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Lettre aux 37 donateurs

Heillecourt, 7 avril 2009

Objet : Refus d’accueillir mon dernier livre à la bibliothèque 

Chères voisines, chers voisins,

Suite au refus de Loisirs & Rencontres d’acquérir pour la bibliothèque associative de notre commune un exemplaire de mon dernier livre, un roman intitulé La Lavandière d’Igney, pour un montant de 13,00 €, j’ai décidé de lancer une souscription dans les quartiers Vigne des Sables et Brigade, afin de pouvoir lui offrir ce roman.
Cette démarche m’a donné l’occasion de faire connaissance avec vous !
Vous êtes 37 à avoir signé l’engagement de contribuer à ce cadeau. La part de chacun s’élève à 0,35 €. 

Vous trouverez ci-joint copie du courrier envoyé ce jour à la présidente de Loisirs & Rencontres ainsi qu’une photocopie de la liste des donateurs.
Vous avez été nombreux à vous déclarer choqués par l’attitude de la responsable de la bibliothèque, certains refusant de faire ce cadeau à la commune… Mais vous avez finalement compris la portée symbolique de mon action et je vous remercie vivement pour votre soutien et votre générosité. Par ailleurs, je souhaite aux 18 personnes qui ont acquis le livre une agréable lecture. J’espère que ce roman leur plaira.
Dans tous les cas, vos commentaires sur mon blog www.zazecritoire.unblog.fr seront les bienvenus. Vous pourrez découvrir l’historique de « l’affaire » ainsi qu’une pétition que vous pouvez bien évidemment signer afin de soutenir les auteurs autoédités qui suivent un véritable parcours du combattant pour se faire connaître. Il faut beaucoup de foi pour continuer à publier dans les conditions de mépris dont certains traitent nos ouvrages. Recevoir les avis parfois franchement enthousiastes de nos lecteurs est en revanche un formidable et indispensable moteur.

Avec mes remerciements les plus sincères, je vous prie de croire, Chères voisines, Chers voisins, en mes sentiments les plus amicaux.

Copie à M. le Maire et Loisirs & Rencontres

PJ : copie de la liste des donateurs et du courrier à Loisirs & Rencontres 

Lettre à Mme Mathieu, présidente de Loisirs & Rencontres

Heillecourt, 7 avril 2009

Objet : Refus d’accueillir mon dernier livre à la bibliothèque

Madame,

Suite à votre courrier à Monsieur le Maire de Heillecourt du 25 mars 2009 dont vous avez eu la gentillesse de m’adresser une copie, j’ai bien noté votre confirmation du refus de Madame Pivel d’acquérir pour la bibliothèque de la ville un exemplaire de mon dernier livre, un roman intitulé La Lavandière d’Igney. J’avoue avoir jugé la décision de cette personne quelque peu arbitraire car elle n’avait pas même souhaité voir le livre. Mais je comprends, avec votre courrier, que la raison est avant tout financière.
Nonobstant l’impossibilité pour l’association LOISIRS & RENCONTRES d’investir la somme de 13,00 € dans l’achat d’un roman écrit par un auteur de la commune, j’ai noté votre volonté de laisser à l’ouvrage une bonne place dans les rayonnages de la bibliothèque si un exemplaire était mis à sa disposition.
Encouragée par les nombreux messages sur mon blog www.zazecritoire.unblog.fr mais ne pouvant pas moi-même offrir mes livres aux bibliothèques afin d’assurer la pérennisation de l’autofinancement de mes ouvrages publiés en autoédition depuis dix ans, j’ai lancé une souscription dans mon quartier et un quartier voisin afin que la bibliothèque dispose aussi d’un exemplaire de ce roman.
37 personnes ont signé et contribué au cadeau à hauteur de 0,35 € chacun et 18 d’entre elles ont acquis le livre, preuve que les Heillecourtois s’intéressent à l’ouvrage écrit par un de leurs concitoyens. Je n’ai malheureusement pas pu, par manque de temps, étendre cette action sur les autres quartiers de la ville.
C’est donc avec un immense plaisir que j’ai remis un exemplaire de La Lavandière d’Igney avec mention de la liste des donateurs à la bibliothécaire de Heillecourt.
J’espère, ainsi que vous l’assuriez dans votre courrier à Monsieur le Maire, que vous aurez à cœur de promouvoir un auteur local.

Veuillez agréer, Madame, mes salutations distinguées.

Copies à Monsieur le Maire de Heillecourt et aux 37 donateurs.

PJ : liste des donateurs et du courrier à chacun d’eux du 07/04/2009 

La Lavandière d’Igney

La Lavandière d'Igney dans Mes publications chalumeau-lavandiere-1ere-couverture-210x300
Roman autoédité en 2009
Tome 1 d’une saga familiale en Lorraine intitulée « Colin-Maillard »
De 1865 à 1930
Format 14×20 cm
246 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 13 euros

La lavandière d’Igney

Tel est le titre de mon onzième ouvrage publié en autoédition que je reçois aujourd’hui de l’imprimeur. Personnellement, mais je suis partiale, je le trouve très beau !!!

1erecouverture.jpg  et La lavandière d'Igney dans Divers pdf 4ecouverture.pdf

Cette histoire est le premier tome d’une saga familiale intitulée Colin-Maillard. Elle commence en 1865 et met en place deux familles vosgiennes dont les descendants se rencontreront plus d’un siècle plus tard.
Comme je l’explique dans l’avant-propos, elle m’a été inspirée par la personne, aujourd’hui décédée, qui a élevé la mère de ma compagne. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une biographie au sens strict du terme, le récit est largement basé sur les souvenirs de Monique. Quant à la deuxième famille, eh bien…, on va dire que c’est vaguement la mienne ! Vaguement car, contrairement à Monique, j’ai grandi dans une famille disloquée où la transmission orale ou écrite ne se faisait pas ; on y cultivait au contraire les secrets… Je n’ai que très peu d’éléments sur l’histoire vraie. Il m’a donc fallu inventer, ce qui n’était pas un problème !

Pour les amateurs : 16 euros par livre frais d’envoi inclus.

La suppression du juge d’instruction

Pascal Bridey, magistrat, m’envoie un papier édifiant sur le sujet :
 jugeinstparbridey.doc La suppression du juge d'instruction dans Divers doc
si vous partagez son point de vue sur cette question, vous pouvez signer et faire signer la petition relative au juge d’instruction sur le site www.jeunesmagistrats.fr

Aphrodite on ice

La déesse Aphrodite, qui surplombe la fontaine entre la place Stanislas de Nancy et la Pépinière, est aussi belle par -10°C que sous la chaleur torride d’un été caniculaire ou la douceur printanière ou automnale. C’est clair, cette fontaine comme son pendant attribué à Neptune sont belles tout le temps ! Mais par des températures aussi basses, cela donne des photos plus insolites.
Malheureusement, Monique n’avait pas son appareil avec elle. Alors je m’y suis collée avec le téléphone portable…

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Diplômé du CESI

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Hier avait lieu au Palais des Congrès la remise des diplômes des élèves du CESI (Centre des Etudes Supérieures Industrielles) de Villers-les-Nancy en même temps que les 50 ans de cette école.
Stefan, technicien supérieur en maintenance informatique, faisait partie des 130 étudiants distingués.
Après des discours un peu longs, le défilé des jeunes gens commença. Pour la circonstance, ils avaient revêtu la toge (jaune, bleue ou rouge selon la spécialité) et la célèbre coiffe. Après la cérémonie, les étudiants se livrèrent au traditionnel lancer de chapeaux.
Un instant très émouvant. J’étais très fière de mon fils, superbe dans son costume.
Pas de droits sur l'album 88033

Un écureuil dans le jardin

Un écureuil se baladait dans notre jardin. Véga, dehors à ce moment-là pour son premier pipi, manifesta bruyamment son désaccord sur l’insolence de l’envahisseur et courut derechef après ce violeur territorial. Mais l’intrus, à la barbe de la chienne folle furieuse, monta dans les branches du bouleau et de là, bondit dans celles du sapin où il disparut de notre vue. Véga mit au moins dix minutes à s’en remettre !…
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Pour une photo…

Si Monique est si douée en peinture, c’est peut-être parce qu’elle a toujours aimé faire des photos, si possible artistiques et/ou insolites.
Pour une photo, elle oublie tout : la faim, la soif, le froid, les douleurs. Elle peut rester de longues minutes immobile, le doigt figé sur le déclencheur, à attendre le moment idéal pour réaliser une belle photo : qu’un oiseau s’envole, qu’un papillon se pose sur un pétale, que le soleil se reflète dans la mer, etc. Je me suis récemment gelé les pieds sur la Place Stan pour une photo de nuit sans passant. Monique avait les doigts gourds mais son regard pétillait de bonheur face au cliché qu’elle me fit de suite admirer sur l’écran de l’appareil.
Cet après-midi, à l’heure du thé, Véga s’est complaisamment prêtée à une séance d’immobilité pour réaliser une photo insolite :

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D’autres photos de la star du jour : Pas de droits sur l'album 82328

Harry Potter

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On peut avoir cinquante et un… balais… et malgré tout aimer les histoires de… sorcières !
En raison d’une mémoire franchement sélective dans le domaine des livres et des films, j’ai préféré attendre d’avoir la série complète avant de commencer ma lecture. Le septième et dernier tome récemment acquis, je me lance enfin dans l’aventure Potter !
Le premier livre contient un nombre raisonnable de pages (300) tandis que les suivants en comportent pour certains plus de mille ! J’en ai donc pour au moins six mois…

 

GAM – Gradus ad Musicam

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Le GAM (Gradus ad Musicam) est un ensemble musical unique en Lorraine. Musiciens et choristes, sous la direction de François Légée, proposent des oeuvres très différentes avec un égal talent.
Depuis quelques années, Monique et moi avons le plaisir de nous rendre aux concerts du GAM pour en assurer la promotion. Moi qui suis résolument classique dans mes goûts musicaux, j’ai découvert grâce au GAM des compositeurs et des interprètes que je n’aurais sinon jamais eu l’idée d’écouter, encore moins me déplacer pour aller les voir en concert. Ainsi avons-nous entendu Khalifé au oud, Satie, Poullenc, etc.
Si vous ne connaissez pas le GAM, c’est l’occasion d’assister au premier concert de la saison 2008-2009 (reporté du mois de mai 2008 en raison de la fermeture temporaire de la Salle Poirel) qui sera « La chanson du mal aimé » d’après le poème d’Apollinaire. Admiratrice de Férré, j’attends beaucoup de ce spectacle qui aura lieu à la Salle Poirel de Nancy le samedi 22 novembre 2008 à 20h30.

Pour en savoir plus : www.gradus-ad-musicam.com 
GAM - Gradus ad Musicam dans Divers doc gamferrecommuniqudf2008081117.doc
doc dans Divers gamsaison2008081117.doc

Association « Léa pour Samy » en faveur des autistes

J’ai reçu ce jour un mail appelant à signer une pétition. J’allais envoyer le courriel à la benne lorsqu’un mot retint in extremis mon attention : autisme. J’ai lu le mail, visité le site, signé la pétition et participe à la mesure de mes moyens à la diffusion du sujet auquel je suis particulièrement sensible.

« Bonjour à tousL’association « Léa pour Samy » (www.leapoursamy.com) lance une pétition nationale afin de recuillir 100.000 signatures d’ici fin décembre 2008 pour pouvoir saisir le conseil d’Etat au sujet de l’autisme en France.

En effet cette pathologie, qui touche 0,5% de la population, est encore largement considérée par les professionnels de santé en France comme une maladie mentale (« psychose infantile » ou encore « dysharmonie psychotique »), en contradiction avec les critères internationaux de l’OMS et avec les recommandations de la Haute Autorité de la Santé et de la Fédération Française de Psychiatrie, qui reconnaissent sa nature de handicap neurologique.

La distinction est d’importance: un enfant considéré atteint d’une maladie mentale est placé en hôpital de jour (hopital psychiatrique pour enfant), et les enfants autistes ainsi pris en charge ne progressent généralement pas et passent  le plus souvent le reste de leur vie en circuit psychiatrique (hôpital ou maison d’accueil). A contrario un enfant que l’on considère atteint d’un handicap, peut le surmonter à l’aide d’une rééducation adaptée, d’autant plus, dans le cas de l’autisme que celle-ci est entreprise tôt (avant 7 ans, voire avant 3 ans si possible). C’est par exemple le cas du fils de Francis Perrin qu’on a pu voir jeudi 23/10 sur « Envoyé Spécial ».

Dans un cas l’enfant reste le plus souvent à vie à la charge de la société. Dans l’autre il progresse suffisamment en quelques années de prise en charge pour qu’un enfant autiste sur deux devienne un adulte partiellement ou totalement autonome.

Le but de cette pétition est de supprimer définitivement cette aberration française dont tant de familles souffrent encore aujourd’hui. Il ne s’agit que d’exiger que les professionnels de santé et particulièrement du secteur psychiatrique, se conforment aux standards internationaux reconnus de plus par leur propre hiérarchie. Etant directement concerné par ce problème, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, je vous remercie donc si vous êtes d’accord de signer cette pétition et de la transmettre au plus de gens possible, d’ici la fin de l’année 2008.

http://www.leapoursamy.com/firma.asp  »

Si vous signez, tant mieux pour tous les autistes et leurs familles, car je pense qu’il faut que les choses bougent pour ces enfants prisonniers d’eux-mêmes. Si vous ne signez pas, il ne vous arrivera rien de fâcheux.

Simple comme « yallah » de Soeur Emmanuelle

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Elle n’aura pas eu cent ans. Soeur Emmanuelle est morte dans son sommeil, moins d’un mois avant son centième anniversaire.
Soeur Emmanuelle, comme Mère Térèsa ou l’abbé Pierre, avait contribué à relever le niveau de l’être humain. Quand certains le rabaisse à l’état de bestialité tandis que la majorité d’entre nous le confinons dans la médiocrité, il est des êtres exceptionnels qui, atteignant un état quasi divin, éclaboussent de leur lumière le reste de l’humanité.
La bonté, mais aussi la gaieté de cette femme qui n’a jamais cessé d’oeuvrer pour améliorer les conditions de vie des plus démunis, ont profondément ému mon âme de catholique si peu pratiquante.
La presque centenaire est sans doute redevenue une petite fille de six ans au moment de retrouver le père qu’elle avait perdu si jeune.
Yallah ! ma soeur ! tout est bien ! En espérant qu’une autre reprendra le flambeau que vous avez tenu à bout de bras aussi longtemps.

Séjour à Istanbul

Tout a une fin, hélas ! Ou plus tôt, tant mieux !, car cela nous permettra de repartir !…
Pour avoir un petit compte-rendu de notre voyage à Istanbul, cliquer sur ce lien :
http://zazecritoire.unblog.fr/voyages/
Un album de photos est également disponible en cliquant sur l’onglet « Photos ».
Bon voyage !

Une halte à Chartres

Sur le chemin de nos vacances en Bretagne, nous nous sommes arrêtées à Chartres.
Pour en avoir un bref compte-rendu et regarder les photos, cliquer ici :
http://zazecritoire.unblog.fr/voyages/ 

La métamorphose de la cage

Il y a quelque temps, j’avais mis dans ce blog la photo de « l’amour en cage » en face d’un poème éponyme.
Au printemps, la fleur était apparue dans son enveloppe blanchâtre. Puis elle avait viré à l’orangé vif en forme de lampion. On devinait à l’intérieur le fameux coeur emprisonné… Les brumes matinales, prémices d’un précoce automne, ont contribué à la métamorphose de l’alkékenge. De l’enveloppe orange, il ne reste plus que la forme et la trame. Dans sa fragile prison de fils grillagés, le petit coeur est bien visible. Gourmandise des oiseaux, il ne tardera pas à disparaître…
Ci-dessous des photos prises par Monique qui a su mettre en scène cette curiosité de la nature.
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Une pensée pour Lorca

Il y a quatre ans disparaissait notre labrador Lorca, alors âgée de neuf ans. Deux ans plus tôt, elle avait perdu un oeil, puis un an plus tard le deuxième. Elle est morte en un week-end, chez nous, dans son panier, le jour même de l’anniversaire du père décédé de Monique…

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 L’ABSENCE 

Dans le ronronnement de mon ordinateur, 
J’entends le souvenir de son panier qui grince ;
Le souffle court, je vais constater mon erreur : 

À sa place, le vide affreux. Mon cœur se pince. 

