous les passagers, c’est la fête, mais aussi un peu de tristesse.
Pour les membres d’équipage, ce n’est qu’une escale avant le départ pour Copenhague et ensuite vers le sud de l’Europe.
Le lendemain 8 septembre, nous débarquons à Kiel. Par chance, un taxi est disponible et nous reprenons la voiture à l’hôtel vers 11 h 00, direction Nancy…

Pour découvrir d’autres photos, cliquer sur l’album ci-dessous :

Croisière en Baltique : J+6 en mer
Album : Croisière en Baltique : J+6 en mer

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Croisière en Baltique : J+5 Saint-Pétersbourg

Jeudi 6 septembre, nous arrivons à Saint Pétersbourg, le clou de la croisière, l’escale qui a guidé notre choix. La veille au soir, nous avons encore avancé nos montres d’une heure, soit deux heures par rapport à la France. Le départ en excursion est prévu à 7 h 00… il faut donc se lever à 5 h 00 !!! Mais au final, nous ne partons qu’à 7 h 45… Notre guide, Svetlana, parle un excellent français et a également beaucoup d’humour.
La circulation en centre-ville est assez dense et il nous faut un  certain temps pour atteindre la ville de Pouchkine, initialement Tsarskoïe Siélo, où se trouve le palais Catherine. Un ensemble de cinq musiciens nous accueille.
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En 1710, le tsar Pierre le Grand offre à son épouse, la future reine Catherine 1ère, une métairie située dans une forêt au sud de Saint Pétersbourg. Elle y fait construire une demeure assez modeste qui sera la résidence d’été des tsars. Sa fille Elisabeth fera édifier à sa place un somptueux palais baptisé Catherine. Francesco Bartolomeo Rastrelli, architecte italien né à Paris et mort à Saint Petersburg, en achève la construction en 1756. L’intérieur est magnifiquement aménagé par lui-même puis par l’architecte écossais Cameron. En 1937, la ville est rebaptisée Pouchkine en mémoire au célèbre poète russe.
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Fort endommagé lors de la Seconde Guerre mondiale, le palais est aujourd’hui entièrement restauré. C’est une splendeur. Lorsque je découvre ce palais monumental surmonté de clochers bleus à bulbes dorés, une énorme vague d’émotion me saisit. Je suis bouleversée par tant de beauté. La vue de cette façade bleue et blanche rehaussée de dorures, longue d’environ trois cents mètres et ornée d’inombrables Atlantes, est absolument saisissante. Je reste pétrifiée, une main sur la bouche et la poitrine presque douloureuse à cause des battements de mon coeur.
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Les salles sont somptueuses…
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Les panneaux d’ambre qui ornaient le fameux « Salon d’Ambre » n’ont cependant jamais été retrouvés après le pillage par les troupes allemandes et de nouveaux panneaux d’ambre recouvrent les murs depuis 2003. Cette pièce est fascinante.

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Nous continuons la visite des salons dont la beauté est à couper le souffle.
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Nous sortons du palais et effectuons une petite promenade dans le parc gigantesque où Catherine fit aménager des pavillons et des jardins à l’anglaise autour du grand étang. Nous pouvons ainsi voir le palais avec un peu de recul.
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Dans un de ces bâtiments, nous sommes accueillis par un trio de chanteurs qui entonnent un chant russe traditionnel. Très émouvant…

Après toutes ces émotions, je ne suis pas mécontente d’aller déjeuner ! Il s’agit d’un repas typiquement russe (crudités, soupe, émincé de poulet en sauce et riz, boule de glace). Le tout est arrosé d’un petit verre de vodka que j’avale, non pas cul sec, mais quand même en entier après y avoir versé une cuillérée de sucre en poudre pour adoucir le feu de l’alcool.

Après le déjeuner, nous reprenons le bus pour poursuivre notre visite de Saint-Pétersbourg. Au programme, la cathédrale orthodoxe Saint-Isaac, l’Hermitage et la forteresse Pierre et Paul.
Nous passons devant le palais d’hiver dont fait partie le musée de l’Hermitage.
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Nous arrivons à Saint-Isaac. Lors de sa construction entre 1818 et 1858, elle était la plus grande église de l’empire russe. C’est aujourd’hui une des plus vastes cathédrales d’Europe, la troisième après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul de Londres dont elle est inspirée. Elle a été érigée d’après des plans de l’architecte français Auguste de Montferrand.
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Les portes monumentales pèsent plusieurs tonnes et sont finement sculptées.
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De nombreux tableaux ornent l’intérieur de l’édifice. En s’approchant, on réalise qu’il ne s’agit pas de peinture mais de mosaïque !
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En sortant, nous passons devant la statue équestre de Pierre 1er.
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Puis nous entrons dans le musée de l’Hermitage qui contient plus de mille salles et près de trois millions d’objets dont seize mille tableaux des plus grands maîtres du monde. Bien sûr, nous n’en verrons qu’une infime partie durant les deux heures dédiées à cette visite. Dans le bus, la guide attire notre attention sur la présence de nombreux pickpockets. A peine arrivés, elle nous signale la présence de plusieurs hommes qui semblent effectivement à l’affût… Du coup, on devient un peu paranoïaque et pendant quelques minutes, nous sommes davantage occupées à dévisager les gens qu’à regarder les splendeurs qui nous entourent. Une fois rassurées sur l’arrimage de nos « bananes » dissimulées sous nos vestes, nous dégustons la visite. C’est superbe ! Les plafonds et les parquets de chaque salle rivalisent de beauté entre eux. Je ne m’attarde guère sur les peintures – que l’on peut découvrir dans d’autres musées – pour savourer la vue des colonnes en marbre et en malachite, les lustres colossaux, les sculptures monumentales, les vases gigantesques. Ici comme au Palais Catherine, tous les superlatifs sont d’usage !
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Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, nous suivons volontiers notre guide qui nous emmène en bus à la forteresse Pierre et Paul, fondée en 1703 au bord de la Neva. Elle servit de prison pour Dostoïevski et Trotsky et abrite les sépultures de la dynastie des Romanov. La flèche culmine à plus de cent vingt mètres.
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Malheureusement, le temps presse et nous repartons en bus pour un dernier arrêt technique et achat de souvenirs avant de rejoindre le port et le bateau qui quitte Saint Petersburg à 19 h 00. Nous pouvons acheter des cartes postales que nous payons en euros ; en revanche, pas de timbres. Nous confions nos cartes à Svetlana avec le prix des timbres afin qu’elle les poste pour nous. Il faut compter trois semaines… Avis à Stefan, Jeannette, Sylviane et quelques autres…
Avant de nous faire ses adieux, Svetlana nous dit que Rembrandt aurait prétendu qu’il y a toujours une bonne raison de revenir à Saint-Petersburg. Personnellement, je n’en doute pas ! Il y a encore tant à découvrir dans cette ville magique…
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Croisière en Baltique : J+5 St-Pétersbourg
Album : Croisière en Baltique : J+5 St-Pétersbourg

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Il y a 98 ans…

Il y a 98 ans... taxicab
Le 13 septembre 1914, la première bataille de la Marne prend fin.

Cette bataille fut un succès grâce à l’envoi en urgence de dix mille hommes de la garnison de Paris transportés par les sept cents taxis de la capitale réquisionnés pour la circonstance.

Les deux armées allemandes sont contraintes au repli. Cette bataille fut une victoire stratégique décisive des alliés.

Croisière en Baltique : J+4 Tallinn

Mercredi 5 septembre, nous arrivons à Tallinn à 9 h 00 (dans la nuit, nous avons avancé les montres d’une heure) ; il fait un peu frais mais sec. Nous avons pris l’excursion de six heures avec déjeuner inclus. Contrairement à Stockholm, la guide est très bien ! Elle parle parfaitement le français et montre un goût très aigu pour l’humour.
Tallinn est la capitale de l’Estonie. Après avoir subi l’invasion viking, le pays se trouva sous la domination des Danois puis des Suédois avant que la Russie les conquiert en 1709. Après la révolution russe de 1917, l’Estonie profite de l’affaiblissement du pays pour proclamer son indépendance en 1918, reconnue par la Russie deux ans plus tard. Le pacte germano-soviétique de 1939 permit à l’Union Soviétique d’annexer les pays baltes : Estonie, Lithuanie et Lettonie. Dès le début de la Perestroïka en 1985, l’Estonie manifeste son désir d’indépendance. Celle-ci est proclamée en août 1991 et les dernières troupes soviétiques quittent le pays en 1994. Depuis, l’Estonie a rejoint la communauté européenne et adopté l’euro.

