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Boutros Bougros-Ghali nous a quittés

Boutros

Le diplomate égyptien et ancien secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, est mort ce jour 16 février 2016, à l’âge de 93 ans.
Premier Africain à accéder au poste de secrétaire général, il a occupé cette fonction entre 1992 et 1996.
Né le 14 novembre 1922 au Caire, il était issu d’une grande famille de la minorité chrétienne copte d’Egypte. Son grand-père, assassiné en 1910, avait été Premier ministre.
Après avoir fait la majeure partie de ses études à Paris, il était devenu professeur de droit à l’université du Caire et avait publié de nombreux ouvrages traitant des relations internationales.
C’était un brillant intellectuel francophone et francophile.

GAM – Bach s’invite au temple de Nancy

Nous avions aujourd’hui rendez-vous au temple de Nancy avec Jean-Sébastien Bach, Alessandro Scarlatti et Dieu puisque l’heure et demie de musique lui a été consacrée.

DSCF4827 petitFrançois LEGEE, directeur de l’ensemble Gradus Ad Musicam (GAM), choeurs et orchestre de Nancy, a dédié ce concert en particulier à un de ses choristes, décédé récemment, et plus généralement aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris, terminant par ces mots forts : « La musique, comme un rempart contre ceux qui voudraient nous faire taire« .
Dès lors, la musique s’éleva et nous emporta, nous faisant oublier un temps la barbarie qui fait la une de nos journaux télévisés depuis deux semaines.
Au programme, Jean-Sébastien Bach avec la Cantate 51 « Jauchzet Gott in allen Landen« , Alessandro Scarlatti avec Sinfonia N°9 et de nouveau Jean-Sébastien Bach avec la Cantate 182 « Himmelskönig, sei willkommen« .

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Mélodie MILLOT, soprano, poursuit ses études à Paris et obtient en 2007 conjointement à la licence le 1er Prix de Solfège du CRR de Boulogne et la Médaille d’Or du CRD de Montreuil. Elle continue sa formation vocale et obtient en 2012 son Prix de Musique de Chambre et en 2013 son Prix de Chant. En 2014, elle se spécialise au conservatoire de Pantin en musique ancienne où elle obtient son Prix.
Diplômée d’Etat de Formation Musicale, elle accède au poste de professeur de la ville de Paris.

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A la trompette baroque : René MAZE.
Premier prix de trompette et de musique de chambre au conservatoire de Versailles, il débute sa carrière en tant que trompette solo à l’orchestre de Lyon.
Spécialiste en musique ancienne et plus spécifiquement dans l’interprétation de Jean-Sébastien Bach, il participe à de nombreux concerts avec différents ensembles musicaux en France et en Europe.
Il donne également des concerts en soliste et intervient lors de masterclass tant en France qu’à l’étranger.

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A la flûte à bec : Nicolas TACCHI.
Né en 1963, il obtient en 1987 le premier prix du Conservatoire Supérieur de Musique de Genève pour le diplôme de virtuosité de basson.
Dès son plus jeune âge, il se produit au sein de nombreux orchestres professionnels ; en 1985, il est engagé en tant que bassoniste soliste / co-soliste à l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy.
Il est par ailleurs passionné d’arts martiaux et le yoga coréen, disciplines qu’il pratique au plus haut niveau.
En 2012, il intègre la classe de flûte à bec baroque de Luc MARCHAL au Conservatoire Régional du Grand Nancy.

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A l’orgue : Thierry BOHLINGER

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Au théorbe : Jonathan FUNCK

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Paul BERTHELMOT, baryton
Tout en poursuivant des études de linguistique allemande, il a conduit son cursus de chant au CRD d’Epinal où il obitent en 2008 la mention très bien à l’unanimité en technique vocale et musique de chambre.
En 2009, il interprète son premier rôle à l’opéra de Metz.

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Michel MARQUEZ, contre-ténor.
Il obtient son prix de chant et d’art lyrique au Conservatoire de Nancy. Puis il poursuit sa formation à l’Académie Royale de Musique de Londres. Puis il intègre le Centre de Musique Baroque de Versailles.
Lauréat du Concours des « Voix d’Or » dans la catégorie Opéra, il est le seul Contre-ténor à avoir obtenu cette récompense.
Il participe à de nombreuses tournées à travers toute l’Europe.

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Benoît PORCHEROT, ténor.
Passionné de chant et de répertoire a cappella, il se forme dans le Choeur de Garçons de Lorraine à Nancy où il débute comme soprano. Puis ils poursuit ses études dans différentes écoles en Allemagne, en Angleterre et en Catalogne.
En 1995, il fonde l’ensemble Madrigal puis il travaille la direction de choeur et intègre différents ensembles vocaux avec un répertoire riche et varié.
Depuis 2011, il a repris la direction du Choeur de Filles et Garçons de Lorraine à Nancy.

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Comme lors de chaque concert, le GAM dans son ensemble a su nous transmettre le génie musical des auteurs qu’ils interprètent et l’émotion que véhiculent souvent la musique et le chant.
J’ai été personnellement émue aux larmes par la prestation du contre-ténor dont la voix aux aigus étonnants a fait vibrer en moi je ne sais quelle corde sensible… Merci à lui et à l’ensemble des musiciens et choristes qui ont su nous faire partager leur passion et le fruit de leur travail.

