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Chaque jour plus beau !

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Hibiscus 2

Hibiscus 3

Salon de Chaligny

Affiche Chaligny bis

Impatiente de retrouver Béatrice et Michèle qui nous accueillent chaque année avec beaucoup de gentillesse et les visiteurs, toujours nombreux !

Atelier 18

Ce restaurant d’application fait partie de l’association REGAIN-54.
S’agissant d’un établissement social qui offre la possibilité à des personnes momentanément en difficulté de se reconstruire sur le plan professionnel en retrouvant des habitudes de travail ou en s’inscrivant dans un programme  de formation et d’apprentissage d’un métier lié à la restauration, on s’attend à des mets très simples, un peu à la bonne franquette, sur des tables nues et un local sans décor.
Eh bien à bas les a priori car on est agréablement surpris par la qualité du menu, certes unique mais différent chaque jour.
Les assiettes sont très joliment préparées, les tables sont garnies d’une nappe en tissu et de serviettes également en tissu et savamment pliées. Les couverts sont changés après chaque plat et un verre à eau côtoie le verre à vin.
Le personnel, filles et garçons, est vêtu d’une tenue impeccable et se meut sans précipitation ni maladresse ; le langage et l’attitude sont corrects, ni trop familiers ni trop distants.
Bref, un établissement de formation qui n’a vraiment rien à envier aux restaurants qui ont pignon sur rue au centre-ville de Nancy où j’ai vu des serveurs aux pantalons tachés et s’interpeller bruyamment d’un bout à l’autre de la salle, des tables simplement recouvertes d’une nappe en papier et des serviettes en papier avec un logo publicitaire, des couverts que l’on vous demande de garder du début à la fin et un verre à eau qu’il faut plusieurs fois réclamer…

Les moins :

– très petit parking
- un seul menu mais nouveau chaque jour
- service uniquement le midi du lundi au vendredi

Les plus :

- nappes et serviettes en tissu
- personnel aimable et efficace
- mets très joliment présentés
- excellent rapport qualité/prix

Adresse :

87 bis Avenue du Général Leclerc
54000 NANCY
Tel : 03 83 15 10 50 (réservation recommandée)

Page Facebook : https://www.facebook.com/REGAIN-54-Atelier-18-312639542253449/timeline

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Aumônière de chèvre chaud miel et thym + filet mignon de porc avec tartelette de patate douce et petits légumes + crème caramel à l’ancienne avec tuile de glucose aux amandes.
Beau et bon !

Salon de Bar-le-Duc

Pour la troisième année consécutive, l’association PLUME – Passion Littéraire de l’Union Meusienne des Ecrivains et illustrateurs – tenait salon dans la salle des Fêtes de Bar-le-Duc.
Membre récent de l’association, je participais pour la première fois.
Après un apéritif et un repas constitué des nombreuses et variées spécialités apportées par chacun, chacun a rejoint sa table pour accueillir les premiers visiteurs à 14h.
Ils ont été nombreux à venir nous rendre visite et après un démarrage un peu timide, les ventes se sont succédé. Pour ma part, j’ai fait en outre des rencontres très intéressantes dont une prometteuse dans le cadre de mon métier d’écrivain public.
Merci à Pierre Lombard, mon ami auteur et président de l’association, ainsi qu’à toute son équipe pour leur accueil chaleureux et leur travail afin que ce salon soit une belle réussite.

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Pierre Lombard et sa fille Chloé.

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Patrick Lagneau, le très dévoué webmaster de l’association http://www.association-plume.fr/

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Marie-Josée Ambard, qui a contribué avec deux autres membres, à faire connaître la manifestation dans la ville. Merci au « trio barisien » pour leurs efforts – distribution d’affiches et flyers, communications avec la presse et les services de la mairie notamment – afin que le public soit présent.

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Monique Villaume.

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Patrice Macel. Que fait un écrivain en attendant le chaland ? Il écrit !

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La belle salle des Fêtes de Bar-le-Duc accueillait aujourd’hui 26 auteurs meusiens et quelques-uns des départements lorrains voisins. J’ai notamment beaucoup apprécié la place dédiée à chaque auteur. Nous avions en effet chacun une table entière ! C’est très important pour pouvoir exposer tous ses titres sans les entasser et pour l’accueil des lecteurs sans gêner ses voisins.

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Brigitte Macey et Nadine Groenecke.

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Mon amie auteur Simone Boulanger que je remercie pour le covoiturage et mon voisin dont je n’ai pas retenu le nom… Pardon à lui !

Pour voir toutes les photos, réalisées par Pierre Lombard et son épouse, cliquer sur l’album ci-dessous :

Salon de Bar-le-Duc 2015
Album : Salon de Bar-le-Duc 2015

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GAM : Le Chant des Rouleaux

En mémoire aux déportés, cet oratorio pour solistes, choeur et orchestre composé par Pierre Cholley démarre par la célèbre chanson de Jean Ferrat : « Nuit et brouillard » puissamment interprétée par Claude DARBELLAY.