Le drapeau estonien est consituté de trois bandes horizontales bleu-noir-blanc. Le bleu symbolise la mer et le ciel, le noir le douloureux passé du peuple estonien et le blanc la foi en l’avenir et la liberté.
Croisière en Baltique : J+4 Tallinn dans Photos DSCF0267-petit

Nous visitons l’imposante église orthodoxe Alexandre Nevsky :
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Puis nous découvrons le quartier médiéval et la vieille ville.
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Profitant d’une pause « technique », nous entrons dans un magasin de souvenirs qui vend de nombreux objets en ambre.
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Après un déjeuner dans un restaurant typiquement estonien (crudités, viande de porc et choux, gâteau, vin rouge et café), nous allons sur la place du marché toute proche pour effectuer quelques achats. Puis nous reprenons le car pour nous rendre à Rocca al Mare, dans un musée  en plein air pour voyager dans le temps. Le grand parc boisé est parsemé de fermes témoins de l’Estonie rurale de jadis.
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Puis nous reprenons le chemin du port pour monter à bord et assister au départ pour Saint-Petersburg.
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Croisière en Baltique : J+4 Tallinn
Album : Croisière en Baltique : J+4 Tallinn

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Croisière en Baltique : J+3 Stockholm

Mardi 4 septembre. Dès 5 h 00 du matin, le bateau annonce sa présence par de réguliers coups de sirène. Sitôt habillée, je vais dehors et vois que le bateau s’est enfilé dans un fjord pour accoster. Nous arrivons à 8 h 30 et l’excusion au palais royal et au musée Vasa commence à 9 h 30. Nous partons en bus.
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Nous visitons quelques salles de style baroque du palais royal. Malheureusement, notre guide ne maîtrise pas le français, le vocabulaire est très aléatoire et consciente de ses lacunes, elle limite ses commentaires diffusés de surcroît à voix basse… En plus, il est interdit de photographier… De toute façon, les salles sont très sombres…
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En sortant du palais, nous effectuons un tour hyper rapide à pied dans le centre historique de la ville.
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en passant devant un gamin en bronze porte-bonheur…
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Puis nous nous rendons au musée Vasa…
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… qui abrite une remarquable reconstitution du vaisseau « Vasa », un navire de guerre qui coula en 1628, le jour de son inauguration, vingt minutes à peine après son départ !
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Après quatre heures passées dans la capitale suédoise, nous devons déjà rentrer au bateau. Nous sommes un peu déçues car notre guide n’a pas su mettre sa ville en lumière et nous n’avons pas eu le temps d’avoir un aperçu, même rapide, de cette ville surnommée « la Venise du Nord » (comme Brugges, Copenhague et d’autres encore…). Dommage, car nous avons sans doute raté quelque chose. Il faudra revenir…
Sitôt sur le bateau, nous allons dehors, au bout du corridor du pont 10 où se trouve notre cabine, pour assister au départ pour Tallinn.
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Lorsque, frigorifiées, nous rentrons dans notre cabine, nous découvrons un éléphant sur notre lit !

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Croisière en Baltique : J+3 Stockholm
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Il y a 124 ans…

Il y a 124 ans... chevalier_m1010
Le 12 septembre 1888 naît Maurice Chevalier, chanteur et acteur français.

Parmi ses succès populaires : « Valentine », « Prosper », « Ma pomme ».

Croisière en Baltique : J+1 Copenhague

Dimanche 2 septembre, nous arrivons à Copenhague à 8 h. Il fait beau, presque chaud.

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En attendant l’heure de l’excursion fixée à 13 h 30, nous arpentons le bateau et découvrons le minigolf !

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L’excursion doit durer un peu plus de trois heures, le départ du bateau étant fixé à 17 h 00. C’est un peu court pour visiter la capitale danoise… Le guide parle très bien français et évoque longuement, un peu trop à notre goût, la famille royale devant sa résidence…
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Puis nous visitons, protections en plastic bleu par dessus nos chaussures, le palais Christiansborg, résidence royale jusqu’en 1794 et aujourd’hui siège du parlement danois.
Situé en plein centre-ville, le château a été incendié deux fois. Les oeuvres présentées sont donc de diverses époques. L’oeuvre ci-dessous est très récente et représente l’Histoire du monde contemporain. Un détail est surprenant : la croix gammée à côté d’Hitler est barrée. Cela a été le voeu de la reine qui avait exigé que l’artiste supprime cet insigne nazi. Comme il refusait car cela fait partie de l’Histoire, elle a dit : « Ok, mais vous la barrez car je ne suis pas d’accord ». Ainsi fut fait !

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Une pièce très intéressante est la bibliothèque royale qui contient d’innombrables volumes anciens et précieux. A noter que ces ouvrages sont mis gratuitement à la disposition de tout citoyen danois désireux de les consulter. Il peut venir autant de fois et aussi longtemps qu’il le souhaite ; la seule contrainte imposée est la présence dans la pièce d’un surveillant.
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La visite, bien trop courte, se termine par l’incontournable sirène qu’il est bien difficile de photographier seule ! Personnellement, je suis un peu déçue par ce symbole de la capitale ; je l’imaginais plus grande et moins accessible. Le rocher et l’environnement sont un peu insignifiants, au bord d’une route… A noter qu’elle a été plusieurs fois victime de vandalisme, notamment amputée d’un bras et même décapitée ! Avant de la reconstituer, du béton a été coulé à l’intérieur pour lester la demoiselle…
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Malheureusement, plus de temps pour flâner dans les rues de la capitale dont nous n’avons, au final, pas vu grand-chose. L’heure tourne et le bateau attend !
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Pour le départ, des mouettes nous accompagnent. Pour les encourager à nous offrir un beau ballet aérien, je vais chercher du pain au buffet (il y en a toujours un ouvert !) que je leur lance et elles s’en donnent à coeur joie ! Un peu trop au goût de certain(e)s car elles laissent sur le pont et les rambardes de fienteux cadeaux !!!
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Croisière en Baltique - J+1 Copenhague
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Il y a 127 ans…

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Le 11 septembre 1885 naît David Herbert Lawrence, romancier britannique.
Obligé d’abandonner une carrière d’enseignant pour raison de santé, il se jette à corps perdu dans la littérature et publie son premier roman « Le Paon blanc » en 1911.
Durant la Première Guerre mondiale, l’écrivain est mis à l’écart suite à son mariage avec une baronne prussienne et à la publication de son roman « L’arc-en-ciel » jugé pornographique.
Soupçonné d’espionnage, le couple est expulsé et parcourt le monde avant de rentrer en Angleterre en 1925.
Lawrence écrit alors son dernier roman qui sera un succès moncial : « L’Amand de Lady Chatterley ».
Tuberculeux, il meurt en 1930.

Croisière en Baltique : J en mer

Nous embarquons sur le paquebot « MSC Poesia » le samedi 1er septembre à midi. L’embarquement est parfaitement organisé et nous sommes très rapidement dirigées vers notre cabine. Nous pouvons ensuite aller déjeuner au buffet de l’un des restaurants du bord et découvrir les différents salons. De retour dans notre cabine, nous découvrons nos valises devant la porte et pouvons ranger nos affaires avant de retourner sur le pont pour assister au départ pour Copenhague.
Après dîner, nous allons admirer le clair de lune.