Merci au GAM pour les informations sur les artistes reprises dans cette page.
Pour voir toutes les photos,  réalisées par Monique COLIN, cliquer sur l’album ci-dessous :

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Album : GAM-Bach-11/15

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Il y a 212 ans…

Toussaint_Louverture1624Le 7 avril 1803 décède François-Dominique Toussaint Louverture, héros haïtien.
Né esclave en 1743, il est le plus grand dirigeant de la Révolution haïtienne et devient gouverneur de Saint-Domingue (le nom d’Haïti à l’époque).
En octobre 1801, Bonaparte envoie une armée de 20000 hommes commandée par le général Charles Leclerc.
Ayant subi de lourdes pertes, l’armée française capitule devant les anciens esclaves en mai 1802.
Leclerc invite Toussaint Louverture à conférer avec lui à la plantation Georges. À peine le chef noir s’y présente-t-il qu’il est arrêté.
Prisonniers, François Toussaint Louverture et sa famille quittent le pays.
Au moment de monter sur le navire, il prononce ces mots célèbres : «En me renversant, on n’a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l’arbre de la liberté, mais il repoussera car ses racines sont profondes et nombreuses».
Sur ordre de Napoléon, François-Dominique Toussaint Louverture est enfermé sans jugement dans l’un des endroits les plus froids qui existent en France : le fort de Joux dans le Jura où il mourra.

Il y a 96 ans…

foch21823Le 26 mars 1918, le général français Ferdinand Foch devient commandant des forces alliées.
A la conférence franco-anglaise de Doullens, il est chargé de coordonner l’action des alliés sur le front ouest.
Il réussit à bloquer l’offensive allemande en Champagne en juillet 1918 et présidera à la signature de l’armistice le 11 novembre suivant.

 

Il y a 100 ans…

Charlie_ChaplinLe 28 février 1914 apparaît pour la première fois le personnage de Charlot, nom donné dans les pays francophones au personnage de vagabond interprété par Charlie Chaplin, réalisateur, scénariste et acteur britannique, dans la plupart de ses films.
Les titres des courts métrages de Chaplin ont souvent été traduits en français en utilisant le nom de Charlot suivi de son métier dans le film : Charlot boxeur, Charlot policier, Charlot musicien, etc.
Charlot est généralement coiffé d’un chapeau melon, vêtu d’une veste étriquée ainsi que d’un pantalon tombant et portant une canne souple. Cette allure lui vaudra la réputation de « vagabond » misérable et roué, asocial et obstiné, révolté et sentimental.

Il y a 78 ans…

Front populaireLe 16 février 1936, le Front Populaire gagne les élections en Espagne.
Constituée de républicains, de socialistes, de militants du Parti Ouvrier d’Unification Marxiste (POUM) et de communistes, « El Frente popular » remporte les élections contre le Front national (droite) et le centre.
Le républicain Manuel Azaña se charge de former le nouveau gouvernement et envoie le général Franco en exil aux Canaries.
Mais bientôt, les confrontations entre républicains et nationalistes entraîneront le pays dans la guerre civile.

Il y a 218 ans…

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Le 8 novembre 1793, le musée du Louvre est inauguré à Paris. Un des plus anciens musées, troisième plus grand au monde et sans doute le plus célèbre, le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, des rois capétiens à nos jours.
En 1546, François 1er avait ordonné la transformation de la forteresse en résidence royale luxueuse et en 1594, Henri IV avait décidé d’unir le palais du Louvre au palais des Tuileries construit par Catherine de Médecis. Louis XIV choisit Versailles pour résidence royale en 1678. Le marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments du Roi, élabora le projet de transformer le Louvre en musée permanent.

Il y a 256 ans…

marieantoinette6.jpg Le 2 novembre 1755 naît Marie-Antoinette d’Autriche, future reine de France. Dernier enfant de l’empereur François 1er de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche, elle symbolise l’espoir de paix. Son mariage avec Louis XVI, roi de France, mettrait en effet un terme aux guerres interminables. Elle devient reine en 1770. D’abord populaire et aimée, sa frivolité lui vaut de nombreuses remontrances et bientôt une hostilité généralisée. Puis vient l’affaire du collier, la fuite à Varennes, l’emprisonnement au Temple. L’Autrichienne, ainsi qu’elle est surnommée, est exécutée en 1793

Ecoutez, j’arrive…

La saison du GAM (Gradus ad Musicam) commençait avec un concert très attendu depuis plus d’un an. François Légée avait en effet annoncé ce spectacle autour de la chanson française à la fin de la saison 2008 ; un sondage avait même été organisé pour connaître les goûts des abonnés. J’avais pensé à Brel, bien sûr, mais aussi Ferrat, Piaf, Aznavour et pourquoi pas Johnny Hallyday et son magnifique « Requiem pour un fou ».
Le spectacle commença par… Dutronc et son Paris s’éveille. Puis il y eut Montand, Gainsbourg, Croisille, Christophe, Brel évidemment, Les Ogres de Barback (je découvrais…), Renaud (sans fausse note !), Alain Chamfort (surprise…), Bashung, Nougaro, Brassens, Piaf, Reggiani, Ferrat, Ferré, Barbara et sa déclaration d’amour.
Pour clore le spectacle, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour. Le public fut invité à chanter et ne se fit pas prier, idem pour le bis.
Pendant deux heures sans entracte, Célia Pierre, Jean-Louis Georgel et Laurent Malot se succédèrent pour interpréter ces grands succès de la chanson française. Quelques autres interprètes se joignirent à eux, accompagnés du choeur et de l’orchestre du GAM sous la direction de Renaldo Gréco qui a réalisé les arrangements et François Légée.
Pendant deux heures, oubliées les grèves, les manifs, la retraite reléguée à des temps indéterminés, quand les salariés sucreront les fraises. Oubliés la fracture sociale, la baisse constante du pouvoir d’achat, le chômage comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des Français, la menace de l’échec aux gamins qui viennent tout juste d’entrer au CP. Oubliés la hausse du prix du gaz, de l’électricité et de l’essence, le spectre d’un système de santé à deux voire trois vitesses. Oubliés la violence, le terrorisme, la xénophobie, le machisme, l’été pourri et l’hiver précoce. Pendant deux heures, nous étions bien, assis sur un nuage, à écouter les chanteurs nous parler d’amour et de révolution. Laurent Malot poussa même la facétie jusqu’à appeler ses compagnons à la grève générale, sous les rires et les applaudissements du public.
Merci à vous, Monsieur Légée et votre ensemble musical, pour cette trève dans notre quotidien parfois un peu morose…

