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Joyeux suicide et bonne année !

Joyeux suicide et bonne année Roman de Sophie de Villenoisy

Sylvie, 45 ans, juriste, se retrouve très seule après la mort de son père. Plus de parents, pas d’enfants, pas de famille, peu d’amis, pas d’amant, même pas un chien ou un chat pour fêter ses retours du bureau. Du coup, elle travaille beaucoup. Mal dans sa peau, sans passé glorieux ni avenir réjouissant, elle vivote. Un jour, elle se réveille avec une décision : elle se suicidera le jour de Noël sans informer quiconque.
Pour l’aider à surmonter son deuil, son amie (la seule) Véronique lui conseille de consulter un psy. Sylvie choisit Franck, le plus proche de son domicile. Plutôt bel homme, ses méthodes insolites étonnent la jeune femme et mettent du piment dans sa vie. Ils ont deux mois jusqu’à la date fatidique. Franck réussira-t-il à faire changer sa patiente d’avis ?
Un petit livre plein d’humour qui traite pourtant d’un sujet très actuel et infiniment sérieux et triste. Et pourtant, on sourit et on rit même !
On passe vraiment un bon moment avec cet ouvrage écrit dans un style très moderne.
A lire absolument.

Il y a 54 ans…

Monroe-1Le 5 août 1962 décède Marilyn Monroe, actrice américaine.
Née à Los Angeles en 1926, Norma Jeane Baker veut devenir mannequin, mais elle est repérée par un réalisateur avec qui elle signe son premier contrat en 1946. Quatre ans plus tard, elle devient une star hollywoodienne. Elle apparaît notamment dans « Les hommes préfèrent les blondes », « Certains l’aiment chaud », « Les Désaxés » et obtient en 1960 le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie.
Sex-symbol, Marilyn Monroe fait fantasmer les hommes du monde entier, mais sa vie personnelle est une vaste catastrophe. Son mariage en 1942 avec James Dougherty prend rapidement fin lorsque celui-ci s’engage dans la Marine. Celui avec Joe DiMaggio en 1954 est un tel échec qu’il ne durera que huit mois. Puis elle épouse en 1956 l’écrivain Arthur Miller qui n’aura de cesse de la détruire jusqu’à leur séparation en 1961.
Dès 1957, elle voit un psychiatre quasiment chaque jour avant de sombrer dans un alcoolisme débutant qui commence par épaissir sa silhouette… La prise excessive de barbituriques la plonge dans le coma en 1962.
DiMaggio, qui n’a jamais cessé de la voir, propose de l’épouser à nouveau ; la date du 8 août 1962 est arrêtée. Mais cela ne suffit pas à sortir l’actrice de sa dépression.
Elle est découverte morte, nue dans son lit, entourée de boîtes de barbituriques. Son décès est un mystère : suicide ou homicide ? La thèse du complot conjointement organisé par le FBI et la CIA dans le but d’accumuler des preuves contre les Kennedy n’est pas exclue…

L’enfant

L'enfant Jules Vallès   Roman de Jules Vallès

Autobiographie ou roman de fiction, ce récit est l’histoire d’un enfant maltraité, physiquement et psychologiquement.
Fils d’un professeur de collège mal considéré et d’une paysanne bornée, bête et méchante, Jacques Vingtras subit les coups et les humiliations avec le stoïcisme de tous les enfants battus qui assimilent les coups à des marques d’attention et qui souvent mettent longtemps à comprendre que le comportement de leurs parents n’est pas normal. Le petit Jacques aime ses parents et est convaincu qu’ils l’aiment en retour puisqu’ils le frappent « pour son bien ». Il est alors très étonné de découvrir que ses camarades ne reçoivent pas tous gifles et coups de fouet et il les plaint même d’avoir des parents aussi peu aimants ! Vers la fin de l’adolescence, alors qu’il séjourne à Paris, il cherche à s’émanciper, après avoir enfin compris qu’il était préférable pour lui de se séparer de ses parents afin qu’ils l’aiment un peu moins !…
Ecrit dans un style grinçant, avec un humour qui met le lecteur souvent mal à l’aise, cet ouvrage est celui de la maltraitance universelle et intemporelle.

Il y a 152 ans…

AloisAltz131721Le 14 juin 1864 naît Aloïs Alzheimer, médecin psychiatre, neurologue et neuropathologiste allemand qui a donné son nom à une maladie.
Une patiente de 51 ans est admise à l’hôpital de Francfort en novembre 1901, apparemment atteinte de démence. Elle sera suivie par le Dr Alzheimer jusqu’à sa mort en avril 1906. Il examine alors son cerveau et découvre les anomalies caractéristiques de la maladie. Il décrit pour la première fois les symptômes et l’analyse histologique du cerveau en 1906, lors d’une conférence de psychiatres allemands. Plusieurs autre médecins confirmeront la découverte de leur confrère.
Alzheimer décède en 1915.

Il y a 189 ans…

PinelLe 25 octobre 1826 décède Philippe Pinel, aliéniste français né en 1745.
Partisan de l’abolition des chaînes qui entravaient les malades mentaux et de l’humanisation de leur traitement, il est nommé en août 1793 médecin des aliénés à l’hôpital de Bicêtre en région parisienne.
Très vite, il décide de réformer la prise en charge des malades et demande l’autorisation de supprimer les chaînes qui les entravent. Malgré les réticences des gardiens, il obtient l’autorisation et deux ans plus tard, nommé médecin-chef de la Salpêtrière, il applique les mêmes réformes.
On lui doit également la première classification des maladies mentales et une grande influence sur la psychiatrie et le traitement des aliénés en Europe et aux Etats-Unis.

Un rayon de lumière : l’histoire de Nick Traina

Un rayon de lumière Récit de Danielle STEEL

Lorsqu’une amie me proposa de me prêter cet ouvrage, mon premier réflexe fut de refuser car j’avais déjà lu un ou deux livres de cet auteur, et ce n’était pas vraiment le genre de romans que j’apprécie. Mais elle insista et devant son enthousiasme, j’acceptai, d’autant qu’il ne s’agissait pas d’un roman mais d’un récit de vie, plus précisément celui de son fils.
Dès sa naissance, Nick se révèle être un enfant différent : il dort très peu, fait preuve d’une grande précocité et semble la proie tour à tour d’un dynamisme fatigant puis d’une léthargie déroutante. Ainsi vite, sa mère décèle une anomalie chez ce garçon plein de charme, mais il faudra du temps, beaucoup trop de temps, aux divers médecins qu’elle consulte pour arriver au terrible diagnostic : le garçon souffre de psychose maniaco-dépressive.
En tant que maman, je comprends le besoin qu’a éprouvé l’auteur d’écrire sur le sujet. D’ailleurs, de ce point de vue, l’ouvrage est intéressant tant le trouble bipolaire est méconnu voir inconnu du grand public. Dans son récit, Danielle Steel nous présente la maladie sous tous ces aspects.
En tant que lectrice, je me suis ennuyée… On comprend très vite dans quel enfer l’enfant puis l’adolescent sombre avant de rejaillir dans la lumière, éclaboussant copieusement sa famille et ses amis de son humeur en dents de scie. Je me suis vite lassée des nombreux détails, des poèmes et des lettres recopiés par l’auteur et j’ai vraiment eu du mal à terminer cette histoire dont on sait dès la première page qu’elle se terminera mal.
Bien sûr, on éprouve de l’admiration et de la compassion pour cette maman qui se bat au quotidien afin que son fils, par ailleurs talentueux, puisse vivre ses passions et mener une vie la plus normale possible. Mais on éprouve aussi, au fil des pages, beaucoup de peine pour les nombreux frères et soeurs de Nick qui passent un peu à la trappe dans ce livre dédié au fils chéri dont ils ont néanmoins partagé le drame…

1er extrait de mon dernier roman « La Confession d’Anna »

Chalumeau Confession d'Anna 1ere couv Edition 1Du plus loin qu’il se souvenait, Alexandre n’avait jamais entendu sa mère rire. Elle n’était pas une mauvaise mère ; simplement, elle était toujours triste. Elle portait sur le visage les stigmates du malheur et en elle un secret de famille qu’il n’avait pas réussi à percer malgré les innombrables questions posées à différentes étapes de son enfance puis de son adolescence.
Au volant de sa voiture, le jeune homme conduisait attentivement dans les rues de Nancy, sa ville natale. Il se réjouissait de bientôt serrer sa mère dans ses bras. Elle était tout pour lui et il savait, même si la pudeur l’empêchait de lui témoigner son amour, qu’il était tout pour elle.
Longtemps, il n’avait pas vu la femme derrière la mère. Comme tous les enfants, elle était « Maman », plus précisément sa « M’man », un être asexué entièrement dévoué à l’éducation de son fils. Jamais un homme, hormis les époux de ses amies, n’entrait dans leur appartement. À l’âge de la puberté, Alexandre avait commencé à s’interroger sur la sexualité de sa mère, même si le terme lui faisait horreur tant il refusait de l’imaginer dans les bras d’un individu, amant de passage ou au contraire compagnon de vie incognito. Enfant, il s’était cru le fils du Saint Esprit ; sa mère était la nouvelle Vierge Marie, sa Vierge Catherine ! Ses copains, à la fois ceux qui vivaient entre leurs deux parents et ceux qui, comme lui, n’avaient qu’une maman pour repère et qui parfois voyaient défiler des hommes à la maison, lui avaient ouvert les yeux un peu crûment. Lui n’avait jamais eu à se plaindre de la présence d’un beau-père et encore moins d’un père. Longtemps, il avait espéré que sa mère lui dévoilerait l’identité de celui-ci. Après tout, à partir d’un certain âge, il s’était senti prêt à entendre n’importe quelle vérité, mais il s’était heurté à un mutisme désespérant qui avait alimenté tous ses fantasmes. Il avait échafaudé les histoires les plus incongrues, les plus cruelles et les plus romantiques pour finalement retomber dans l’incertitude et la réalité de l’absence.