Il manque, le matin, son accueil chaleureux, 
J’accomplis chaque jour un geste, une habitude, 
Dans ma gorge l’appel de son nom sonne creux, 

Le silence répond, maudite certitude ! 

Il semble ridicule aux yeux des gens sensés 
De chérir une bête et de craindre sa perte,
Alors on tait la peine et les pleurs déplacés
Quand sa mort nous fait mal comme une plaie ouverte.
  

Le trépas de tout être, animal ou parent, 
Cause un chagrin semblable, une même souffrance ;
Pourquoi le désespoir serait-il différent
Quand pareille est en nous la douleur de l’absence ?

(Ecrit le 12.09.2004) 

Quelques mois plus tard entrait Véga dans notre vie…

La belle constance

Un correspondant m’écrivait récemment que j’avais bien de la constance pour écrire ainsi dans un blog et publier des livres en autoédition.
De la constance, il en faut encore bien plus pour se rendre à des salons littéraires locaux !… J’étais hier à Fontenoy-la-Joûte (54) pour le 3e salon des auteurs autoédités. Un manque évident de publicité associé à une certaine lassitude du public fit que nous ne vîmes qu’une poignée de visiteurs, à peine plus nombreux que les exposants !
Il faut dire que l’offre en livres dépasse largement la demande des lecteurs.
Il en faut donc beaucoup, de la constance, pour malgré tout continuer à écrire et éditer des livres. Mais nous sommes tous animés par la passion. Comme le disait un auteur présent sur le stand, nous écrivons comme d’autres pêchent ou courrent. Un randonneur qui a la marche dans la peau parcourra ses dix ou vingt kilomètres quelles que soient les conditions climatiques. C’est tout simplement une question de besoin voire de survie. Nous autres écrivains, grands ou petits peu importe, avons les mots dans la peau, une addiction comparable à la cocaïne avec des conséquences moins dramatiques, encore que l’on puisse, si l’on n’y prend garde, y perdre un conjoint ou s’attirer de grosses difficultés financières.
A une époque où tout le monde ou presque taquine la page blanche, les maisons d’édition qui proposent de publier n’importe quel ouvrage à compte d’auteur se multiplient. En échange d’une somme rondelette, ces escrocs de l’édition promettent aux auteurs en herbe monts et merveilles. Or presque tous les auteurs sont des êtres nombrilistes désireux d’être publiés à presque n’importe quel prix. Ces éditeurs sans scrupules ont bien conscience de l’égo démesuré des hommes et femmes de plume et s’en donnent à cœur joie, plumant bel et bien le néophyte en toute impunité. Vexé de s’être fait avoir, celui-ci ne porte pas plainte. De plus, ces éditeurs ont de beaux jours devant eux car en France, pour être publié à compte d’éditeur, il faut soit avoir déjà une notoriété – chanteur, acteur, homme politique, etc. – ou s’être rendu coupable d’un meurtre. La deuxième option est d’ailleurs celle qui a la faveur du public et donc des éditeurs qui ne sont, somme toute, que des commerciaux au même titre que les vendeurs de savonnettes.

Alors oui, il me faut beaucoup de constance pour continuer à écrire dans mon coin puis éditer toute seule mes livres, devenant tour à tour écrivain, maquettiste et commercial.
Mais comme le disait mon voisin hier, l’écriture est une passion qui demande qu’on y consacre un certain budget comme n’importe quelle activité sportive ou artistique. Il suffit de raison garder et ne pas se prendre pour qui l’on n’est pas, sans oublier toutefois que les fabricants de bestsellers ne sont pas les meilleurs écrivains… quand même ils écrivent eux-mêmes !!!

Photo ci-dessous : moi-même en compagnie de Suzy Leblanc (photo de Rémy Debors des Editions Rebelyne :  http://www.rebelyne.com )

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CKC, un adorable petit chien

Le CKC, ou Cavalier King Charles, est un épagneul nain anglais qui pèse de 8 à 10 kg. Les spécialistes disent qu’il s’adapte à la vie de ses maîtres. Il peut ainsi devenir un chien de salon ou au contraire un chien tout terrain (un CTT), très vif et très sportif. Ajoutez à cela une cervelle bien développée et un regard très expressif. Certains disent que son principal et peut-être unique défaut est un manque de personnalité… Alors là, je peux vous dire que notre Véga a une très forte personnalité ! Elle deviendrait vite un véritable tyran domestique si je n’y prenais garde !… Elle et moi nous affrontons souvent du regard !… Elle sait d’ailleurs très bien faire la différence entre Monique et moi et se comporte différemment avec l’une et l’autre ! C’est une futée !!! Mais c’est une adorable petite chienne qui obéit très bien quand on se montre ferme. Tour à tour joueuse et câline, elle donne sans compter pour notre plus grand plaisir.

   ckc.jpg Le CKC existe en quatre variétés :
- noir et feu (noir et roux)
- blenheim (blanc et roux)
- ruby (roux)
- tricolore (noir, blanc et roux)
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     Il faut savoir qu’un CKC n’est pas fait pour vivre seul. Même s’il est tout à fait possible de le laisser seul à la maison pendant plusieurs heures sans qu’il fasse de bêtise, c’est avec ses maîtres qu’il se sent le mieux.
Ici, Monique m’a rejointe dans mon bureau. Eh bien, quelques secondes plus tard, Véga déboula dans la pièce et, telle une tornade rousse, grimpa sur les cartons entreposés devant le bureau et fit une belle démonstration d’amour à Monique.
Jamais Véga n’est seule dans une pièce (hormis dans le couloir, juste derrière la porte de notre chambre, pour la nuit). Aussi avons-nous disposé un panier dans chaque pièce. Ainsi navigue-t-elle de panier en panier au grès de nos déplacements, non sans soupirer d’agacement quand nous ne parvenons pas à nous poser définitivement dans une pièce !
Son plus grand plaisir est de me suivre dans mon bureau où elle a un panier (sous le bureau) pour une longue sieste avec pour seul bruit perturbateur le cliquetis du clavier !…
Lorsqu’il s’est agi de trouver un nom qui commence par V (parce que c’était l’année des V), nous avons opté pour Véga qui est le nom d’un poète espagnol, dans la continuité de Lorca, notre labrador qui venait de mourir. Mais, comme chacun sait, Véga est aussi une constellation… Or notre Véga est davantage star que poète !…

Pour plus de photos : Pas de droits sur l'album 62378

 

L’amour en cage

Je découvris cette fleur il y a dix ans, dans le jardin de Monique dont je venais de faire la connaissance. L’amour en cage, nom populaire de l’alkékenge, m’avait inspiré ce poème :

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 L’AMOUR EN CAGE

Au milieu d’un trottoir, un animal étrange
Gisait, poitrine ouverte en offrande à la mort ;
Une femme passant cueillit le faible corps
Et le mit dans sa poche à côté d’une orange.

Une boîte en carton sur le bord du chevet
Emprisonna la bête et son coeur et son âme
Malgré le regard blême, expression du blâme,
De la face lunaire à celle qui rêvait.

Le pauvre être guérit grâce à son infirmière
Et cognant aux parois du cube ficelé
Voulut faire savoir son désir de parler,
Non plus dans son cachot, mais en pleine lumière.

Sa geôlière pourtant eut peur de son départ
Et le retint de force au fond de sa cellule ;
Privé de liberté par crainte ridicule,
Il se laissa mourir jusqu’au matin blafard.

(Extrait du recueil Hallucinations)

 Trois autres photos de cette fleur étrange sont dans l’album « Les fleurs de notre jardin 2008″ de l’onglet « Photos » de ce blog. Les photos ont, bien sûr, été prises par Monique.

Félicitations !

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Il y a un peu plus de vingt-trois ans naissait mon fils, Stefan, un bébé que j’attendais avec impatience après avoir longuement hésité à donner la vie, tant j’étais si peu sûre de maîtriser la mienne.
Après seize heures d’un travail plus ou moins intense, exténuée par le jeûne, les efforts et l’angoisse, je n’avais plus qu’une envie : que cela cesse d’une manière ou d’une autre. Mais il était trop tard pour la péridurale que j’avais crânement refusée un peu plus tôt. Je ne suis pas de celles qui pensent qu’il faut absolument engendrer dans la douleur pour expier la faute originelle, mais je suis convaincue que la nature est bien faite et qu’on peut s’y fier. Des milliards de femmes avaient accouché avant moi et je n’allais pas faire d’un acte aussi naturel une affaire d’Etat. Mais voilà, mon bébé n’avait pas du tout envie de sortir de mon ventre… Malgré la fatigue, sous la menace des forceps, j’expulsai dans une ultime contraction le petit corps qui tomba dans les mains de la sage-femme et j’entendis, soulagée, les cris salvateurs. Puis je reçus le petit paquet gluant sur la poitrine, contente d’apprendre qu’il s’agissait bien d’un garçon. Malgré ma myopie, je n’eus pas besoin de mes lunettes pour constater que le visage de mon bébé était un peu laid, mais, telle la guenon qui entoure sa progéniture de son bras protecteur, je posai le mien sur mon rejeton et sombrai dans un sommeil, quasi comateux, qui dura soixante-douze heures… Au réveil, je découvris immédiatement mon bébé endormi dans son berceau transparent. Je chaussai mes lunettes et constatai que sa frimousse, débarrassée des stigmates de la douleur pré et post natale, était plutôt jolie. Les infirmières s’étaient bien occupées de lui en attendant que je puisse m’en charger moi-même. Emue par ce mystère de la vie, je sentis mon cœur se gonfler d’amour pour ce petit qui était un morceau de moi.
La vie fit que cet amour se renforça rapidement d’un sentiment exclusif réciproque et d’une complicité à presque toute épreuve. Mon garçon grandissait à mes côtés à une vitesse effroyable. Sa crise d’adolescence très tardive ne fut pas une sinécure, peut-être justement parce que nous pensions y avoir échappé !… Puis il quitta la maison, il y a un peu plus de deux ans, de façon un peu inattendue et brutale. Mais il faut bien, comme on dit, que jeunesse se passe… Cette période difficile appartient au passé et mon fils est redevenu pour moi le gentil garçon qu’il avait toujours été. Depuis qu’il a quitté le nid, il s’assume seul, me démontrant qu’il avait grandi et même plutôt bien.

Mon bébé est devenu un homme, prêt à entrer dans la vie active après ses deux années en apprentissage. Il passait aujourd’hui son BTS informatique qu’il obtint avec la note très honorable de 13,5. Je lui adresse toutes mes félicitations, ma fierté pour ce qu’il est, et mes vœux de réussite dans sa recherche d’emploi. Je ne doute pas qu’il trouve bientôt un poste à la hauteur de ses espérances et je lui souhaite beaucoup de bonheur.

 

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Qu’est-ce que le slam ?

Je suis passée récemment sur une radio locale (RCN 90.7) en compagnie de nombreux autres poètes. A la demande d’Yves Issartier, l’animateur, j’ai dit un slam composé en mars 2007. J’ai reçu quelques mails d’auditeurs me demandant de leur envoyer ce texte. Et dimanche, lors d’un pique-nique de fin d’année réunissant plusieurs associations de peintres et poètes, la conversation en vint encore sur le slam, son origine, sa spécificité, ses différences avec les autres formes de poésie. Le mieux placé pour en parler serait bien sûr Grand Corps Malade, le représentant du slam français. J’ai découvert le slam à travers ses textes qui m’émeuvent à chaque fois que je les entends.
A défaut de GCM, je vais tenter d’expliquer ce qu’est le slam et de l’illustrer avec mon propre texte ci-dessous.

Le slam est né en 1984 à Chicago. C’est un art d’expression populaire orale. Dans des cafés ou autres lieux publics, des auteurs viennent lire, scander ou chanter des textes de leur cru sur des thèmes libres ou imposés. L’entrée est le plus souvent libre ou à prix minime et le principe est : 1 poème dit = 1 verre offert.

Il n’y a aucune limite d’âge, de style ou de provenance. La motivation des participants est le partage et les débutants sont davantage encouragés que critiqués.

En anglais, le verbe « to slam » signifie claquer. Dans cette forme d’expression orale, le but est d’interpeller l’auditeur avec des mots qui sonnent juste.

Grâce au slam, la poésie et les récitals, souvent réservés aux initiés, deviennent enfin populaires.

En France, Grand Corps Malade incarne le mouvement slam.

C’est donc sous l’influence de Grand Corps Malade que j’ai écrit mon premier slam. Cela se sent et s’entend !… Il faut du temps, je pense, pour se démarquer et trouver son propre style. Ceux qui me connaissent bien s’étonneront sûrement de ce texte que je déclame et dans lequel tout est dit sur mon amour de la poésie classique. Pour autant, je ne dénigre pas cette « nouvelle » forme d’expression. Mais, « I have a dream » : que les amateurs de slam ouvrent un jour un recueil de poésie classique. La bonne poésie classique n’est pas aussi rébarbative et barbante qu’elle en a l’air !… Les amateurs de bon slam ne devraient pas rester indifférents à la poésie de Baudelaire !Pour ceux qui auront aimé ce « Premier slam » et qui en redemandent, un autre slam (texte et son) se trouve sur la page Poèmes de ce blog.

Pour écouter ce slam, cliquer ici : Qu'est-ce que le slam ? dans Emotion wma premierslam.wma 

PREMIER SLAM

J’ai découvert le slam
Un soir de solitude ;
C’était comme de la came,
J’ai pris de l’altitude.
J’ai entendu Grand Corps Malade
J’comprenais rien à ses salades ;
J’me suis forcée à l’écouter
Et là, ses paroles m’ont scotchée.
Les keufs, les meufs, chelou et relou,
C’est sûr, j’comprenais pas tout,
Mais je captais l’essentiel,
Ecrire, pour moi, c’est naturel.
Alors j’me suis dit, faut qu »t’essayes,
Même si j’me trouvais un peu vieille.
Les rappeurs, les slameurs, les purs,
Vont me trouver nulle, c’est sûr !
Depuis je suis accro
Je slame en douce comme une clepto
Du matin au soir
Et même la nuit dans l’noir.
Au début c’était pas évident,
Je fais de la poésie depuis quarante ans,
De celle que l’on dit belle et classique,
La poésie académique,
Même si déjà dans mes poèmes
J’abordais différents thèmes :
L’amour, la mort, la maladie,
La guerre, le chômage et la pédophilie.
Mais pour quelqu’un comme moi
Qui a fait du carcan des règles un choix,
Ne plus respecter le sexe des rimes,
C’était un peu comme un crime.
Les mots qui circulent toujours dans ma tête
Se sont mis à danser, c’était la fête !
Plus de laisse ni de muselière,
Ils ont appris l’école buissonnière,
Plus d’obligation ni d’interdits,
Plus de maître en prosodie.
Seuls comptaient les mots qui claquent
Comme des coups de poing ou comme des claques
Pour qu’ils aillent droit au but,
Comme un bon coup de pied au cul !