Ecoutez, jarrive
Album : Ecoutez, j'arrive
Spectacle "Chansons françaises" proposé par le GAM (Gradus ad Musicam)
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Badinter, l’épreuve de la justice

Texte transmis par un internaute, fidèle lecteur de ce blog :
« Le livre de référence 

Dreyfus (Pauline), Badinter, l’épreuve de la justice, Editions du Toucan, 2009, 364 pages.  La lecture du livre de Pauline Dreyfus intitulé Badinter,  l’épreuve de la justice a l’intérêt de nous rappeler que le mérite d’un homme ne devrait jamais rien devoir à son nom ou à ses relations mais toujours s’apprécier au regard de ses actions et de ses combats .
Impopulaire lorsqu’il était ministre, Robert Badinter a mis des années à conquérir sa place dans le panthéon des Français. Il est aujourd’hui célébré par tous, à droite comme à gauche pour sa rectitude, son intégrité morale et son courage dans l’action politique. 
Contrairement à la nouvelle génération de gouvernants, Robert Badinter n’a jamais aimé parler de lui, se tenant toujours en marge des fastes de la République, considérant que seules importaient ses idées et ses valeurs.
Austère, pudique et réservé, il a toujours refusé d’écrire ses mémoires et a seulement «toléré», à ce jour , la biographie « non autorisée » de Pauline Dreyfus. 

Personne n’aime autant la France que ceux qui l’ont choisie 

Qui sait que la vie de Robert Badinter s’est jouée en 1943, lorsqu’il a vu son père arrêté sous ses yeux par la Gestapo de Klaus Barbie à Lyon et que, dès l’âge de 15 ans, il a décidé de vouer sa vie à la justice ? Issu d’une famille de juifs de l’Est, Robert Badinter a été élevé par ses parents dans l’amour de la France et de la République. Alors qu’il avait une quinzaine d’années, son père est  donc arrêté , victime de la politique raciste et antisémite du régime de Vichy. Il ne reviendra jamais de déportation !
Robert Badinter en conservera une blessure indélébile assortie d’une question lancinante : comment la France qui a donné l’asile à sa famille, cette terre d’accueil qu’il aime tant, qu’il admire tant, la patrie des lumières, a- t-elle pu persécuter les siens avec un tel acharnement ? 

Avocat à 22 ans, il est parrainé par Me Henri Torrès, un ténor du barreau de Paris qui lui apprend l’art de l’éloquence et lui fait partager ses convictions humanistes. Il intervient aux côtés de Me Torres dans la défense de Georges Guingouin, héros de la résistance limousine victime d’un double règlement de comptes des vichystes et des communistes, qui bénéficiera d’un non-lieu en 1959.  Il participera ensuite aux grands procès qui ont émaillé le conflit algérien. En 1965, il réalise un vieux rêve auquel il avait dû renoncer faute de moyens : il réussit  l’agrégation de droit privé  et dispensera des enseignements de droit pénal à l’université, d’abord à Besançon puis à Amiens. La même année, il s’associe à Jean Denis Bredin pour fonder un cabinet d’avocats d’affaires. 

Le combat pour la vie 

Après avoir été, pendant plusieurs années, un brillant et prospère avocat d’affaires, Robert Badinter devient l’ avocat des causes désespérées puis l’avocat de l’abolition de la peine de mort. Parallèlement à une vie professionnelle intense, Robert Badinter, sympathisant de la Ligue des droits de l’homme, publie régulièrement des articles pour dénoncer la peine de mort. Le 29 septembre 1971, à l’occasion d’une prise d’otages qui tourne au drame à la centrale de Clairvaux, dans un article publié dans le journal Le Monde intitulé « la loi du talion », il écrit : « face à une société qui réclame vengeance, il faut raison et surtout humanité garder. Ces hommes, tels qu’ils sont révélés, sont une forme de malheur. On ne se protège pas du malheur en mettant à mort ceux qui en sont les instruments ». 

Au procès de Troyes, il est l’avocat de Bontems, l’un des deux preneurs d’otages de Clairvaux qui sera condamné à mort malgré une participation improbable à l’exécution des otages, exécution revendiquée par Buffet. Il vit comme un échec personnel cette condamnation et surtout le rejet par le Président de la République du recours en grâce déposé en faveur de son client. En mai 1973, il publie le récit de son expérience dans L’Exécution, livre qui n’aura aucun succès lors de sa parution. Il y revendique « une justice qui n’a pas perdu l’amour des hommes ». Estimant que le devoir d’un avocat est de défendre toutes les causes, il accepte d’être l’avocat de Patrick Henry dont il sauvera la tête contre toute attente, grâce à un vibrant plaidoyer contre la peine de mort. 