Ce soir-là, il était heureux d’annoncer la bonne nouvelle à sa mère : il avait enfin obtenu le contrat à durée indéterminée tant attendu dans l’entreprise qui avait recours depuis des années à ses services comme intérimaire. Informaticien, il n’avait jamais eu de problèmes pour travailler, en revanche il peinait à trouver une embauche ferme, ce qui l’empêchait de se projeter dans l’avenir. À vingt-sept ans, il n’avait encore rien pu entreprendre, sauf meubler son appartement et acheter une voiture à crédit, évidemment grâce à sa mère qui avait dû se porter garante.
Il avait quitté la maison assez jeune, vingt ans à peine, alors qu’il n’avait pas encore terminé ses études. Une amourette qu’il pensait éternelle l’avait amené à vouloir quitter le nid, le cocon, car sa mère s’était montrée intraitable sur le sujet : elle n’accepterait jamais d’assister à un défilé de jeunes filles chez elle avec le risque de se tromper de prénom, le matin au petit déjeuner. Le jeune couple avait rencontré la même intransigeance de la part des parents de la jeune fille ; les deux tourtereaux n’avaient eu d’autre choix que louer un studio. Alexandre travaillait le week-end dans une cafeteria et Saphia, étudiante, bénéficiait d’une bourse. Après quelques semaines d’euphorie et d’amour fou, le quotidien difficile les avait bien vite rattrapés et Alexandre n’avait plus supporté cette vie monotone qu’il menait auprès de sa première conquête ; Saphia, néanmoins, plaisait à sa mère. Peut-être d’ailleurs lui plaisait-elle trop ; le garçon en éprouva de la jalousie. Il avait donc rompu et cherché un nouveau studio car il avait bien compris que sa mère n’envisageait pas son retour dans sa chambre d’adolescent qu’elle avait d’ailleurs rapidement transformée en bibliothèque. Puis il avait rencontré Ophélie. Plus âgée que lui et régulièrement dépressive, elle vivait des aides sociales. Catherine avait également apprécié cette jeune femme, pour des raisons différentes, mais son état de santé psychologique l’avait inquiétée. Le comportement maternel de la jeune femme, qui avait tant plu au garçon en mal de tendresse, avait fini par l’agacer. Ophélie ne vivait que par lui et pour lui. Cette dévotion à sa personne l’avait d’abord séduit, mais elle le contraria bien vite quand il dut affronter le caractère possessif de sa copine ; au chômage, elle attendait son retour avec impatience et ne le lâchait plus de la soirée ni du week-end. Il n’avait plus une minute à lui et ne pouvait même plus rendre visite seul à sa mère. Elle voulait à chaque fois l’accompagner et Catherine trouvait cela normal. Par crainte de plonger la jeune femme dans la dépression s’il rompait, il se montra de plus en plus distant, jusqu’à ce qu’Ophélie lui dise un jour qu’elle quittait Nancy pour retourner chez ses parents en Vendée. Alexandre n’eut pas l’hypocrisie de vouloir la retenir, mais il eut la décence de dissimuler son soulagement.

Adolescent, Alexandre avait pensé que sa mère était lesbienne. L’absence d’hommes dans son entourage lui paraissait à la fois suspecte et révélatrice du grand mystère. Mais il avait dû se rendre à l’évidence qu’à part la présence de Michèle, amie d’enfance, aucune autre femme ne se trouvait dans l’intimité de Catherine. Il avait rencontré des collègues, mais aucune d’entre elles n’éveilla un doute en lui. Quant à Michèle, sa marraine, elle était aujourd’hui divorcée, mais il l’avait connue mariée - son époux était en outre également son parrain - et mère de deux filles un peu plus jeunes que lui. Leur amitié était profonde et solide, mais il n’avait jamais été témoin d’aucun geste déplacé entre les deux femmes ; il en fut à la fois soulagé et déçu car le mystère demeurait entier et il ne connaissait toujours pas ses racines.

Alexandre gara sa voiture sur le parking de la résidence. Il aimait revenir dans cet endroit. L’appartement que sa mère occupait dorénavant seule était situé dans un immeuble construit sur une butte. Du dixième étage, la vue était splendide. D’un côté, la ville s’étalait aux pieds des habitants et de l’autre, côté chambres, un parc assurait la quiétude de leurs nuits.
Par habitude et par égard, il sonnait toujours deux coups brefs à la porte d’entrée de l’immeuble avant de l’ouvrir avec sa clef puis de pénétrer dans l’ascenseur. Généralement, quand il arrivait sur le palier, Catherine l’accueillait sur le pas de sa porte. Il voyait dans ses yeux le plaisir qu’elle ressentait de sa visite, mais ses bras jamais ne l’entouraient et elle ne pressait jamais son corps contre le sien. Il en souffrait parfois et il enviait les camarades dont les mères démonstratives et exubérantes lui procuraient à la fois gêne et jalousie. Elles étreignaient leurs fils avec force et impudeur et les embrassaient en les regardant presque amoureusement. Tandis que lui devait deviner l’amour qui bouillonnait dans les veines de sa mère, sa fierté maîtrisée, ses élans retenus, ses paroles tendres tues.

Ce soir-là, Catherine ne l’accueillit pas. Il sonna de nouveau avant d’introduire sa clef dans la serrure et entra dans le couloir. Perplexe, il vit de la lumière dans le salon. Le vieux chat Socrate vint se frotter à ses jambes. Il caressa le pelage noir de l’animal dont il avait partagé le quotidien et sa couette pendant dix ans. Il pensa à la mort future et sans doute proche du félin, âgé déjà de dix-sept ans… Il savait que sa perte serait douloureuse.
Sur le seuil, il découvrit sa mère assise dans son fauteuil habituel, prostrée, le visage livide, une feuille de papier à la main. Alexandre pensa immédiatement à une mauvaise nouvelle et fit mentalement le tour de leurs connaissances pour tenter de deviner qui pouvait bien être malade et peut-être mort. Cela ne lui prit que quelques secondes car il n’avait pas de famille et le cercle amical de sa mère était très réduit.
― M’man ? fit-il.
Catherine leva lentement les yeux et les posa sur son fils.
― Que se passe-t-il ? demanda-t-il.
Devant l’apathie de sa mère, il effectua les quelques pas qui le séparaient d’elle et s’agenouilla pour lui prendre la main.
― Que se passe-t-il ? répéta-t-il.
Pour toute réponse, Catherine lui tendit la lettre.
― Qu’est-ce que c’est ? murmura-t-il.
― Lis, dit-elle d’une voix blanche.
Il prit le courrier et le parcourut, puis il regarda de nouveau sa mère.
― Je ne comprends pas. Qu’est-ce que cela signifie ?
― Je suis obligée de payer la maison de retraite de cette femme ! explosa Catherine.
― Oui, mais qui est cette Anna… Kasperzak ?
― Apparemment, la mère de ma mère.
― La mère de ta mère… Ta grand-mère ?
― Oui. La femme qui a abandonné sa fille et qui n’a jamais connu sa petite-fille ! Pourtant, elle a trouvé le moyen de savoir où j’habite pour exiger que je subvienne à ses besoins !
― Je doute qu’elle ait elle-même effectué les démarches ! Quel âge a-t-elle ?
Catherine saisit le courrier :
― Elle est née en 1924, annonça-t-elle.
Alexandre déglutit. L’information était de taille. Voilà que, d’un coup, son arrière-grand-mère débarquait dans sa vie !

Vous pouvez acheter ce livre au format papier en m’envoyant un mail : isabelle.chalumeau@orange.fr ou au format e-book sur cette d’Amazon : http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85Z%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Zaz+Chalumeau

Prix Erckmann-Chatrian : les romans reçus

Comme vous le savez, j’ai envoyé mon dernier roman intitulé « La Confession d’Anna » aux membres du jury du Prix Erckmann-Chatrian. Voici la liste des ouvrages concurrents :

  • Zaz CHALUMEAU / La Confession d’Anna / Autoédition
  • Paul COUTURIAU / Allegra / Éditions Genèse
  • Martial DEBRIFFE / La Rivière du pardon / Éditions Calmann-Lévy
  • Hervé DURAND / Le Synopsys de Bérénice / Presses numériques Hélio Services
  • Raphaële ESCHENBRENNER / Exil à Spanish Harlem / Éditions du Seuil
  • Philippe FUSARO / Aimer fatigue / Éditions de l’Olivier
  • Benoît GAUTIER / Lorraine d’or et de haine / Éditions Rebelyne
  • Nathalie GROENECKE / Je ne suis qu’une œuvre d’art / Éditions Chloé des Lys asbl
  • Nathalie HUG / 1, rue des Petits-pas / Éditions Calmann-Lévy
  • Fabienne JACOB / Mon âge / Éditions Gallimard
  • Aline KINER / La Vie sur le fil / Éditions Liana Lévi
  • Nicolas MATHIEU / Aux animaux la guerre / Éditions Actes Sud
  • Élodie PIERRON / Enfance volée / Éditions Le Verger des Hespérides
  • Eric REINHARDT / L’Amour et les forêts / Éditions Gallimard
  • Paul REYEN / La Transcendance rebelle / Autoédition
  • Danièle VOGLER / Les Trois rêves de Linh / Éditions Le Verger des Hespérides

Cela ne signifie pas que mon roman a été sélectionné pour participer au prix, mais seulement qu’il a bien été reçu par les jurés avec 15 autres ouvrages.
Quand je vois certains noms, je me dis que mon « Anna » a peu de chances, surtout que le roman a été publié en autoédition… Mais bon, s’il pouvait passer la prochaine étape, à savoir celle des romans retenus pour participer au prix, je serais déjà ravie.

Info prise sur http://www.prix-erckmann-chatrian.fr/le-prix/livres-recus/

Le collier rouge

Le collier rouge Roman de Jean-Christophe RUFIN

La Première Guerre mondiale est terminée. Dans la caserne d’une petite ville du Berry, un prisonnier unique attend son jugement. Son geôlier, Raymond Dujeux, écrasé par la chaleur et la fatigue à cause du chien du détenu qui, planté sur la place face à l’édifice, aboie sans discontinuer, attend avec impatience l’arrivée du juge.
L’officier Hugues Lantier du Grez débarque dans la caserne durant l’été 1919 pour juger l’affaire du soldat Morlac, un ancien poilu, un héros qui a commis un acte déshonorant, crime pour lequel il risque le
Le paysan et l’aristocrate, assis face à face dans la cellule, se jaugent. Alors que tout les oppose, Lantier ne peut s’empêcher de penser que l’acte ignoble du soldat, plus cultivé que tous ceux de sa condition, masque un mal-être plus profond et une blessure psychologique bien plus à vif que les lésions corporelles qui ont fini par cicatriser.
C’est alors qu’il fait la connaissance de Valentine, une paysanne aussi énigmatique que Morlac dont elle fut la maîtresse et qui élève seule son enfant. Comme Morlac, Valentine est une écorchée vive. Comme lui, elle nourrit un idéal qu’elle entretient par la lecture de grands auteurs.
Et puis il y a le chien, surnommé Guillaume par son maître, fidèle comme tous ceux de son espèce, à l’amour indéfectible pour l’homme qu’il a choisi de suivre dans les tranchées et sur le front comme à l’arrière, blessé comme lui par des balles et des éclats d’obus. Pourtant, cet amour n’est pas réciproque et l’officier chargé de régler cette affaire ne comprend pas l’indifférence voire la haine de l’ancien soldat pour son compagnon à quatre pattes qui a si longtemps partagé son quotidien dans l’enfer de la guerre. Quelque chose cloche. Morlac est un détenu bien trop pressé d’en finir pour rejoindre le bagne.
Avec patience et humanité, l’officier parviendra-t-il à gagner la confiance des trois protagonistes – Morlac, Valentine et le chien – pour démêler cette affaire et rendre un jugement éclairé ?
En 150 pages à peine, Rufin nous raconte une histoire dont le dénouement n’a lieu que dans les toutes dernières pages. C’est l’histoire d’ « un nain que dévoraient des ambitions de géant ». C’est l’histoire d’une femme amoureuse dont le cri « laisse toujours aux hommes l’impression qu’en cette matière ils sont d’une grande faiblesse. » C’est un récit sur la condition humaine : « L’humanité, c’est aussi avoir un idéal et se battre pour lui. »
A découvrir.