Les Rim’ailleurs

Florent et Jérôme

Jeudi 26 juin 2008, Yves Issartier recevait des poètes pour une émission de deux heures en direct sur RCN 90.7 (Radio Caraïb Nancy). Pour des raisons professionnelles, je n’ai pu rejoindre le studio que pour la dernière demi-heure. Par manque de place, quelques poètes se tenaient debout dans le couloir. J’ai entendu une voix forte et chaude qui lisait un texte et des accords sur une guitare. Je suis restée clouée sur place, très émue par ce que cette voix inconnue et ces cordes pincées véhiculaient. Puis Yves m’a invitée à entrer et un participant m’a laissé sa chaise. J’ai alors découvert celui qui venait de lire un poème de Prévert, un jeune homme dans un fauteuil roulant qui déclamait un nouveau poème du même auteur. Handicapé n’est pas le mot qui me vient spontanément pour parler de lui. Mon regard s’est porté sur ses bras trop courts qui peinaient à tenir le livre ouvert. Puis j’ai cessé de le regarder pour mieux l’écouter. Je ne suis pas fan de Prévert que je connais peu, mais ce que j’entendais était époustouflant par la diction de l’un et la musique de l’autre. Car si Florent NOBLOT est petit dans son corps, c’est un géant dans sa tête et dans son cœur ! Au lieu de se recroqueviller dans sa bulle pour se protéger des regards pas toujours bienveillants, il a choisi de se mettre en scène pour interpréter la poésie de Prévert, lui donner vie et inciter le public à revisiter cet auteur moderne dont je ne garde personnellement que le souvenir de textes ennuyeux appris sur les bancs de l’école primaire. Intriguée par ce duo hors normes, j’ai voulu en savoir plus. Je suis donc allée sur le site http://www.myspace.com/lesrimailleurs puis les ai contactés pour qu’ils me parlent d’eux.
Nés de la rencontre entre un comédien-clameur fou, Florent NOBLOT, qui jouait alors dans la compagnie de l’Ouvre-Boîte, et du guitariste-gratteur féérique, LouJé, ex-membre du groupe « Cosmos », les Rim’ailleurs prennent toute leur force sur scène ! Le spectacle « Lumières d’homme » est une invitation amicale dans le monde insolite de Jacques Prévert, pour 1h30 de tendresse, de rire, de colère face aux absurdités de ce monde, d’amour, de démesure, de folie, de rêve, de poésie…
Ils interprètent des poèmes, rares ou célèbres, tous d’actualité ou intemporels, de ce poète surréaliste, humaniste et engagé.
Ce voyage à travers l’univers de cet incontournable magicien des mots s’adresse tant aux exégètes qu’aux néophytes en matière de poésie. Ce cocktail festif est un mélange innovant et détonnant entre poésie, musique et théâtre.
Chaque membre des Rim’ailleurs apporte sa petite couleur inimitable : Florent scande en rythme les mots, les vit littéralement, les sue, les enchante. LouJé a composé des musiques originales aux accents colorés de flamenco, de jazz manouche, de chansons françaises grand cru…
Depuis le 17 mai 2006, ce groupe s’est expérimenté devant tout type de public et des structures très variées : salles de concert, café-théâtre, théâtre, festival de plein air, salles des fêtes, médiathèque, MJC, rue, bars, association, maison de retraite, centre d’étudiants handicapés, centre de réadaptation, etc.
Début 2008, Les Rim’ailleurs ont pris part à deux projets discographiques :
- compilation « Rue Sans Haine » de l’association A.I.D.E.S., à paraître en septembre 2008, ils posent un morceau écrit par une personne réellement atteinte du V.I.H.
- compilation des « Méga-tubes du tri » organisée par la maison de la propreté de Nancy, ils posent un morceau relatif à la protection de l’environnement.
De manière sûre et officielle, Les Rim’ailleurs joueront le spectacle dans sa version pour enfants le mercredi 7 janvier et le samedi 10 janvier 2009 au théâtre du Mont-Désert à 15h et dans sa version pour adultes (avec des invités surprises) les jeudi 8, vendredi 9 et samedi 10 janvier 2009 à 20h45 et le dimanche 11 janvier à 16h. 
Ne manquez pas d’aller découvrir ces deux artistes qui décoiffent, comme on dit aujourd’hui ! 

Un bouquet… pour vous !

Quelques fleurs de notre jardin offertes par Monique sur http://zazecritoire.unblog.fr/photos/ (3e album).

En attendant Bruxelles…

quelques photos de Véga… en cliquant sur ce lien http://zazecritoire.unblog.fr/photos/ 

 

La Punto de Momo

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Punto est arrivée eh eh !
Sans s’presser eh eh !
La belle Punto,
La Grande Punto,
La nouvelle voitur’ de Momo !
 
Nous en parlions depuis des années, nous l’attendions depuis des semaines. Elle est enfin là, bleue comme la Reine de la nuit.
Elle devait arriver la semaine dernière… Fausse joie et multiples rebondissements ! Notre garagiste préféré, débordé depuis l’arrêt pour maladie de son mécanicien, n’avait pas eu le temps de la préparer. Il a donc appelé vers 20h00 pour dire qu’il passerait d’ici une demi-heure pour prendre la Toyota (qui n’était plus assurée à compter de minuit) et laisser une voiture de prêt à Monique pour le lendemain. Il arriva à… 22h30 ! Notre garagiste est un Stéphane… charmant mais pas toujours fiable !!!
La vieille Toyota, devenue en quinze ans beaucoup plus qu’une voiture – fidèle compagne porteuse d’un lourd symbole lié à la mort – partit donc dans la nuit et Monique n’eut pas le temps d’avoir la larme à l’œil qu’elle avait déjà disparu !
Monique et moi avons inversé nos choix : moi qui suis un parangon de fidélité, je n’ai pas acheté Fiat pour la première fois en 2006 mais Toyota. Monique en revanche avait déjà délaissé la marque japonaise pour des Américaines ou des Italiennes et revient, en 2008, vers ses premières amours.
Quant à la « vieille » Toyota (15 ans et plus de 250.000 km dans les roues), elle va encore faire le bonheur d’un couple d’amis. L’idée plaît beaucoup à Monique qui redoutait de voir sa chère Corola partir à la casse ! Aussi, quand elle sera prise de nostalgie, nous nous inviterons à l’apéro chez Nini et J.-P. pour caresser la carrosserie qui porte les stigmates de son grand âge !

 

Hommage à Pascal Sevran

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Voilà, cette fois il ne s’agit pas d’une fausse information ; Pascal Sevran est mort ce matin.
Oh ! bien sûr, il n’y a pas de quoi en faire tout un plat… à peine un article dans un blog… Ce n’était pas un grand homme, seulement un personnage.
Le grand public le connaissait pour ses émissions de variété un peu ringardes ; nombreux sont ceux qui ignorent qu’il était avant tout un écrivain, même un très bon écrivain, qui avait reçu le Prix Roger Nimier en 1979. Sevran, autodidacte, avait fréquenté Emmanuel Berl et lu Chardonne. Tout de même !…
Bien sûr, il agaçait, il provoquait, il exaspérait. Certains lui reprochaient ses amitiés, se demandant comment il pouvait à la fois avoir été l’intime de François Mitterrand, être en même temps l’ami de Jack Lang et Bertrand Delanoë et soutenir Nicolas Sarkozy. C’est oublier que derrière la politique se trouvent des hommes de chair et d’os, de sang et de larmes et qu’on peut éprouver de l’amitié pour des personnes d’horizons opposés. Qui peut prétendre n’avoir des amis que de son bord ? Je l’ai déjà dit, j’ai des amis qui se réclament de gauche et d’autres qui sont de droite. Et ceux qui avouent pencher à droite ne sont pas toujours les moins chaleureux, les moins généreux, les moins attentifs aux autres.
Même si la variété n’est pas ma tasse de thé quotidienne, je reconnais à Pascal Sevran le mérite d’avoir inlassablement défendu la chanson française, alors qu’il est davantage à la mode de chanter en anglais.
Mais j’aimais par-dessus tout l’écrivain talentueux à la plume tour à tour trempée dans l’acide et les larmes. Il est délicieusement méchant dans ses phrases assassines destinées à ceux et celles qu’il n’aime pas ; il est infiniment tendre dans les souvenirs qu’il a ressassés depuis la disparition de son compagnon en 1998. J’ai découvert Pascal Sevran dans ce livre, « La vie sans lui », premier tome d’une série de journaux intimes publiés ensuite chaque début d’année. Sevran était un extraordinaire diariste ! Car le journal intime est sans aucun doute un des genres littéraires les plus difficiles à maîtriser.
J’ai lu chacun de ses livres et j’ai apprécié le talent de cet écorché vif qui mordait pour se protéger et se soulait de mots pour survivre. Certains ont essayé de souiller cet amour qu’il avait pour Stéphane ; les phrases qu’il écrivait sur ce garçon, qu’il a aimé jusqu’au bout de sa terrible maladie, encore et toujours dans chaque nouveau journal, me bouleversaient.
Voilà. Pascal Sevran n’était pas un ami, mais je suis triste ce soir.

Un cousin épatant

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Christian, mon cousin par alliance, est tétraplégique depuis deux ans et demi, précisément depuis le 1er janvier 2006. Alors qu’ils rentraient chez eux après avoir fêté la Saint Sylvestre en famille, un sanglier croisa leur chemin, une route qu’ils connaissaient par cœur. Sa femme, qui conduisait car elle ne boit jamais une goutte d’alcool, braqua à droite en direction d’un champ pour éviter le choc frontal avec l’animal. Malheureusement, entre la route et le champ se trouvait à cet endroit un fossé. La voiture piqua du nez et se retourna. Le cousin comprit tout de suite que c’était grave…
Après six mois à l’hôpital, le voilà dans un centre de rééducation. Le pauvre n’eut pas de chance : il souffrit d’un staphylocoque doré puis d’escarres gravissimes qui freinèrent sa rééducation. Puis sa femme le quitta, des soucis financiers s’enchaînèrent… Bref, la scoumoune la plus complète ! Et malgré tout, il garde le sourire, au moins en notre présence, toujours heureux de nous voir, toujours indulgent lorsque nous tardons à lui rendre visite, toujours à l’écoute de nos préoccupations, toujours content de recevoir une carte postale de nos lieux de vacances. Aucune amertume, aucune méchanceté, aucune agressivité ne sont venues modifier son caractère.
Je connaissais assez peu ce cousin par alliance bâti comme un géant, mais j’appréciais déjà sa personnalité et sa philosophie de vie qui me réconciliaient avec un type d’hommes dont le physique me fait peur !…
Et voilà qu’il peut rentrer chez lui pour quelques jours. Pour l’occasion, deux de ses enfants ont fait le voyage de Vendée en Lorraine. Son auxiliaire de vie, dont il nous avait un peu parlé lors de notre dernière visite au Centre de Réadaptation, serait également là. Il nous invita donc à venir déjeuner !… Cela faisait de très longs mois que nous ne l’avions pas vu autrement que couché dans un lit ; nous ne pouvons lui rendre visite qu’après 17h00, quand il est recouché après plusieurs heures de rééducation et balades autonomes en fauteuil électrique.
Alors il était heureux, le cousin, de nous accueillir chez lui ! Nous n’y avions pas mis les pieds depuis l’accident…  Les jeunes s’activaient autour du barbecue et de la table sur la terrasse ; Martine, l’auxiliaire de vie, œuvrait en cuisine. Christian, en vrai maître de maison, nous accompagna dans le jardin sur quelques mètres.
Cet après-midi en famille, chez lui, fut une bouffée de bonheur. Il plaisantait, il riait même, se débrouillait tout seul pour déambuler et manger à table avec nous. Martine, sans cesse attentive à ses besoins, semblait avoir trouvé la juste mesure entre l’aide nécessaire pour progresser et l’assistanat dégradant et destructeur. De notre génération, elle n’est pas étrangère aux propos du cousin sur ses souvenirs de jeunesse, des chansons d’autrefois, des évènements divers, etc. Souriante, sympathique, dévouée, un brin espiègle, elle semble avoir su nouer des liens complices, indispensables pour une bonne entente entre handicapé et auxiliaire de vie.
Merci mon cousin, pour cet après-midi très agréable. Ton rire, tes plaisanteries et tes regards moqueurs nous faisaient presque oublier ton handicap. Comme tu le dis si bien, la différence entre un handicapé et un non-handicapé est que le handicapé vient avec son siège quand on l’invite ! Voilà l’humour décapant du cousin Christian qui a décidé que devenir tétraplégique n’est pas la fin du monde. Une belle leçon de courage et de relativité !… (pour d’autres photos, cliquer sur l’onglet « photos » dans la barre d’outils du blog)

 

Vive le 1500e visiteur !

Trois mois après sa création, ce blog www.zazecritoire.unblog.fr va bientôt comptabiliser mille cinq cents visites !
Merci à vous tous pour votre fidélité et votre assiduité à vous rendre sur mon blog pour lire mes dernières élucubrations, mes coups de gueule et mes coups de cœur, prendre connaissance des bouquins que je lis, des films que je vois, des photos que fait Monique, des spectacles auxquels nous nous rendons, des voyages que l’on fait même si l’onglet est encore vide, mais pas pour longtemps…
La gazette créée en 1996 a duré neuf ans. Quelle durée de vie peut avoir un blog sur Internet ? Je l’ignore et je n’ose pas y penser tant les choses évoluent à une vitesse hallucinante.
En attendant de voir ce que l’avenir nous réserve comme surprises en termes de communication, je serais très heureuse que le mille cinq centième visiteur se manifeste par un commentaire sympa. En réalité, cet article devait fêter le millième visiteur, mais je n’ai pas été assez vigilante et le compteur avait dépassé les mille lorsque je m’apprêtais à mettre l’article… Alors à chaque visite sur mon blog, jetez un coup d’œil sur le compteur et si vous êtes le 1500e, faites-moi un petit coucou ! Celui ou celle qui se fera connaître pourra choisir un livre parmi les dix publiés en autoédition (sauf le premier qui est épuisé) énumérés ci-dessous :

- HALLUCINATIONS : poèmes – 50 pages
- D’UNE RIVE A L’AUTRE : nouvelles – 150 pages
- DU COTE DE TES YEUX : poèmes – 4 aquarelles N/B + 4 aquarelles couleur – 50 pages
- MEMOIRES D’UN LABRADOR : anecdotes familiales racontées par le chien – 108 pages
- AU-DELA DE TES REVES : nouvelles – couverture illustrée couleur – 191 pages
- ROUGE ET NOIR EDEN : poèmes – 106 pages
- ECRIVEZ-MOI… : roman épistolaire – couverture illustrée couleur – 255 pages
- DESSINE-MOI UN POEME : 16 poèmes, 1 conte, 17 aquarelles couleur (pour enfants) – 45 pages
- RENCONTRES : nouvelles – couverture illustrée couleur – 275 pages

Je ne suis pas certaine que les lots soient suffisamment attractifs pour motiver mes lecteurs, mais j’enverrai avec grand plaisir le livre choisi (frais d’envoi à ma charge) dédicacé à celui ou celle qui se manifestera. Au moment où j’écris ces lignes, le compteur est à 1473.