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Le titre fait référence aux « rouleaux d’Auschwitz », ces manuscrits écrits par les déportés, enterrés au péril de leur vie et déterrés deux mois après la libération du camp d’Auschwitz par les troupes soviétiques.

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François LEGEE, directeur de l’ensemble choeur et orchestre Gradus ad Musicam (GAM), présente l’oeuvre au public.

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Claude DARBELLAY, baryton.

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Delphine LAMBERT, mezzo-soprano.

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Jean-Luc MICHEL, récitant.

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J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.
(Le Dernier Poème – attribué à Robert Desnos, poète français mort au camp de Terezin)

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Nul oiseau ne chante
dans la forêt morte.
Le brouillard file,
Le froid en nous ruisselle.
La nuit est aveugle,
Le jour est gris.
Où donc un enfant ?
Où donc une femme ?
Dans les hêtres funèbres,
Les sarcasmes du vent…
(« Saisons à Buchenwald » de Franz Hackel, résistant allemand déporté à Dachau puis Buchenwald)

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Et quand la nuit de paix descendit,
Elle perçut un gémir de détresse…
Elle tordit ses mains en muette peine
Chaque étoile devint une larme.
(« La Nuit » de Ferdinand Reumann, Allemand déporté à Buchenwald).

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Ecoute Maman, je vais te raconter
Ecoute, il faut que tu comprennes
Lui et moi on n’a pas supporté
Alors on s’est battu
Alors on a perdu.

Ecoute Maman, il faut que tu comprennes
Ecoute, ne pleure pas…
Demain sans doute ils vont nous tuer
C’est dur de mourir à vingt ans
Mais sous la neige germe le blé
Et les pommiers déjà bourgeonnent
Ne pleure pas
Demain il fera si beau !
(Extrait de « A ma Mère » de Giselle Guillemot, résistante, internée à Fresnes, 1943)

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Non, vous n’aurez rien de moi
Ni ma douleur ni ma joie
Ma douleur elle est à moi
Et ma joie à toute la terre.
(Extrait de « Fresnes » de François Vernet, déporté à Dachau)

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Ceux dont le froid a raidi les os
Ceux dont la faim a creusé la poitrine
Et griffé les entrailles
Ceux que la maladie a couchés pantelants
Ceux que le travail use
Et que les coups achèvent.
(Extrait de « Dessin » de Paul Goyard, Buchenwald, mars 1945)

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Dors pour l’oiseau bête qui chante
L’azur que tu n’as pas connu.
Va ! Les étoiles sont méchantes :
Le temps du crime est revenu.
Dors pour l’été qui m’horripile
Avec ses fleurs en grand pavois.
Pour le soleil, cet imbécile
Qui sourit à n’importe quoi.
Dors pour la neige, cette farce
Des morts vêtus d’un blanc exquis.
Dors pour la lune, cette garce
Qui couche avec n’importe qui.
(Extrait de « Berceuse pour les enfants d’Europe – Anonyme)

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Des miroitements sautillants
Légers comme des charmes fragiles
Monde câlin et net.
Sèche tes larmes,
Ouvre tes mains,
Laisse venir le vent.
Des plumes aquatiques dansent.
Un parfum très long
Est-ce encore le tien ?
(« Berges » d’Yves Darriet, déporté à Buchenwald)

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Parfois je viendrai dans ton sommeil
Comme un visiteur inattendu et lointain
Ne me laisse pas, toi, dehors sur la route,
Ne verrouille pas pour moi les portes.
J’entrerai sans bruit
Et je m’assiérai doucement,
Les yeux fixés dans les ténèbres
Sur ton visage.
Et quand je t’aurai regardé
A m’user le regard
Je t’embrasserai
Et je m’en irai.
(« Poème d’adieu » de Nicolas Youkov Vapzarov)

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Pour tout ce qu’on dit pas
Pour la haine et les remords,
Pour les fusillés en tas,
Pour les mains mortes des morts.
(« Prière » d’Edith Thomas)

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François LEGEE remercie Pierre CHOLLEY (avec l’écharpe rouge)

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Un concert de presque deux heures, porteur d’une grande émotion.

Merci aux artistes du GAM pour ce grand moment musical dédié à la mémoire de celles et ceux qui ont vécu l’horreur des camps nazis et qui ont eu la force de témoigner, au péril de leur vie, pour qu’un jour le monde sache ce qui s’était passé.