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Croisière en Baltique - J en mer
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Il y a 72 ans…

Il y a 72 ans... londres_1940
Le 10 septembre 1940, des bombes allemandes endommagent Buckingham Palace.
Du 13 août au 7 septembre 1940, la première phase de la bataille ne visa que des aéroports et des industries. La deuxième phase fut celle du Blitz sur Londres et les autres villes industrielles. Les bombardements firent 13.000 morts et 1,5 million de sans-abri à Londres. Buckingham Palace et les Maisons du Parlement furent touchées, ainsi que la British Library.

Il y a 427 ans…

Il y a 427 ans... Richelieu_Cardinal1111
Le 9 septembre 1585 naît Armand Duplessis, futur cadinal de Richelieu.
Ministre de Louis XIII, il est chef de gouvernement pendant 18 ans, de 1624 à 1642.

Autoritaire, orgueilleux, volontaire, il veut renforcer l’autorité du royaume.

Il fonde en 1635 l’Académie Française qui reste en aujourd’hui une institution prestigieuse.

Il décède en 1642.

Il y a 855 ans…

Il y a 855 ans... Richard_coeur_de_lion17
Le 8 septembre 1157 naît Richard 1er, dit Richard Coeur de lion, fils de Henri II d’Angleterre, ou Plantagenêt, et d’Aliénor d’Aquitaine.
Après la mort de son frère aîné, il hérite de la couronne d’Angletere, de l’Anjou, de la Normandie et du Maine.

Durant son règne de 1189 à 1199, il ne passe que quelques mois dans son royaume d’Angleterre. Le reste du temps, il part en croisade et défend ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’est pourtant allié contre son propre père.

 

Il y a 102 ans…

Il y a 102 ans... MarieCurie_Big10
Le 7 septembre 1910, Marie Curie isole le radium.

La même année, elle publie le premier Traité de radioactivité.

Un an plus tard, elle reçoit le Prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le radium.

Il y a 255 ans…

Il y a 255 ans... Marquis_de_Lafayette_1
Le 6 septembre 1757 décède Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, Marquis de La Fayette.
Orphelin et fortuné à l’âge de 13 ans, il épouse à 16 ans Marie Adrienne Francoise de Noailles, une des familles les plus influentes du royaume. La Fayette choisit alors de suivre une carrière militaire comme son père. Le jeune capitaine des dragons a 19 ans lorsque les colonies britanniques d’Amérique déclarent leur indépendance. Par amitié pour Benjamin Franklin, il s’embarque pour l’Amérique. Accueilli chaleureusement, il reçoit le titre de colonel de cavalerie et participe en 1780 à la bataille décisive qui conduit à la capitulation.
Il décède en 1834.

Il y a 277 ans…

Il y a 277 ans... Johann_Christian_Bach
Le 5 septembre 1735 naît Johann Christian Bach, onzième et dernier fils de Jean-Sébastien Bach.
Surnommé le Bach de Londres, il est comme ses frères très doué pour la musique. Il devient organiste de la cathédrale de Milan et compose 16 opéras durant son séjour italien. Il est engagé à Londres par la reine Charlotte d’Angleterre à partir de 1762.
Deux ans plus tard, il reçoit et conseille un petit prodige de huit ans, le jeune Mozart.

 

Il y a 126 ans…

Il y a 126 ans... geronimo23
Le 4 septembre 1886, le chef apache Geronimo se rend.
Né en Arizona en 1829, il appartient à la tribu des Chiricahua dont il devient le chef. En 1858, les Mexicains profitent de l’absence des guerriers pour attaquer le camp et massacrer femmes et enfants. Geronimo perd sa mère, sa femme et ses trois enfants. La vengeance sera terrible.
Pendant la guerre contre les envahisseurs américains, les attaques se multiplient de part et d’autre et les Apaches résistent toujours malgré de lourdes pertes. Finalement, cinq mille hommes sont lancés pour traquer trente-six Apaches !
Geronimo finit par se rendre, victime d’éclaireurs indiens au service de l’armée américaine. Le peuple apache est emmené en Floride, mais les Indiens ne supportent pas le climat et meurent comme des mouches. Ils sont alors transférés dans une autre réserve. Geronimo décède en 1809, âgé de 80 ans.

 

Il y a 229 ans…

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Le 3 septembre 1783, naissent les Etats-Unis d’Amérique.
La Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis d’Amérique, déclarée le 4 juillet 1776. Un traité est signé À Versailles, en France, pour ratifier l’indépendance des treize colonies britanniques d’Amérique. Il détermine également les frontières du Canada et fixe les droits de pêche. L’oeuvre ci-dessus, de Benjamin West, témoigne de cet évènement historique ; cependant, le commissaire anglais refusa de paraître sur cette peinture…
La Fayette, Rochambeau, Beaumarchais et bien d’autres Français ont participé à la guerre de l’indépendance américaine.

Il y a 102 ans…

Il y a 102 ans... rousseau09121214
Le 2 septembre 1910 décède Henri Julien Félix Rousseau.
Ce peintre français communément appelé le Douanier Rousseau est un des plus célèbres représentants des peintres naïfs autodidactes.

Il y a 297 ans…

Il y a 297 ans... LouisXIVa5
Le 1er septembre 1715 décède le roi de France Louis XIV à l’âge de 77 ans.

Devenu roi à l’âge de cinq ans, il sera surnommé le Roi Soleil.

Son règne aura été le plus riche et le plus long de toute l’histoire européenne.

 

Enfin les vacances !

Enfin les vacances ! dans Voyages msc-poesia
Il n’est pas encore minuit et nous sommes sur le point d’aller nous coucher !!! Si nous y parvenons vraiment, ce sera la première fois depuis des années !… Mais l’affaire n’est pas encore dans le sac, car nous allons bien trouver une tonne de petites choses encore à faire avant d’aller dormir !…
Quoi qu’il en soit, debout demain à 5 h 30 et départ idéalement à 7 h 00 direction Kiel en Allemagne, soit un peu plus de 800 km… Après une nuit dans un hôtel qui nous garde la voiture pendant une semaine, nous embarquerons samedi 1er septembre vers 13 h 00 sur le navire « POESIA » (cela ne s’invente pas  ;-) ) de la compagnie MSC : http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/Navires/MSC-Poesia.aspx
Sur ce site, on peut tout savoir sur le bateau mais également suivre son trajet grâce à la webcam embarquée !!! A l’heure où j’écris, il est au large des côtes norvégiennes.
Il nous emmènera pour un périple d’une semaine dans la baltique avec les escales suivantes : Copenhague, Stockholm, Saint Peterbourg, Tallin, Kiel.
A bientôt !

Il y a 269 ans…

Il y a 269 ans... Dubarr01-218x300 Le 19 août 1743 naît à Vaucouleus Jeanne Bécu, comtesse du Barry et favorite du roi de France Louis XV.
Profondément touché par la mort de plusieurs proches dont sa favorite en titre, la marquise de Pompadour, le monarque désirait cette jeune fille pour nouvelle favorite officielle. Malheureusement, elle n’était pas mariée et ne pouvait donc être présentée à la cour. On maria donc Jeanne au comte Guillaume du Barry en septembre 1768. Elle fut officiellement présentée à la cour en avril de l’année suivante et devint la nouvelle favorite officielle du roi.
Après la mort de Louis XV, son petit-fils et successeur, Louis XVI, fit arrêter Mme du Barry. Cible idéale pour les révolutionnaires, elle fut déclarée ennemie de la Révolution et guillotinée en 1793.

Le Livre sur la Place – 14-16 septembre

Le Livre sur la Place - 14-16 septembre dans Infos affiche-Livre-sur-la-Place-2012
Nous ne sommes pas encore parties en vacances que la rentrée pointe déjà le bout de son nez !

Ci-contre l’affiche officielle du prochain « Livre sur la Place » de Nancy. Comme les années précédentes, la manifestation se déroulera Place de la Carrière, entre la Place Stanislas et le Palais du Gouverneur, à proximité de la Pépinière. Je serai samedi après-midi et dimanche après-midi sous le chapiteau des auteurs régionaux auto-édités, juste avant la grande tente des grosses pointures parisiennes mais aussi locales. Si si, nous avons des grosses pointures en Lorraine !