Un témoignage en faveur de l’euthanasie

enattendantlasuite1.gif En choisissant la semaine dernière le livre « En attendant la suite » de Laurent Malet, je ne me doutais pas que le thème de ce récit allait se trouver de nouveau au cœur de l’actualité.
Laurent Malet et son frère jumeau Pierre, tous deux acteurs, ont vécu une enfance et une adolescence insouciante dans le Midi de la France aux côtés de leur mère Florence, remariée à un scénariste. Ils côtoient les plus grands acteurs et les plus belles actrices.
Alors qu’ils entrent dans la vie active, leur mère est atteinte d’un cancer du sein. Pris dans le tourbillon de leur vie professionnelle, ils n’ont pas pris conscience de la gravité de la maladie de leur mère qui s’est battue bec et ongles pour terrasser le « crabe », comme elle appelle ce terrible fléau.
Dix ans plus, le « crabe » est de retour. Au cours d’un contrôle de routine, une tache apparaît sur une côte…
Cette fois, les jumeaux ont vingt-huit ans et on perdu leur insouciance d’adolescents. Tous deux se relaient pour aider leur mère à vaincre la maladie. Et lorsque, deux ans plus tard, la fin arrivera, ils seront aussi là pour l’aider à mourir quand elle les suppliera de faire le nécessaire.
Pour que le livre ne soit pas trop lourd de souffrances, de tristesse et d’angoisse, l’auteur a intercalé, entre deux chapitres sur l’évolution de la maladie et la dégradation de sa mère, un chapitre sur son enfance heureuse avec son frère.
Ce témoignage clairement en faveur de l’euthanasie a été écrit en 2007 alors que les faits remontent à 1985. Comme le dit Laurent Malet, il y a prescription. Car son frère et lui ainsi que deux médecins – celui qui fournit le produit mortel et celui qui l’injecte – étaient passibles d’une lourde peine d’emprisonnement. Peut-être grâce à leur notoriété, Pierre et Laurent Malet ont eu la chance de croiser un médecin qui a accepté de leur procurer, sous le manteau, deux ampoules de morphine, et un autre qui a bien voulu injecter le poison libérateur.
Dans ce livre, Laurent Malet décrit l’univers hospitalier qui n’est pas toujours… hospitalier. Il décrit ces grosses pointures de la chirurgie qui, sous prétexte de se protéger en mettant entre eux et leurs patients une légitime distance affective, frisent la désinvolture et l’irrespect. Pour avoir travaillé avec des malades, je crois sur parole les propos qu’il tient, similaires à ceux rapportés par mes clients lors de l’écriture de leur livre. Je comprends ce besoin qu’ont les médecins de ne voir en leurs patients qu’un cas pathologique et la nécessité de les regarder de loin ou de haut. Mais lorsque le cas est désespéré et qu’ils avouent aux proches ne plus avoir de traitement à proposer, ne pourraient-ils pas, juste quelques minutes, mettre leur blouse blanche au clou et se glisser dans la peau d’un fils, d’un conjoint ou d’un père pour éprouver un peu de cette empathie qui leur fait tant défaut et les empêche de faire preuve de compassion envers la famille ?
Je sais que certains ont cette chaleur humaine, mais ils sont minoritaires. Je sais aussi qu’il est contraire à la vocation d’un médecin d’injecter un produit mortel  dans les veines d’un patient atteint d’une maladie incurable pour abréger ses souffrances. Je sais aussi qu’il n’est pas simple de légiférer sur l’euthanasie. Mais à ceux qui disent qu’une loi en faveur de l’euthanasie est la porte ouverte à tous les excès, je réponds que donner la mort, dans certains cas, peut être l’ultime geste d’amour. Je ne pense pas qu’il soit facile à faire et surtout, il faut vivre ensuite avec le souvenir de ce geste. Je crois qu’il faut beaucoup de courage et beaucoup d’amour pour accéder à la demande d’une personne chère de mettre fin à ses jours et lui permettre une mort digne. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est peut-être dans ce geste de supprimer une vie que se révèlent l’humanité et la bonté de celui qui l’accomplit. Ne sommes-nous pas soulagés et reconnaissants au vétérinaire qui endort par piqûre notre vieux compagnon à quatre pattes moribond ? Or je ne pense pas que la vocation d’un vétérinaire soit de donner la mort…

J’me voyais déjà… !

 

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Pour la seconde fois, je
passais ce soir à la TV
en direct sur France 3
dans l’émission de
Yannick Kusy
« Vous avez 3 minutes »
à l’occasion de la sortie
de mon dernier livre.

Arrivée bien avant l’heure dans les studios situés à cinq minutes de mon domicile, je dus patienter un bon quart d’heure avant de me prêter à la séance de maquillage. Puis commença l’équipement. L’année dernière, lors de mon premier passage à l’occasion de la sortie de mon livre « Ecrivez-moi », Yannick et moi étions installés à une table munie de micros. Cette fois-ci, nous étions dans un autre endroit du studio, devant une table façon bar et nous devions porter un micro-cravate. Vêtue d’un pull-over, je dus à plusieurs reprises fourrager sous mon pull pour y glisser un aimant afin d’y accrocher le micro. Puis le technicien fixa le boitier à l’arrière de mon pantalon.
Hormis ces changements techniques, l’animateur est toujours aussi sympathique. Il me met à l’aise, encense mon livre – bien qu’il soit moins emballé que par le précédent – plaisante avec le personnel et notamment avec le présentateur des infos régionales qui nous précède à l’antenne.
Et puis c’est parti ! Yannick me fait signe et commence l’intervieuw. Comme l’an dernier, j’oublie rapidement que je passe en direct à la télé pour répondre à ses questions. Le temps passe vite… L’émission qui dure environ huit minutes se termine alors que j’aurais encore tant à dire !

 

La magie des rencontres

         
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Le thème des rencontres m’a toujours fascinée. Elles influent sur le cours de notre vie et décident des choix que nous faisons. Bonnes ou mauvaises, elles ne sont jamais anodines et si nous détenons le libre-arbitre – ou croyons le détenir – il ne s’effectue jamais qu’en fonction des rencontres. J’ai voulu qu’il soit le fil conducteur de mon dernier recueil de nouvelles tout juste sorti de l’imprimerie. 
C’est ainsi que, samedi dernier, lors d’une réunion politique dans le cadre des élections municipales, j’ai rencontré un magistrat qui, non seulement a discuté avec nous en prenant un verre après le débat, mais s’est intéressé à mon modeste blog et a laissé un commentaire dans un article sur l’affaire d’Outreau. 
Monsieur Pascal Bridey me fait l’honneur et l’amitié d’un nouvel article que vous découvrirez ci-dessous dans sa version originale et intégrale.
Voilà l’illustration de ces rencontres improbables qui nous dominent. 

 » Un mauvais coup pour la justice de proximité! 

La réforme de la carte judiciaire devrait entraîner d’ici 2010 la suppression de 180 tribunaux d’instance et de 23 tribunaux de grande instance . On annonce également la suppression  de 63 conseils de prud’hommes et d’une cinquantaine de tribunaux de commerce.

Pourquoi s’attaquer à la justice de proximité, cette justice du quotidien,  des affaires de voisinage, du surendettement, des loyers impayés, des pensions alimentaires, des tutelles, des problèmes de consommation alors qu’on déplore par ailleurs la disparition des services publics et la désertification des campagnes ?

Les petits tribunaux sont les cibles privilégiées de cette réforme alors qu’ils démontrent tous les jours leur utilité.

Les tribunaux d’instance, sont les tribunaux qui accueillent les plus fragiles et des plus démunis de nos concitoyens.

C’est la justice des gens modestes de la France des cantons et des banlieues.

Les magistrats ayant rendu cette justice vous diront que c’est dans un tribunal d’instance qu ‘on se sent le plus utile parce qu’on mesure immédiatement les conséquences humaines, économiques et sociales des décisions prises  même si les enjeux financiers sont quantitativement moins importants que dans d’autres juridictions.

Alors que la lenteur et les dysfonctionnements de la justice en général sont de plus en plus décriés, c’est aujourd’hui la justice d’instance qui fonctionne le mieux . Les performances des tribunaux d’instance sont incontestables en termes de délais, de qualité et d’accessibilité.

C’est dans les tribunaux d’instance , que les jugements sont rendus le plus rapidement : on n’y obtient un jugement dans un délai  moyen de trois ou quatre mois alors qu’il faut attendre huit ou neuf mois devant le tribunal de grande instance et souvent plusieurs années devant une cour d’appel !

C’est aussi la justice la plus simple et la moins coûteuse car les gens peuvent se présenter eux-mêmes dans le cadre de procédures simplifiées qui évitent le recours , souvent dissuasif , aux auxiliaires de justice .

Des régions déshéritées du Centre et de l’Est de la France vont devenir de véritables déserts judiciaires.  Certains justiciables  devront faire parfois plus de 100 km pour se rendre dans leur tribunal et préféreront souvent  renoncer à leurs droits  plutôt que d’aller dans une grande juridiction où  leur affaire sera noyée dans la masse et renvoyée d’audience en audience, comme c’est déjà trop souvent le cas en raison de la pénurie chronique de moyens dont souffre l’institution depuis plusieurs années.

La justice moderne qu’on nous promet, mélange de justice foraine et de justice TGV n’est pas la justice dont nous voulons  car ce n’est pas la justice que nous aimons !

Avec la justice foraine, le juge deviendra le missi- dominici itinérant des lois votées par le parlement qu’il appliquera lors d’un séjour éclair aux populations locales en tapant sur son ordinateur, puis disparaîtra jusqu’au lundi mensuel de foire judiciaire suivant.

Quelle meilleure façon de faire détester la loi et la justice que de la faire appliquer par des juges fantômes, sans tribunal,  sans racines dans la population , errant de ville en ville avec leurs valises pleine de dossiers.

A  éloigner la justice des populations, c’est la loi et donc la démocratie que l’on éloigne des citoyens. De la proximité avec celui qui juge, naît la légitimité de l’acte du juger.L’éloignement géographique des tribunaux détériorera la confiance des justiciables envers l’institution judiciaire. Si l’on souhaite rapprocher la justice des citoyens  pour qu’ils se l’approprient, il ne faut pas l’éloigner d’eux mais au contraire les faire participer davantage à l’oeuvre de justice . 

Avec cette réforme nous allons tout  droit vers une justice désincarnée, déshumanisée, sans  rencontre véritable entre le justiciable et son juge.Or ,rendre la justice, ce n’est pas uniquement étudier un dossier , ce n’est pas seulement réaliser un travail intellectuel, aussi brillant soit-il , mais c’est aussi et surtout  rencontrer ceux qui viennent demander justice , comprendre leurs attentes , mesurer leurs souffrances, leur angoisse , leur détresse et bien souvent, leur redonner espoir et confiance dans l’institution .

Tous les magistrats vous diront qu’une décision est bien mieux acceptée lorsqu’elle est expliquée , motivée avec des mots simples, à l’issue d’une audience sereine et  apaisée au cours de laquelle les gens ont le sentiment d’avoir pu s’expliquer, d’avoir été écoutés et respectés .

La réforme de Mme DATI sonne le glas de la justice de proximité qui va progressivement disparaître au profit d’une justice technocratique, une justice sans âme, une justice de dossiers faite pour les juristes et les professionnels du droit , une justice qui conviendra peut-être aux avocats d’affaires et autres  privilégiés mais certainement pas au plus grand nombre , à tous  ceux que nous rencontrons dans nos audiences , ceux-là mêmes qui ont  déjà  si peu confiance en la justice de leur pays !

Estimée par les spécialistes à plus d’un milliard d’euros , cette réforme s’annonce désastreuse économiquement  et humainement .

Avec la loi sur les peines-plancher et la dépénalisation programmée du droit des affaires , elle marque clairement le choix de la droite de promouvoir une justice à deux vitesses , contraire au principe républicain d’égalité des citoyens devant la loi !

Pascal BRIDEY
Magistrat
Union Syndicale des Magistrats « 

Rencontres

Rencontres dans Mes publications 1ere-couverture-210x300
Recueil de nouvelles autoédité en 2008
Format 14×20 cm
269 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 12 euros

Infos

J’aurai le grand plaisir de passer à la TV en direct sur France 3 le vendredi 26 mars 2010 à midi à l’occasion de la parution de mon roman « Malou ». Cela sera aussi l’opportunité de répondre à quelques questions sur le métier d’écrivain public que j’exerce depuis 2004.

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Article paru dans Le Républicain Lorrain du 25/04/2009 :
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Archives

Publié le : lundi 23 mars 2009

La saga de Zaz

Une histoire de famille.
Une histoire de famille.
Infos


A l’occasion de la sortie de son dernier roman intitulé « La lavandière d’Igney », Zaz Chalumeau était à la médiathèque Gérard-Thirion pour une présentation suivie d’une séance de dédicaces. « C’est le 11e livre que j’auto-édite et le 1er d’une saga en 4 volumes », explique l’auteur. « La lavandière d’Igney a vraiment existé. Elle est née en 1865 et a vécu presque centenaire. Elle a eu onze enfants qu’elle a tous enterrés, plus une vingtaine d’enfants dont elle s’est occupée. La mère de mon amie a été élevée par cette dame-là, ça valait le coup de raconter son histoire », ajoute-t-elle. Un gros travail de recherche d’éléments historiques ont été nécessaires pour relater la vie de deux familles vosgiennes dont les descendants se rencontreront plus d’un siècle plus tard. Secrétaire trilingue de formation, Zaz a profité d’un licenciement pour devenir écrivain public en profession libérale en 2004, au service des professionnels et des particuliers. Passionnée d’écriture et de poésie, c’est en 1999 qu’elle a publié son premier recueil de poèmes, elle a notamment obtenu le grand prix des Poètes lorrains en 2002. « Je connais la poésie de Zaz. C’est perlé, fignolé, cousu main… », confie Pierre avec admiration en tournant les pages d’un recueil. Le second volume de la grande saga familiale est prévu pour début 2010 et sera intitulé « Malou ».
Informations : www.zazecritoire.unblog.fr.

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Archives Est Républicain

Publié le : mardi 3 mars 2009

Isabelle Chalumeau

Zaz Chalumeau vient de publier « La Lavandière d'I- gney ».
Zaz Chalumeau vient de publier « La Lavandière d’I- gney ».

Après la parution d’un premier recueil de poésie en 1999, Isabelle Chalumeau s’est engagée en littérature et a publié à la suite une série de onze ouvrages.
Depuis 2004, elle a fait de sa passion d’écrire son métier : elle est devenue écrivain public indépendant. A la veille des salons littéraires régionaux, sous son nom de plume « Zaz Chalumeau », elle publie « La lavandière d’I- gney », premier tome d’une tétralogie intitulée « Colin – Maillard »
- ER : Votre ouvrage est le premier volet d’une saga familiale. Quelle histoire vouliez-vous raconter ?
- Les quatre ouvrages mettent en scène deux familles originaires des Vosges ; le premier commence en 1865 et le dernier amènera le lecteur jusqu’en 1998. Ils retracent l’histoire de personnalités au caractère bien trempé. Née en 1865, l’héroïne, Marie-Joséphine a vécu une époque tourmentée et a connu trois guerres. Soutenue par une foi inébranlable, elle a surmonté des épreuves terribles avec la perte de ses onze enfants. Dans la deuxième famille, avec Léonie, on suit l’histoire d’une jeune fille portée par la soif d’apprendre qui cherche à s’affranchir de sa condition paysanne. Le destin finira par faire se rejoindre, dans le dernier tome, ces deux familles si différentes dans leur mode d’expression et leur conception de l’amour familial. L’une est ouverte et communicante alors que l’autre, dominée par les non dits, s’enferme dans le silence et cultive les secrets.
- Le temps se mêle au temps dans ce premier ouvrage. Pourquoi ?
- Mon activité d’écrivain public m’amène à situer la petite histoire dans la grande. Comme je le fais dans les romans de la vie que j’écris pour retracer la biographie de mes clients, j’ai ancré mes personnages, réels et fictifs, dans un contexte historique qui leur donne du relief et une véracité palpable. D’ailleurs, Marie-Joséphine et Léonie s’intéressent beaucoup à l’actualité et aux événements de leur époque.
- Vos lecteurs pourront vous rencontrer très prochainement. Quelles sont les dates à retenir ?
- A l’instar du « Livre sur la Place » à Nancy, les prochains salons littéraires régionaux se tiendront d’a- bord le 8 mars à Chaligny, puis le 21 mars à Essey-les-Nancy et le 26 avril à Metz avec « Floralivres ». Le 14 mars, je ferai une présentation de mon livre à la Médiathèque de Laxou à partir de 16 h 30 avec séance de dédicaces, ainsi que le 25 avril au rayon librairie de Cora Houdemont. Ces contacts avec les lecteurs sont toujours source d’échanges et de plaisantes rencontres.