Pour les Français, Robert Badinter est devenu « Monsieur  Abolition ». Il va, pendant de nombreuses années,  défendre cette cause impopulaire avec passion et courage tant sur le plan judiciaire que médiatique.
A la fin de l’année 1978, trois condamnés à mort, dont les condamnations ont été cassées par la chambre criminelle de la Cour de Cassation, doivent être rejugés . Mohamed Yahiaoui, Michel Rousseau, Norbert Garceau vont tous les trois demander à Robert Badinter d’assurer leur défense. A trois reprises, Robert Badinter va réussir son impossible pari : sauver la tête d’un criminel que tout accable. 
Malgré des insultes, des menaces en tous genres et  même un attentat qui aurait pu coûter la vie à ses enfants, Robert Badinter ne cessera pas de se battre comme avocat et comme militant pour obtenir  la suppression de la peine de mort alors que tous les sondages de l’époque indiquaient que plus de 60 % des Français étaient favorables au maintien de la peine capitale. 

Il lui faudra attendre 1981, l’élection de François Mitterrand puis sa nomination comme Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, pour réaliser son idéal de justice.  Une page de l’histoire judiciaire de notre pays se tourne lorsque Robert Badinter se présente devant la représentation nationale le 17 septembre 1981 en disant : « j’ai l’honneur, au nom du gouvernement de la République, de demander à l’Assemblée Nationale d’abolir la peine de mort en France… »
Dans une intervention historique, il dresse un vibrant plaidoyer pour la vie et pour la justice :
« Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue ; demain, grâce à vous, il n’y aura plus dans les prisons, pour notre honte commune, d’exécutions furtives à l’aube, sous un dais noir ; demain, grâce à vous, les pages sanglantes de notre histoire auront été tournées…. ». Il obtient  la suppression de la peine de mort à une écrasante majorité et, à la surprise générale, il réussit par une intervention moins médiatisée mais tout aussi émouvante, à convaincre les sénateurs, majoritairement de droite et hostiles à son projet, de voter également l’abolition de la peine de mort . 
Grâce à Robert Badinter, la France est devenue le 22e État abolitionniste du monde, transformant ainsi en réalité l’utopie évoquée par Victor Hugo dans sa préface du  Dernier jour d’un condamné

Le combat pour la Justice 

Robert Badinter est assurément entré dans la mémoire collective parce qu’il a fait abolir la peine de mort en France en 1981. En février 2005, à l’occasion d’un sondage réalisé par l’institut BVA sur le bilan des années Mitterrand, à la question « quelles mesures vous ont le plus marqué ? », la réponse « l’abolition de la peine de mort » arrive largement en tête, avec 54 % des voix. Mais il serait réducteur de ne retenir que l’abolition de la peine de mort à l’actif de Robert Badinter au Ministère de la Justice. Robert Badinter a été un grand ministre de la justice, sinon le plus grand de l’histoire de la République. Il a fait entrer la justice dans l’ère de la modernité et a fait progresser, comme jamais auparavant,  l’ État de droit dans notre pays.
Il a supprimé les juridictions d’exception, abrogé la Cour de sûreté de l’État, le Haut tribunal militaire, la Cour de justice militaire, les tribunaux permanents des forces armées.
Il a donné aux militaires les mêmes droits que ceux accordés aux civils.
Il a abrogé la loi anticasseurs votée en 1970, à la suite des événements de mai 68.
Il a supprimé le délit d’homosexualité et l’article 331 du code pénal, hérité du régime de Vichy qui fixait de manière discriminatoire la majorité pour les relations homosexuelles à 21 ans alors qu’elle était de 15 ans pour les relations hétérosexuelles.
Il a permis aux citoyens français de saisir les instances européennes pour violation des droits de l’homme en levant la réserve que le président Giscard d’Estaing avait fait inscrire en 1974 lors de sa ratification et en autorisant la saisine individuelle de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg. Attendue par tous les juristes, cette réforme a constitué une avancée remarquable du droit et un progrès essentiel pour les libertés publiques.
Il a fait abroger la loi Sécurité et liberté, dénonçant les vices de la politique sécuritaire menée par son prédécesseur, Alain Peyrefitte. 

Surtout, Robert Badinter est le premier à s’être préoccupé de la situation des victimes d’infractions dont il va améliorer considérablement les droits . En 1983, il promulgue une loi permettant une réparation systématique et égale pour toutes les victimes. En 1985, il complète ce dispositif en faisant voter la loi qui porte désormais son nom et qui permet une indemnisation quasiment automatique des accidentés de la route, facilitant ainsi le règlement d’ énormes contentieux de responsabilité encombrant les juridictions. A la suite d’une recrudescence d’actes de terrorisme et de mouvements dans la police liés notamment à la généreuse loi d’amnistie promulguée par son prédécesseur, Maurice Faure, de son action mal comprise pour améliorer les prisons françaises, Robert Badinter subira des attaques populistes extrêmement dures et injustes. 

Homme de conviction, Robert Badinter n’a jamais renoncé ; malgré les épreuves, il ne s’est jamais trompé de combat. Dans les circonstances les plus difficiles, il tiendra bon et restera fidèle à ses convictions, disant plusieurs années après : « j’en ai bavé, mais ça en valait la peine ». De fait, plus les années passent et plus Robert Badinter  résiste ; plus que tout autre, à l’inventaire des années Mitterrand ! 