J’espère que vous serez nombreux à venir nous voir et découvrir nos ouvrages ! Je présenterai cette année « Elles », le quatrième et dernier tome de ma saga familiale « Colin-Maillard ».

Il y a 104 ans…

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Le 26 juillet 1908 naît Salvador Allende.

Médecin et homme politique, il exerce la présidence du Chili de 1970 à septembre 1973.

Désireux d’instaurer dans son pays un système socialiste, les mesures qu’il met en place ont toutefois des répercussions négatives et il est renversé par un putsch militaire mené par le général Pinochet le 11 septembre 1973. Ce jour-là, Allende trouve la mort ; officiellement, il s’est suicidé…

Escapade au lac du Der

Mardi 10 juillet, le lendemain de la mort de Véga, nous partions en « week-end » – pour compenser les nombreux week-ends durant lesquels je dois travailler – dans la région du lac du Der. Le cœur n’y était pas, mais l’hôtel – un manoir – était réservé et de toute façon, cela ne changeait rien à la disparition de Véga. Nous avons donc ransporté notre peine en Champagne comme nous la transporterons sans doute en septembre prochain à Saint Pétersburg…
Nous avons commencé notre escapade par le circuit des églises à pans de bois au départ de Montier-en-Der :
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Après un frugal pique-nique, nous nous sommes rapprochées du lac pour boire un café. Il faisait bon, même chaud – Véga aurait souffert de la chaleur… – et nous avons décidé de faire la balade en bateau prévue initialement pour le lendemain.
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Trois villages, Nuisement, Chantecoq et Champaubert, ont été engloutis pour la réalisation de ce lac artificiel. De Champaubert, qui comptait moins de 200 habitants, seule son église, installée sur un promontoire, a été sauvée des eaux. Nous passons à proximité de cette église sauvegardée :
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La balade, d’une durée d’une heure embarquement et débarquement compris et d’un coût modéré à 7,50 euros, est agréable par ce ciel bleu et un soleil généreux. Non loin de l’embarcadère, l’emblème du Der :
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Nous nous promenons ensuite dans la réserve et, munies de jumelles, nous découvrons de nombreux oiseaux, dissimulées dans les observatoires aménagés à cet effet :
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Le lendemain, après une nuit au manoir François 1er à Vitry-le-François, balade encore autour du lac, mais le temps est beaucoup moins clément, le ciel est même en complète harmonie avec notre humeur car, nous avons beau nous forcer à faire semblant, le coeur n’y est décidément pas et nous sommes prêtes à fondre en larmes à chaque toutou que nous croisons, et nous en croisons un certain nombre…
Sur la route du retour, nous faisons un détour par Joinville où se trouve un très beau petit château avec un parc très agréable :
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Lac du Der
Album : Lac du Der

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Il y a 208 ans…

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Le 14 mars 1804 naît Johann Strauss, dit Johann Strauss père, compositeur autrichien très célèbre pour ses valses qu’il a popularisées. Son oeuvre la plus connue est sans doute la fameuse Marche de Radetzky. Il décède en septembre 1849 en laissant un impressionnant héritage musical à ses fils.

Poèmes

 

L’ARAIGNEE

Le fil entre la rampe et la branche de l’if
Brillait comme un repère, une chaîne argentée ;
J’ai suivi le chemin de la ligne jetée
Et découvert l’ouvrage au singulier motif.

Rien ne peut échapper à mon œil attentif,
De la toile en suspens, dentelle crochetée
En perles de rosée et de givre teintée ;
Mais j’esquisse à ta vue un mouvement craintif.

Au milieu du filet, broderie aérienne,
Qui se balance au gré de l’onde zéphyrienne,
Tu sembles reposer, mais d’un sommeil trompeur.

Toi que je trouve belle en ton palais de soie,
Naturelle œuvre d’art, pourquoi me fais-tu peur ?
Entends mon souffle court ! Il faut que je m’assoie !

(Extrait de mon prochain recueil « Les Couleurs de l’âme »)

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L’ENFANT DE L’ESPOIR

Un enfant se prépare à découvrir le monde
Après neuf mois dedans le ventre maternel,
Issu du feu des corps, l’embrasement charnel,
Fruit conçu dans l’amour ou dans le crime immonde.

 

Il ne sait rien de la famille et du pays
D’accueil. Hélas ! on ne choisit ni l’un ni l’autre,
Ni les draps en satin dans lesquels on se vautre
Ni le cloaque infâme où le porc fait son nid.

 

Un trottoir de Manille ou la villa cossue
D’une riche banlieue attendra ce gamin
Dont les parents peut-être ont tracé le chemin :
Boulevard pavé d’or ou route sans issue.

 

Fusil en bakélite ou cuillère en argent,
Cette arme dans son poing fera de lui l’esclave
D’un univers cruel où chaque jour s’aggrave
L’ampleur de la misère au front de l’indigent.

 

Mais si rien ne s’oppose à la fureur qui gronde,
Je conserve en mon cœur l’inébranlable espoir
Qu’une lueur demain rejaillisse du noir,
Qu’un enfant se prépare à sauver notre monde.

 

Ce poème a obtenu le Premier Prix, Prix Charles Guérin, au Prix littéraire de Graffigny 2012, organisé par la Ville de Lunéville et la Communauté de Communes du Lunévillois, en partenariat avec le Cercle Littéraire Léopold. Le thème du concours était « L’enfance ».
Par manque de temps, j’écris désormais très peu de poésie et ce poème est le seul de l’année, composé expressément pour ce concours. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance de ce palmarès qui m’honore.

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Ô FEMME UNIVERSELLE

Au-delà de la mort, Ferrat chante Aragon
Et la femme toujours est l’avenir de l’homme,
Qu’elle obéisse au maître ou croque dans la pomme,
De New-York à Paris, d’Alger à Saigon.

 

Cheveux courts sur la nuque ou très longs sous le voile,
Elle offre un corps d’albâtre ou d’ébène à l’amant,
Ou l’époux tyrannique, objet de son tourment ;
En ses yeux meurt ou naît la lueur d’une étoile.

 

Quelquefois lapidée, elle expire en public
Pour avoir osé vivre un amour adultère ;
Ailleurs, l’homme trompé traite plus bas que terre
L’infidèle à l’abri d’un appartement chic.

 

Qu’il soit ou non béni, le fruit de ses entrailles
Reste son privilège et sa force et son droit ;
En son ventre fécond, le futur enfant croît
Et sa mère construit d’invisibles murailles :

 

« Que ma fille jamais ne subisse d’abus,
Qu’au soleil de son père elle vive authentique,
Et mon fils ne succombe au champ patriotique,
Comme chair à canon sous le feu des obus. »

 

(Ce poème a obtenu le Prix Charles Maire au concours littéraire Graffigny
de Lunéville de 2010.)

 

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Voici les cinq poèmes pour lesquels j’ai obtenu l’Alérion d’or 2009 décerné au meilleur des poètes déjà détenteurs du Grand Prix des Poètes Lorrains attribué par la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France) :

L’ABSENCE 

Dans le ronronnement de mon ordinateur,
J’entends le souvenir de son panier qui grince ;
Le souffle court, je vais constater mon erreur :
À sa place, le vide affreux. Mon cœur se pince. 

Il manque, le matin, son accueil chaleureux,
J’accomplis chaque jour un geste, une habitude,
Dans ma gorge l’appel de son nom sonne creux,
Le silence répond, maudite certitude ! 

Il semble ridicule aux yeux des gens sensés
De chérir une bête et de craindre sa perte,
Alors on tait la peine et les pleurs déplacés
Quand sa mort nous fait mal comme une plaie ouverte. 

Le trépas de tout être, animal ou parent,
Cause un chagrin semblable, une même souffrance ;
Pourquoi le désespoir serait-il différent
Quand pareille est en nous la douleur de l’absence. ? 

 

LE CHOIX DES MAUX 

Depuis six mois déjà, je n’aime plus rentrer :
Ma maison est un piège où j’ai peur d’être prise ;
Je retarde l’instant de tomber sous l’emprise
De l’homme qui jamais n’aurait dû m’engendrer. 