Pour voir toutes les photos, réalisées par Monique COLIN, cliquer sur l’album ci-dessous :

GAM-Chant des rouleaux-04/15
Album : GAM-Chant des rouleaux-04/15

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Charlie Hebdo : je l’ai lu

Voilà, j’ai terminé de lire mon premier numéro de Charlie-Hebdo.
Ne lisant jamais aucun journal ni magazine, je me suis trouvée un peu gauche avec ces seize feuilles en main. Pas commode à lire au lit et pas évident à emmener partout avec soi. Alors finalement, pendant cinq jours, sa place à été aux toilettes, punaisé à la porte en bois, sous le calendrier.
Je me suis trouvée aussi assez peu experte dans l’art de plier et déplier ce journal. J’essayais de me souvenir de mon grand-père lisant chaque jour son quotidien après le café, jusqu’à ce qu’il me demande de lui en faire la lecture, sa vue ayant trop baissé. J’avais à peine une dizaine d’années, il y a un bail…
Et puis j’ai lu, un peu à chaque passage dans ce qu’on appelle « le petit coin ». Comme j’aime beaucoup lire et que je lis plutôt beaucoup, mais toujours des romans – même chez le dentiste ou le coiffeur, j’emporte mon livre pour ne pas devoir piocher parmi les magazines mis à disposition – j’ai tout lu de ce premier numéro de Charlie-Hebdo, les textes et les dessins sur les seize pages.
J’ai été très émue par la plume de Patrick Pelloux, autant que par le bonhomme en larmes dans les bras du Président tandis que son copain Luz se marrait à ses côtés, rendu hilare malgré le chagrin par  une fiente de pigeon ! J’ai aimé aussi la petite carte de Matthieu Madénian alors que le comique, à la TV, ne me fait pas toujours rire. J’ai apprécié certains dessins, particulièrement irrévérencieux !
Bref, il a fallu que douze personnes se fassent trouer la peau pour que je découvre ce journal que je ne connaissais que de nom, quand ses caricatures faisaient scandale ou que ses locaux partaient en fumée suite à un feu allumé par quelques fous agissant au nom de Dieu.

2e extrait de mon dernier roman « La Confession d’Anna »

Chalumeau Confession d'Anna 1ere couv Edition 1Deux semaines plus tard, Alexandre rendit visite à sa marraine.
― Je suis contente que ta mère t’ait enfin tout raconté, dit-elle.
― Je ne comprends pas qu’elle ne l’ait pas fait plus tôt ; j’avais quand même le droit de savoir !
― Reconnais que ce n’était pas facile pour elle. Décrire le viol dont on a été victime n’est déjà pas simple ! Alors à son propre enfant…
― Je sais. Mais en attendant, je me suis fait des films incroyables !
Michèle tapota affectueusement le genou de son filleul. Elle aimait beaucoup ce garçon ; elle le connaissait depuis toujours et il était devenu le fils qu’elle n’avait pas eu.
― Et toi, poursuivit Alexandre, pourquoi ne m’as-tu jamais rien dit ?
Michèle sursauta, surprise par l’agressivité du ton du jeune homme.
― Je ne pouvais pas, Alexandre ! Ta mère est ma meilleure amie !
― Et alors ? Elle n’avait tué personne ! Elle était victime, pas criminelle ! Et moi, ça m’aurait aidé à comprendre ! À la comprendre !
― Ecoute, Alexandre, je n’avais pas à dicter sa conduite à ta mère. Comme tu le dis si bien, elle était la victime. Elle a beaucoup souffert et je comprenais qu’elle ne veuille pas en parler. Raconter les circonstances d’un viol, c’est le revivre à chaque fois.
Alexandre soupira.
― Et mon père ? Tu ne crois pas qu’elle aurait pu m’en parler ?
― Mais c’était la même chose ! Evoquer ton père, c’était forcément parler du viol dont il n’avait pu la sauver !
Alexandre haussa les épaules. Michèle le vit serrer les mâchoires, puis il fit craquer ses phalanges. Une larme apparut à sa paupière.
― Arrête de te tourmenter, Alex ! Ta mère a souffert et tu dois lui pardonner de n’avoir pas su parler plus tôt. Le principal est qu’elle l’ait enfin fait, que tu saches que ton père était un mec bien, qu’il a aimé ta mère et qu’il t’aurait aimé s’il avait vécu.
― Peut-être…
― Non, pas peut-être !
― Ok…
― Tu aurais pu ne jamais apprendre ton histoire à cause de cette… cruche !
― Clotilde.
― Pour moi, elle restera toujours la cruche ! Et toi le plus grand des idiots ! Tu as failli te fâcher avec ta mère à cause de cette fille inculte et vulgaire !
― C’est bon, marraine ! Je ne suis plus avec elle !
― Et c’est tant mieux ! Comment as-tu pu tomber amoureux d’une telle fille ? Elle était tout ce que ta mère ne supporte pas !
― Maman a toujours dit que je ne devais pas choisir mes nanas en fonction d’elle.
― Evidemment ! Ta mère est intelligente et elle veut que tu sois heureux. Mais de là à choisir une fille qui soit aux antipodes des goûts de ta mère…
― Clotilde était mal dans sa peau.
― Et toi aussi, apparemment ! On aurait dit que tu faisais exprès de sortir avec une fille qui n’appréciait pas l’art, qui n’avait aucune élégance, aucune éducation, aucune…
Alexandre, amusé par la virulence des propos de sa marraine, éclata de rire.
― On dirait que c’est toi, ma mère !
― Si j’avais été ta mère, tu aurais entendu parler du pays ! Tu n’as pas idée comme je me suis retenue de coller une paire de claques à ta péronnelle et de te secouer pour que tu te réveilles !
― Maman paraissait tellement indifférente…
― Paraissait ! C’est exactement cela ! On dirait que tu ne la connais pas !
― On ne se comprenait plus…
― Enfin… la cruche partie, vous avez vite retrouvé votre complicité !
Alexandre sourit. Michèle avait raison : sa mère et lui avaient failli se perdre.
― Je ne l’aurais jamais laissée tomber.
― Tu dis ça aujourd’hui ! En attendant, tu te laissais mener par le bout du nez ! Enfin, quand je dis le bout du nez, c’est façon de parler ! Faisait-elle de si bonnes…
― Marraine !
― Quoi, marraine ? Tu ne vas pas me dire que c’est sa conversation qui te séduisait ! Ni son esprit qui te ligotait comme un fil à la patte !
― Bon… on peut parler d’autre chose ?
Michèle haussa les épaules.
― Tu as raison ! déclara-t-elle finalement, car repenser à cette période de ta vie me met en pétard ! Tu étais devenu plus con que tous les ânes bâtés à la fois ! Et plus méchant avec ta mère que le plus teigneux des pitbulls !
― Tu ne crois pas que tu exagères un peu ?
― Tu n’as pas idée du chagrin de ta mère quand elle n’avait plus de nouvelles de toi ! Tu ne l’appelais plus qu’une fois tous les quinze jours ! Et tu passais en coup de vent une fois toutes les trois semaines pour avaler un café !
― Je n’avais pas l’impression que je lui manquais !
― Bougre d’imbécile ! explosa Michèle.
Alexandre fronça les sourcils. Il aimait et respectait trop sa marraine pour ne pas accorder de crédit à ses paroles, aussi dures fussent-elles.
― Quand je venais, j’avais l’impression qu’elle avait hâte que je parte ! répondit-il.
Michèle soupira, excédée par la mauvaise foi manifeste du jeune homme.
― Vous êtes vraiment cons, vous les mecs !
― Oh ! c’est pas beau de mettre tous les hommes dans le même sac ! s’exclama Alexandre en riant.
Puis il saisit sa marraine par le cou et lui planta un baiser sonore sur la joue.
― Je ne suis pas venu pour me disputer avec toi, dit-il en la regardant gravement.