Le combat pour le Droit 

Succédant à Daniel Mayer, Robert Badinter a été Président du Conseil Constitutionnel de 1986 à 1995. Il a donné à cette institution un rayonnement et une légitimité qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait su lui apporter. D’abord soupçonné de partialité parce que nommé par un président de gauche, Robert Badinter affirme dès sa prise de fonction : « chacun, lorsqu’il est appelé à rejoindre le conseil constitutionnel, doit faire taire sa sensibilité particulière pour ne plus prendre en considération que ce qui nous est commun et qui transcende nos différences : l’amour de la liberté, l’intérêt de la République et les progrès de l’État de droit. » Pendant sa présidence, Robert Badinter a toujours veillé à ce que les passions partisanes et politiciennes ne puissent jamais altérer ou réduire les libertés fondamentales. Il a fait du Conseil Constitutionnel un outil fondamental de l’État de droit sans en faire un «gouvernement des juges » . 

Il est de ceux pour qui le Droit n’est pas un instrument de puissance et de domination sociale mais au contraire un moyen permettant d’assurer la justice, de libérer les énergies et de garantir les droits fondamentaux de l’homme. Selon lui, la loi ne doit pas être qu’ une suite de règlements mais elle doit aussi et surtout exprimer les valeurs de la République. A l’issue de son mandat au Conseil Constitutionnel, Robert Badinter sera élu au Sénat où il ne cessera de défendre  l’État de droit, les droits de la personne humaine et de militer pour une justice indépendante, égale pour tous et respectueuse des droits de chacun. 

Le combat pour l’homme 

En 1988, Robert Badinter publie avec son épouse Élisabeth, une monumentale biographie de Condorcet, un homme selon eux injustement tombé dans l’oubli en dépit de la fervente admiration de quelques hommes politiques comme Jaurès qui disait : « la pensée de Condorcet appartient au patrimoine de la République ». De cet homme qui est pour eux l’image de la vertu en politique et de sa compagne Sophie de Grouchy, les époux Badinter vont faire revivre l’existence avec bonheur : bon nombre des combats de Condorcet sont aussi les leurs.
Evoquant Condorcet , Robert Badinter s’ exprime ainsi : «Parce que, dans la tempête de l’histoire, son action est demeurée conforme à ses principes, qu’il a toujours refusé le recours à la violence mortelle, qu’il n’a jamais trahi ses convictions ni confondu pouvoir et enrichissement, Condorcet demeure un héros de la République. » 
Robert Badinter n’est-il pas lui aussi un héros de la République ?
Champion des droits de l’homme, il continue à militer pour obtenir l’abolition universelle de la peine de mort dans tous les pays du monde et notamment aux États-Unis.
En France, il est de tous les combats contre  l’obscurantisme, l’antisémitisme, le racisme et le négationnisme, pour la justice, la liberté et la dignité de l’homme. 

A 81 ans, il est toujours l’avocat infatigable des causes qui peuvent paraître désespérées. Tant qu’il sera là, sa conscience ne sera sans doute jamais au repos, ayant fait sien une fois pour toute le mot de Chamfort, « seuls les passionnés ont vécu, les autres ont duré ».
Robert Badinter, «  l’homme qui ne s’est jamais trompé de combat », est assurément l’honneur de la République. 
En parlant de Victor Hugo, Robert Badinter déclarait lors d’une conférence :« il est des combats qui éclairent une vie ».
Comme Robert Badinter, engageons-nous avec courage et détermination pour défendre la Justice et le Droit ; Avec lui et comme lui, continuons ces beaux combats qui donnent du sens à la vie ! » 

Pascal Bridey
Magistrat 

Infos

J’aurai le grand plaisir de passer à la TV en direct sur France 3 le vendredi 26 mars 2010 à midi à l’occasion de la parution de mon roman « Malou ». Cela sera aussi l’opportunité de répondre à quelques questions sur le métier d’écrivain public que j’exerce depuis 2004.

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Article paru dans Le Républicain Lorrain du 25/04/2009 :
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Archives

Publié le : lundi 23 mars 2009

La saga de Zaz

Une histoire de famille.
Une histoire de famille.
Infos


A l’occasion de la sortie de son dernier roman intitulé « La lavandière d’Igney », Zaz Chalumeau était à la médiathèque Gérard-Thirion pour une présentation suivie d’une séance de dédicaces. « C’est le 11e livre que j’auto-édite et le 1er d’une saga en 4 volumes », explique l’auteur. « La lavandière d’Igney a vraiment existé. Elle est née en 1865 et a vécu presque centenaire. Elle a eu onze enfants qu’elle a tous enterrés, plus une vingtaine d’enfants dont elle s’est occupée. La mère de mon amie a été élevée par cette dame-là, ça valait le coup de raconter son histoire », ajoute-t-elle. Un gros travail de recherche d’éléments historiques ont été nécessaires pour relater la vie de deux familles vosgiennes dont les descendants se rencontreront plus d’un siècle plus tard. Secrétaire trilingue de formation, Zaz a profité d’un licenciement pour devenir écrivain public en profession libérale en 2004, au service des professionnels et des particuliers. Passionnée d’écriture et de poésie, c’est en 1999 qu’elle a publié son premier recueil de poèmes, elle a notamment obtenu le grand prix des Poètes lorrains en 2002. « Je connais la poésie de Zaz. C’est perlé, fignolé, cousu main… », confie Pierre avec admiration en tournant les pages d’un recueil. Le second volume de la grande saga familiale est prévu pour début 2010 et sera intitulé « Malou ».
Informations : www.zazecritoire.unblog.fr.