J’ai tant de fois cherché le soutien de ma mère !…
N’a-t-elle pas voulu comprendre mes humeurs ?
A-t-elle craint l’opprobre et le poids des rumeurs,
Son regard dans la glace, ennemie éphémère ? 

Impossible de fuir le redoutable accueil.
Ma clef dans la serrure explose le silence ;
Puis-je encore espérer tromper sa vigilance ?
Je marche vers ma chambre… Il m’attend sur le seuil. 

Je subis ses baisers, ses mains sur ma peau nue,
L’obscénité des mots qu’il murmure, essoufflé,
La douleur qui surprend mon corps écartelé,
Le dégoût qui soudain dans mon cœur s’insinue. 

Je le retrouve à table, assis devant l’écran.
On y parle d’inceste et de pédophilie.
La boue est toujours là dont je me sens salie.
Pour sourire quand même, il faut beaucoup de cran. 

Maman dit qu’à leur place, elle en mourrait de honte,
Qu’elle reconnaîtrait un pervers sexuel,
Qu’elle divorcerait d’un mari criminel
Mais ne survivrait pas aux procès qu’on raconte. 

Ne rien dire, bien sûr, est lui donner raison
Et refuser de mettre un terme à mes souffrances.
Le choix me fait horreur : sauver les apparences
Ou briser la famille aux murs d’une prison. 

 

DANS LA CHAMBRE FUNERAIRE 

On devine le corps sur cette couche étroite,
Au milieu de la pièce où brûle de l’encens.
Es-tu plongée au fond du froid que je ressens
En voyant tes doigts joints et ta tête trop droite ? 

Comme une vague, en moi déferle mon passé.
Ton visage anguleux me ramène en arrière,
Quand ta bouche en rictus et ton regard sévère
Estimaient d’un coup d’œil mon élan terrassé. 

Jamais tendre baiser n’est venu sur ma joue
Adoucir le chagrin de l’enfant mal grandi
Qui de rage brûlait la robe d’organdi
De son unique sœur et le remords me noue. 

Comment l’indifférence au jour de ton trépas
Peut-elle me guérir des anciennes blessures ?
Des pleurs sur ton cercueil ne seraient qu’impostures,
Ma peine indescriptible est de n’en avoir pas. 

 

L’ERREUR 

Le soleil luit dans le jardin du souvenir,
Et les fleurs ont poussé sur les pierres tombales.
J’ai voulu prendre part aux agapes tribales ;
J’ai cru pouvoir, mais je n’aurais pas dû venir. 

La messe dite, ils ont couru dans les allées,
Portant leur chrysanthème au chevet de leurs morts.
La corvée achevée, ils se sentaient plus forts
Pour déguster le vin, leurs larmes ravalées. 

Entre la quiche au lard et le pâté lorrain,
J’ai fait semblant de rire et j’ai tenu le rôle
Du gamin du pays, comme ils disent : du drôle !
Elle était loin la peine, oublié le chagrin… 

J’ai prétexté la route et le brouillard d’automne
Pour quitter la famille avant le clafoutis.
Dans la boîte en plastique, un restant des frichtis
Régale au coin du feu la chatte qui ronronne. 

 

LA MORT D’UN JEUNE-HOMME 

Je me souviens de lui, petit garçon têtu
Au regard de velours sous un front volontaire.
Au plus petit caprice, il se roulait par terre
Mais retenait ses cris quand il était battu. 

J’ai vu l’adolescent qui se croyait un homme
Après avoir fait don de sa virginité.
Fier de sa neuve ardeur, fraîche virilité,
Il voyait chaque femme en croqueuse de pomme. 

Souffrait-il, comme nous, d’une famille en vrac ?
Je l’ai revu plus tard, la vingtaine arrogante.
Il semblait engagé sur la mauvaise pente ;
J’ai parlé d’avenir, d’école après le bac. 

Il m’apprit la nouvelle avec désinvolture :
Une tumeur maligne attaquait son cerveau.
« En plus la chirurgie est vaine à ce niveau.
Mon futur, le voilà ! » me dit-il pour conclure. 

 

Je ne saurai jamais s’il a craint d’être seul
Face à la mort dont il parlait avec bravade.
Mais le ciel s’est paré d’une couleur maussade ;
Je suis triste aujourd’hui, mon neveu, mon filleul.

 

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 MAI

La première journée est toujours un cadeau
Offert aux travailleurs de France et de Navarre,
Et les brins de muguet dérident le badaud
Lorsque le ciel de bleu se montre trop avare.

Car malgré le printemps et son heure d’été,
La météo n’est pas encore à la clémence,
Et le gel sait punir avec méchanceté
Ceux qui n’ont pas voulu protéger la semence.

Qu’importe cependant ! partout naissent des fleurs !
Si le crocus se meurt, vive la primevère !
Dans la nature en fête éclatent les couleurs
Et le vent nous les conte, inlassable trouvère.

Sous le rose organdi d’un pommier du Japon,
Un couple de moineaux chante l’amour volage,
Celui des séducteurs dont le regard fripon
Aime à se faufiler sous le mince corsage.

(Ecrit le 16 avril 1998)

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AVRIL

Au sortir de l’hiver, alors que le printemps
Pressé de s’installer s’était montré précoce,
La pluie inaugura le changement de temps
Et le vent rugissant se déchaîna, féroce. 
Mais dès le premier jour, ce mois capricieux
Présenta son aspect le plus irrésistible :
Son amour de la farce et du facétieux
Dans l’accomplissement d’un rite irréductible. 
Les averses de mars ont déclaré forfait ;
Le soleil courageux perce à l’aube la brume
Et le chant des oiseaux dans un accord parfait
S’élève dans les airs, léger comme une plume. 
Mais il ne faudra pas se découvrir d’un fil
Avant que ne s’en aille, avec la bise rude,
La dernière gelée, ô funeste péril !
Pour les arbres en fleurs malgré l’incertitude. 

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MARS

L’hiver se retira lorsque mars fut venu ;
Fatigué de sévir depuis quelques semaines,
Il s’en alla plus loin dans le brouillard ténu,
Vers d’autres horizons, pour de nouveaux domaines.

Pour effacer la trace encore fraîche au sol
De la neige, la pluie est tombée abondante,
Imposant au printemps la touche d’un bémol,
Incitant la nature à se montrer prudente.

Car chaque nuit le givre imprime avec ardeur
Sur les carreaux gelés des fleurs imaginaires,
Des perles en cristal, ornements de splendeur
D’un costume argenté sous les rayons lunaires.

Le soleil matinal, l’innocent criminel,
Gomme sans le vouloir le décor éphémère
D’un spectacle magique au pouvoir éternel,
Jusqu’à ne plus savoir le vrai de la chimère.

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DECALCOMANIE

J’ai toujours refusé de croire en vos paroles
Quand vous disiez souffrir juste après le plaisir
Pris sur un corps d’enfant que vous aimiez choisir
Parmi ceux qui suivaient le chemin des écoles. 

Vous saviez chaque fois me convaincre en douceur
De venir avec vous, sans autre violence
Qu’acheter bon marché le prix de mon silence,
Vos humides baisers me soulevant le cœur. 

Derrière l’écran noir de mes paupières closes,
J’imaginais vos doigts défaisant lentement
Les lacets, les boutons de chaque vêtement,
Retardant les sommets de vos apothéoses. 

Votre souffle rapide effleurait mes cheveux ;
Transi, je respirais l’odeur de vos mains moites
Explorant mes accès, ouvertures étroites
Où glisser malgré tout votre membre nerveux. 

Vos râles écœurants me devenaient mesure
Pour calculer le temps jusqu’à ce point final
Qui délivrait ma peau du contact infernal,
Mais rougie aux endroits de quelque déchirure. 

Après le rituel répugnant du kleenex,
Vous donniez des conseils sur l’attitude à prendre,
Avec des arguments que je croyais comprendre ;
Me quittant vous posiez sur ma bouche un index. 