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Archives
Publié le : mardi 23 décembre 2008
Formation
« Un sérieux atout en plus »

Ils étaient 190 étudiants du CESI à recevoir diplômes et félicitations au Palais des congrès.
Ils étaient 190 étudiants du CESI à recevoir diplômes et félicitations au Palais des congrès.

C’est rare et ça mérite d’être souligné. Vendredi, en fin d’après-midi, le grand amphithéâtre du Palais des congrès avait pris des couleurs. Les couleurs des trois établissements du groupe CESI qui, ce soir-là, distribuaient leur diplôme à chacun des étudiants ayant suivi un cursus l’an passé.
Pour assister à cette cérémonie il y avait du beau monde. Le groupe avait dépêché de Paris son directeur général, Jacques Bahry, la Région Lorraine sa vice-présidente en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Hélène Bénabent. Une douzaine de chefs d’entreprises dont certaines sont partenaires du CESI de Nancy étaient également présents.
A l’occasion du 50e anniversaire de l’organisme de formation continue dont le slogan est « valoriser les personnes par la formation et favoriser la performance de l’entreprise par l’évolution des salariés», les orateurs ont fait le point sur la société actuelle et son évolution compte tenu d’une crise qui ne va pas se résoudre de sitôt. La formation reste un atout pour les futurs diplômés et en particulier pour ceux qui vendredi recevaient leurs parchemins. «Vous n’arrivez pas avec un diplôme dans une période faste, mais vous avez un sérieux atout en plus», expliquera Jacques Bahry, qui traitera par la dérision, tout en étant profondément désabusé, la plus grosse fraude récente aux USA.
Présent également, l’un des fondateurs de l’école d’ingénieurs du CESI à Nancy : Bernard Guerrier de Dumast, qui est monté sur scène pour remettre les diplômes aux ingénieurs. Jaune pour les diplômés de CESI entreprise, obtenant des diplômes de management et d’organisation en formation en alternance, rouge pour les informaticiens d’EXIA et bleu pour les ingénieurs et masteriens de l’école EI CESI. Chacun est venu, en toge et coiffé d’un mortier de la couleur de son établissement, recevoir son diplôme.
La cérémonie s’est terminée par le célèbre lancer de mortiers, très prisé aux USA, avant le buffet qui réunissait parents, élèves, professeurs et entreprises partenaires.
De notre correspondant Jean-Luc GEORGES

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  Article paru dans l’Est Républicain du 22.10.2008 :

« Le Cercle des Arts tient salon
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De nombreux artistes talentueux. 
Le 15e Salon d’Automne du Cercle des Arts réunit plus d’une vingtaine de peintres, débutants et confirmés, dont le président de l’association, Pierre Dufour, qui présente une série intitulée « Géométrie ». Aquarelles, huiles, abstrait, figuratif, il y en a pour tous les goûts, même des icônes religieuses réalisées par Françoise Hachet, dont certaines ont nécessité jusqu’à 50 couches d’enduit avant d’être illustrées dans les moindres détails avec de la peinture mais également de l’or et de l’argent pur. La richesse de l’exposition se poursuit avec les tableaux de Nanda Perrin qui a usé d’un collage froissé pour son « abstrait noir et rouge », ses « couleurs du moment avec le blanc », avoue l’artiste. Muriel Jeanmaire présente des monochromes rouges épurés, mais aussi une toile sombre intitulée « Vallée des âmes » qu’elle confie avoir peint après le décès de son père : « Je suis en pleine recherche. J’essaie différents styles ». Le dessin a aussi sa place avec Pierre Hachet qui expose des falaises réalisées à l’encre de chine, à partir d’une techniques de pointillés. Par cette exposition, les artistes invitent le public à voyager, à travers des paysages ou des portraits et à se laisser porter par .son imagination pour les toiles les plus abstraites. « Il y a des styles, des couleurs, des formats différents. Cela permet de voir plein de choses », ajoute Marie-Jeanne. L’exposition est présentée jusqu’au 31 octobre dans la salle de spectacle du CILM au Champ-le-Bœuf, le lundi de 13 h 30 à 21 h et du mardi au vendredi de 8 h à 23 h, les samedi et dimanche de 14 h à 18 h ; entrée libre. »

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Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / LE LUNÉVILLOIS / FONTENOY-LA-JOÛTE / 02/09/2008

 » Les tribulations de l’édition

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Un étal commun et convivial pour une nouvelle rencontre des auteurs régionaux.

Dimanche, le « Village du Livre » mettait à l’honneur les auteurs auto-édités. Venus proposer leurs ouvrages dédicacés au public, 22 exposants s’étaient déplacés du « Grand Est ». A ce rendez-vous annuel, de « petits trésors » échappés des firmes d’édition, souvent nés d’un vécu personnel, et parfois romancés, ont retenu l’attention des amateurs avertis et des simples visiteurs. Derrière un étal commun dressé sous chapiteau au centre du village, se mêlaient styles, genres et personnalités : romanciers, historiens, poètes, biographes, verbicrucistes, écrivains publics, ou encore cet adepte de la psychologie appliquée au recrutement en entreprises, Chrisitian Sirven de Badonviller, auteur-conférencier en graphologie et morphopsychologie. Vétérans du « non-système » et jeunes auteurs en quête de reconnaissance, se sont ainsi retrouvés dans leur passion de l’écriture, privilégiant ici le contact avec les lecteurs à celui des éditeurs. Le meilleur moyen sans doute de maîtriser le parcours et l’impact de leurs livres, selon l’avis de Jean-Camille Hanus, de Charmes, romancier régional depuis 1986. « Les émeraudes de Marainville », le dernier de ses onze romans inspirés de faits et de lieux réels par souci d’authenticité, ont tous été vendus sur place. Suzy le Blanc, Nathalie Rouyer, Bernard Colin et Rémy De Bores, représentaient l’association d’auteurs « Rebelyne » de Haroué. Habitués de la manifestation locale, Pier Marx venu de Fontoy, présentait son œuvre romancée et « Petits cons de Français », anthologie de coups de gueule selon l’auteur, Isabelle Chalumeau de Nancy, sous le pseudo de Zaz, exposait ses recueils de poèmes et de nouvelles, Jean Castelli, 78 ans, ses « Polémiques Lorraines », commentées avec humour et tirées de 25 journaux d’opinion de la vie politique au 19è siècle. Christian Ingret-Tallard, avec « Meurtrissures en milieu confiné », présentait son vécu d’éducateur spécialisé auprès d’adolescents durant 25 années, Daniel Jacques, de Toul, ses romans inspirés de faits divers dont « Le Double crime du curé d’Uruffe ». Josette Ecuyer-Ravailler avec « Tant qu’il y a de la vie », Noëlla Caillet et les douloureux écueils de son enfance au fil des canaux de la batellerie avec « Les mémoires de Sophie », et Véronica Liari, du cercle littéraire Léopold, son dernier roman « L’éternité pour Jeanne » qui sera présenté à la seconde édition du salon du Livre le 29 novembre à Lunéville, ont également suscité l’intérêt de nombreux amoureux du livre. Nouvelles venues à l’étal, deux écrivains publics, Jocelyne Bigard, d’Azelot, avec le premier épisode d’une trilogie : « Le dernier jour », et Fabienne Lartillerie, jeune romancière, avec son premier roman « Doppa Vitia » et « Plongée sur le Nautilus », recueil d’anecdotes sur l’évolution de la plongée subaquatique.  

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Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / LE LUNÉVILLOIS / BAYON / 02/09/2008

 » Mémoires, mémoires !

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Un atelier qui a fait ressurgir les petites histoires du passé.

Isabelle Chaumeau, en proposant son projet d’écriture dans le cadre des ateliers mémoire, a d’emblée trouvé un accueil favorable, voir enthousiaste, aussi bien de la part du directeur Daniel Gérardin que des animatrices, Claudine et Céline, de la résidence Saint-Charles.
Ainsi pendant plusieurs mois, à raison d’une séance hebdomadaire, 21 pensionnaires de l’établissement ont raconté leurs souvenirs sur une douzaine de thèmes tels que le mariage, la naissance, la guerre, les avancées sociales, le travail des femmes et, bien sûr, les recettes.
Isabelle Chalumeau, écrivain public à Ludres, munie de son dictaphone, a enregistré les entretiens avant de les réécrire pour les publier dans un recueil sous le titre « Souvenirs… souvenirs…»
Isabelle Chalumeau se souvient : « d’un accueil chaleureux dans une ambiance très conviviale. » Elle se dit « touchée, que malgré les différences et les soucis de chacun, les entretiens ont toujours eu lieu dans des conditions exceptionnelles de gaieté, les très rares anicroches ayant rapidement été balayées par les animatrices. »
Quant aux résidants, certains ne se faisaient pas prier de relater leurs souvenirs tandis que d’autres étaient plus réservés. Claudine et Céline ont alors su freiner les plus bavards et solliciter les plus timides.
Mme Berset a participé à tous les ateliers avec un vrai plaisir et explique : « Nous avons tous raconté nos petites histoires vécues : la cuisine, des anecdotes et des souvenirs d’enfance, bref la vie de l’ancien temps. C’était très sympathique, les souvenirs qu’on a cru oubliés ont refait surface. Je me suis souvenue du temps des vendanges, du labourage, de la fenaison avec la voiture de foin, ou encore de la recette de la « Michotte », espèce de grosse brioche à laquelle on intégrait les chons après avoir fait le saindoux avec la panne du cochon qu’on venait de tuer. Qu’est que c’était bon ! »
Le livre est en vente à l’accueil de la résidence Saint-Charles au prix de 12 euros.  »

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Article paru le 24 juin 2008 : 

Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / GRAND NANCY / JARVILLE-LA-MALGRANGE
Rencontre autour d’un livre20080624_2034219_1
Zaz Chalumeau entourée de lectrices.

A l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, un recueil de nouvelles, la Bibliothèque Pour Tous de Jarville avait invitée Zaz Chalumeau afin qu’elle parle de son livre, qu’elle explique comment elle choisit ses sujets, le temps qu’elle met pour écrire un livre, si être écrivain est un métier facile . Elle s’est prêtée de bonne grâce, pour répondre aux questions, indiquant que c’était le dixième livre qu’elle publiait en auto-édition, qu’il faut galérer pour vendre mais, qu’au fil du temps, les livres finissent par s’autofinancer.
Au cours de cette rencontre elle a précisé que certains de ses romans avaient connu un franc succès comme « Les mémoires d’un labrador » ou encore « Ecrivez-moi ». Son dernier livre « Rencontres » compte 15 nouvelles qui mettent en scène des enfants, des adultes, dans des lieux différents, une rencontre se déroule même à Nancy. « Ce genre littéraire revient à la mode ».
Zaz Chalumeau a déjà un nouveau roman en tête ou plus exactement une saga familiale en quatre tomes ; le premier devrait sortir début 2009 et l’action se passe dans les Vosges…
Une rencontre intéressante pour laquelle trop peu de Jarvillois s’étaient déplacés.

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Article paru dans l’Est Républicain du samedi 10 mai 2008 :
Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / GRAND NANCY / LAXOU
«Zaz» dédicace

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L’auteur entourée de ses nombreux lecteurs.
Depuis une dizaine d’années, Isabelle Chalumeau, alias « Zaz » publie un livre par an.
Depuis plusieurs années, Pierre Dufour, président du Cercle des Arts l’accueille au CILM pour promouvoir son dernier travail. Cette semaine, « Zaz » est revenue pour dédicacer son dernier ouvrage « Rencontre ».
Elle a été accueillie par Pierre Dufour, mais aussi le maire Laurent Garcia et Anne-Sophie Roy, adjointe à la culture qui l’ont assurée de leur soutien pour sa fidélité à Laxou.
Le maire a remercié le public fidèle à l’auteur et tous les bénévoles, et a tenu à « saluer chaleureusement le travail de l’artiste aidée en cela par le Cercle des Arts présidé par Pierre Dufour », et a conclu par « elle est la plus Laxovienne des Heillecourtoises ».
« Pour ce dixième ouvrage publié en auto-édition, j’ai choisi de réunir quinze nouvelles sur le thème de la rencontre. Notre vie entière dépend du hasard des rencontres.
Elles déterminent souvent le cours de notre existence. Si je crois chacun maître de son destin, j’accorde aux aléas des rencontres une grande importance ; elles influencent nos choix, nos goûts, nos désirs, nos angoisses.
Parmi ces quinze nouvelles, certaines ont été primées dans des concours littéraires, d’autres publiées dans des magazines ; toutes ont été écrites avec la même passion et le besoin récurrent de coucher mes émotions sur le papier pour pouvoir les partager
»
Zaz aime écrire, elle a le sentiment d’être utile en rédigeant des romans qui sont des tranches de vie, elle se définit comme un passeur de mémoire.

Poèmes

 

L’ARAIGNEE

Le fil entre la rampe et la branche de l’if
Brillait comme un repère, une chaîne argentée ;
J’ai suivi le chemin de la ligne jetée
Et découvert l’ouvrage au singulier motif.

Rien ne peut échapper à mon œil attentif,
De la toile en suspens, dentelle crochetée
En perles de rosée et de givre teintée ;
Mais j’esquisse à ta vue un mouvement craintif.

Au milieu du filet, broderie aérienne,
Qui se balance au gré de l’onde zéphyrienne,
Tu sembles reposer, mais d’un sommeil trompeur.

Toi que je trouve belle en ton palais de soie,
Naturelle œuvre d’art, pourquoi me fais-tu peur ?
Entends mon souffle court ! Il faut que je m’assoie !

(Extrait de mon prochain recueil « Les Couleurs de l’âme »)

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L’ENFANT DE L’ESPOIR

Un enfant se prépare à découvrir le monde
Après neuf mois dedans le ventre maternel,
Issu du feu des corps, l’embrasement charnel,
Fruit conçu dans l’amour ou dans le crime immonde.

 

Il ne sait rien de la famille et du pays
D’accueil. Hélas ! on ne choisit ni l’un ni l’autre,
Ni les draps en satin dans lesquels on se vautre
Ni le cloaque infâme où le porc fait son nid.

 

Un trottoir de Manille ou la villa cossue
D’une riche banlieue attendra ce gamin
Dont les parents peut-être ont tracé le chemin :
Boulevard pavé d’or ou route sans issue.

 

Fusil en bakélite ou cuillère en argent,
Cette arme dans son poing fera de lui l’esclave
D’un univers cruel où chaque jour s’aggrave
L’ampleur de la misère au front de l’indigent.

 

Mais si rien ne s’oppose à la fureur qui gronde,
Je conserve en mon cœur l’inébranlable espoir
Qu’une lueur demain rejaillisse du noir,
Qu’un enfant se prépare à sauver notre monde.

 

Ce poème a obtenu le Premier Prix, Prix Charles Guérin, au Prix littéraire de Graffigny 2012, organisé par la Ville de Lunéville et la Communauté de Communes du Lunévillois, en partenariat avec le Cercle Littéraire Léopold. Le thème du concours était « L’enfance ».
Par manque de temps, j’écris désormais très peu de poésie et ce poème est le seul de l’année, composé expressément pour ce concours. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance de ce palmarès qui m’honore.

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Ô FEMME UNIVERSELLE

Au-delà de la mort, Ferrat chante Aragon
Et la femme toujours est l’avenir de l’homme,
Qu’elle obéisse au maître ou croque dans la pomme,
De New-York à Paris, d’Alger à Saigon.

 

Cheveux courts sur la nuque ou très longs sous le voile,
Elle offre un corps d’albâtre ou d’ébène à l’amant,
Ou l’époux tyrannique, objet de son tourment ;
En ses yeux meurt ou naît la lueur d’une étoile.