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Archives Est Républicain

Publié le : mardi 3 mars 2009

Isabelle Chalumeau

Zaz Chalumeau vient de publier « La Lavandière d'I- gney ».
Zaz Chalumeau vient de publier « La Lavandière d’I- gney ».

Après la parution d’un premier recueil de poésie en 1999, Isabelle Chalumeau s’est engagée en littérature et a publié à la suite une série de onze ouvrages.
Depuis 2004, elle a fait de sa passion d’écrire son métier : elle est devenue écrivain public indépendant. A la veille des salons littéraires régionaux, sous son nom de plume « Zaz Chalumeau », elle publie « La lavandière d’I- gney », premier tome d’une tétralogie intitulée « Colin – Maillard »
- ER : Votre ouvrage est le premier volet d’une saga familiale. Quelle histoire vouliez-vous raconter ?
- Les quatre ouvrages mettent en scène deux familles originaires des Vosges ; le premier commence en 1865 et le dernier amènera le lecteur jusqu’en 1998. Ils retracent l’histoire de personnalités au caractère bien trempé. Née en 1865, l’héroïne, Marie-Joséphine a vécu une époque tourmentée et a connu trois guerres. Soutenue par une foi inébranlable, elle a surmonté des épreuves terribles avec la perte de ses onze enfants. Dans la deuxième famille, avec Léonie, on suit l’histoire d’une jeune fille portée par la soif d’apprendre qui cherche à s’affranchir de sa condition paysanne. Le destin finira par faire se rejoindre, dans le dernier tome, ces deux familles si différentes dans leur mode d’expression et leur conception de l’amour familial. L’une est ouverte et communicante alors que l’autre, dominée par les non dits, s’enferme dans le silence et cultive les secrets.
- Le temps se mêle au temps dans ce premier ouvrage. Pourquoi ?
- Mon activité d’écrivain public m’amène à situer la petite histoire dans la grande. Comme je le fais dans les romans de la vie que j’écris pour retracer la biographie de mes clients, j’ai ancré mes personnages, réels et fictifs, dans un contexte historique qui leur donne du relief et une véracité palpable. D’ailleurs, Marie-Joséphine et Léonie s’intéressent beaucoup à l’actualité et aux événements de leur époque.
- Vos lecteurs pourront vous rencontrer très prochainement. Quelles sont les dates à retenir ?
- A l’instar du « Livre sur la Place » à Nancy, les prochains salons littéraires régionaux se tiendront d’a- bord le 8 mars à Chaligny, puis le 21 mars à Essey-les-Nancy et le 26 avril à Metz avec « Floralivres ». Le 14 mars, je ferai une présentation de mon livre à la Médiathèque de Laxou à partir de 16 h 30 avec séance de dédicaces, ainsi que le 25 avril au rayon librairie de Cora Houdemont. Ces contacts avec les lecteurs sont toujours source d’échanges et de plaisantes rencontres.

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Archives
Publié le : mardi 23 décembre 2008
Formation
« Un sérieux atout en plus »

Ils étaient 190 étudiants du CESI à recevoir diplômes et félicitations au Palais des congrès.
Ils étaient 190 étudiants du CESI à recevoir diplômes et félicitations au Palais des congrès.

C’est rare et ça mérite d’être souligné. Vendredi, en fin d’après-midi, le grand amphithéâtre du Palais des congrès avait pris des couleurs. Les couleurs des trois établissements du groupe CESI qui, ce soir-là, distribuaient leur diplôme à chacun des étudiants ayant suivi un cursus l’an passé.
Pour assister à cette cérémonie il y avait du beau monde. Le groupe avait dépêché de Paris son directeur général, Jacques Bahry, la Région Lorraine sa vice-présidente en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Hélène Bénabent. Une douzaine de chefs d’entreprises dont certaines sont partenaires du CESI de Nancy étaient également présents.
A l’occasion du 50e anniversaire de l’organisme de formation continue dont le slogan est « valoriser les personnes par la formation et favoriser la performance de l’entreprise par l’évolution des salariés», les orateurs ont fait le point sur la société actuelle et son évolution compte tenu d’une crise qui ne va pas se résoudre de sitôt. La formation reste un atout pour les futurs diplômés et en particulier pour ceux qui vendredi recevaient leurs parchemins. «Vous n’arrivez pas avec un diplôme dans une période faste, mais vous avez un sérieux atout en plus», expliquera Jacques Bahry, qui traitera par la dérision, tout en étant profondément désabusé, la plus grosse fraude récente aux USA.
Présent également, l’un des fondateurs de l’école d’ingénieurs du CESI à Nancy : Bernard Guerrier de Dumast, qui est monté sur scène pour remettre les diplômes aux ingénieurs. Jaune pour les diplômés de CESI entreprise, obtenant des diplômes de management et d’organisation en formation en alternance, rouge pour les informaticiens d’EXIA et bleu pour les ingénieurs et masteriens de l’école EI CESI. Chacun est venu, en toge et coiffé d’un mortier de la couleur de son établissement, recevoir son diplôme.
La cérémonie s’est terminée par le célèbre lancer de mortiers, très prisé aux USA, avant le buffet qui réunissait parents, élèves, professeurs et entreprises partenaires.
De notre correspondant Jean-Luc GEORGES