 

Il y a 61 ans…

AristideLe 15 juillet 1953 naît Jean Bertrand Aristide, homme politique haïtien.
Ordonné prêtre en 1982 à Port-au-Prince, il obtient un doctorat en théologie biblique à l’Université de Montréal (Canada) et une licence en psychologie.
Il est élu président d’Haïti en décembre 1990 avec plus de 67% des voix et renversé moins d’un an plus tard.
Réfugié au Etats-Unis, il revient à la tête de l’état haïtien en octobre 1994 grâce une intervention militaire des USA.
Il quitte ses fonctions en février 1996 et est réélu en novembre 2000. Mais en février 2004, confronté à une insurrection armée et sous la pression de la communauté internationale, il abandonne le pouvoir et quitte Haïti.
Il est accusé d’avoir volé à l’État des dizaines de millions de dollars au profit de sa famille et de ses proches et d’avoir participé au trafic de drogue. Cependant, aucune preuve n’a encore pu être fournie.

Il y a 204 ans…

SchuhmannLe 8 juin 1810 naît Robert Schumann, compositeur allemand.
Contrairement à de nombreux musiciens célèbres, Schumann n’est pas un enfant prodige. En effet, il a 18 ans lorsqu’il rencontre Friedrich Wieck, éminent professeur pédagogue hors pair. Comme il est trop tard pour faire du jeune homme un pianiste virtuose, il le guide vers la composition.
La musique de Schumann est empreinte d’un grand romantisme.
Il a composé plusieurs symphonies, concertos et pièces pour piano.
Il décède en 1856, interné dans un asile psychiatrique, atteint d’une maladie demeurée toujours un peu mystérieuse…

Il y a 96 ans…

BerthaLe 23 mars 1918, les Parisiens se réveillent sous une pluie d’obus.
Dès 7 h 15, alors que le ciel est désert, ils entendent des explosions régulières. C’est la « Grosse Bertha », importante pièce d’artillerie terrestre utilisée par l’armée allemande ainsi surnommée par les Parisiens, qui cause de considérables dégâts dans la capitale. Outre plus de 250 morts et plus de 600 blessés, on déplore des effets psychologiques graves parmi les habitants qui ignoraient la provenance de ces obus.

Chez le psy…

Gloria 08

Home sweet home

Home sweet home Nouvelle d’Anita BERCHENKO

Kate aime tellement sa petite chatte surnommée Sweety qu’elle veille rigoureusement à faire respecter la consigne dans sa maison d’hôtes : ne jamais ouvrir les fenêtres et bien fermer les portes avant de sortir afin que Sweety ne puise s’échapper.
Mais les chats n’en font qu’à leur tête et un jour, Sweety profite d’un moment d’inattention pour s’aventurer dehors…
Nouvelle extraite du recueil « Les Hirondelles sont menteuses ».
Très bien écrit, ce récit n’offre aucune surprise mais une petite touche psychologique intéressante.

Un métier d’avenir : psy pour chiens

Un métier d'avenir : psy pour chiens dans Coupures de presse gloria-41

Petite pluie bretonne…

… Zaz griffonne !…
Déjà hier, la météo n’était pas folichonne. Nous en avions profité pour faire les magasins et les achats nécessaires pour garder à niveau voire améliorer le standing de la maison : une grande échelle, des plaques en novopan pour aménager les combles, changer le fer à repasser, racheter des verres, etc.
Alors qu’il pleuvait hier par intermittence, il pleut aujourd’hui sans arrêt depuis très tôt ce matin, une petite pluie droite et froide faite pour durer.
Je vais donc mettre cette journée un peu tristounette à profit pour corriger le manuscrit de mon prochain livre. Je termine actuellement la V3, la V1 étant la première version, soit le premier jet. Monique a déjà effectué une première lecture pour éliminer les incongruités, anachronismes et autres bourdes inévitables quand on écrit, comme moi, par épisodes parfois entrecoupés de plusieurs semaines quand j’ai beaucoup de travail. Puis elle a relu la V2 pour vérifier qu’il ne restait plus de bêtises. Dès la V4, je m’attacherai davantage à la forme et à la profondeur psychologique des personnages.
Le titre, provisoire mais sans doute définitif, est « La confession d’Anna ». L’idée de ce roman m’est venue à la suite d’un fait divers : une femme, abandonnée par sa mère à sa naissance, est assignée par le tribunal à payer la maison de retraite de sa mère indigente. J’ai transposé l’histoire en descendant d’une génération afin de pouvoir me servir de la vie réelle, mais romancée, d’une jeune Ukrainienne déportée en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale puis expatriée en France suite à son mariage avec un jeune soldat prisonnier et travaillant dans la même ferme.
Dans mon histoire, c’est Alexandre, l’arrière-petit-fils, qui s’intéresse à l’histoire de son aïeule et qui fera le siège de la maison de retraite pour rencontrer la vieille dame.

Si tout va bien, le roman devrait paraître début 2014.

Il y a 114 ans…

Il y a 114 ans... alfred_hitchcockLe 13 août 1899 naît Alfred Hitchcock, cinéaste britannique spécialisé dans les films policiers à suspense.
Sa carrière débute à Londres en 1920. Engagé par des studios américains, il dessine des intertitres pendant deux ans.
En 1926, il réalise son premier film. Mais il devra attendre 1954 pour connaître le grand succès avec des films classés aujourd’hui au rang de chefs-d’oeuvre comme « Sueurs froides », « Psychose » et « Les oiseaux ».
Il décède en 1980 à Los Angeles.

 

La chambre écarlate

La chambre écarlate dans Livres lus la-chambre-ecarlate-150x150 Roman de NICCI FRENCH

Kit Queen, psychiatre, travaille à Londres pour la police. Lorsqu’elle est appelée pour donner un avis sur le profil psychologique de Michael Doll, un marginal soupçonné de multiples petits délits, elle est violemment agressée par celui-ci. Après un séjour à l’hôpital et marquée à vie par une balafre qui court de sa tempe à sa mâchoire inférieure, elle retrouve son métier mais son mari l’a quittée. C’est alors qu’une amie d’enfance arrive dans sa vie. Julie n’a jamais accepté de vivre une existence conventionnelle ; elle a choisi l’errance et l’avanture à travers le globe. Kit l’accueille et la laisse s’installer chez elle.
Kit est appelée par la police dans une affaire de meurtre. Une jeune SDF a été assassinée près d’un canal ; Michaël Doll est suspecté. Kit accepte de le rencontrer et, de nouveau, donne un avis contraire à celui des enquêteurs.
Un deuxième meurtre est commis. Le cadavre a été trouvé au même endroit, au bord d’un canal. Mais le profil de la victime est complètement différent puisqu’il s’agit d’une jeune femme issue de la riche bourgeoisie londonnienne, épouse et mère d’une petite fille de cinq ans.
Alors que la police soupçonne de nouveau Michaël Doll, Kit est persuadée de l’innocence du garçon, mais convaincue d’un lien entre les deux meurtres. Contre l’avis de la police qui veut clore les deux affaires et incarcérer Michaël Doll, elle se rend dans un foyer d’accueil pour jeunes délinquants, dirigé par Will Pavic. L’homme est d’un abord difficile et Kit se heurte à son manque d’enthousiasme et de coopération. Lorsqu’elle apprend qu’il est un ancien homme d’affaires de la City qui a tout plaqué du jour au lendemain pour ouvrir ce centre dans un quartier mal famé de la capitale, la curiosité de la psychiatre est piquée au vif. Sans parler de Michël Doll qui, après l’avoir méchamment agressée, a jeté son dévolu sur la jeune femme, persuadé qu’elle seule peut le comprendre. Heureusement, il y a Julie qui apporte beaucoup de fantaisie et de légèreté dans l’existence de Kit qui va remuer ciel et terre pour apporter la preuve de l’innocence de Doll.
Un thriller très lent à démarrer. Contrairement aux autres romans des mêmes auteurs (Nicci French sont deux), il faut attendre les cinquantes dernières pages pour être enfin tenu en haleine. Et la fin surprend le lecteur. Malgré tout pour moi pas un grand roman et surtout pas le meilleur de Nicci French !

Il y a 109 ans…

Il y a 109 ans... weissmuller_gal_l_021011-202x300Le 2 juin 1904 naît Johann Peter Weissmüller alias Johnny Weissmüller, sportif américain d’origine hongroise.
En 1924, aux Jeux Olympiques à Paris auxquels il participe grâce aux papiers de son frère né sur le sol américain, il remporte trois médailles d’or en nage libre. En 1928, aux JO d’Amsterdam, il conserve ses médailles d’or sur 100 m et 4 x 200 m.
Il a établi 28 records du monde et obtenu 52 titres de champion des Etats-Unis. Durant toute sa carrière sportive, il n’a jamais perdu une course officielle.
Après un contrat de publicité avec une marque de maillot de bain, le sportif incarne à l’écran au début des années 30 le rôle de Tarzan. Il tourne des épisodes de cette inoubliable série pendant seize ans et forme au cinéma, avec Jane, leur petit garçon et la guenon Chita, l’image du bonheur.
La réalité est moins glamour… Cinq fois divorcé, Weissmuller peine à faire face à ses obligations de pension alimentaires et doit vendre une grande partie de ses biens. Pour survivre, après l’arrêt de la saga Tarzan, il devient vendeur de piscines. Mais il continue à s’identifier au personnage de la jungle qui l’a rendu mondialement connu et sombre lentement dans la folie.
Il décède en 1984 après avoir passé ses dernières années dans un asile psychiatrique.tarzan41213 acteur

Le regard des femmes

Le regard des femmes dans Livres lus le-regard-des-femmes-150x150  Roman de Max GALLO

Philippe Guibert, énarque, haut fonctionnaire, membre éminent de la commission de Bruxelles, n’est pas peu fier de sa réussite, s’interdisant par ailleurs de s’interroger sur son passé et notamment celui de ses parents. Fils de résistant dont l’épouse a refusé d’accoler le nom de guerre au sien, Philippe a avancé sur son chemin pour atteindre le sommet et la considération qui l’accompagne.
Quand il rencontre Lisa Romano, historienne italienne spécialisée dans le Moyen Âge vénitien, enseignante dans plusieurs universités européennes, il est ébloui par le regard de cette jeune femme beaucoup plus jeune que lui. Lisa se donne sans conviction mais, le jour de l’enterrement de son père qu’elle chérissait et admirait plus que n’importe qui d’autre, elle demande à Philippe de l’épouser.
Avant lui, la jeune femme a vécu une relation passionnelle avec un journaliste grec, également beaucoup plus âgé qu’elle. Alors elle n’est pas étonnée de ne rien ressentir avec Philippe, de se dématérialiser de son corps pour observer avec froideur leurs ébats où seul son mari s’agite et crie avant de retomber sur le côté, épuisé et heureux. Lentement, leurs relations se dégradent. Lisa ne supporte plus son époux et le monde qu’il incarne ; tout lui semble superficiel, artificiel, hypocrite. Philippe quant à lui ne s’intéresse pas aux travaux de son épouse qu’il juge sans intérêt puisque ancré dans le passé ; lui est un homme d’avenir, un bâtisseur de l’Europe ! Alors que Lisa s’éloigne de plus en plus, Philippe s’accroche ; plus elle le traite en un petit garçon capricieux, plus il s’attache. Et l’on assiste à la lente dégringolade de cet homme politique qui redevient, dans sa vie privée, ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un enfant apeuré par le regard des femmes, en demande permanente d’amour et d’admiration. Lisa, qui a vécu dans le regard de son père, ne peut comprendre cet homme ambivalent.
Le jour où Vassos, son ancien amant grec, décide de publier un livre sur le père de Philippe, tout bascule.
Un livre très bien écrit, bien sûr, dont le propos est parfois un peu difficile en raison des incessants retours en arrière, mais qui laisse, quand on le referme, un goût amer dans la bouche. Soit on se réjouit de constater que les hommes politiques sont des êtres humains comme vous et moi, tourmentés par les affres de l’amour, soit on est effrayé de voir que des êtres au profil psychologique aussi fragile sont au pouvoir et prennent des décisions importantes pour le quotidien de chaque Européen.
A lire, même si le livre n’est pas nouveau, il est toujours d’actualité !