Vous pouvez acheter ce livre au format papier en m’envoyant un mail :isabelle.chalumeau@orange.fr ou au format e-book sur cette d’Amazon : http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85Z%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Zaz+Chalumeau

1er extrait de mon dernier roman « La Confession d’Anna »

Chalumeau Confession d'Anna 1ere couv Edition 1Du plus loin qu’il se souvenait, Alexandre n’avait jamais entendu sa mère rire. Elle n’était pas une mauvaise mère ; simplement, elle était toujours triste. Elle portait sur le visage les stigmates du malheur et en elle un secret de famille qu’il n’avait pas réussi à percer malgré les innombrables questions posées à différentes étapes de son enfance puis de son adolescence.
Au volant de sa voiture, le jeune homme conduisait attentivement dans les rues de Nancy, sa ville natale. Il se réjouissait de bientôt serrer sa mère dans ses bras. Elle était tout pour lui et il savait, même si la pudeur l’empêchait de lui témoigner son amour, qu’il était tout pour elle.
Longtemps, il n’avait pas vu la femme derrière la mère. Comme tous les enfants, elle était « Maman », plus précisément sa « M’man », un être asexué entièrement dévoué à l’éducation de son fils. Jamais un homme, hormis les époux de ses amies, n’entrait dans leur appartement. À l’âge de la puberté, Alexandre avait commencé à s’interroger sur la sexualité de sa mère, même si le terme lui faisait horreur tant il refusait de l’imaginer dans les bras d’un individu, amant de passage ou au contraire compagnon de vie incognito. Enfant, il s’était cru le fils du Saint Esprit ; sa mère était la nouvelle Vierge Marie, sa Vierge Catherine ! Ses copains, à la fois ceux qui vivaient entre leurs deux parents et ceux qui, comme lui, n’avaient qu’une maman pour repère et qui parfois voyaient défiler des hommes à la maison, lui avaient ouvert les yeux un peu crûment. Lui n’avait jamais eu à se plaindre de la présence d’un beau-père et encore moins d’un père. Longtemps, il avait espéré que sa mère lui dévoilerait l’identité de celui-ci. Après tout, à partir d’un certain âge, il s’était senti prêt à entendre n’importe quelle vérité, mais il s’était heurté à un mutisme désespérant qui avait alimenté tous ses fantasmes. Il avait échafaudé les histoires les plus incongrues, les plus cruelles et les plus romantiques pour finalement retomber dans l’incertitude et la réalité de l’absence.