 

Quelquefois lapidée, elle expire en public
Pour avoir osé vivre un amour adultère ;
Ailleurs, l’homme trompé traite plus bas que terre
L’infidèle à l’abri d’un appartement chic.

 

Qu’il soit ou non béni, le fruit de ses entrailles
Reste son privilège et sa force et son droit ;
En son ventre fécond, le futur enfant croît
Et sa mère construit d’invisibles murailles :

 

« Que ma fille jamais ne subisse d’abus,
Qu’au soleil de son père elle vive authentique,
Et mon fils ne succombe au champ patriotique,
Comme chair à canon sous le feu des obus. »

 

(Ce poème a obtenu le Prix Charles Maire au concours littéraire Graffigny
de Lunéville de 2010.)

 

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Voici les cinq poèmes pour lesquels j’ai obtenu l’Alérion d’or 2009 décerné au meilleur des poètes déjà détenteurs du Grand Prix des Poètes Lorrains attribué par la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France) :

L’ABSENCE 

Dans le ronronnement de mon ordinateur,
J’entends le souvenir de son panier qui grince ;
Le souffle court, je vais constater mon erreur :
À sa place, le vide affreux. Mon cœur se pince. 

Il manque, le matin, son accueil chaleureux,
J’accomplis chaque jour un geste, une habitude,
Dans ma gorge l’appel de son nom sonne creux,
Le silence répond, maudite certitude ! 

Il semble ridicule aux yeux des gens sensés
De chérir une bête et de craindre sa perte,
Alors on tait la peine et les pleurs déplacés
Quand sa mort nous fait mal comme une plaie ouverte. 

Le trépas de tout être, animal ou parent,
Cause un chagrin semblable, une même souffrance ;
Pourquoi le désespoir serait-il différent
Quand pareille est en nous la douleur de l’absence. ? 

 

LE CHOIX DES MAUX 

Depuis six mois déjà, je n’aime plus rentrer :
Ma maison est un piège où j’ai peur d’être prise ;
Je retarde l’instant de tomber sous l’emprise
De l’homme qui jamais n’aurait dû m’engendrer. 

J’ai tant de fois cherché le soutien de ma mère !…
N’a-t-elle pas voulu comprendre mes humeurs ?
A-t-elle craint l’opprobre et le poids des rumeurs,
Son regard dans la glace, ennemie éphémère ? 

Impossible de fuir le redoutable accueil.
Ma clef dans la serrure explose le silence ;
Puis-je encore espérer tromper sa vigilance ?
Je marche vers ma chambre… Il m’attend sur le seuil. 

Je subis ses baisers, ses mains sur ma peau nue,
L’obscénité des mots qu’il murmure, essoufflé,
La douleur qui surprend mon corps écartelé,
Le dégoût qui soudain dans mon cœur s’insinue. 

Je le retrouve à table, assis devant l’écran.
On y parle d’inceste et de pédophilie.
La boue est toujours là dont je me sens salie.
Pour sourire quand même, il faut beaucoup de cran. 

Maman dit qu’à leur place, elle en mourrait de honte,
Qu’elle reconnaîtrait un pervers sexuel,
Qu’elle divorcerait d’un mari criminel
Mais ne survivrait pas aux procès qu’on raconte. 

Ne rien dire, bien sûr, est lui donner raison
Et refuser de mettre un terme à mes souffrances.
Le choix me fait horreur : sauver les apparences
Ou briser la famille aux murs d’une prison. 

 

DANS LA CHAMBRE FUNERAIRE 

On devine le corps sur cette couche étroite,
Au milieu de la pièce où brûle de l’encens.
Es-tu plongée au fond du froid que je ressens
En voyant tes doigts joints et ta tête trop droite ? 

Comme une vague, en moi déferle mon passé.
Ton visage anguleux me ramène en arrière,
Quand ta bouche en rictus et ton regard sévère
Estimaient d’un coup d’œil mon élan terrassé. 

Jamais tendre baiser n’est venu sur ma joue
Adoucir le chagrin de l’enfant mal grandi
Qui de rage brûlait la robe d’organdi
De son unique sœur et le remords me noue. 

Comment l’indifférence au jour de ton trépas
Peut-elle me guérir des anciennes blessures ?
Des pleurs sur ton cercueil ne seraient qu’impostures,
Ma peine indescriptible est de n’en avoir pas. 

 

L’ERREUR 

Le soleil luit dans le jardin du souvenir,
Et les fleurs ont poussé sur les pierres tombales.
J’ai voulu prendre part aux agapes tribales ;
J’ai cru pouvoir, mais je n’aurais pas dû venir. 

La messe dite, ils ont couru dans les allées,
Portant leur chrysanthème au chevet de leurs morts.
La corvée achevée, ils se sentaient plus forts
Pour déguster le vin, leurs larmes ravalées. 

Entre la quiche au lard et le pâté lorrain,
J’ai fait semblant de rire et j’ai tenu le rôle
Du gamin du pays, comme ils disent : du drôle !
Elle était loin la peine, oublié le chagrin… 

J’ai prétexté la route et le brouillard d’automne
Pour quitter la famille avant le clafoutis.
Dans la boîte en plastique, un restant des frichtis
Régale au coin du feu la chatte qui ronronne. 

 

LA MORT D’UN JEUNE-HOMME 

Je me souviens de lui, petit garçon têtu
Au regard de velours sous un front volontaire.
Au plus petit caprice, il se roulait par terre
Mais retenait ses cris quand il était battu. 

J’ai vu l’adolescent qui se croyait un homme
Après avoir fait don de sa virginité.
Fier de sa neuve ardeur, fraîche virilité,
Il voyait chaque femme en croqueuse de pomme. 

Souffrait-il, comme nous, d’une famille en vrac ?
Je l’ai revu plus tard, la vingtaine arrogante.
Il semblait engagé sur la mauvaise pente ;
J’ai parlé d’avenir, d’école après le bac. 

Il m’apprit la nouvelle avec désinvolture :
Une tumeur maligne attaquait son cerveau.
« En plus la chirurgie est vaine à ce niveau.
Mon futur, le voilà ! » me dit-il pour conclure. 

 

Je ne saurai jamais s’il a craint d’être seul
Face à la mort dont il parlait avec bravade.
Mais le ciel s’est paré d’une couleur maussade ;
Je suis triste aujourd’hui, mon neveu, mon filleul.

 

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 MAI

La première journée est toujours un cadeau
Offert aux travailleurs de France et de Navarre,
Et les brins de muguet dérident le badaud
Lorsque le ciel de bleu se montre trop avare.

Car malgré le printemps et son heure d’été,
La météo n’est pas encore à la clémence,
Et le gel sait punir avec méchanceté
Ceux qui n’ont pas voulu protéger la semence.

Qu’importe cependant ! partout naissent des fleurs !
Si le crocus se meurt, vive la primevère !
Dans la nature en fête éclatent les couleurs
Et le vent nous les conte, inlassable trouvère.

Sous le rose organdi d’un pommier du Japon,
Un couple de moineaux chante l’amour volage,
Celui des séducteurs dont le regard fripon
Aime à se faufiler sous le mince corsage.

(Ecrit le 16 avril 1998)

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AVRIL

Au sortir de l’hiver, alors que le printemps
Pressé de s’installer s’était montré précoce,
La pluie inaugura le changement de temps
Et le vent rugissant se déchaîna, féroce. 
Mais dès le premier jour, ce mois capricieux
Présenta son aspect le plus irrésistible :
Son amour de la farce et du facétieux
Dans l’accomplissement d’un rite irréductible. 
Les averses de mars ont déclaré forfait ;
Le soleil courageux perce à l’aube la brume
Et le chant des oiseaux dans un accord parfait
S’élève dans les airs, léger comme une plume. 
Mais il ne faudra pas se découvrir d’un fil
Avant que ne s’en aille, avec la bise rude,
La dernière gelée, ô funeste péril !
Pour les arbres en fleurs malgré l’incertitude. 

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MARS

L’hiver se retira lorsque mars fut venu ;
Fatigué de sévir depuis quelques semaines,
Il s’en alla plus loin dans le brouillard ténu,
Vers d’autres horizons, pour de nouveaux domaines.

Pour effacer la trace encore fraîche au sol
De la neige, la pluie est tombée abondante,
Imposant au printemps la touche d’un bémol,
Incitant la nature à se montrer prudente.

Car chaque nuit le givre imprime avec ardeur
Sur les carreaux gelés des fleurs imaginaires,
Des perles en cristal, ornements de splendeur
D’un costume argenté sous les rayons lunaires.

Le soleil matinal, l’innocent criminel,
Gomme sans le vouloir le décor éphémère
D’un spectacle magique au pouvoir éternel,
Jusqu’à ne plus savoir le vrai de la chimère.

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DECALCOMANIE

J’ai toujours refusé de croire en vos paroles
Quand vous disiez souffrir juste après le plaisir
Pris sur un corps d’enfant que vous aimiez choisir
Parmi ceux qui suivaient le chemin des écoles. 

Vous saviez chaque fois me convaincre en douceur
De venir avec vous, sans autre violence
Qu’acheter bon marché le prix de mon silence,
Vos humides baisers me soulevant le cœur. 

Derrière l’écran noir de mes paupières closes,
J’imaginais vos doigts défaisant lentement
Les lacets, les boutons de chaque vêtement,
Retardant les sommets de vos apothéoses. 

Votre souffle rapide effleurait mes cheveux ;
Transi, je respirais l’odeur de vos mains moites
Explorant mes accès, ouvertures étroites
Où glisser malgré tout votre membre nerveux. 

Vos râles écœurants me devenaient mesure
Pour calculer le temps jusqu’à ce point final
Qui délivrait ma peau du contact infernal,
Mais rougie aux endroits de quelque déchirure. 

Après le rituel répugnant du kleenex,
Vous donniez des conseils sur l’attitude à prendre,
Avec des arguments que je croyais comprendre ;
Me quittant vous posiez sur ma bouche un index. 

Je n’ai jamais rien dit, je n’ai pas fait de peine,
J’ai gardé le secret, ma honte et ma douleur ;
Vous voyant retraité, Monsieur l’instituteur,
Je voudrais bien savoir si le remords vous gêne. 

Mais lorsque je répète à des petits garçons
Les mots qui, criminel, ont brisé mon enfance,
Je ressens vos élans et la même souffrance,
Un émoi similaire, identiques frissons.

(Extrait de mon recueil Rouge et Noir Eden)

PS : mon propos n’était bien évidemment pas de stigmatiser le corps enseignant dans son ensemble. L’instituteur est ici victime de la rime !…

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 FEVRIER

Est-ce pour se venger de sa petite taille
Que cet instable mois, dans un brusque sursaut,
Se jette à corps perdu dans l’ultime bataille,
Pour offrir à l’hiver le bonheur d’un assaut ?

Mais bravant la froidure ou les flocons de neige,
Les enfants déguisés fêteront carnaval ;
Sur la place déjà les chevaux d’un manège
Attendent les acteurs du joyeux festival.

Au milieu de sa vie une journée entière
Est vouée à l’amour grâce au cher Valentin ;
Le cœur d’une fleuriste ou d’une bijoutière
Bat au rythme effréné des pièces du butin.

La douleur de partir est parfois prolongée ;
Un jour supplémentaire est un cadeau cruel
Pour qui voit sa tristesse à peine soulagée
Par le retour certain de l’an perpétuel.

(Ecrit le 01.01.1998)

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JANVIER

Arrivé le premier au milieu de la fête
Il explose de joie au son des violons,
Des bouchons de champagne et des coups de trompette,
D’une valse musette et des joyeux flonflons.

Après les baisers longs et les tendres étreintes
Des amoureux toujours mais pour combien de temps,
Les résolutions, d’enthousiasme empreintes,
Se prennent chaque année et se perdent longtemps.

Vers le petit matin, les yeux lourds de fatigue
Et la bouche pâteuse à cause de l’alcool,
Chacun rentre chez soi comme l’enfant prodigue,
Malgré le brouillard dense et givrant sur le sol.

Trente et un jours de neige, autant de nuits polaires,
Janvier s’étire et dure et tue avec froideur
Les exclus du système en plusieurs exemplaires
Avant de disparaître au fort de son ardeur.

(écrit le 29 novembre 1997)

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LA NEIGE

Pendant la nuit, sans bruit, les flocons ont paru
Et valsé dans le ciel avant de toucher terre,
La recouvrant bientôt jusqu’au moindre parterre
D’un mince tapis blanc de nul pas parcouru.

A l’aube cependant le silence est sublime :
La ville a revêtu son manteau virginal,
Et chacun découvrant ce décor hivernal
Est saisi malgré soi d’un respect légitime.

Parfois le vent s’amuse à frôler dans le parc
La cime des sapins frissonnant sous le souffle ;
Le pied d’un banc chaussé d’une étrange tantoufle
Réconforte un rameau recourbé comme un arc.

Moi, si j’étais la neige, à partir de novembre
Je tomberais sans cesse avec l’espoir diffus
De semer un émoi dans ton regard confus,
Au risque de périr sur le seuil de ta chambre.

(Extrait du recueil Amours Multiples)

 

******************************** 

Aux victimes de l’attentat sur le World Trade Center à Manhattan
Le 11 septembre 2001

QUIPROQUO 

Nous avons vu ce soir des images de guerre :
Un avion kamikaze a percuté deux tours,
Sœurs jumelles jadis aux familiers contours, 

Et nous vivons l’horreur de nos parents naguère. 

Devant les caméras, des corps ensanglantés
Par des éclats de verre implorent la clémence
Sans pouvoir mettre un nom sur ceux que la démence
Habite au point de suivre un plan d’atrocités. 

Du milieu d’un immeuble une femme, peut-être,
Agite ses bras nus, geste de désespoir
Que suivent les passants debout sur le trottoir,
Et soudain sous leurs yeux saute par la fenêtre. 

Sur le petit écran, la fumée et le feu
Envahissent la ville. Est-ce un film d’épouvante ?
Un cauchemar plus vrai qu’un récit qu’on invente
Se déroule en direct dont la mort est l’enjeu. 

L’absurde augmente encore : un gratte-ciel s’effondre,
Spectacle hallucinant quand le deuxième aussi
S’écroule avec lenteur. Truquage réussi ?
Cinéma ? Fait réel ? On pourrait bien confondre. 

Mais les milliers d’acteurs ne se relèvent pas,
Le tournage a pris fin, le décor est en cendres,
Le héros ne peut plus murmurer des mots tendres
À sa douce maîtresse aux généreux appas. 

Je vois l’heure figée aux cadrans des pendules,
Les larmes des parents toujours couler à flots ;
Que vienne le silence étouffer les sanglots
Des témoins de la rue aux regards incrédules.
  

(écrit le 11 septembre 2001)

 

**********************

Aux terroristes après l’attentat sur le World Trade Center à Manhattan
Le 11 septembre 2001 

LETTRE OUVERTE 

En ce jour de septembre où vous avez plongé
L’Amérique et le monde au cœur de l’épouvante,
Le plan d’attaque issu d’un esprit ravagé
A surpassé l’horreur des films que l’on invente. 

Obéissant aux lois du terrorisme pur,
Au nom d’une fureur toujours inassouvie,
Pour répondre aux besoins d’un idéal obscur,
Vous semez la terreur en offrant votre vie. 
  

Sous des tonnes d’acier, de verre et de béton,
Des milliers d’innocents gisent sous les décombres ;
On se croit spectateur d’un mauvais feuilleton
Quand le décor explose en moutonnements sombres. 

Dans ces ruines en feu, vos compagnons sont morts,
Criminels pour les uns, martyrs pour leurs émules,
Et si les sauveteurs décuplent leurs efforts,
Les flots de sang versé mélangent les formules. 

L’âme d’un assassin se réclamant de Dieu
En choisissant aussi le sort de ses victimes
Erre-t-elle à jamais en un différent lieu
De celle d’un pasteur en prières ultimes ? 