Jeux de dupes

Jeux de dupes dans Livres lus jeux-de-dupes-150x150 Roman de NICCI FRENCH

Samantha Laschen est médecin psychiatre spécialisée dans le traitement du stress post traumatique.
Maman d’une petite fille de quatre ans dont le père s’est donné la mort par pendaison, elle entretient depuis quelque temps une liaison un peu difficile avec Dany, un artisan qui a du mal à trouver sa place. Sur un coup de tête et contre l’avis de Dany, Sam décide de quitter Londres pour venir habiter à la campagne avec sa petite fille, Elsie.
Alors qu’elle n’a pas encore pris ses fonctions à l’hôpital de Stamford, on lui demande d’héberger une jeune fille de dix-huit ans dont les parents ont été sauvagement assassinés ; elle-même n’a survécu à ses blessures que par miracle. Samantha commence par refuser, mais pressée à la fois par son supérieur et la police, elle accepte et accueille Fiona Mackenzie. D’emblée, Elsie s’entend à merveille avec Finn et Sam baisse la garde. Le comportement de la jeune fille est en tous points conforme à celui des victimes de violences physiques et psychiques et Samantha ne se méfie ni de la jeune fille, ni de son médecin traitant ni des policiers qui veulent classer l’affaire après avoir été amenés sur une fausse piste.
Lorsque son amant et la jeune fille disparaissent ensemble, pour apparemment vivre leur amour passionnel, Samantha peine à croire Dany capable d’une telle trahison. Puis le couple de fuyards est retrouvé dans une voiture, leurs corps entièrement carbonisés dans la carcasse de l’automobile qui a mystérieusement pris feu. La thèse est celle du suicide ; les deux amants n’auraient pas supporté le mal qu’ils faisaient à Samantha. Mais lorsqu’elle découvre que Fiona a rédigé un testament en la faveur exclusive de son médecin traitant, le Docteur Michael Daley, qui deviendrait du jour au lendemain multimilliardaire, le doute s’incruste. Lorsque celui-ci l’invite à une sortie en mer sur son bateau, Sam accepte en se préparant au pire. Au cours de cette virée, elle apprend au péril de sa vie une partie de la vérité. Mais qui est vraiment Fiona Mackenzie ?
Pas le meilleur roman de Nicci French, mais agréable quand même.

Il y a 102 ans…

Il y a 102 ans... tennessee-williams1620-223x300
Le 26 mars 1911 naît Tennessee Williams, dramaturge américain, auteur notamment de « Un tramway nommé désir », « Une chatte sur un toît brûlant » et « La nuit de l’iguane ».
Après avoir exercé divers métiers, dont celui de scénariste à Hollywood, il s’impose à Broadway en 1945 avec « La Ménagerie de verre ». Dès lors, Tennessee Williams poursuit une brillante carrière dramatique. Il met en scène des personnages psychologiquement fragiles qui tentent désespérément de rompre leur solitude dans un monde cruel où les hommes sont les victimes impuissantes d’un système social impitoyable et périmé. Incompréhension, frustration, culpabilité, homosexualité et névrose forment la trame de son univers.
Il décède en 1983.

Chez le psy

Chez le psy dans Coups de gueule gloria-02

Traces

Traces dans Livres lus livre-vierge1-107x150 Poèmes de Serge BEYER

Ce recueil est petit, mais ô combien intense !
Il commence par une série d’ »Instantanés sous forme de haïkus », dix petits poèmes qui sont en effet comme des clichés, ces photos prises dans la rue pour essayer de capturer la vie. Je vous en livre deux, mes préférés :

Le ciel bleu Chagall
Aux vitraux de ton regard
Escapade à Reims

Madame la psy
A quoi bon « tuer le père ? »
Il a vécu mort

En 17 syllabes, à peine un alexandrin et demi, tant de choses sont exprimées ! J’ai toujours considéré que le sonnet était un art difficile car il faut tout dire en quatoze vers, pas un de moins et pas un de plus. Mais dans un haïku, il s’agit d’exprimer toute une idée et de suggérer le reste en tois petits vers 5-7-5… Une gageure que réussit l’auteur avec brio !
Suivent quatre poèmes classiques même si des puristes relèveraient quelques imperfections. Mais les vrais amateurs de poésie savent bien que les vers les plus parfaits ne sont pas les plus poétiques !
Dans « je sais », si on y déniche un hiatus disgrâcieux, je préfère m’attarder sur ce vers magnifiquement rythmé :

Je sais le vin fougueux aux lèvres du convive

Dans « Un cappuccino à la fraise », le parfum du fruit écrasé m’a chatouillé les narines. Un quatrain sublime :

A l’aube une flute irlandaise
Arpègera les vents d’Armor
Elfe de feu sur la falaise
Tu seras son plus bel accord.

Dans « Eclipse »,

Les astres amoureux, cachés en un coin de ciel,
Vivent éperdument une Vénus de miel.

tandis que dans « Conjugaison », on termine le recueil avec beaucoup de sensualité.

Cet ouvrage n’est pas commercialisé, mais je conseille vivement aux amateurs de belle poésie, inventive et sensuelle, de se rendre sur cette page du blog de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France) pour découvrir les poèmes de Serge BEYER, Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérion d’Or 2011 : http://spafenlorraine.unblog.fr/category/artistes-spaf-lorraine/beyer-serge/

Une affaire conjugale

Une affaire conjugale dans Livres lus Une-affaire-conjugale-150x150Roman de Eliette ABECASSIS

Jérôme, dirigeant d’une start up, et Agathe, parolière, sont mariés depuis huit ans et sont parents de jumeaux. Après la phase de l’amour fou est venue celle de la parentalité et bien vite, celle de l’éloignement. Jérôme est de plus en plus absent, des voyages qu’il prétend liés à son activité professionnelle. Agathe, qui assume seule l’éducation de leurs enfants, travaille de moins en moins.
Au milieu de la nuit, alors que son mari est en voyage d’affaires, elle reçoit un appel de sa part. Mais rapidement, elle se rend compte qu’il s’agit d’un appel involontaire ; c’est bien son mari qui l’appelle de son téléphone portable, mais l’appel est effectué à son insu, à la suite d’un faux mouvement. Jérôme est apparemment dans la rue en compagnie de joyeux lurons à qui il raconte ne plus supporter sa femme. Abasourdie, Agathe décide de crocheter la porte du bureau de Jérôme qu’il ferme chaque jour à clef… Ce qu’elle découvre la laisse sans voix : au milieu d’un désordre indescriptible (vêtements sales, cendriers pleins, bouteilles vides, etc.), l’ordinateur la nargue. Elle s’assied et tombe sur une page Facebook ; c’est celle de son mari et elle découvre ses prouesses amoureuses dont il se vante sur Internet. Apparemment, il va même jusqu’à la tromper sur le canapé de leur propre salon ! Puis elle découvre qu’il visite des sites de rencontres.
Sans tergiverser, elle décide de divorcer. Commence alors une guerre des nerfs car le mari indifférent depuis des années à l’éducation des enfants va se transformer en papa poule pour demander la garde alternée, seul moyen de blesser encore son épouse.
Par avocats, détectives, psychologues et juges interposés, les deux époux vont s’écharper comme des chiffonniers et les jumeaux vont devenir leur monnaie d’échange.
On suit toute la procédure du divorce et l’évolution des deux protagonistes. C’est à la fois banal et passionnant.
Ecrit dans un style très moderne, les récalcitrants à la technologie actuelle risquent de se sentir un peu largués car il est beaucoup question de Facebook, Outlook, Google, etc.

Chez le psy…

Chez le psy... dans Coupures de presse Gloria-029

Les Jolis Garçons

Les Jolis Garçons dans Livres lus Les-jolis-garçons-150x150 Roman de Delphine DE VIGAN

Emma Pile est une jeune femme célibataire, la trentaine, journaliste dans la presse écrite.
Elle tombe éperdument amoureuse de Marc, célèbre avocat. Cet amour passionnel va tourner à l’obsession puis aux portes de la folie avant de la conduire à l’hôpital psychiatrique.
Puis elle rencontre Ethan, écrivain à succès. Mal marié avec une femme qui refuse de lui rendre sa liberté, il voit en Emma l’opportunité de supporter son couple qui part à la dérive.
Enfin, elle rencontre Milan, un animateur télé, coqueluche de la chaîne et des ménagères de moins de cinquante ans. Cette fois, la jeune femme est bien décidée à ne pas tomber dans le panneau d’une nouvelle histoire sans espoir d’un avenir stable. Elle regimbe avant de finalement tomber sous le charme de cet homme au moins aussi fantasque qu’elle.
Ce roman est en fait constitué de trois nouvelles, sans rien entre chaque histoire d’amour. On ignore même le temps qu’il s’est passé entre chaque rencontre. Mais l’écriture, sur un sujet aussi grave que l’amour passionnel et la folie amoureuse, est presque légère, avec des pointes d’humour et des phrases superbes, qui font rire le lecteur s’il ne fond pas en larmes… Par exemple celle-ci : « Apprendre à dire non est un travail de plusieurs années ; apprendre à dire non plusieurs fois de suite relève de la compétition.»
On retrouve dans ce petit livre, ou ces trois nouvelles, la plume alerte de Delphine de Vigan qui excelle dans l’art de décrire des situations graves sans tomber dans le pathos, en assaisonnant son récit dramatique de situations cocasses et de petites phrases drôles qui font passer la pilule. Car les personnages de cet auteur sont toujours un peu sur le fil du rasoir, « borderline » comme on dit aujourd’hui, et on ne sort pas indemne d’une telle lecture…
À découvrir.