Ce soir-là, il était heureux d’annoncer la bonne nouvelle à sa mère : il avait enfin obtenu le contrat à durée indéterminée tant attendu dans l’entreprise qui avait recours depuis des années à ses services comme intérimaire. Informaticien, il n’avait jamais eu de problèmes pour travailler, en revanche il peinait à trouver une embauche ferme, ce qui l’empêchait de se projeter dans l’avenir. À vingt-sept ans, il n’avait encore rien pu entreprendre, sauf meubler son appartement et acheter une voiture à crédit, évidemment grâce à sa mère qui avait dû se porter garante.
Il avait quitté la maison assez jeune, vingt ans à peine, alors qu’il n’avait pas encore terminé ses études. Une amourette qu’il pensait éternelle l’avait amené à vouloir quitter le nid, le cocon, car sa mère s’était montrée intraitable sur le sujet : elle n’accepterait jamais d’assister à un défilé de jeunes filles chez elle avec le risque de se tromper de prénom, le matin au petit déjeuner. Le jeune couple avait rencontré la même intransigeance de la part des parents de la jeune fille ; les deux tourtereaux n’avaient eu d’autre choix que louer un studio. Alexandre travaillait le week-end dans une cafeteria et Saphia, étudiante, bénéficiait d’une bourse. Après quelques semaines d’euphorie et d’amour fou, le quotidien difficile les avait bien vite rattrapés et Alexandre n’avait plus supporté cette vie monotone qu’il menait auprès de sa première conquête ; Saphia, néanmoins, plaisait à sa mère. Peut-être d’ailleurs lui plaisait-elle trop ; le garçon en éprouva de la jalousie. Il avait donc rompu et cherché un nouveau studio car il avait bien compris que sa mère n’envisageait pas son retour dans sa chambre d’adolescent qu’elle avait d’ailleurs rapidement transformée en bibliothèque. Puis il avait rencontré Ophélie. Plus âgée que lui et régulièrement dépressive, elle vivait des aides sociales. Catherine avait également apprécié cette jeune femme, pour des raisons différentes, mais son état de santé psychologique l’avait inquiétée. Le comportement maternel de la jeune femme, qui avait tant plu au garçon en mal de tendresse, avait fini par l’agacer. Ophélie ne vivait que par lui et pour lui. Cette dévotion à sa personne l’avait d’abord séduit, mais elle le contraria bien vite quand il dut affronter le caractère possessif de sa copine ; au chômage, elle attendait son retour avec impatience et ne le lâchait plus de la soirée ni du week-end. Il n’avait plus une minute à lui et ne pouvait même plus rendre visite seul à sa mère. Elle voulait à chaque fois l’accompagner et Catherine trouvait cela normal. Par crainte de plonger la jeune femme dans la dépression s’il rompait, il se montra de plus en plus distant, jusqu’à ce qu’Ophélie lui dise un jour qu’elle quittait Nancy pour retourner chez ses parents en Vendée. Alexandre n’eut pas l’hypocrisie de vouloir la retenir, mais il eut la décence de dissimuler son soulagement.

Adolescent, Alexandre avait pensé que sa mère était lesbienne. L’absence d’hommes dans son entourage lui paraissait à la fois suspecte et révélatrice du grand mystère. Mais il avait dû se rendre à l’évidence qu’à part la présence de Michèle, amie d’enfance, aucune autre femme ne se trouvait dans l’intimité de Catherine. Il avait rencontré des collègues, mais aucune d’entre elles n’éveilla un doute en lui. Quant à Michèle, sa marraine, elle était aujourd’hui divorcée, mais il l’avait connue mariée - son époux était en outre également son parrain - et mère de deux filles un peu plus jeunes que lui. Leur amitié était profonde et solide, mais il n’avait jamais été témoin d’aucun geste déplacé entre les deux femmes ; il en fut à la fois soulagé et déçu car le mystère demeurait entier et il ne connaissait toujours pas ses racines.

Alexandre gara sa voiture sur le parking de la résidence. Il aimait revenir dans cet endroit. L’appartement que sa mère occupait dorénavant seule était situé dans un immeuble construit sur une butte. Du dixième étage, la vue était splendide. D’un côté, la ville s’étalait aux pieds des habitants et de l’autre, côté chambres, un parc assurait la quiétude de leurs nuits.
Par habitude et par égard, il sonnait toujours deux coups brefs à la porte d’entrée de l’immeuble avant de l’ouvrir avec sa clef puis de pénétrer dans l’ascenseur. Généralement, quand il arrivait sur le palier, Catherine l’accueillait sur le pas de sa porte. Il voyait dans ses yeux le plaisir qu’elle ressentait de sa visite, mais ses bras jamais ne l’entouraient et elle ne pressait jamais son corps contre le sien. Il en souffrait parfois et il enviait les camarades dont les mères démonstratives et exubérantes lui procuraient à la fois gêne et jalousie. Elles étreignaient leurs fils avec force et impudeur et les embrassaient en les regardant presque amoureusement. Tandis que lui devait deviner l’amour qui bouillonnait dans les veines de sa mère, sa fierté maîtrisée, ses élans retenus, ses paroles tendres tues.