Je n’ai jamais rien dit, je n’ai pas fait de peine,
J’ai gardé le secret, ma honte et ma douleur ;
Vous voyant retraité, Monsieur l’instituteur,
Je voudrais bien savoir si le remords vous gêne. 

Mais lorsque je répète à des petits garçons
Les mots qui, criminel, ont brisé mon enfance,
Je ressens vos élans et la même souffrance,
Un émoi similaire, identiques frissons.

(Extrait de mon recueil Rouge et Noir Eden)

PS : mon propos n’était bien évidemment pas de stigmatiser le corps enseignant dans son ensemble. L’instituteur est ici victime de la rime !…

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 FEVRIER

Est-ce pour se venger de sa petite taille
Que cet instable mois, dans un brusque sursaut,
Se jette à corps perdu dans l’ultime bataille,
Pour offrir à l’hiver le bonheur d’un assaut ?

Mais bravant la froidure ou les flocons de neige,
Les enfants déguisés fêteront carnaval ;
Sur la place déjà les chevaux d’un manège
Attendent les acteurs du joyeux festival.

Au milieu de sa vie une journée entière
Est vouée à l’amour grâce au cher Valentin ;
Le cœur d’une fleuriste ou d’une bijoutière
Bat au rythme effréné des pièces du butin.

La douleur de partir est parfois prolongée ;
Un jour supplémentaire est un cadeau cruel
Pour qui voit sa tristesse à peine soulagée
Par le retour certain de l’an perpétuel.

(Ecrit le 01.01.1998)

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JANVIER

Arrivé le premier au milieu de la fête
Il explose de joie au son des violons,
Des bouchons de champagne et des coups de trompette,
D’une valse musette et des joyeux flonflons.

Après les baisers longs et les tendres étreintes
Des amoureux toujours mais pour combien de temps,
Les résolutions, d’enthousiasme empreintes,
Se prennent chaque année et se perdent longtemps.

Vers le petit matin, les yeux lourds de fatigue
Et la bouche pâteuse à cause de l’alcool,
Chacun rentre chez soi comme l’enfant prodigue,
Malgré le brouillard dense et givrant sur le sol.

Trente et un jours de neige, autant de nuits polaires,
Janvier s’étire et dure et tue avec froideur
Les exclus du système en plusieurs exemplaires
Avant de disparaître au fort de son ardeur.

(écrit le 29 novembre 1997)

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LA NEIGE

Pendant la nuit, sans bruit, les flocons ont paru
Et valsé dans le ciel avant de toucher terre,
La recouvrant bientôt jusqu’au moindre parterre
D’un mince tapis blanc de nul pas parcouru.

A l’aube cependant le silence est sublime :
La ville a revêtu son manteau virginal,
Et chacun découvrant ce décor hivernal
Est saisi malgré soi d’un respect légitime.

Parfois le vent s’amuse à frôler dans le parc
La cime des sapins frissonnant sous le souffle ;
Le pied d’un banc chaussé d’une étrange tantoufle
Réconforte un rameau recourbé comme un arc.

Moi, si j’étais la neige, à partir de novembre
Je tomberais sans cesse avec l’espoir diffus
De semer un émoi dans ton regard confus,
Au risque de périr sur le seuil de ta chambre.

(Extrait du recueil Amours Multiples)

 

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Aux victimes de l’attentat sur le World Trade Center à Manhattan
Le 11 septembre 2001

QUIPROQUO 

Nous avons vu ce soir des images de guerre :
Un avion kamikaze a percuté deux tours,
Sœurs jumelles jadis aux familiers contours, 

Et nous vivons l’horreur de nos parents naguère. 

Devant les caméras, des corps ensanglantés
Par des éclats de verre implorent la clémence
Sans pouvoir mettre un nom sur ceux que la démence
Habite au point de suivre un plan d’atrocités. 

Du milieu d’un immeuble une femme, peut-être,
Agite ses bras nus, geste de désespoir
Que suivent les passants debout sur le trottoir,
Et soudain sous leurs yeux saute par la fenêtre. 

Sur le petit écran, la fumée et le feu
Envahissent la ville. Est-ce un film d’épouvante ?
Un cauchemar plus vrai qu’un récit qu’on invente
Se déroule en direct dont la mort est l’enjeu. 

L’absurde augmente encore : un gratte-ciel s’effondre,
Spectacle hallucinant quand le deuxième aussi
S’écroule avec lenteur. Truquage réussi ?
Cinéma ? Fait réel ? On pourrait bien confondre. 

Mais les milliers d’acteurs ne se relèvent pas,
Le tournage a pris fin, le décor est en cendres,
Le héros ne peut plus murmurer des mots tendres
À sa douce maîtresse aux généreux appas. 

Je vois l’heure figée aux cadrans des pendules,
Les larmes des parents toujours couler à flots ;
Que vienne le silence étouffer les sanglots
Des témoins de la rue aux regards incrédules.
  

(écrit le 11 septembre 2001)

 

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Aux terroristes après l’attentat sur le World Trade Center à Manhattan
Le 11 septembre 2001 

LETTRE OUVERTE 

En ce jour de septembre où vous avez plongé
L’Amérique et le monde au cœur de l’épouvante,
Le plan d’attaque issu d’un esprit ravagé
A surpassé l’horreur des films que l’on invente. 

Obéissant aux lois du terrorisme pur,
Au nom d’une fureur toujours inassouvie,
Pour répondre aux besoins d’un idéal obscur,
Vous semez la terreur en offrant votre vie. 
  

Sous des tonnes d’acier, de verre et de béton,
Des milliers d’innocents gisent sous les décombres ;
On se croit spectateur d’un mauvais feuilleton
Quand le décor explose en moutonnements sombres. 

Dans ces ruines en feu, vos compagnons sont morts,
Criminels pour les uns, martyrs pour leurs émules,
Et si les sauveteurs décuplent leurs efforts,
Les flots de sang versé mélangent les formules. 

L’âme d’un assassin se réclamant de Dieu
En choisissant aussi le sort de ses victimes
Erre-t-elle à jamais en un différent lieu
De celle d’un pasteur en prières ultimes ? 

Des familles en pleurs depuis vos attentats
Cherchent en vain des corps, vous accusant du pire,
Et les discours du chef du plus grand des états
Veulent venger les tours, symboles d’un empire. 

Vous avez déclaré la guerre à l’Occident.
Si quelques uns se font l’avocat de vos actes,
Beaucoup d’Américains, avec leur président,
Ajouteront l’exode à vos douleurs intactes.

(écrit le 11 septembre 2001)

 

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L’ABSENCE

Dans le ronronnement de mon ordinateur,
J’entends le souvenir de son panier qui grince ;
Le souffle court, je vais constater mon erreur : 

À sa place, le vide affreux. Mon cœur se pince. 

Il manque, le matin, son accueil chaleureux,
J’accomplis chaque jour un geste, une habitude,
Dans ma gorge l’appel de son nom sonne creux, 

Le silence répond, maudite certitude ! 

Il semble ridicule aux yeux des gens sensés
De chérir une bête et de craindre sa perte,
Alors on tait la peine et les pleurs déplacés
Quand sa mort nous fait mal comme une plaie ouverte.
  

Le trépas de tout être, animal ou parent,
Cause un chagrin semblable, une même souffrance ;
Pourquoi le désespoir serait-il différent
Quand pareille est en nous la douleur de l’absence ?

(Ecrit le 12.09.2004 après la mort de Lorca, notre femelle labrador) 

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SOEUR DEFUNTE

Voilà dix ans déjà que tu nous as quittés
Sans laisser à personne une lettre un message
Pour tenter d’expliquer par des mots inventés
Tes raisons de partir pour l’ultime voyage.

L’abandon d’un amant et ton retour ici
Pouvaient-ils motiver ce geste irréparable,
Qui devait tout régler jusqu’au moindre souci
Mais nous glaçait le coeur d’un sentiment coupable ?

Pas encor quarante ans et pourtant sans espoir
De bonheur ni désir de donner à ta fille
Cet amour maternel qui devenait devoir
S’il demeurait adjoint au père de famille.