Rien ne s’oppose à la nuit

Rien ne s'oppose à la nuit dans Livres lus Rien-ne-soppose-à-la-nuit-150x150   Roman de Delphine de VIGAN

L’histoire commence par un suicide. Une jeune femme découvre le corps sans vie de sa mère âgée de soixante et un ans, une mort à la fois prévisible et inattendue. Ce décès d’une mère atypique va devenir, pour l’auteur, l’occasion d’une enquête familiale pour essayer de comprendre la mal-être permanent de cette femme.
Lucile est le troisième enfant de neuf, une petite fille très belle et secrète, toujours sur la réserve, préférant le silence et la réflexion aux jeux de ses frères et sœurs. Ses parents, Liane et Georges, sont également hors normes, dans leur mode de vie et leur système d’éducation. Dès son plus jeune âge, Lucile travaille comme modèle et prend cette activité très au sérieux.
Très tôt, cette famille va être marquée par le malheur. Un frère, très proche de Lucile par l’âge, meurt accidentellement, d’une chute dans un puits. Pour compenser cette perte, les parents adoptent un enfant maltraité, retiré à sa mère. Après un temps d’adaptation un peu difficile, le garçon mourra dans des conditions un peu obscures, entre l’accident et le suicide. Puis un autre frère se suicidera à l’âge de 28 ans.
Marquée par ces malheurs, Lucile se marie et met deux enfants au monde : Delphine et Manon. Les deux petites filles vont devoir apprendre à vivre avec une mère maniacodépressive, consommatrice régulière d’alcool et de drogue, périodiquement internée en unité psychiatrique.
Le besoin d’écrire sur sa mère va amener l’auteur à enquêter sur sa famille, à découvrir les zones d’ombre de sa mère, mais aussi des secrets de famille, des épisodes qui prennent un éclairage tout à fait différent à la lumière du geste désespéré de Lucile.
Classé dans la catégorie des romans, ce livre est toutefois très largement autobiographique. L’auteur plonge dans un univers à la fois joyeux et glauque et le lecteur ne sort pas indemne de ce récit sans complaisance. A lire.

Cousine K

Cousine K dans Livres lus cousineK-150x150 Roman de Yasmina KHADRA

Enfant, il a vu son père se balancer au bout d’une corde, son sexe enfoncé dans sa bouche, assassiné puis pendu à une poutre de la grange où vient de naître un veau. Le garçon n’a plus le souvenir du père vivant, mais il garde ancré dans sa mémoire celui du cadavre hideux.
La mère ne s’est jamais remise de ce décès ; heureusement, elle a un fils, le narrateur, mais celui-ci ne compte pas à ses yeux. Elle a un deuxième fils, officier dans l’armée algérienne. Le jeune homme est son unique soleil tandis que son autre fils est transparent et insignifiant, quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse. Plus destructrice que la haine, l’indifférence maternelle marginalise le garçon.
La cousine K trouve aussi grâce aux yeux de la mère ; l’enfant a toutes les qualités. Mais son fils amoureux sait que ce n’est pas vrai car il subit ses humeurs et ses humiliations, il sait qu’elle est méchante et cruelle. Comme l’était son chat, cet animal fourbe qui l’a griffé et qui a disparu immédiatement après ce geste agressif… Cousine K aussi disparaît, poussée dans le puits par l’amoureux éconduit. En état de choc, elle n’est pas capable de dénoncer son agresseur et personne ne pense qu’il peut être l’auteur du forfait. On ne lui accorde même pas cette capacité meurtrière ; on ne s’intéresse décidément pas à lui, ni pour le bien qu’il pourrait faire, ni pour le mal qu’il fait.
Alors quand il rencontre une jeune fille sur le bord du chemin, il lui offre l’hospitalité. Il voit en elle l’espoir d’exister, la possibilité de vivre aux yeux d’une personne. Mais il n’est pas au bout de ses souffrances et la folie guette…
Un petit livre de cent pages d’une incroyable intensité psychologique et dramatique.
A prendre absolument dans ses bagages pour les vacances, en cas de soirée pluvieuse…

Mes amies, mes amours, mais encore ?

Mes amies, mes amours, mais encore ? dans Livres lus Mes-amies-mes-amours-mais-encore-150x150   Roman de Agathe HOCHBERG

Il y a trois copines, Jeanne, Natacha et Violette. Toutes les trois sont mariées et deux ont des enfants ; seule Natacha tente en vain de procréer. Ce qu’elles ont en commun, en revanche, est la muflerie de leurs maris ! Tous trois ont tôt fait d’assassiner ce « crétin » de Prince charmant qu’ils incarnaient au début de leur relation. Ils ne s’intéressent plus à leurs épouses et ne se rendent même pas compte de leurs souffrances, de leurs envies, voire tout simplement de leur existence.
Victor offre à son épouse, pour son trente-cinquième anniversaire, une soirée déguisement obligatoire. Il lui a acheté le parfait costume de Julia Robert dans « Pretty woman » : un fantasme pour celui qui porte le masque de Richard Geere !
Philippe se plie aux exigences de la procréation par FIV (fécondation in vitro) sans vouloir rien savoir de ce que sa femme endure, avant, pendant et surtout après chaque intervention ratée. Natacha consulte un psy pour essayer de garder la tête haute.
Violette, biologiste et femme de biologiste, a accepté de mettre sa carrière au ralenti pour favoriser l’avancement de son époux. Et le mufle ne se rend même pas compte qu’il usurpe le talent de sa femme. Alors la jeune mère d’une fillette de quatre ans met toute son énergie à éduquer sa fille, en essayant de ne pas reproduire le modèle parental, décontenancée devant la maturité et l’assurance de la gamine qui se montre volontiers odieuse.
Comment continuer à supporter cela ? En se lançant dans un business ? En prenant un amant ? En quittant son mari ? Les trois amies vont vivre chacune une tempête !
Un livre très plaisant à lire, dans la lignée du « Journal de Bridget Jones ». Aussi truculent et tendre à la fois avec des portraits d’hommes un peu caricaturés. Quoique…
A emmener en vacances, pour lire sur la plage.

 

Il y a 204 ans…

Il y a 204 ans... Gerard_de_nerval1

Le 22 mai 1808 naît à Paris Gérard Labrunie alias Gérard de Nerval, écrivain français, auteur de « Sylvie », « Les Filles du feu »,  « Aurélia », « Les Chimères », « Voyage en Orient ». Il maîtrise par ailleurs la langue allemande et traduit Goethe.

Vers la fin de sa vie, il souffre de démence et séjourne à plusieurs reprises en clinique psychiatrique. En 1855, il est retrouvé pendu à la grille d’un bouge parisien.

Les morsures du doute

Les morsures du doute dans Livres lus Les-morsures-du-doute-150x150 Nouvelles de Nicci FRENCH

Joey est une petite fille de huit ans un quart… Elle aime son papa passionnément et celui-ci le le rend bien. La fillette trouve dans cet amour exclusif beaucoup de réconfort car sa maman est toujours malade, alitée des journées entières à la maison, son grand frère et sa grande sœur sont beaucoup plus âgés qu’elle. Joey s’est donc construit un monde à part dont le héros est son père. Un jour, sa petite chatte disparaît, comme avait disparu avant la jeune fille au pair… Puis c’est Alison, sa grande sœur, qui disparaît à son tour. Joey constate ces disparitions étranges, mais sans leur accorder plus d’importance que cela. Et puis surtout, elle ne sait rien, elle n’a rien vu, rien entendu…
Max est un petit garçon heureux malgré l’arrivée de son petit frère Rory. Un jour pourtant, le bonheur de cette famille bascule quand le petit garçon tombe accidentellement dans la piscine. Stella, la maman, trouve réconfort dans une activité débordante : ménage, cuisine, etc. Incapable de pleurer ou d’exprimer son chagrin d’une manière ou d’une autre, elle range la chambre de son fils défunt le lendemain de l’enterrement. En revanche, Rick, son mari, perd les pédales. Stella lui conseille de voir un psychologue Lorsque celle-ci la contacte pour lui dire qu’elle renonce à soigner son mari, elle insinue le doute dans l’esprit de Stella. Rick aurait-il quelque chose à se reprocher ? Aurait-il une quelconque responsabilité dans la mort de leur fils ? Or Rick se pose exactement la même question à propos de son épouse. Tous deux s’espionnent. Mais la vérité est peut-être ailleurs, là où aucun d’eux ne la soupçonne.
Une jeune femme, épouse fidèle, mère dévouée et maîtresse de maison accomplie, prépare le repas de Noël mais aussi une vengeance implacable contre son mari adultère…
Trois nouvelles sur le doute du couple Nicci French, les spécialistes du thriller psychologique !

Chez le psy

Chez le psy dans Coupures de presse Gloria-008

Sourire en coin

Sourire en coin dans Livres lus Sourire-en-coin-150x150 Roman de NICCI FRENCH

Miranda, décoratrice d’intérieur à Londres, rentre du travail et trouve son petit ami, Brendan, qu’elle fréquente depuis peu, installé chez elle alors qu’il n’a pas la clef de son appartement ! Il l’a tout simplement prise sous le pot de fleurs !… Cette première contrariété vire à la colère quand elle découvre qu’il est en train de lire… son journal intime !!! Sans autre forme de procès et sans le moindre remords, elle le vire de chez elle.
L’incident est pour elle déjà presque oublié lorsqu’elle apprend que le même Brendan est le nouveau petit amie de sa sœur aînée Kerry. Non seulement celle-ci est follement amoureuse, mais le jeune homme semble avoir séduit en même temps les parents et le petit frère de Miranda.
Troublée par cet évènement dont elle essaie de se convaincre qu’il s’agit d’une simple coïncidence, une facétie du hasard, elle ne peut s’empêcher de douter de la sincérité du garçon et des sentiments qu’il affiche pour sa sœur. De fait, il devient vite évident que Brendan, par ses attitudes et ses propos, cherche à se venger d’elle. Mais comment prouver la perversité du jeune homme quand tous la pensent amère et jalouse ? Brendan en effet a maquillé les circonstances de leur rupture et chacun s’emploie à la traiter avec condescendance quand elle affirme n’éprouver aucun ressentiment ni dépit amoureux. Au point que Miranda doute de sa clairvoyance jusqu’au jour où Brendan et Kerry lui demandent l’hospitalité pendant quelques semaines, le temps de trouver une maison après que Kerry ait vendu son appartement… Très vite, elle ne se sent plus chez elle et le comportement malsain de Brendan la conforte dans ses doutes. A la suite d’un drame, Miranda décide de prendre le taureau par les cornes et de prouver la culpabilité de Brendan, au péril de sa propre vie.
Un thriller psychologique haletant, de la première à la dernière page.