Ce soir-là, Catherine ne l’accueillit pas. Il sonna de nouveau avant d’introduire sa clef dans la serrure et entra dans le couloir. Perplexe, il vit de la lumière dans le salon. Le vieux chat Socrate vint se frotter à ses jambes. Il caressa le pelage noir de l’animal dont il avait partagé le quotidien et sa couette pendant dix ans. Il pensa à la mort future et sans doute proche du félin, âgé déjà de dix-sept ans… Il savait que sa perte serait douloureuse.
Sur le seuil, il découvrit sa mère assise dans son fauteuil habituel, prostrée, le visage livide, une feuille de papier à la main. Alexandre pensa immédiatement à une mauvaise nouvelle et fit mentalement le tour de leurs connaissances pour tenter de deviner qui pouvait bien être malade et peut-être mort. Cela ne lui prit que quelques secondes car il n’avait pas de famille et le cercle amical de sa mère était très réduit.
― M’man ? fit-il.
Catherine leva lentement les yeux et les posa sur son fils.
― Que se passe-t-il ? demanda-t-il.
Devant l’apathie de sa mère, il effectua les quelques pas qui le séparaient d’elle et s’agenouilla pour lui prendre la main.
― Que se passe-t-il ? répéta-t-il.
Pour toute réponse, Catherine lui tendit la lettre.
― Qu’est-ce que c’est ? murmura-t-il.
― Lis, dit-elle d’une voix blanche.
Il prit le courrier et le parcourut, puis il regarda de nouveau sa mère.
― Je ne comprends pas. Qu’est-ce que cela signifie ?
― Je suis obligée de payer la maison de retraite de cette femme ! explosa Catherine.
― Oui, mais qui est cette Anna… Kasperzak ?
― Apparemment, la mère de ma mère.
― La mère de ta mère… Ta grand-mère ?
― Oui. La femme qui a abandonné sa fille et qui n’a jamais connu sa petite-fille ! Pourtant, elle a trouvé le moyen de savoir où j’habite pour exiger que je subvienne à ses besoins !
― Je doute qu’elle ait elle-même effectué les démarches ! Quel âge a-t-elle ?
Catherine saisit le courrier :
― Elle est née en 1924, annonça-t-elle.
Alexandre déglutit. L’information était de taille. Voilà que, d’un coup, son arrière-grand-mère débarquait dans sa vie !

Vous pouvez acheter ce livre au format papier en m’envoyant un mail : isabelle.chalumeau@orange.fr ou au format e-book sur cette d’Amazon : http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85Z%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Zaz+Chalumeau

Résultats du sondage du 13 juin 2014

A la question : « Que pensez-vous de ce blog? », 31 visiteurs ont voté :

1  l’aime un peu…
20 l’aiment beaucoup
7 l’aiment passionnément
2 l’aiment à la folie !
1 ne l’aime pas du tout !!!…

Que pensez-vous de ce blog ? J'aime...

  • beaucoup (65%, 20 Votes)
  • passionnément (23%, 7 Votes)
  • à la folie (6%, 2 Votes)
  • un peu (3%, 1 Votes)
  • pas du tout (3%, 1 Votes)

Nombre de votants: 31

Chargement ... Chargement ...

Ma foi, ce sondage fait plutôt plaisir ! Celui qui ne l’aime pas du tout et juste un peu seront allés depuis voir ailleurs et c’est très bien. Je donne rendez-vous chaque jour à ceux qui l’aiment beaucoup. Qant à ceux qui l’aiment passionnément et même à la folie… mon Dieu… je n’en demandais pas tant mais puisqu’ils le disent, je ne vais pas bouder mon plaisir !!!

Vacances en Corse : J+8 Ota-Porto

Nous décidons cet après-midi de faire une petite excursion jusqu’aux gorges de Spelunca, entre Evisa et Ota. En chemin, quelques belles rencontres :

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Le paysage est toujours aussi beau :

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Malheureusement, la route qui mène aux gorges et à un pont génois est barrée ! Obligées donc de faire un détour pour aller à Ota, un village perché dans la montagne et qui domine la rivière de Porto :

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Hélas, la route qui mène aux gorges est également barrée  peu après la sortie du village. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois ! Nous faisons donc demi-tour et rentrons par Porto :

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Avant d’affronter de nouveau la route sinueuse des calanques de Piana, nous faisons une halte pour nous désaltérer. Hella semble autant que nous émerveillée par le paysage :

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Sur la route, une tour génoise et une jolie fontaine typique :

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Et comme chaque soir, un magnifique coucher de soleil :

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Concert GAM – De Profundis de Pierre Cholley