Voilà dix ans déjà mais je revois toujours
Sur ton visage blème un rictus qui se fige,
Autour de ton cou mince un ruban de velours
Pour masquer du cordon le douloureux vestige.

(Ecrit le 15 juillet 1996 en souvenir de ma soeur)

******************************

UN JOUR

 Un jour d’été trop chaud tu préféras partir
Plutôt que de lutter pour demeurer en vie
Et ton affection que la mort m’a ravie
Dans mon coeur est gravée à n’en plus ressortir.

Un jour sans le vouloir j’entrais dans ton histoire
Cadeau maudit, je sais, d’un homme de toi fou
Et l’enfant qui naissait à l’aube du mois d’août
Poussait son hurlement comme un cri de victoire.

Tes parents bravement ont tenté d’élever
Le fruit de ton erreur qu’ils ne pouvaient comprendre
Tandis que j’attendais une parole tendre
Et qu’à l’amant futur je préférais rêver.

Un jour adolescente enfin tu m’as reprise
Affrontant le courroux de ton père trahi,
Blessé dans son orgueil, par la peine envahi,
Qui voyait en ce choix une triste bêtise.

Un jour de février, majeure depuis peu,
J’abandonnai l’école et m’exilai de France
Pour fuir les souvenirs douloureux de l’enfance
Et trouver le bonheur auprès de qui me veut.

Et le temps s’écoulait toujours un peu plus vite ;
Mariage et naissance, un divorce plus tard,
Me voilà revenue à mon point de départ
Vers cet amour déçu que ma pensée évite.

Un jour proche ou lointain serons-nous réunis ?
Cet espoir obsédant nous donne le courage
De poursuivre sans toi jusqu’au bout le voyage
Mais ton départ subit nous laissa démunis.

(Ecrit le 17 juin 1996 en souvenir de ma mère)

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Pour écouter ce slam, cliquer ici : Poèmes wma femmedehandicap.wma

FEMME DE HANDICAPE

 

(Ce slam est dédié à mon cousin Christian, tétraplégique depuis le 1er janvier 2006).

C’était aux premières heures du premier jour de l’an,
En janvier deux mille six qu’a eu lieu l’accident.
Le hasard a voulu qu’un sanglier
Au même instant traverse la chaussée.
Pour éviter le choc frontal,
Ta femme a fait un geste brutal :
Un coup de volant à quarante-cinq degrés.
La voiture a piqué du nez
Dans le fossé qui bordait la route
Et qu’elle n’avait pas vu, sans doute.
Quand on nous a prévenues
Que tu ne marcherais plus,
J’ai eu mal aux tripes pour toi,
J’ai versé quelques larmes, je crois,
J’me souviens plus très bien,
Je pensais à tout et à rien.
Sur ton lit d’hôpital,
T’avais pas l’air si mal.
On a regardé ta figure,
Y’avait pas de blessure.
On a réprimé un soupir,
On s’était attendu au pire.
Bien sûr, tu ne marchais pas,
Mais tes jambes, on les voyait pas.
On admirait beaucoup ta femme
Qui restait là malgré le drame.
Elle venait tous les jours
Pour te prouver son amour.
Puis les mois ont passé,
T’étais toujours handicapé.
Alors elle a changé d’attitude,
Elle a montré d’la lassitude,
Et l’exaspération
A remplacé la passion.
Pour couronner le tout et ajouter à ta souffrance
Elle a piqué le fric, celui que l’assurance
Avait déjà versé pour ton fauteuil.
Faut quand même pas avoir beaucoup d’orgueil.
Je n’veux pas juger ni la blâmer,
J’veux seulement témoigner.
Je ne suis pas certaine que je serais meilleure
Confrontée au même malheur.
Pour sûr, je ne suis pas voleuse
Et tellement plus orgueilleuse,
Mais est-ce que j’aurais plus de couilles
Pour faire face à la trouille
Qui naît du handicap,
De la différence qui frappe,
Peur du regard des gens
Qui se veut compatissant
Pour finir par se détourner
Sous prétexte que c’est trop dur à supporter ?
Quand ta femme t’aura quitté un sâle matin,
Ne lui cache rien de ta déception, de ton chagrin,
Afin qu’elle sache qu’en plus de la douleur qui te fracasse,
Elle t’a elle-même porté au coeur le coup de grâce.
J’aimerais encore te dire
Qu’il faut toujours croire en l’avenir,
Mais comment trouver les mots
Qui sonnent juste sans être faux ?

 

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Pour écouter ce slam, cliquer sur ici : wma premierslam.wma 

PREMIER SLAM

J’ai découvert le slam
Un soir de solitude ;
C’était comme de la came,
J’ai pris de l’altitude.
J’ai entendu Grand Corps Malade
J’comprenais rien à ses salades ;
J’me suis forcée à l’écouter
Et là, ses paroles m’ont scotchée.
Les keufs, les meufs, chelou et relou,
C’est sûr, j’comprenais pas tout,
Mais je captais l’essentiel,
Ecrire, pour moi, c’est naturel.
Alors j’me suis dit, faut qu »t’essayes,
Même si j’me trouvais un peu vieille.
Les rappeurs, les slameurs, les purs,
Vont me trouver nulle, c’est sûr !
Depuis je suis accro
Je slame en douce comme une clepto
Du matin au soir
Et même la nuit dans l’noir.
Au début c’était pas évident,
Je fais de la poésie depuis quarante ans,
De celle que l’on dit belle et classique,
La poésie académique,
Même si déjà dans mes poèmes
J’abordais différents thèmes :
L’amour, la mort, la maladie,
La guerre, le chômage et la pédophilie.
Mais pour quelqu’un comme moi
Qui a fait du carcan des règles un choix,
Ne plus respecter le sexe des rimes,
C’était un peu comme un crime.
Les mots qui circulent toujours dans ma tête
Se sont mis à danser, c’était la fête !
Plus de laisse ni de muselière,
Ils ont appris l’école buissonnière,
Plus d’obligation ni d’interdits,
Plus de maître en prosodie.
Seuls comptaient les mots qui claquent
Comme des coups de poing ou comme des claques
Pour qu’ils aillent droit au but,
Comme un bon coup de pied au cul !

*****************************************

 

SUR LA TOMBE D’UN ARBRE

J’attendais chaque année avec impatience
Le retour du printemps et des premiers crocus, 

Petits points de couleur au pied du vieux prunus,
Objet de mon plaisir et de ma surveillance. 

Car les fleurs de cet arbre offraient à l’horizon 
Une touche pastel au cœur de la grisaille,
L’usine où brillent seuls les éclats de grenaille 

Aux mains des ouvriers dans leur chaude prison. 

J’aimais, le contemplant, songer à d’autres choses,
Oublier mes chagrins, mes soucis et tourments, 

Puis revenir plus forte, après ces errements,
Vers les visages clos des collègues moroses. 

Mais la tempête, hélas ! me l’a déraciné ; 
Le cèdre du Liban, mis à terre de même,
N’a laissé que l’écho de sa douleur extrême 

Et je pleure ma part de rêve assassiné. 

Il ne reste qu’un trou, comme une plaie ouverte,
Où mon regard s’attarde, observant un corbeau 

Chercher sa nourriture au sein de ce tombeau,
Fragile souvenir d’une pensée inerte. 

 

***************************************

LES ECHOS DU NEANT 

Lorsque trempant ma plume au fond de ton silence 
Me revient en mémoire un poème de toi,
J’entends battre mon cœur sans comprendre pourquoi 

Car tu n’as pas nourri mes souvenirs d’enfance. 

Tous les ans j’espérais un cadeau de Noël,
Rêvant d’une poupée ou d’un ours en peluche, 

De papa, joli mot sur lequel je trébuche :
J’obtenais un baiser, pas même paternel, 

Et des vœux anodins formulés sur la carte 
Que tu me gribouillais, t’acquittant d’un devoir.
Il m’a fallu du temps pour ne plus t’en vouloir, 

Pour que la rancœur passe ou que je m’en écarte. 

Alors j’ai découvert un homme différent,
Acceptant de te voir sous les traits d’un poète ; 

Je ne connaissais pas tes yeux, ta silhouette,
Mais tu m’apparaissais, dans tes vers, transparent. 