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  Article paru dans l’Est Républicain du 22.10.2008 :

« Le Cercle des Arts tient salon
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De nombreux artistes talentueux. 
Le 15e Salon d’Automne du Cercle des Arts réunit plus d’une vingtaine de peintres, débutants et confirmés, dont le président de l’association, Pierre Dufour, qui présente une série intitulée « Géométrie ». Aquarelles, huiles, abstrait, figuratif, il y en a pour tous les goûts, même des icônes religieuses réalisées par Françoise Hachet, dont certaines ont nécessité jusqu’à 50 couches d’enduit avant d’être illustrées dans les moindres détails avec de la peinture mais également de l’or et de l’argent pur. La richesse de l’exposition se poursuit avec les tableaux de Nanda Perrin qui a usé d’un collage froissé pour son « abstrait noir et rouge », ses « couleurs du moment avec le blanc », avoue l’artiste. Muriel Jeanmaire présente des monochromes rouges épurés, mais aussi une toile sombre intitulée « Vallée des âmes » qu’elle confie avoir peint après le décès de son père : « Je suis en pleine recherche. J’essaie différents styles ». Le dessin a aussi sa place avec Pierre Hachet qui expose des falaises réalisées à l’encre de chine, à partir d’une techniques de pointillés. Par cette exposition, les artistes invitent le public à voyager, à travers des paysages ou des portraits et à se laisser porter par .son imagination pour les toiles les plus abstraites. « Il y a des styles, des couleurs, des formats différents. Cela permet de voir plein de choses », ajoute Marie-Jeanne. L’exposition est présentée jusqu’au 31 octobre dans la salle de spectacle du CILM au Champ-le-Bœuf, le lundi de 13 h 30 à 21 h et du mardi au vendredi de 8 h à 23 h, les samedi et dimanche de 14 h à 18 h ; entrée libre. »

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Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / LE LUNÉVILLOIS / FONTENOY-LA-JOÛTE / 02/09/2008

 » Les tribulations de l’édition

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Un étal commun et convivial pour une nouvelle rencontre des auteurs régionaux.

Dimanche, le « Village du Livre » mettait à l’honneur les auteurs auto-édités. Venus proposer leurs ouvrages dédicacés au public, 22 exposants s’étaient déplacés du « Grand Est ». A ce rendez-vous annuel, de « petits trésors » échappés des firmes d’édition, souvent nés d’un vécu personnel, et parfois romancés, ont retenu l’attention des amateurs avertis et des simples visiteurs. Derrière un étal commun dressé sous chapiteau au centre du village, se mêlaient styles, genres et personnalités : romanciers, historiens, poètes, biographes, verbicrucistes, écrivains publics, ou encore cet adepte de la psychologie appliquée au recrutement en entreprises, Chrisitian Sirven de Badonviller, auteur-conférencier en graphologie et morphopsychologie. Vétérans du « non-système » et jeunes auteurs en quête de reconnaissance, se sont ainsi retrouvés dans leur passion de l’écriture, privilégiant ici le contact avec les lecteurs à celui des éditeurs. Le meilleur moyen sans doute de maîtriser le parcours et l’impact de leurs livres, selon l’avis de Jean-Camille Hanus, de Charmes, romancier régional depuis 1986. « Les émeraudes de Marainville », le dernier de ses onze romans inspirés de faits et de lieux réels par souci d’authenticité, ont tous été vendus sur place. Suzy le Blanc, Nathalie Rouyer, Bernard Colin et Rémy De Bores, représentaient l’association d’auteurs « Rebelyne » de Haroué. Habitués de la manifestation locale, Pier Marx venu de Fontoy, présentait son œuvre romancée et « Petits cons de Français », anthologie de coups de gueule selon l’auteur, Isabelle Chalumeau de Nancy, sous le pseudo de Zaz, exposait ses recueils de poèmes et de nouvelles, Jean Castelli, 78 ans, ses « Polémiques Lorraines », commentées avec humour et tirées de 25 journaux d’opinion de la vie politique au 19è siècle. Christian Ingret-Tallard, avec « Meurtrissures en milieu confiné », présentait son vécu d’éducateur spécialisé auprès d’adolescents durant 25 années, Daniel Jacques, de Toul, ses romans inspirés de faits divers dont « Le Double crime du curé d’Uruffe ». Josette Ecuyer-Ravailler avec « Tant qu’il y a de la vie », Noëlla Caillet et les douloureux écueils de son enfance au fil des canaux de la batellerie avec « Les mémoires de Sophie », et Véronica Liari, du cercle littéraire Léopold, son dernier roman « L’éternité pour Jeanne » qui sera présenté à la seconde édition du salon du Livre le 29 novembre à Lunéville, ont également suscité l’intérêt de nombreux amoureux du livre. Nouvelles venues à l’étal, deux écrivains publics, Jocelyne Bigard, d’Azelot, avec le premier épisode d’une trilogie : « Le dernier jour », et Fabienne Lartillerie, jeune romancière, avec son premier roman « Doppa Vitia » et « Plongée sur le Nautilus », recueil d’anecdotes sur l’évolution de la plongée subaquatique.  

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Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / LE LUNÉVILLOIS / BAYON / 02/09/2008

 » Mémoires, mémoires !