Le concert que nous proposait le GAM (Gradus Ad Musicam), à l’église Saint Léon à Nancy, ce dimanche 5 avril à 17h, a commencé par des oeuvres de Jean CRAS et Claude DEBUSSY avec Joséphine PONCELIN à la flûte et Léo DOUMENE à la harpe :
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Joséphine PONCELIN, actuellement étudiante en 3e année de Bachelor de Flûte traversière, à Rotterdam, aux Pays-Bas. Elle envisage de poursuivre des études de musique pour en faire son métier.
Elève de l’école de musique de Vandoeuvre de 1999 à 2010 dans la classe de Catherine Debever-Perrier, elle étudie parallèlement au Conservatoire ragional du Grand Nancy de 2006 à 2011 dans la classe de Sophie Dardeau. Elle rejoint ensuite l’Université des Arts à Rotterdam et travaille dans l’Académie d’orchestre du Rotterdam Philharmonique.
Flûte d’or au concours des jeunes espoirs à Meaux en mai 2006, elle obtient le Premier Prix lors du concours de flûte de Lutèce en 2007 et le Diplôme d’Etudes Musicales (DEM) de culture musicale, de formation musicale, de musique de chambre et de flûte traversière avec la mention très bien à l’unanimité en 2010 et 2011. En 2013, elle est lauréate (Premier Prix du jury et Premier Prix du public) au concours « De Harmonie ».
A partir de 2002, Joséphine Poncelin participe avec différents orchestres à de nombreuses tournées en Italie, au Japon, en Allemagne et Biélorussie.

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Né en 1994, Léo DOUMENE découvre la harpe à six ans. En 2010, il obtient un Premier Prix de harpe et l’année suivante, il obtient le DEM. Cette même année, il participe à la première édition du concours international de harpe de Limoges et remporte le Premier Prix. Il se rend alors en Biélorussie pour y interpréter une oeuvre avec l’orchestre du Conservatoire National Supérieur de Minsk.

Puis arriva le clou du spectacle, le De Profundis pour solistes, choeur et orchestre de Pierre CHOLLEY, avec la soprano Inna JESKOVA et la mezzo-soprano Elisabeth LANORE, sous la direction de François LEGEE.

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Pierre Cholley est né en 1962. Lauréat du Conservatoire de musique de Nancy en classe d’orgue et d’écriture, il obtient, en 1983, le Diplôme Supérieur à l’unanimité de composition de musique de film (le premier en Europe) à l’Ecole Normale de Musique de Paris.
Parallèlement à la composition, Pierre Cholley est titulaire du Diplôme d’Etat de pianiste-accompagnateur et professeur de piano-jazz et improvisation au clavier du Conservatoire de Musique de Meaux, pianiste-accompagnateur de la classe de Comédie Musicale de Manon Landowski au Conservatoire de Paris et pianiste-accompagnateur d’art lyrique et choral au Conservatoire de Puteaux.
Depuis octobre 2000, il est également Conseiller Musical Télévision pour la société de productions audiovisuelles François Roussillon & Associés ce qui l’amène à superviser régulièrement les captations télévisuelles d’opéras et de ballets en France : Opéra Bastille, Opéra Comique, Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre du Chatelet, Festival d’Aix-en-Provence, Chorégies d’Orange, Opéra National de Lorraine; ou à l’étranger : Liceo de Barcelone, Festival de Bregenz (Autriche) et Festival de Glynedebourne (GB) pour des émissions en direct ou en différé diffusées notamment sur les chaînes FR3, ARTE, MEZZO et BBC.
Actuellement il compose un opéra d’après le roman chef-d’œuvre de Boulgakov « Le Maître et Marguerite » pour lequel il reçoit le soutien de la Fondation SACD-Beaumarchais. Son De Profundis pour chœur, soli, orgue et orchestre a été distingué à deux reprises : en 1994 Prix de Composition Jacques Durand décerné par l’Académie des Beaux-Arts de Paris et, en 2007, second Prix de composition du Concours International de musique Sacrée de Monaco.

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« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel !»
Le psaume 130 fait partie des textes les plus populaires du psautier, et peut-être même de la Bible tout entière. Tout comme le psaume 51, le “Miserere” , le psaume 130 est communément appelé par ses premiers mots en latin, le “De profundis”.
Sa place privilégiée dans la liturgie des funérailles n’est sans doute pas pour rien dans cette popularité. Victime de cet usage, et de la réduction du psaume à ses premiers versets, il a pris une coloration de tristesse qui pourrait faire oublier qu’il s’agit d’un magnifique appel à l’amour du Père.
Le « De profundis » appartient à la collection des « Psaumes des Montées », qui réunit les psaumes 120 à 134. Ces psaumes présentent un tout homogène, non seulement par leur titre commun, mais aussi par un certain nombre de particularités linguistiques. Le psaume 130 appartient aussi à la plus grande famille représentée dans le psautier (38 psaumes), celle des psaumes de lamentations individuelles.
Le De Profundis a inspiré de nombreux compositeurs, de Josquin des Prés (1445-1521) jusqu’à Pierre Cholley, en passant par Chostakovitch et Arvo Pärt.

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Initialement violoniste professionnelle, Elisabeth LANORE a mené des études de chanteuse lyrique au C.N.R de Toulon dans la classe de Jean GIRAUDEAU, puis au CNR de Grenoble avec Angèle GARABEDIAN où elle a obtenu le prix du Public et le prix de Grenoble aux Jeux Floraux du Dauphiné en 1992, ainsi que la Médaille d’Or en 1994. Elle a également reçu le Diplôme du Conservatoire Supérieur de Genève à la suite de cours de perfectionnement et de virtuosité dans la classe de Maria DIACONU et dans l’Atelier lyrique d’Eric TAPPY.
Elisabeth LANORE a récemment chanté sous la direction de Sylvain CAMBRELING, Richard BERNAS, Michel PLASSON…
Elle a développé un large répertoire de soliste et a participé à de nombreux concerts lyriques en France, en Suisse et en Italie. Son répertoire comprend des Mélodies de Rossini et Schumann à Poulenc et Koechlin…, des oratorios, de Caplet et Mozart, à Dvorák, Duruflé, des opéras de Puccini et Ponchielli à Saint-Saëns et Wagner.