Jusqu’au dernier

Jusqu'au dernier dans Livres lus Jusquau-dernier-150x150Roman de NICCI FRENCH 


A Londres, sept colocataires vivent dans une grande maison, cinq garçons et deux filles. La maison appartient à Miles, l’un des cinq jeunes hommes. Il y a donc Miles, Mick, Davy, Dario, Owen, Philippa et Astrid. Cette dernière est coursière. Sur son vélo, elle sillonne la capitale du matin au soir.
Un jour, de retour de sa longue journée sur sa bicyclette, à quelques mètres de son domicile, elle est percutée par une femme qui ouvre la portière de sa voiture sans regarder. Astrid fait un fabuleux vol plané et se relève, indemne hormis quelques éraflures et ecchymoses. Cela n’aurait dû donc être qu’un épisode sans importance de la vie quotidienne si, quelques jours plus tard, Peggy, la maladroite automobiliste, n’avait été retrouvée morte, sauvagement assassinée.
Un peu plus tard, dans un quartier huppé de Londres, une autre femme est tuée. Et c’est Astrid, venue récupérer chez elle un paquet à livrer, qui trouve le cadavre. Puis une troisième femme est retrouvée morte chez elle, Léah, la petite amie de Miles, le propriétaire de la maison. Astrid s’était disputée avec elle suite à son comportement avec les colocataires après l’annonce de Miles de sa décision de récupérer la maison pour lui seul et Léah.
Astrid est donc au cœur de ces trois meurtres. Peut-être même est-elle la meurtrière ? Ou alors un des six autres locataires ? Quelqu’un qui lui en veut au point de vouloir lui nuire ? Un ancien amant peut-être ? Miles l’a été… Ou Owen, son amant du moment ? Ou…
Un thriller psychologique, la spécialité du couple Nicci Gerrard et Sean French. Mais l’intrigue est un peu lente et la révélation du meurtrier aux deux tiers du roman gâche un peu le plaisir de l’attente du dénouement. Bref, sympa à lire mais rien de très haletant.

 

L’automne des chimères

lautomnedeschimres.png Roman de Yasmina KHADRA

Après Morituri et Double-blanc, ce roman termine la trilogie des enquêtes policières de Brahim Llob, commissaire à Alger, du temps de la guerre civile.
Llob assiste à l’enterrement d’un ami d’enfance devenu un intellectuel constamment en danger dans l’Algérie de l’intégrisme, égorgé en plein jour dans son jardin. Très éprouvé par ce drame qui pourrait bien être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, tant le nombre incalculable de cadavres atrocement mutilés hante ses nuits, il tombe sur son lieutenant, le fidèle Lino qui se ferait plutôt couper la langue que d’avouer le respect et l’affection qu’il ressent pour son supérieur, qui l’informe d’une convocation chez le grand patron. La tête d’enterrement que tire Lino, certes de circonstance !, ne rassure pas Llob qui se demande quel ciel va encore lui tomber sur la tête.
Sans circonlocution, avec une certaine morgue et une indéniable sensation de jouissance, son chef lui annonce qu’il est limogé et probablement mis à la retraite. Le motif ? Un roman, un roman policier que le flic le plus intègre d’Alger a écrit et publié pour dénoncer les atrocités de la guerre civile et le laxisme du pouvoir en place.
Brahim Llob, en attendant la décision de la hiérarchie sur son compte, part se ressourcer dans son village natal.
Lorsqu’il est de nouveau convoqué, après avoir été lui-même victime d’un attentat, il apprend avec surprise et un certain détachement que la sanction est levée. Il peut reprendre son poste ; son lieutenant et sa secrétaire l’attendent. Mais lui a perdu la foi.
Une enquête policière à l’image des deux précédentes, peut-être davantage axée sur la psychologie du personnage central, ce commissaire intègre en fin de carrière qui en a vu de toutes les couleurs mais qui a toutefois gardé son âme d’enfant dans certaines circonstances douloureuses.

Chez le psy

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Déchirures intimes

dchiruresintimes.jpg Nouvelles de Laurence Litique

Treize nouvelles constituent ce petit recueil d’une centaine de pages. Elles sont donc très courtes mais répondent parfaitement aux critères du genre : récit court et concis, très peu de personnages, sur une durée assez courte, de quelques minutes à quelques jours tout au plus, style sobre mais soigné, et chute inattendue.
L’auteur nous emmène tantôt tout près de chez nous, tantôt dans des univers totalement inconnus, des contrées lointaines où le dépaysement est garanti.
L’auteur a un sens aigu de la psychologie humaine. Qu’elle mette en scène des enfants, des femmes ou des hommes, elle trouve toujours le ton juste et les réactions typiques de ses personnages. Enfin, si l’émotion est souvent présente dans ces treize récits, l’humour et parfois même une certaine dérision ne sont pas exclus.
Un petit garçon du coin de la rue découvre l’amour dans les yeux d’une petite fille apparemment recluse et sa propre vilénie quand il découvrira sa différence.
Un autre petit garçon, dans un pays lointain, apprend à s’évader de la misère par l’esprit.
Une jeune fille trouve le moyen d’échapper à la rigidité de ses parents pour rejoindre celui qu’elle aime.
Un Occidental se retrouve prisonnier d’une tribu africaine.
Une femme obèse se rend au rendez-vous que lui a fixé l’internaute avec lequel elle échange depuis des semaines. La rencontre échoue mais… surprise !
Un homme offre un CD enregistré à sa femme pour faire passer le message qu’il tente de lui dire depuis des semaines.
Un scientifique, très occupé par sa vie professionnelle, ne prête qu’une attention distraite à la grossesse de son épouse. Un brin goujat dans ses réflexions intérieures, la réalité de la vie va se charger de le faire redescendre sur terre.
L’adultère et la vie cachée qui lui est inhérente. Mais là aussi, surprise !
La vie misérable d’un petit garçon battu vue par lui-même. Emotion.
Bref, un livre très bien écrit qui aborde des thèmes différents dans des styles pareillement variés. Impossible de ne pas y trouver du plaisir.

Il y a 256 ans…

parkinson01.jpg Le 11 avril 1755 naît James Parkinson, médecin anglais. Il publie de nombreux travaux médicaux et contribue à l’amélioration des conditions de vie des aliénés dans les hôpitaux psychiatriques. En 1817, il publie un essai sur « la Paralysie Tremblante » qui portera son nom. Il meurt en 1824 à Londres.

Il y a 79 ans…

anthonyperkins131.jpg Le 4 avril 1932 naît à New York Anthony Perkins, acteur américain qui accéda à la célébrité grâce au rôle de psychopate dans le film « Psychose » d’Alfred Hitchcock. Il décède en 1992 des suites du sida.

Mara

mara.jpg Roman de Mazarine Pingeot

Manuel et Mara, deux Français à Tanger, forment un couple étrange, énigmatique et attirant. Lorsque Hicham les découvre, entre la vie et la mort, il décide de les sauver et de s’occuper de Mara. Attiré par la jeune femme, il cherche à percer le secret qui l’entoure. Quand elle le lui révèle, il est trop tard ; le jeune Marocain est happé dans l’univers aux frontières de la destruction de cette jeune femme à la recherche de ses origines. Hicham lui promet de l’aider, quoi qu’il lui en coûte.
Un amour interdit, une relation triangulaire, un mélange de culture, autant d’ingrédients qui font de cette histoire originale un roman palpitant avec en toile de fond une page noire de l’Histoire algérienne.
Très bien écrit, avec une fabuleuse analyse des rapports humains et de la psychologie de cette femme en quête d’identité. A lire absolument.

Les feux de la liberté (suite)

Un ami magistrat, acteur de la manifestation de samedi 19 juin « Les feux de la liberté » qui s’est déroulée Place Stanislas à Nancy, m’envoie quelques documents pour témoigner de cette soirée :

« Chers amis

Malgré l’arrivée surprise de la pluie, nous avons vécu hier soir pour les feux de la liberté une très belle soirée de solidarité et d’unanimité pour la défense des libertés publiques.

Merci aux lecteurs socialistes : Mathieu, Marianne, Sylvie, Mounir, Alban, Christophe, Agnès, Vincent, Areski  Amélie  qui étaient tous présents et vêtus de noir et qui ont ouvert la soirée  avec beaucoup de conviction et de dignité. Votre prestation a été très appréciée !

Merci  aux lecteurs associatifs ( PS , MJS , Forum progressiste, LDH , Psychiatrie) : Emmanuel, Laureline, Annabelle, Céline, Émilie, Françoise, Sandrine, Pascal, Véronique et  Wilfried qui ont clôturé la soirée avec la chorale des sans nom et qui ont crié la liberté dans les courants d’air mais avec une grande ferveur sous la porte Héré  .

Merci à nos amis qui êtes passés à cette soirée pour partager nos inquiétudes sur le devenir  de l’État de droit et des droits fondamentaux de la personne humaine .

Cette belle soirée nous conforte dans nos engagements et nous donne envie de continuer nos combats pour une société plus juste et plus fraternelle !

Pascal, Laureline et Maud« 

Les feux de la liberté (suite) dans Politique doc libertjecrietonnom.doc 
doc dans Politique libertejcristonnom.doc  
doc liberteilsontoublitonnom.doc
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(cliquer sur les photos pour les agrandir)

Des bleus enfin solidaires

Il a fallu un ultime clash et l’exclusion de Nicolas Anelka pour que tous les joueurs de l’équipe de France de football retrouve enfin cohésion et solidarité. Malheureusement, ce fut encore aux dépens des fans, pour une fois invités à assister à l’entraînement (Se tait) puisque les joueurs se mirent en grève et remontèrent dans le bus, renonçant à leur séance d’entraînement. Le capitaine rédigea dans l’urgence une bafouille que l’entraîneur lut devant les journalistes, un dirigeant de la FIFA, au bord des larmes, annonça sa démission, Franck Ribéry débarqua sur un plateau de télé pour expliquer sa tristesse et son malaise face à l’injustice dont Anelka est victime. Bref, on nage en plein psychodrame !
Pendant que cette mascarade fait la une des journaux télévisés, les chiens policiers cherchent encore d’éventuels survivants du vrai drame des récentes inondations dans le Var…

Dieu est un pote à moi

dieuestunpotemoi1.jpg Roman de Cyril Massarotto

Vendeur dans un sex shop, il mène une petite vie tranquille jusqu’au jour où Dieu lui révèle qu’Il l’a choisi comme ami. Abasourdi, il prend quelques jours pour se reposer. A son retour, il apprend qu’une étudiante en psychanalyse l’a remplacé. Lorsqu’ils font incidemment connaissance, ils tombent tous deux très amoureux. Ils se marient et ont un enfant. Comme Dieu lui a révélé que leur enfant aura une belle vie, il ne se fait pas de souci tandis qu’Alice angoisse. Pour la rassurer, il lui raconte que Dieu est un pote à lui…
Un récit contemporain qui se lit d’une traite. Original et intéressant, dans une écriture moderne.

L’ultime secret

ultimesecret.jpg Roman de Bernard Werber

Samuel Fincher, neuropsychiatre et champion du monde des échecs, vient de battre l’ordinateur dernière génération. Sous les applaudissements, il part avec sa fiancée, un top model. Quelques heures plus tard, on apprend la mort du médecin, officiellement décédé de plaisir dans les bras de sa fiancée.
Lucrèce Nemrod, pigiste, enquête sur l’affaire. Pour l’aider, elle fait appel à Isidore Katzenberg, journaliste scientifique. Tous deux sont en effet convaincus que Samuel Fincher a été assassiné suite à une incroyable découverte sur le fonctionnement du cerveau humain.
Un bon livre de science fiction, même si l’auteur se prend parfois pour un maître d’école en face de nous, ses lecteurs ignares…

Je vais te manquer

jevaistemanquer.jpg Un film d’Amanda Sthers avec Carole Bouquet, Pierre Arditi, Patrick Mille, etc.