Des familles en pleurs depuis vos attentats
Cherchent en vain des corps, vous accusant du pire,
Et les discours du chef du plus grand des états
Veulent venger les tours, symboles d’un empire. 

Vous avez déclaré la guerre à l’Occident.
Si quelques uns se font l’avocat de vos actes,
Beaucoup d’Américains, avec leur président,
Ajouteront l’exode à vos douleurs intactes.

(écrit le 11 septembre 2001)

 

   *******************************************

 

L’ABSENCE

Dans le ronronnement de mon ordinateur,
J’entends le souvenir de son panier qui grince ;
Le souffle court, je vais constater mon erreur : 

À sa place, le vide affreux. Mon cœur se pince. 

Il manque, le matin, son accueil chaleureux,
J’accomplis chaque jour un geste, une habitude,
Dans ma gorge l’appel de son nom sonne creux, 

Le silence répond, maudite certitude ! 

Il semble ridicule aux yeux des gens sensés
De chérir une bête et de craindre sa perte,
Alors on tait la peine et les pleurs déplacés
Quand sa mort nous fait mal comme une plaie ouverte.
  

Le trépas de tout être, animal ou parent,
Cause un chagrin semblable, une même souffrance ;
Pourquoi le désespoir serait-il différent
Quand pareille est en nous la douleur de l’absence ?

(Ecrit le 12.09.2004 après la mort de Lorca, notre femelle labrador) 

************************************** 

 

SOEUR DEFUNTE

Voilà dix ans déjà que tu nous as quittés
Sans laisser à personne une lettre un message
Pour tenter d’expliquer par des mots inventés
Tes raisons de partir pour l’ultime voyage.

L’abandon d’un amant et ton retour ici
Pouvaient-ils motiver ce geste irréparable,
Qui devait tout régler jusqu’au moindre souci
Mais nous glaçait le coeur d’un sentiment coupable ?

Pas encor quarante ans et pourtant sans espoir
De bonheur ni désir de donner à ta fille
Cet amour maternel qui devenait devoir
S’il demeurait adjoint au père de famille.

Voilà dix ans déjà mais je revois toujours
Sur ton visage blème un rictus qui se fige,
Autour de ton cou mince un ruban de velours
Pour masquer du cordon le douloureux vestige.

(Ecrit le 15 juillet 1996 en souvenir de ma soeur)

******************************

UN JOUR

 Un jour d’été trop chaud tu préféras partir
Plutôt que de lutter pour demeurer en vie
Et ton affection que la mort m’a ravie
Dans mon coeur est gravée à n’en plus ressortir.

Un jour sans le vouloir j’entrais dans ton histoire
Cadeau maudit, je sais, d’un homme de toi fou
Et l’enfant qui naissait à l’aube du mois d’août
Poussait son hurlement comme un cri de victoire.

Tes parents bravement ont tenté d’élever
Le fruit de ton erreur qu’ils ne pouvaient comprendre
Tandis que j’attendais une parole tendre
Et qu’à l’amant futur je préférais rêver.

Un jour adolescente enfin tu m’as reprise
Affrontant le courroux de ton père trahi,
Blessé dans son orgueil, par la peine envahi,
Qui voyait en ce choix une triste bêtise.

Un jour de février, majeure depuis peu,
J’abandonnai l’école et m’exilai de France
Pour fuir les souvenirs douloureux de l’enfance
Et trouver le bonheur auprès de qui me veut.

Et le temps s’écoulait toujours un peu plus vite ;
Mariage et naissance, un divorce plus tard,
Me voilà revenue à mon point de départ
Vers cet amour déçu que ma pensée évite.

Un jour proche ou lointain serons-nous réunis ?
Cet espoir obsédant nous donne le courage
De poursuivre sans toi jusqu’au bout le voyage
Mais ton départ subit nous laissa démunis.

(Ecrit le 17 juin 1996 en souvenir de ma mère)

************************** 

Pour écouter ce slam, cliquer ici : Poèmes wma femmedehandicap.wma

FEMME DE HANDICAPE

 

(Ce slam est dédié à mon cousin Christian, tétraplégique depuis le 1er janvier 2006).

C’était aux premières heures du premier jour de l’an,
En janvier deux mille six qu’a eu lieu l’accident.
Le hasard a voulu qu’un sanglier
Au même instant traverse la chaussée.
Pour éviter le choc frontal,
Ta femme a fait un geste brutal :
Un coup de volant à quarante-cinq degrés.
La voiture a piqué du nez
Dans le fossé qui bordait la route
Et qu’elle n’avait pas vu, sans doute.
Quand on nous a prévenues
Que tu ne marcherais plus,
J’ai eu mal aux tripes pour toi,
J’ai versé quelques larmes, je crois,
J’me souviens plus très bien,
Je pensais à tout et à rien.
Sur ton lit d’hôpital,
T’avais pas l’air si mal.
On a regardé ta figure,
Y’avait pas de blessure.
On a réprimé un soupir,
On s’était attendu au pire.
Bien sûr, tu ne marchais pas,
Mais tes jambes, on les voyait pas.
On admirait beaucoup ta femme
Qui restait là malgré le drame.
Elle venait tous les jours
Pour te prouver son amour.
Puis les mois ont passé,
T’étais toujours handicapé.
Alors elle a changé d’attitude,
Elle a montré d’la lassitude,
Et l’exaspération
A remplacé la passion.
Pour couronner le tout et ajouter à ta souffrance
Elle a piqué le fric, celui que l’assurance
Avait déjà versé pour ton fauteuil.
Faut quand même pas avoir beaucoup d’orgueil.
Je n’veux pas juger ni la blâmer,
J’veux seulement témoigner.
Je ne suis pas certaine que je serais meilleure
Confrontée au même malheur.
Pour sûr, je ne suis pas voleuse
Et tellement plus orgueilleuse,
Mais est-ce que j’aurais plus de couilles
Pour faire face à la trouille
Qui naît du handicap,
De la différence qui frappe,
Peur du regard des gens
Qui se veut compatissant
Pour finir par se détourner
Sous prétexte que c’est trop dur à supporter ?
Quand ta femme t’aura quitté un sâle matin,
Ne lui cache rien de ta déception, de ton chagrin,
Afin qu’elle sache qu’en plus de la douleur qui te fracasse,
Elle t’a elle-même porté au coeur le coup de grâce.
J’aimerais encore te dire
Qu’il faut toujours croire en l’avenir,
Mais comment trouver les mots
Qui sonnent juste sans être faux ?

 

****************************

Pour écouter ce slam, cliquer sur ici : wma premierslam.wma 

PREMIER SLAM

J’ai découvert le slam
Un soir de solitude ;
C’était comme de la came,
J’ai pris de l’altitude.
J’ai entendu Grand Corps Malade
J’comprenais rien à ses salades ;
J’me suis forcée à l’écouter
Et là, ses paroles m’ont scotchée.
Les keufs, les meufs, chelou et relou,
C’est sûr, j’comprenais pas tout,
Mais je captais l’essentiel,
Ecrire, pour moi, c’est naturel.
Alors j’me suis dit, faut qu »t’essayes,
Même si j’me trouvais un peu vieille.
Les rappeurs, les slameurs, les purs,
Vont me trouver nulle, c’est sûr !
Depuis je suis accro
Je slame en douce comme une clepto
Du matin au soir
Et même la nuit dans l’noir.
Au début c’était pas évident,
Je fais de la poésie depuis quarante ans,
De celle que l’on dit belle et classique,
La poésie académique,
Même si déjà dans mes poèmes
J’abordais différents thèmes :
L’amour, la mort, la maladie,
La guerre, le chômage et la pédophilie.
Mais pour quelqu’un comme moi
Qui a fait du carcan des règles un choix,
Ne plus respecter le sexe des rimes,
C’était un peu comme un crime.
Les mots qui circulent toujours dans ma tête
Se sont mis à danser, c’était la fête !
Plus de laisse ni de muselière,
Ils ont appris l’école buissonnière,
Plus d’obligation ni d’interdits,
Plus de maître en prosodie.
Seuls comptaient les mots qui claquent
Comme des coups de poing ou comme des claques
Pour qu’ils aillent droit au but,
Comme un bon coup de pied au cul !

*****************************************

 

SUR LA TOMBE D’UN ARBRE

J’attendais chaque année avec impatience
Le retour du printemps et des premiers crocus, 

Petits points de couleur au pied du vieux prunus,
Objet de mon plaisir et de ma surveillance. 

Car les fleurs de cet arbre offraient à l’horizon 
Une touche pastel au cœur de la grisaille,
L’usine où brillent seuls les éclats de grenaille 

Aux mains des ouvriers dans leur chaude prison. 

J’aimais, le contemplant, songer à d’autres choses,
Oublier mes chagrins, mes soucis et tourments, 

Puis revenir plus forte, après ces errements,
Vers les visages clos des collègues moroses. 

Mais la tempête, hélas ! me l’a déraciné ; 
Le cèdre du Liban, mis à terre de même,
N’a laissé que l’écho de sa douleur extrême 

Et je pleure ma part de rêve assassiné. 

Il ne reste qu’un trou, comme une plaie ouverte,
Où mon regard s’attarde, observant un corbeau 

Chercher sa nourriture au sein de ce tombeau,
Fragile souvenir d’une pensée inerte. 

 

***************************************

LES ECHOS DU NEANT 

Lorsque trempant ma plume au fond de ton silence 
Me revient en mémoire un poème de toi,
J’entends battre mon cœur sans comprendre pourquoi 

Car tu n’as pas nourri mes souvenirs d’enfance. 

Tous les ans j’espérais un cadeau de Noël,
Rêvant d’une poupée ou d’un ours en peluche, 

De papa, joli mot sur lequel je trébuche :
J’obtenais un baiser, pas même paternel, 

Et des vœux anodins formulés sur la carte 
Que tu me gribouillais, t’acquittant d’un devoir.
Il m’a fallu du temps pour ne plus t’en vouloir, 

Pour que la rancœur passe ou que je m’en écarte. 

Alors j’ai découvert un homme différent,
Acceptant de te voir sous les traits d’un poète ; 

Je ne connaissais pas tes yeux, ta silhouette,
Mais tu m’apparaissais, dans tes vers, transparent. 

J’ai tenté bien souvent de démêler l’histoire 
De ma naissance au sein d’un couple dévasté,
Mais tes alexandrins, mensonge ou vérité, 

Entretenaient le doute et l’art contradictoire. 

L’amour n’a pas jailli de mon premier regard,
Rien n’a jamais scellé nos rencontres furtives ; 

La tendresse et la joie en nos âmes captives
Auraient voulu bondir, mais il était trop tard. 

Peut-être un jour lointain, sur ton lit de souffrance, 
Aurais-tu des regrets ? Sans messe ni cercueil
Ton corps fut emporté. Tu m’as privé d’un deuil 

Et je trempe ma plume au fond de ton absence. 

***************************************

SONGE D’AMOUR

Je traverse avec toi l’espace et le temps vides, 
Souvenir récurrent du jeu des unités,
Mots dont le sens est mort pour nos corps habités 

Par le noir et l’oubli de nos âmes avides. 

L’espoir toujours déçu d’un baiser paternel
Se consumait au feu de l’incommensurable ; 

Mon cœur frappé jadis de ce mal incurable
De honte s’est brisé dans le désir charnel. 

Il m’a fallu te suivre au seuil de la souffrance 
Pour que la paix survienne au sein de la douleur ;
Une larme vermeille en tes yeux sans couleur 

A libéré d’un coup ma peine en survivance. 

Mais ton image fuit l’aube d’un jour nouveau
Qui sème ton parfum sur les rives du songe ; 

J’aimais croire au bonheur, l’amour fût-il mensonge
Et l’absence une fleur à l’ombre d’un caveau. 

*********************************

                                                                                                          Sonnet 
À ma mère

LES NON-DITS

 Le temps n’a pas brouillé les traits de ton visage ;
Comme je t’ai quittée, un dimanche matin, 

Je te retrouve en songe, en jupe de satin,
Quelques brins de muguet piqués dans ton corsage. 

As-tu le souvenir de ta fille en bas-âge, 
Abandonnée à ceux qui t’appelaient putain ?
La poupée aux yeux verts que je nommais catin 

Se taisait sous les coups quand je n’étais pas sage. 

Cinq ans d’adolescence à croire, à tes cotés,
Que l’amour se rattrape ;hélas ! les cœurs mâtés 

Ne savent plus s’épandre. Alors, je suis partie. 

Mes sentiments pour toi ne se devinaient pas,
Tu maquillais d’humour la peine ressentie ; 

Ainsi t’ai-je manquée au seuil de ton trépas. 

************************************

Les cinq poèmes suivants ont été récompensés en novembre 2007 par l’Alérion d’or décerné au meilleur participant parmi les anciens Grand Prix des Poètes Lorrains :

LE CRI DES OMBRES 

La tête me tournait : j’ai fermé les paupières. 

Un homme se pencha pour ramasser des pierres,
Une arme redoutable au poing d’un révolté, 
Au nom de la justice et de la liberté, 
Pauvres mots bafoués dans un pays en guerre.
Un père pleure un fils qu’il ne connaissait guère
Mais que son peuple acclame en martyr idéal 
Pour secouer le joug du monde occidental.

Une femme cachée aux regards sacrilèges
Disparaît sous le voile. Infâmes sortilèges
Du mollah tout-puissant qui dicte aux musulmans 
Des versets détournés par quelques boniments, 
Sous couvert mensonger de la loi coranique.
Dame-chose immolée à la lutte islamique.
Des petits orphelins sans une larme aux yeux 
Sont les muets témoins de mon Noël joyeux. 
Ni bonhomme, ni rêne et point de cheminée
Pour ces laissés-pour-compte, enfance assassinée.

Les huîtres fleurent fort et le saumon sent bon,
Dans le four se prépare une dinde, un chapon ; 

Le champagne pétille au son des mitraillettes 
Et des gouttes de sang ternissent nos paillettes.
Le rire et les sanglots se livrent un combat
Sans même devenir le sujet d’un débat, 
Et j’entends des cailloux jetés dans nos soupières.

Le cœur me débordait : j’ai rouvert les paupières.

REVEILLON

 Ce soir il faudra rire et paraître joyeux,
Vouloir faire la fête et détourner les yeux
De la misère et de la mort environnantes. 

Je devrai rester sourde aux bombes détonantes, 
Aveugle aux attentats, aux suicides masqués
Sous des actes mortels de criminels manqués. 
Lorsque les douze coups sonneront aux églises,
Le chemin de l’amour éclairé de balises 
Conduira-t-il au port de la paix, les soldats ?
Pour finir en martyr, combien de candidats
Répondront cependant à l’appel de la guerre,
Qu’elle soit dite sainte ou simplement vulgaire ?


Le dernier jour se meurt, vive le Nouvel An ! 
Je trinque à l’avenir avec un faux élan.
Ô charme de l’hypnose ! étends sur moi tes voiles
Et ne laisse passer que le feu des étoiles
Puis des baisers ardents pour conjurer le sort 
Jeté sur l’univers lorsque le diable sort. 
Entre la bûche et le café, valsons ensemble ;
J’accuserai l’ivresse et l’émoi si je tremble, 

Non la honte de fuir les peuples à genoux.
Et vous, mes disparus, venez vous joindre à nous,
Sortez de vos tombeaux, renaissez de vos cendres,
Et mêlez votre voix à nos paroles tendres.

LA MER EN NOIR ET BLANC

Le soleil se reflète en flaques argentées,
Innombrables miroirs où se perd mon regard,
Dans les eaux de la mer aux couleurs tourmentées
Et si je l’aime tant, ce n’est pas par hasard. 

J’ai comme elle un penchant pour l’outrance et le calme, 
Balancement d’autiste et cadences des flots ;
Sa rage me fascine et sa beauté me charme,
Enfer et paradis au cœur des matelots. 