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Un atelier qui a fait ressurgir les petites histoires du passé.

Isabelle Chaumeau, en proposant son projet d’écriture dans le cadre des ateliers mémoire, a d’emblée trouvé un accueil favorable, voir enthousiaste, aussi bien de la part du directeur Daniel Gérardin que des animatrices, Claudine et Céline, de la résidence Saint-Charles.
Ainsi pendant plusieurs mois, à raison d’une séance hebdomadaire, 21 pensionnaires de l’établissement ont raconté leurs souvenirs sur une douzaine de thèmes tels que le mariage, la naissance, la guerre, les avancées sociales, le travail des femmes et, bien sûr, les recettes.
Isabelle Chalumeau, écrivain public à Ludres, munie de son dictaphone, a enregistré les entretiens avant de les réécrire pour les publier dans un recueil sous le titre « Souvenirs… souvenirs…»
Isabelle Chalumeau se souvient : « d’un accueil chaleureux dans une ambiance très conviviale. » Elle se dit « touchée, que malgré les différences et les soucis de chacun, les entretiens ont toujours eu lieu dans des conditions exceptionnelles de gaieté, les très rares anicroches ayant rapidement été balayées par les animatrices. »
Quant aux résidants, certains ne se faisaient pas prier de relater leurs souvenirs tandis que d’autres étaient plus réservés. Claudine et Céline ont alors su freiner les plus bavards et solliciter les plus timides.
Mme Berset a participé à tous les ateliers avec un vrai plaisir et explique : « Nous avons tous raconté nos petites histoires vécues : la cuisine, des anecdotes et des souvenirs d’enfance, bref la vie de l’ancien temps. C’était très sympathique, les souvenirs qu’on a cru oubliés ont refait surface. Je me suis souvenue du temps des vendanges, du labourage, de la fenaison avec la voiture de foin, ou encore de la recette de la « Michotte », espèce de grosse brioche à laquelle on intégrait les chons après avoir fait le saindoux avec la panne du cochon qu’on venait de tuer. Qu’est que c’était bon ! »
Le livre est en vente à l’accueil de la résidence Saint-Charles au prix de 12 euros.  »

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Article paru le 24 juin 2008 : 

Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / GRAND NANCY / JARVILLE-LA-MALGRANGE
Rencontre autour d’un livre20080624_2034219_1
Zaz Chalumeau entourée de lectrices.

A l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, un recueil de nouvelles, la Bibliothèque Pour Tous de Jarville avait invitée Zaz Chalumeau afin qu’elle parle de son livre, qu’elle explique comment elle choisit ses sujets, le temps qu’elle met pour écrire un livre, si être écrivain est un métier facile . Elle s’est prêtée de bonne grâce, pour répondre aux questions, indiquant que c’était le dixième livre qu’elle publiait en auto-édition, qu’il faut galérer pour vendre mais, qu’au fil du temps, les livres finissent par s’autofinancer.
Au cours de cette rencontre elle a précisé que certains de ses romans avaient connu un franc succès comme « Les mémoires d’un labrador » ou encore « Ecrivez-moi ». Son dernier livre « Rencontres » compte 15 nouvelles qui mettent en scène des enfants, des adultes, dans des lieux différents, une rencontre se déroule même à Nancy. « Ce genre littéraire revient à la mode ».
Zaz Chalumeau a déjà un nouveau roman en tête ou plus exactement une saga familiale en quatre tomes ; le premier devrait sortir début 2009 et l’action se passe dans les Vosges…
Une rencontre intéressante pour laquelle trop peu de Jarvillois s’étaient déplacés.

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Article paru dans l’Est Républicain du samedi 10 mai 2008 :
Archives – Article paru dans l’Est Républicain en page / GRAND NANCY / LAXOU
«Zaz» dédicace

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L’auteur entourée de ses nombreux lecteurs.
Depuis une dizaine d’années, Isabelle Chalumeau, alias « Zaz » publie un livre par an.
Depuis plusieurs années, Pierre Dufour, président du Cercle des Arts l’accueille au CILM pour promouvoir son dernier travail. Cette semaine, « Zaz » est revenue pour dédicacer son dernier ouvrage « Rencontre ».
Elle a été accueillie par Pierre Dufour, mais aussi le maire Laurent Garcia et Anne-Sophie Roy, adjointe à la culture qui l’ont assurée de leur soutien pour sa fidélité à Laxou.
Le maire a remercié le public fidèle à l’auteur et tous les bénévoles, et a tenu à « saluer chaleureusement le travail de l’artiste aidée en cela par le Cercle des Arts présidé par Pierre Dufour », et a conclu par « elle est la plus Laxovienne des Heillecourtoises ».
« Pour ce dixième ouvrage publié en auto-édition, j’ai choisi de réunir quinze nouvelles sur le thème de la rencontre. Notre vie entière dépend du hasard des rencontres.
Elles déterminent souvent le cours de notre existence. Si je crois chacun maître de son destin, j’accorde aux aléas des rencontres une grande importance ; elles influencent nos choix, nos goûts, nos désirs, nos angoisses.
Parmi ces quinze nouvelles, certaines ont été primées dans des concours littéraires, d’autres publiées dans des magazines ; toutes ont été écrites avec la même passion et le besoin récurrent de coucher mes émotions sur le papier pour pouvoir les partager
»
Zaz aime écrire, elle a le sentiment d’être utile en rédigeant des romans qui sont des tranches de vie, elle se définit comme un passeur de mémoire.




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