Une femme cancéreuse face au choix du suicide ou de la chimiothérapie, un écrivain en panne d’inspiration, un psy désabusé, un flic raciste par jalousie, une fille en quête d’un prince, trois copines à la vie à la mort avec la précédente, une petite fille en quête d’une princesse pour son papa poule, une vieille dame à la rencontre de son premier amour, deux soeurs fâchées au chevet d’une mère malade…
Un film à tiroirs dans lequel on rit beaucoup ; on pleure aussi un peu. On est renvoyé à son propre miroir, à ses propres choix, à ses interrogations vis-à-vis des chemins empruntés et des personnes croisées. Changer le cours des choses, modifier la marche du destin… si cela est possible, alors cela peut tenir à pas grand-chose.
Carole Bouquet est sublime comme d’habitude, Arditi attendrissant de cruauté par excès de désespoir.

Je reviens te chercher

jerevienstechercher.jpg Roman de Guillaume Musso
Ethan Whitaker a presque tout pour être heureux. Il a payé cher l’existence qu’il mène : il a tout quitté pour changer de vie et devenir ce qu’il est, un psychologue célèbre, riche et adulé de toute l’Amérique. Mais un jour le passé le rattrape et la Providence lui donne trois opportunités de changer son destin et le cours des choses pour réparer le mal qu’il a fait aux deux femmes de sa vie.
Un roman en trois parties sur la part de destin, de fatalité et de maîtrise dans la vie. Beaucoup d’imagination et un récit qui « tient la route » en dépit des invraisemblances.
Cartésiens s’abstenir.

Association « Léa pour Samy » en faveur des autistes

J’ai reçu ce jour un mail appelant à signer une pétition. J’allais envoyer le courriel à la benne lorsqu’un mot retint in extremis mon attention : autisme. J’ai lu le mail, visité le site, signé la pétition et participe à la mesure de mes moyens à la diffusion du sujet auquel je suis particulièrement sensible.

« Bonjour à tousL’association « Léa pour Samy » (www.leapoursamy.com) lance une pétition nationale afin de recuillir 100.000 signatures d’ici fin décembre 2008 pour pouvoir saisir le conseil d’Etat au sujet de l’autisme en France.

En effet cette pathologie, qui touche 0,5% de la population, est encore largement considérée par les professionnels de santé en France comme une maladie mentale (« psychose infantile » ou encore « dysharmonie psychotique »), en contradiction avec les critères internationaux de l’OMS et avec les recommandations de la Haute Autorité de la Santé et de la Fédération Française de Psychiatrie, qui reconnaissent sa nature de handicap neurologique.

La distinction est d’importance: un enfant considéré atteint d’une maladie mentale est placé en hôpital de jour (hopital psychiatrique pour enfant), et les enfants autistes ainsi pris en charge ne progressent généralement pas et passent  le plus souvent le reste de leur vie en circuit psychiatrique (hôpital ou maison d’accueil). A contrario un enfant que l’on considère atteint d’un handicap, peut le surmonter à l’aide d’une rééducation adaptée, d’autant plus, dans le cas de l’autisme que celle-ci est entreprise tôt (avant 7 ans, voire avant 3 ans si possible). C’est par exemple le cas du fils de Francis Perrin qu’on a pu voir jeudi 23/10 sur « Envoyé Spécial ».

Dans un cas l’enfant reste le plus souvent à vie à la charge de la société. Dans l’autre il progresse suffisamment en quelques années de prise en charge pour qu’un enfant autiste sur deux devienne un adulte partiellement ou totalement autonome.

Le but de cette pétition est de supprimer définitivement cette aberration française dont tant de familles souffrent encore aujourd’hui. Il ne s’agit que d’exiger que les professionnels de santé et particulièrement du secteur psychiatrique, se conforment aux standards internationaux reconnus de plus par leur propre hiérarchie. Etant directement concerné par ce problème, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, je vous remercie donc si vous êtes d’accord de signer cette pétition et de la transmettre au plus de gens possible, d’ici la fin de l’année 2008.

http://www.leapoursamy.com/firma.asp  »

Si vous signez, tant mieux pour tous les autistes et leurs familles, car je pense qu’il faut que les choses bougent pour ces enfants prisonniers d’eux-mêmes. Si vous ne signez pas, il ne vous arrivera rien de fâcheux.

Infos

J’aurai le grand plaisir de passer à la TV en direct sur France 3 le vendredi 26 mars 2010 à midi à l’occasion de la parution de mon roman « Malou ». Cela sera aussi l’opportunité de répondre à quelques questions sur le métier d’écrivain public que j’exerce depuis 2004.

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Article paru dans Le Républicain Lorrain du 25/04/2009 :
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Archives

Publié le : lundi 23 mars 2009

La saga de Zaz

Une histoire de famille.
Une histoire de famille.
Infos


A l’occasion de la sortie de son dernier roman intitulé « La lavandière d’Igney », Zaz Chalumeau était à la médiathèque Gérard-Thirion pour une présentation suivie d’une séance de dédicaces. « C’est le 11e livre que j’auto-édite et le 1er d’une saga en 4 volumes », explique l’auteur. « La lavandière d’Igney a vraiment existé. Elle est née en 1865 et a vécu presque centenaire. Elle a eu onze enfants qu’elle a tous enterrés, plus une vingtaine d’enfants dont elle s’est occupée. La mère de mon amie a été élevée par cette dame-là, ça valait le coup de raconter son histoire », ajoute-t-elle. Un gros travail de recherche d’éléments historiques ont été nécessaires pour relater la vie de deux familles vosgiennes dont les descendants se rencontreront plus d’un siècle plus tard. Secrétaire trilingue de formation, Zaz a profité d’un licenciement pour devenir écrivain public en profession libérale en 2004, au service des professionnels et des particuliers. Passionnée d’écriture et de poésie, c’est en 1999 qu’elle a publié son premier recueil de poèmes, elle a notamment obtenu le grand prix des Poètes lorrains en 2002. « Je connais la poésie de Zaz. C’est perlé, fignolé, cousu main… », confie Pierre avec admiration en tournant les pages d’un recueil. Le second volume de la grande saga familiale est prévu pour début 2010 et sera intitulé « Malou ».
Informations : www.zazecritoire.unblog.fr.

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Archives Est Républicain

Publié le : mardi 3 mars 2009

Isabelle Chalumeau

Zaz Chalumeau vient de publier « La Lavandière d'I- gney ».
Zaz Chalumeau vient de publier « La Lavandière d’I- gney ».

Après la parution d’un premier recueil de poésie en 1999, Isabelle Chalumeau s’est engagée en littérature et a publié à la suite une série de onze ouvrages.
Depuis 2004, elle a fait de sa passion d’écrire son métier : elle est devenue écrivain public indépendant. A la veille des salons littéraires régionaux, sous son nom de plume « Zaz Chalumeau », elle publie « La lavandière d’I- gney », premier tome d’une tétralogie intitulée « Colin – Maillard »
- ER : Votre ouvrage est le premier volet d’une saga familiale. Quelle histoire vouliez-vous raconter ?
- Les quatre ouvrages mettent en scène deux familles originaires des Vosges ; le premier commence en 1865 et le dernier amènera le lecteur jusqu’en 1998. Ils retracent l’histoire de personnalités au caractère bien trempé. Née en 1865, l’héroïne, Marie-Joséphine a vécu une époque tourmentée et a connu trois guerres. Soutenue par une foi inébranlable, elle a surmonté des épreuves terribles avec la perte de ses onze enfants. Dans la deuxième famille, avec Léonie, on suit l’histoire d’une jeune fille portée par la soif d’apprendre qui cherche à s’affranchir de sa condition paysanne. Le destin finira par faire se rejoindre, dans le dernier tome, ces deux familles si différentes dans leur mode d’expression et leur conception de l’amour familial. L’une est ouverte et communicante alors que l’autre, dominée par les non dits, s’enferme dans le silence et cultive les secrets.
- Le temps se mêle au temps dans ce premier ouvrage. Pourquoi ?
- Mon activité d’écrivain public m’amène à situer la petite histoire dans la grande. Comme je le fais dans les romans de la vie que j’écris pour retracer la biographie de mes clients, j’ai ancré mes personnages, réels et fictifs, dans un contexte historique qui leur donne du relief et une véracité palpable. D’ailleurs, Marie-Joséphine et Léonie s’intéressent beaucoup à l’actualité et aux événements de leur époque.
- Vos lecteurs pourront vous rencontrer très prochainement. Quelles sont les dates à retenir ?
- A l’instar du « Livre sur la Place » à Nancy, les prochains salons littéraires régionaux se tiendront d’a- bord le 8 mars à Chaligny, puis le 21 mars à Essey-les-Nancy et le 26 avril à Metz avec « Floralivres ». Le 14 mars, je ferai une présentation de mon livre à la Médiathèque de Laxou à partir de 16 h 30 avec séance de dédicaces, ainsi que le 25 avril au rayon librairie de Cora Houdemont. Ces contacts avec les lecteurs sont toujours source d’échanges et de plaisantes rencontres.

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Archives
Publié le : mardi 23 décembre 2008
Formation
« Un sérieux atout en plus »

Ils étaient 190 étudiants du CESI à recevoir diplômes et félicitations au Palais des congrès.
Ils étaient 190 étudiants du CESI à recevoir diplômes et félicitations au Palais des congrès.