Le gris du ciel ressemble aux teintes de l’ardoise 
Des toits bretons barrant la ligne d’horizon ;
Un cormoran perché sur un écueil me toise,
Etonné de nous voir, touristes hors-saison. 

L’écume ivoire coiffe une vague anthracite 
Qui roule ses galets comme dansent mes vers, 
Créés pour l’océan que tout bas je récite
Tel un hommage sobre aux dieux de l’univers.

 

UNE ROSE AU VENT

Le ciel a revêtu son uniforme gris
Pour penser aux défunts, pour annoncer novembre,
Et j’écoute la pluie au carreau de la chambre 
Me parler du chagrin, des pleurs des cœurs aigris. 

Ces larmes de cristal qui ruissellent dans l’ombre,
Comme une source pure où naîtrait l’univers, 
Sont des puits de souffrance éclaboussant de vers
Mes rêves éveillés au fond desquels je sombre. 

J’entends venir à moi le cortège des morts
Qui chaque année augmente et me laisse pensive :
La vanité d’écrire et l’espoir que survive 
L’écho de mon esprit valent-ils tant d’efforts ? 

Mes fantômes s’en vont dans un rai de lumière
Rejoindre leur royaume à l’envers du soleil ;
Ultime souvenir avant le grand sommeil, 
Dans le vent se balance une rose trémière.

PENSEES MARINES

L’océan, vague à vague, enfle son corps d’azur
Et son chuchotement sur les chemins pervenche
De l’immensité bleue où mon âme se penche 
Enivre mon cœur lourd d’un concert triste et pur.

La houle me raconte un carnet de voyage
Ecrit par les embruns, dicté par tous les vents, 
Dessiné par l’éclat d’autres soleils levants,
Parfumé par l’essence ancrée en son sillage. 

Le cri des goélands me chante l’amour fou
Qu’éprouve pour la mer le marin solitaire,
Plus fort que le désir de prendre femme à terre, 
Pour qui la bague au doigt vaut une corde au cou. 

Et de la lande vient jusqu’à moi le murmure
Des sanglots qu’une fille étouffe dans son sein ; 
Le message confus que j’ignore à dessein
Cogne au silence d’or dans lequel je m’emmure. 

Dessine-moi un poème…

Dessine-moi un poème... dans Mes publications 1ere-couverture-210x300
Poésies + un conte pour enfants
Chaque texte est illustré par une aquarelle de Monique Colin
Autoédition 2007
Format 14×20 cm
45 pages
Couverture cartonnée avec spirale en métal
Prix : 10 euros

Ecrivez-moi…

Ecrivez-moi... dans Mes publications ecrivez_rectoRoman épistolaire autoédité en 2006
Format 14×20 cm
255 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Rouge et noir Eden

Rouge et noir Eden dans Mes publications eden Recueil de poèmes autoédité en 2005

Format 14×20 cm

108 pages

couverture cartonnée

Dos carré collé

Prix : 10 euros

Au-delà des rêves

Au-delà des rêves dans Mes publications recueil_reves
Recueil de nouvelles autoédité en 2004
Format 14×20 cm
190 pages
couverture couleur d’après une peinture à l’huile
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Mémoires d’un labrador

Mémoires d'un labrador dans Mes publications recueil_labrador
Recueil d’anecdotes familiales racontées par Lorca, femelle labrador noire.
Autoédition 2003
Format 14×20 cm
110 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Du côté de tes yeux

Du côté de tes yeux dans Mes publications recueil_yeux
Recueil de poésies
Autoédition 2002
Format 14×20 cm
50 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
4 lavis et 4 aquarelles couleur à l’intérieur
Prix : 10 euros

D’une rive à l’autre

D'une rive à l'autre dans Mes publications recueil_rive
Recueil de nouvelles
Autoédition 2001
Format 14×20 cm
150 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Les hallucinations

Les hallucinations dans Mes publications recueil_hallucinations
Recueil de poésies autoédité en 2000

Format 14×20 cm

50 pages

couverture cartonnée

Dos carré collé

Prix : 10 euros

Amours multiples

Amours multiples dans Mes publications amours_multiples
Recueil de poésies autoédité en 1999
Format 14×20 cm
40 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
(épuisé)

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Hella dans les Vosges
Album : Hella dans les Vosges

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Livre sur la Place de Nancy 2012
Album : Livre sur la Place de Nancy 2012

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Croisière en Baltique : J+6 en mer
Album : Croisière en Baltique : J+6 en mer

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Croisière en Baltique : J+5 St-Pétersbourg
Album : Croisière en Baltique : J+5 St-Pétersbourg

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Croisière en Baltique : J+4 Tallinn
Album : Croisière en Baltique : J+4 Tallinn

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Croisière en Baltique : J+3 Stockholm
Album : Croisière en Baltique : J+3 Stockholm

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Croisière en Baltique - J+2 en mer
Album : Croisière en Baltique - J+2 en mer

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Croisière en Baltique - J+1 Copenhague
Album : Croisière en Baltique - J+1 Copenhague

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Voici Hella !
Album : Voici Hella !

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Croisière en Baltique - J en mer
Album : Croisière en Baltique - J en mer

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Croisière en Baltique - J-1 Kiel
Album : Croisière en Baltique - J-1 Kiel

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Son et lumière Place Stanislas Nancy 2012
Album : Son et lumière Place Stanislas Nancy 2012

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Lac du Der
Album : Lac du Der

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Une journée à Luvigny (88)
Album : Une journée à Luvigny (88)

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Pique-nique de fin dannée
Album : Pique-nique de fin d'année

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Notre Fête des Voisins
Album : Notre Fête des Voisins

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La Renaissance à Paris, rive gauche
Album : La Renaissance à Paris, rive gauche
Circuit pédestre dans Paris
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Concert au temple de Nancy
Album : Concert au temple de Nancy
Par l'ensemble Gaston Stoltz : Schumann et Brahms.
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Excursion à Karlsruhe (Allemagne)
Album : Excursion à Karlsruhe (Allemagne)
Avec l'Association Sportive et Culturelle de Saulxures.
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Carnaval de Venise, suite bis et fin
Album : Carnaval de Venise, suite bis et fin
L'après-midi du deuxième jour (Mardi Gras)
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Carnaval de Venise, suite bis
Album : Carnaval de Venise, suite bis
La matinée du deuxième jour (Mardi Gras)
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Carnaval de Venise, suite
Album : Carnaval de Venise, suite
L'après-midi du premier jour
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Le Carnaval de Venise...
Album : Le Carnaval de Venise...
La matinée du premier jour
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GAM - Boléro de Ravel
Album : GAM - Boléro de Ravel
Concert à Poirel Nancy le 31 janvier 2012
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Les Mille Etangs : 2e visite
Album : Les Mille Etangs : 2e visite

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Grande Messe en ut mineur de W.A. Mozart
Album : Grande Messe en ut mineur de W.A. Mozart
Concert du GAM (Gradus ad Musicam) Salle Poirel à Nancy
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Les Mille Etangs
Album : Les Mille Etangs

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Le jardin éphémère 2011
Album : Le jardin éphémère 2011
Cette année sur le thème de la musique
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Un week-end à Yenne en Savoie
Album : Un week-end à Yenne en Savoie

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Le Val dAjol
Album : Le Val d'Ajol

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La grande table - 14 juillet 2011
Album : La grande table - 14 juillet 2011
Au stand du maquillage, c’était presque l’émeute !!!
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Son et lumière Place Stanislas Nancy 2011
Album : Son et lumière Place Stanislas Nancy 2011
Projection sur cinq façades
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La Renaissance à Paris : rive droite
Album : La Renaissance à Paris : rive droite

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Les gorges du Verdon
Album : Les gorges du Verdon

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Manosque
Album : Manosque

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Roussillon
Album : Roussillon

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Gordes
Album : Gordes

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Notre maison de location à Apt
Album : Notre maison de location à Apt

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Lyon
Album : Lyon
Une halte de quelques heures dans le vieux Lyon.
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Les 40 ans de mariage de ma cousine
Album : Les 40 ans de mariage de ma cousine
Jeanne et François fêtaient aujourd'hui leur 40e anniversaire de mariage.
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Des montgolfières dans notre ciel
Album : Des montgolfières dans notre ciel
11 mai 2011
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Concert GAM : Der Tod Jesu de Telemann
Album : Concert GAM : Der Tod Jesu de Telemann
Concert à l'église Saint-Léon de Nancy le 10 avril 2011
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Concert Couleurs de lEst
Album : Concert Couleurs de l'Est
A l'auditorium du musée des beaux-arts le 6 avril 2011
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Présentation de mon dernier ouvrage au CILM
Album : Présentation de mon dernier ouvrage au CILM
Vies croisées, 3e et avant-dernier tome de ma saga familiale Colin-Maillard.
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Concert GAM: "LEmpereur" de Beethoven
Album : Concert GAM: "L'Empereur" de Beethoven
Concerto pour piano et orchestre n°5
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Concert Gaston Stoltz à Bouxières-aux-Dames
Album : Concert Gaston Stoltz à Bouxières-aux-Dames
Beethoven et Mozart : janvier 2011
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Véga et la neige : 18 décembre 2010
Album : Véga et la neige : 18 décembre 2010

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Encore la neige ! 17 décembre 2010
Album : Encore la neige ! 17 décembre 2010

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Place Stanislas un soir de décembre 2010
Album : Place Stanislas un soir de décembre 2010

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Lunélivre 2010
Album : Lunélivre 2010
4e salon littéraire à Lunéville
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Les oiseaux dans la neige - décembre 2010
Album : Les oiseaux dans la neige - décembre 2010

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Etang de Méréville : novembre 2010
Album : Etang de Méréville : novembre 2010

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Première neige dans notre jardin - novembre 2010
Album : Première neige dans notre jardin - novembre 2010

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GAM - Fauré - Piazzolla - Bacalov
Album : GAM - Fauré - Piazzolla - Bacalov
Concert en l'église Saint-Léon de Nancy
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Cotentin : coucher du soleil sur Carteret
Album : Cotentin : coucher du soleil sur Carteret

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Cotentin : léglise Saint-Pierre de Coutances
Album : Cotentin : l'église Saint-Pierre de Coutances

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Cotentin : la cathédrale de Coutances
Album : Cotentin : la cathédrale de Coutances

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Cotentin : vues sur le Mont Saint-Michel
Album : Cotentin : vues sur le Mont Saint-Michel

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Cotentin : de Barneville au Mont Saint-Michel
Album : Cotentin : de Barneville au Mont Saint-Michel

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De Rhétoville à Cherbourg
Album : De Rhétoville à Cherbourg

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Bricquebec : léglise Notre-Dame
Album : Bricquebec : l'église Notre-Dame

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Bricquebec : le château
Album : Bricquebec : le château

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Cotentin : Barneville-Carteret
Album : Cotentin : Barneville-Carteret

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Cotentin : de Quettehou à Néville-sur-mer
Album : Cotentin : de Quettehou à Néville-sur-mer

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Cotentin : église Saint-Malo de Valognes
Album : Cotentin : église Saint-Malo de Valognes

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La biscuiterie de Sosterville
Album : La biscuiterie de Sosterville

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Cotentin : nez de Jobourg et cap de la Hague
Album : Cotentin : nez de Jobourg et cap de la Hague

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Cotentin : la route des caps
Album : Cotentin : la route des caps

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Croisière jour J+6 : Dubrovnik
Album : Croisière jour J+6 : Dubrovnik
Dernière escale de notre croisière
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Croisière jour J+5 : Corfou
Album : Croisière jour J+5 : Corfou
Superbe escale sur cette île magnifique
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Croisière jour J+4 : Athènes
Album : Croisière jour J+4 : Athènes
Visite de l'Acropole
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Croisière jour J+3 : Mykonos
Album : Croisière jour J+3 : Mykonos
Deuxième escale le soir
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Croisière jour J+3 : Santorin
Album : Croisière jour J+3 : Santorin
Première escale le matin
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Croisière jour J+2 : navigation
Album : Croisière jour J+2 : navigation
Journée en mer, d'Ancône à Santorin
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Croisière jour J+1 : Ancône
Album : Croisière jour J+1 : Ancône
Première escale en Italie
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Croisière jour J : Venise
Album : Croisière jour J : Venise
Embarquement à Venise sur le Costa Victoria pour une semaine dans les îles grecques.
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Croisière jour J-1 : Venise
Album : Croisière jour J-1 : Venise
Soirée avec un ami poète.
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Ecoutez, jarrive
Album : Ecoutez, j'arrive
Spectacle "Chansons françaises" proposé par le GAM (Gradus ad Musicam)
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Couleurs dautomne
Album : Couleurs d'automne
Balade en forêt de Thuilley-aux-Groseilles
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Le Livre sur la Place 2010
Album : Le Livre sur la Place 2010

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Les nuits lumière de la cathédrale de Toul
Album : Les nuits lumière de la cathédrale de Toul
Spectacle son et lumière dans les jardins du cloître de la cathédrale.
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Château de Malbrouck à Manderen (57)
Album : Château de Malbrouck à Manderen (57)

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Exposition Niki de Saint-Phalle
Album : Exposition Niki de Saint-Phalle
au château de Malbrouck à Manderen (57)
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La Cuisine de Carole
Album : La Cuisine de Carole
Plats à domicile ou à emporter
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Jean-Jacques Hauser, artiste peintre professionnel
Album : Jean-Jacques Hauser, artiste peintre professionnel

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Nadine Mignot, artiste peintre
Album : Nadine Mignot, artiste peintre

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Dominique Hesse, artiste peintre
Album : Dominique Hesse, artiste peintre

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Concert Gaston Stoltz
Album : Concert Gaston Stoltz
Carl Maria von Weber : Ouverture de Peter Schmoll Wolfgang Amadeus Mozart : Thamos, roi d'Egypte K 345 - Te Deum K 141 et Sancta Maria, mater Dei K 273
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Duos pour violon et crayons
Album : Duos pour violon et crayons
Quand la musique et le dessins laissent libre cours à la créativité.
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La Donna Ideale
Album : La Donna Ideale
Concert du GAM à Poirel 5 juin 2010
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La cascade de Tendon
Album : La cascade de Tendon
Balade entre amies le 31 mai 2010
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La fête des voisins 2010
Album : La fête des voisins 2010

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Quelques fleurs du jardin - mai 2010
Album : Quelques fleurs du jardin - mai 2010

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Marché campagnard Laxou avril 2010
Album : Marché campagnard Laxou avril 2010

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GAM - Stabat Mater
Album : GAM - Stabat Mater
Concert du 14/03/2010 à l'église Saint Léon de Nancy
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Bretagne mars 2010
Album : Bretagne mars 2010

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Exposition de photos
Album : Exposition de photos

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Exposition peinture-poésie
Album : Exposition peinture-poésie
Monique et moi étions ce soir au CILM au vernissage de notre expo commune.
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Concert GAM : Tomasi, Berlioz et Tomasi
Album : Concert GAM : Tomasi, Berlioz et Tomasi

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Le Grand Parc de lEmbanie de Heillecourt
Album : Le Grand Parc de l'Embanie de Heillecourt

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Place Stanislas un soir de janvier 2010
Album : Place Stanislas un soir de janvier 2010
La neige, si vite arrivée, a presque disparu. Reste la glace dans les fontaines.
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Monstres en musique
Album : Monstres en musique
Concert à l'auditorium du musée des beaux-arts sur le thème des monstres, objets de l'exposition à voir jusqu'au 25 janvier 2010 à Nancy.
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La neige est arrivée...
Album : La neige est arrivée...
... en janvier 2010
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Le deuxième chouchou du blog
Album : Le deuxième chouchou du blog
Ermès le chat
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GAM - Jeunes Solistes
Album : GAM - Jeunes Solistes
Concert à Poirel du 24 novembre 2009
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