J’ai tenté bien souvent de démêler l’histoire 
De ma naissance au sein d’un couple dévasté,
Mais tes alexandrins, mensonge ou vérité, 

Entretenaient le doute et l’art contradictoire. 

L’amour n’a pas jailli de mon premier regard,
Rien n’a jamais scellé nos rencontres furtives ; 

La tendresse et la joie en nos âmes captives
Auraient voulu bondir, mais il était trop tard. 

Peut-être un jour lointain, sur ton lit de souffrance, 
Aurais-tu des regrets ? Sans messe ni cercueil
Ton corps fut emporté. Tu m’as privé d’un deuil 

Et je trempe ma plume au fond de ton absence. 

***************************************

SONGE D’AMOUR

Je traverse avec toi l’espace et le temps vides, 
Souvenir récurrent du jeu des unités,
Mots dont le sens est mort pour nos corps habités 

Par le noir et l’oubli de nos âmes avides. 

L’espoir toujours déçu d’un baiser paternel
Se consumait au feu de l’incommensurable ; 

Mon cœur frappé jadis de ce mal incurable
De honte s’est brisé dans le désir charnel. 

Il m’a fallu te suivre au seuil de la souffrance 
Pour que la paix survienne au sein de la douleur ;
Une larme vermeille en tes yeux sans couleur 

A libéré d’un coup ma peine en survivance. 

Mais ton image fuit l’aube d’un jour nouveau
Qui sème ton parfum sur les rives du songe ; 

J’aimais croire au bonheur, l’amour fût-il mensonge
Et l’absence une fleur à l’ombre d’un caveau. 

*********************************

                                                                                                          Sonnet 
À ma mère

LES NON-DITS

 Le temps n’a pas brouillé les traits de ton visage ;
Comme je t’ai quittée, un dimanche matin, 

Je te retrouve en songe, en jupe de satin,
Quelques brins de muguet piqués dans ton corsage. 

As-tu le souvenir de ta fille en bas-âge, 
Abandonnée à ceux qui t’appelaient putain ?
La poupée aux yeux verts que je nommais catin 

Se taisait sous les coups quand je n’étais pas sage. 

Cinq ans d’adolescence à croire, à tes cotés,
Que l’amour se rattrape ;hélas ! les cœurs mâtés 

Ne savent plus s’épandre. Alors, je suis partie. 

Mes sentiments pour toi ne se devinaient pas,
Tu maquillais d’humour la peine ressentie ; 

Ainsi t’ai-je manquée au seuil de ton trépas. 

************************************

Les cinq poèmes suivants ont été récompensés en novembre 2007 par l’Alérion d’or décerné au meilleur participant parmi les anciens Grand Prix des Poètes Lorrains :

LE CRI DES OMBRES 

La tête me tournait : j’ai fermé les paupières. 

Un homme se pencha pour ramasser des pierres,
Une arme redoutable au poing d’un révolté, 
Au nom de la justice et de la liberté, 
Pauvres mots bafoués dans un pays en guerre.
Un père pleure un fils qu’il ne connaissait guère
Mais que son peuple acclame en martyr idéal 
Pour secouer le joug du monde occidental.

Une femme cachée aux regards sacrilèges
Disparaît sous le voile. Infâmes sortilèges
Du mollah tout-puissant qui dicte aux musulmans 
Des versets détournés par quelques boniments, 
Sous couvert mensonger de la loi coranique.
Dame-chose immolée à la lutte islamique.
Des petits orphelins sans une larme aux yeux 
Sont les muets témoins de mon Noël joyeux. 
Ni bonhomme, ni rêne et point de cheminée
Pour ces laissés-pour-compte, enfance assassinée.

Les huîtres fleurent fort et le saumon sent bon,
Dans le four se prépare une dinde, un chapon ; 

Le champagne pétille au son des mitraillettes 
Et des gouttes de sang ternissent nos paillettes.
Le rire et les sanglots se livrent un combat
Sans même devenir le sujet d’un débat, 
Et j’entends des cailloux jetés dans nos soupières.

Le cœur me débordait : j’ai rouvert les paupières.

REVEILLON

 Ce soir il faudra rire et paraître joyeux,
Vouloir faire la fête et détourner les yeux
De la misère et de la mort environnantes. 

Je devrai rester sourde aux bombes détonantes, 
Aveugle aux attentats, aux suicides masqués
Sous des actes mortels de criminels manqués. 
Lorsque les douze coups sonneront aux églises,
Le chemin de l’amour éclairé de balises 
Conduira-t-il au port de la paix, les soldats ?
Pour finir en martyr, combien de candidats
Répondront cependant à l’appel de la guerre,
Qu’elle soit dite sainte ou simplement vulgaire ?


Le dernier jour se meurt, vive le Nouvel An ! 
Je trinque à l’avenir avec un faux élan.
Ô charme de l’hypnose ! étends sur moi tes voiles
Et ne laisse passer que le feu des étoiles
Puis des baisers ardents pour conjurer le sort 
Jeté sur l’univers lorsque le diable sort. 
Entre la bûche et le café, valsons ensemble ;
J’accuserai l’ivresse et l’émoi si je tremble, 

Non la honte de fuir les peuples à genoux.
Et vous, mes disparus, venez vous joindre à nous,
Sortez de vos tombeaux, renaissez de vos cendres,
Et mêlez votre voix à nos paroles tendres.

LA MER EN NOIR ET BLANC

Le soleil se reflète en flaques argentées,
Innombrables miroirs où se perd mon regard,
Dans les eaux de la mer aux couleurs tourmentées
Et si je l’aime tant, ce n’est pas par hasard. 

J’ai comme elle un penchant pour l’outrance et le calme, 
Balancement d’autiste et cadences des flots ;
Sa rage me fascine et sa beauté me charme,
Enfer et paradis au cœur des matelots. 

Le gris du ciel ressemble aux teintes de l’ardoise 
Des toits bretons barrant la ligne d’horizon ;
Un cormoran perché sur un écueil me toise,
Etonné de nous voir, touristes hors-saison. 

L’écume ivoire coiffe une vague anthracite 
Qui roule ses galets comme dansent mes vers, 
Créés pour l’océan que tout bas je récite
Tel un hommage sobre aux dieux de l’univers.

 

UNE ROSE AU VENT

Le ciel a revêtu son uniforme gris
Pour penser aux défunts, pour annoncer novembre,
Et j’écoute la pluie au carreau de la chambre 
Me parler du chagrin, des pleurs des cœurs aigris. 

Ces larmes de cristal qui ruissellent dans l’ombre,
Comme une source pure où naîtrait l’univers, 
Sont des puits de souffrance éclaboussant de vers
Mes rêves éveillés au fond desquels je sombre. 

J’entends venir à moi le cortège des morts
Qui chaque année augmente et me laisse pensive :
La vanité d’écrire et l’espoir que survive 
L’écho de mon esprit valent-ils tant d’efforts ? 

Mes fantômes s’en vont dans un rai de lumière
Rejoindre leur royaume à l’envers du soleil ;
Ultime souvenir avant le grand sommeil, 
Dans le vent se balance une rose trémière.

PENSEES MARINES

L’océan, vague à vague, enfle son corps d’azur
Et son chuchotement sur les chemins pervenche
De l’immensité bleue où mon âme se penche 
Enivre mon cœur lourd d’un concert triste et pur.

La houle me raconte un carnet de voyage
Ecrit par les embruns, dicté par tous les vents, 
Dessiné par l’éclat d’autres soleils levants,
Parfumé par l’essence ancrée en son sillage. 

Le cri des goélands me chante l’amour fou
Qu’éprouve pour la mer le marin solitaire,
Plus fort que le désir de prendre femme à terre, 
Pour qui la bague au doigt vaut une corde au cou. 

Et de la lande vient jusqu’à moi le murmure
Des sanglots qu’une fille étouffe dans son sein ; 
Le message confus que j’ignore à dessein
Cogne au silence d’or dans lequel je m’emmure. 




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