C’est rare et ça mérite d’être souligné. Vendredi, en fin d’après-midi, le grand amphithéâtre du Palais des congrès avait pris des couleurs. Les couleurs des trois établissements du groupe CESI qui, ce soir-là, distribuaient leur diplôme à chacun des étudiants ayant suivi un cursus l’an passé.
Pour assister à cette cérémonie il y avait du beau monde. Le groupe avait dépêché de Paris son directeur général, Jacques Bahry, la Région Lorraine sa vice-présidente en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Hélène Bénabent. Une douzaine de chefs d’entreprises dont certaines sont partenaires du CESI de Nancy étaient également présents.
A l’occasion du 50e anniversaire de l’organisme de formation continue dont le slogan est « valoriser les personnes par la formation et favoriser la performance de l’entreprise par l’évolution des salariés», les orateurs ont fait le point sur la société actuelle et son évolution compte tenu d’une crise qui ne va pas se résoudre de sitôt. La formation reste un atout pour les futurs diplômés et en particulier pour ceux qui vendredi recevaient leurs parchemins. «Vous n’arrivez pas avec un diplôme dans une période faste, mais vous avez un sérieux atout en plus», expliquera Jacques Bahry, qui traitera par la dérision, tout en étant profondément désabusé, la plus grosse fraude récente aux USA.
Présent également, l’un des fondateurs de l’école d’ingénieurs du CESI à Nancy : Bernard Guerrier de Dumast, qui est monté sur scène pour remettre les diplômes aux ingénieurs. Jaune pour les diplômés de CESI entreprise, obtenant des diplômes de management et d’organisation en formation en alternance, rouge pour les informaticiens d’EXIA et bleu pour les ingénieurs et masteriens de l’école EI CESI. Chacun est venu, en toge et coiffé d’un mortier de la couleur de son établissement, recevoir son diplôme.
La cérémonie s’est terminée par le célèbre lancer de mortiers, très prisé aux USA, avant le buffet qui réunissait parents, élèves, professeurs et entreprises partenaires.
De notre correspondant Jean-Luc GEORGES

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  Article paru dans l’Est Républicain du 22.10.2008 :

« Le Cercle des Arts tient salon
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De nombreux artistes talentueux. 
Le 15e Salon d’Automne du Cercle des Arts réunit plus d’une vingtaine de peintres, débutants et confirmés, dont le président de l’association, Pierre Dufour, qui présente une série intitulée « Géométrie ». Aquarelles, huiles, abstrait, figuratif, il y en a pour tous les goûts, même des icônes religieuses réalisées par Françoise Hachet, dont certaines ont nécessité jusqu’à 50 couches d’enduit avant d’être illustrées dans les moindres détails avec de la peinture mais également de l’or et de l’argent pur. La richesse de l’exposition se poursuit avec les tableaux de Nanda Perrin qui a usé d’un collage froissé pour son « abstrait noir et rouge », ses « couleurs du moment avec le blanc », avoue l’artiste. Muriel Jeanmaire présente des monochromes rouges épurés, mais aussi une toile sombre intitulée « Vallée des âmes » qu’elle confie avoir peint après le décès de son père : « Je suis en pleine recherche. J’essaie différents styles ». Le dessin a aussi sa place avec Pierre Hachet qui expose des falaises réalisées à l’encre de chine, à partir d’une techniques de pointillés. Par cette exposition, les artistes invitent le public à voyager, à travers des paysages ou des portraits et à se laisser porter par .son imagination pour les toiles les plus abstraites. « Il y a des styles, des couleurs, des formats différents. Cela permet de voir plein de choses », ajoute Marie-Jeanne. L’exposition est présentée jusqu’au 31 octobre dans la salle de spectacle du CILM au Champ-le-Bœuf, le lundi de 13 h 30 à 21 h et du mardi au vendredi de 8 h à 23 h, les samedi et dimanche de 14 h à 18 h ; entrée libre. »

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Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / LE LUNÉVILLOIS / FONTENOY-LA-JOÛTE / 02/09/2008

 » Les tribulations de l’édition

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Un étal commun et convivial pour une nouvelle rencontre des auteurs régionaux.

Dimanche, le « Village du Livre » mettait à l’honneur les auteurs auto-édités. Venus proposer leurs ouvrages dédicacés au public, 22 exposants s’étaient déplacés du « Grand Est ». A ce rendez-vous annuel, de « petits trésors » échappés des firmes d’édition, souvent nés d’un vécu personnel, et parfois romancés, ont retenu l’attention des amateurs avertis et des simples visiteurs. Derrière un étal commun dressé sous chapiteau au centre du village, se mêlaient styles, genres et personnalités : romanciers, historiens, poètes, biographes, verbicrucistes, écrivains publics, ou encore cet adepte de la psychologie appliquée au recrutement en entreprises, Chrisitian Sirven de Badonviller, auteur-conférencier en graphologie et morphopsychologie. Vétérans du « non-système » et jeunes auteurs en quête de reconnaissance, se sont ainsi retrouvés dans leur passion de l’écriture, privilégiant ici le contact avec les lecteurs à celui des éditeurs. Le meilleur moyen sans doute de maîtriser le parcours et l’impact de leurs livres, selon l’avis de Jean-Camille Hanus, de Charmes, romancier régional depuis 1986. « Les émeraudes de Marainville », le dernier de ses onze romans inspirés de faits et de lieux réels par souci d’authenticité, ont tous été vendus sur place. Suzy le Blanc, Nathalie Rouyer, Bernard Colin et Rémy De Bores, représentaient l’association d’auteurs « Rebelyne » de Haroué. Habitués de la manifestation locale, Pier Marx venu de Fontoy, présentait son œuvre romancée et « Petits cons de Français », anthologie de coups de gueule selon l’auteur, Isabelle Chalumeau de Nancy, sous le pseudo de Zaz, exposait ses recueils de poèmes et de nouvelles, Jean Castelli, 78 ans, ses « Polémiques Lorraines », commentées avec humour et tirées de 25 journaux d’opinion de la vie politique au 19è siècle. Christian Ingret-Tallard, avec « Meurtrissures en milieu confiné », présentait son vécu d’éducateur spécialisé auprès d’adolescents durant 25 années, Daniel Jacques, de Toul, ses romans inspirés de faits divers dont « Le Double crime du curé d’Uruffe ». Josette Ecuyer-Ravailler avec « Tant qu’il y a de la vie », Noëlla Caillet et les douloureux écueils de son enfance au fil des canaux de la batellerie avec « Les mémoires de Sophie », et Véronica Liari, du cercle littéraire Léopold, son dernier roman « L’éternité pour Jeanne » qui sera présenté à la seconde édition du salon du Livre le 29 novembre à Lunéville, ont également suscité l’intérêt de nombreux amoureux du livre. Nouvelles venues à l’étal, deux écrivains publics, Jocelyne Bigard, d’Azelot, avec le premier épisode d’une trilogie : « Le dernier jour », et Fabienne Lartillerie, jeune romancière, avec son premier roman « Doppa Vitia » et « Plongée sur le Nautilus », recueil d’anecdotes sur l’évolution de la plongée subaquatique.  

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Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / LE LUNÉVILLOIS / BAYON / 02/09/2008

 » Mémoires, mémoires !

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Un atelier qui a fait ressurgir les petites histoires du passé.

Isabelle Chaumeau, en proposant son projet d’écriture dans le cadre des ateliers mémoire, a d’emblée trouvé un accueil favorable, voir enthousiaste, aussi bien de la part du directeur Daniel Gérardin que des animatrices, Claudine et Céline, de la résidence Saint-Charles.
Ainsi pendant plusieurs mois, à raison d’une séance hebdomadaire, 21 pensionnaires de l’établissement ont raconté leurs souvenirs sur une douzaine de thèmes tels que le mariage, la naissance, la guerre, les avancées sociales, le travail des femmes et, bien sûr, les recettes.
Isabelle Chalumeau, écrivain public à Ludres, munie de son dictaphone, a enregistré les entretiens avant de les réécrire pour les publier dans un recueil sous le titre « Souvenirs… souvenirs…»
Isabelle Chalumeau se souvient : « d’un accueil chaleureux dans une ambiance très conviviale. » Elle se dit « touchée, que malgré les différences et les soucis de chacun, les entretiens ont toujours eu lieu dans des conditions exceptionnelles de gaieté, les très rares anicroches ayant rapidement été balayées par les animatrices. »
Quant aux résidants, certains ne se faisaient pas prier de relater leurs souvenirs tandis que d’autres étaient plus réservés. Claudine et Céline ont alors su freiner les plus bavards et solliciter les plus timides.
Mme Berset a participé à tous les ateliers avec un vrai plaisir et explique : « Nous avons tous raconté nos petites histoires vécues : la cuisine, des anecdotes et des souvenirs d’enfance, bref la vie de l’ancien temps. C’était très sympathique, les souvenirs qu’on a cru oubliés ont refait surface. Je me suis souvenue du temps des vendanges, du labourage, de la fenaison avec la voiture de foin, ou encore de la recette de la « Michotte », espèce de grosse brioche à laquelle on intégrait les chons après avoir fait le saindoux avec la panne du cochon qu’on venait de tuer. Qu’est que c’était bon ! »
Le livre est en vente à l’accueil de la résidence Saint-Charles au prix de 12 euros.  »

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Article paru le 24 juin 2008 : 

Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / GRAND NANCY / JARVILLE-LA-MALGRANGE
Rencontre autour d’un livre20080624_2034219_1
Zaz Chalumeau entourée de lectrices.

A l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, un recueil de nouvelles, la Bibliothèque Pour Tous de Jarville avait invitée Zaz Chalumeau afin qu’elle parle de son livre, qu’elle explique comment elle choisit ses sujets, le temps qu’elle met pour écrire un livre, si être écrivain est un métier facile . Elle s’est prêtée de bonne grâce, pour répondre aux questions, indiquant que c’était le dixième livre qu’elle publiait en auto-édition, qu’il faut galérer pour vendre mais, qu’au fil du temps, les livres finissent par s’autofinancer.
Au cours de cette rencontre elle a précisé que certains de ses romans avaient connu un franc succès comme « Les mémoires d’un labrador » ou encore « Ecrivez-moi ». Son dernier livre « Rencontres » compte 15 nouvelles qui mettent en scène des enfants, des adultes, dans des lieux différents, une rencontre se déroule même à Nancy. « Ce genre littéraire revient à la mode ».
Zaz Chalumeau a déjà un nouveau roman en tête ou plus exactement une saga familiale en quatre tomes ; le premier devrait sortir début 2009 et l’action se passe dans les Vosges…
Une rencontre intéressante pour laquelle trop peu de Jarvillois s’étaient déplacés.

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Article paru dans l’Est Républicain du samedi 10 mai 2008 :
Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / GRAND NANCY / LAXOU
«Zaz» dédicace

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L’auteur entourée de ses nombreux lecteurs.
Depuis une dizaine d’années, Isabelle Chalumeau, alias « Zaz » publie un livre par an.
Depuis plusieurs années, Pierre Dufour, président du Cercle des Arts l’accueille au CILM pour promouvoir son dernier travail. Cette semaine, « Zaz » est revenue pour dédicacer son dernier ouvrage « Rencontre ».
Elle a été accueillie par Pierre Dufour, mais aussi le maire Laurent Garcia et Anne-Sophie Roy, adjointe à la culture qui l’ont assurée de leur soutien pour sa fidélité à Laxou.
Le maire a remercié le public fidèle à l’auteur et tous les bénévoles, et a tenu à « saluer chaleureusement le travail de l’artiste aidée en cela par le Cercle des Arts présidé par Pierre Dufour », et a conclu par « elle est la plus Laxovienne des Heillecourtoises ».
« Pour ce dixième ouvrage publié en auto-édition, j’ai choisi de réunir quinze nouvelles sur le thème de la rencontre. Notre vie entière dépend du hasard des rencontres.
Elles déterminent souvent le cours de notre existence. Si je crois chacun maître de son destin, j’accorde aux aléas des rencontres une grande importance ; elles influencent nos choix, nos goûts, nos désirs, nos angoisses.
Parmi ces quinze nouvelles, certaines ont été primées dans des concours littéraires, d’autres publiées dans des magazines ; toutes ont été écrites avec la même passion et le besoin récurrent de coucher mes émotions sur le papier pour pouvoir les partager
»
Zaz aime écrire, elle a le sentiment d’être utile en rédigeant des romans qui sont des tranches de vie, elle se définit comme un passeur de mémoire.




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