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Originaire de Biélorussie, Inna JESKOVA commence très tôt la musique par l’apprentissage du violon et apprend la danse classique. Elle se dirige ensuite vers le domaine de la voix avec des études supérieures de chant et de direction de choeur dans sa ville natale Minsk, à Bratislava (Slovaquie) et enfin à Graz (Autriche), puis est recompensée par de nombreux prix à l’occasion de concours tels que celui de Trnava (prix de la meilleure interprétation de morceau obligatoire) ou l’AIMS (American Institut Musical Studies). Elle complète sa formation par des études à Graz dans l’interprétation pour oratorio et lied.
Elle a chanté comme soliste dans de nombreuses oeuvres, notamment « Parsifal » de Wagner, « Israël en Egypte » de Haendel, et participé à de nombreux festivals en Autriche et en Allemagne.
Inna Jeskova a intégré le choeur de l’Opéra National de Lorraine à Nancy en 2006, mais continue de chanter occasionnellement en soliste en France et à l’étranger, notamment avec GRADUS AD MUSICAM.
Elle enseigne également au Centre de Formation Artistique à l’opéra de Nancy.

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Le « De Profundis » de Cholley, que nous découvrions pour la première fois, nous a beaucoup plu par sa force dès le début du premier mouvement puis le duo soprano/mezzo avec le choeur en écho jusqu’à l’apothéose. Une oeuvre originale et très émouvante dans une église de style néogothique à l’excellente acoustique.
Lorsque nous sortons, toujours dans un état un peu second comme après chaque concert, nous recevons en plein visage le bleu du ciel et le soleil encore bien présent. Et nous voilà bien vite replongées dans la vraie vie, la circulation, le parking, et la perspective du lundi…

Merci au GAM pour la mise à disposition des textes concernant ce concert, et à Monique Colin pour la réalisation des photos.
Pour voir l’ensemble des clichés, cliquer sur l’album ci-dessous :

GAM - avril 2014 - De Profundis
Album : GAM - avril 2014 - De Profundis

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Une pièce montée

Une pièce montée Roman de Blandine LE CALLET

Bérangère et Vincent se marient.
Pour la jeune femme, la fête doit être parfaite. Aussi les moindres détails sont-ils organisés et planifiés longtemps à l’avance. Le plan de table est soigneusement élaboré, une petite trisomique discrètement écartée du cortège d’honneur pour ne pas gâcher les photos, la liste de mariage ouverte dans un grand magasin avec suivi sur Internet des sommes investies par chaque convive !…
Pour le jeune homme, la journée serait plus agréable sans les innombrables invités, le protocole draconien établi par sa fiancé et sa future belle-mère, le curé qu’il a dû aller voir plusieurs fois pour le choix des textes et des chants alors que ni l’un ni l’autre n’est croyant.
Un mariage, chacun a pu en faire l’expérience, est souvent l’occasion de réunir les membres des deux familles, parfois des parents éloignés, des cousins qu’on ne voit sinon jamais, des pièces rapportées dont on aurait aimé qu’elles eussent eu un empêchement, des célibataires que les mariés s’échinent à vouloir caser et qu’ils ont réunis pour la bonne cause à la même table, des enfants énervés qui courent partout et qu’on voudrait voir disparaître.
Au mariage de Bérangère et Vincent, il y a Pauline, une enfant d’une dizaine d’années qui vit la discorde qui règne entre ses parents. Il y a Bertrand, le curé, qui prend soudain conscience de la médiocrité du genre humain. Il y a Madeleine, la grand-mère de la mariée qui détient un bien lourd secret. Il y a Hélène, une tante par alliance de Bérangère et la maman de Pauline. Il y a Marie, la plus excentrique des tantes de Bérangère qui, elle aussi, abrite un petit secret. Il y a Jean-Philippe, un oncle de Bérangère, le vilain petit canard de la famille en raison de son mariage avec une fille d’ouvriers, autrement une mésalliance… Enfin, il y a Damien, un collègue de Bérangère, invité en sa qualité de célibataire, beau gosse et joli parti. Mais lui a bien d’autres projets en tête lors de ce mariage…
Un livre très plaisant, d’apparence légère, mais dans lequel l’auteur a épinglé quelque clichés sur la symbolique du mariage, la marginalité, le handicap, l’homosexualité.
Une lecture que je recommande pour passer un moment agréable.

Le plus marquant de 2013

En quelques clics :

- ma saga « Colin Maillard » poursuit son petit bonhomme de chemin dans les salons du livre local et se vend toujours mieux que mon dernier livre « Véga, la terreur du p’tit chemin ».

- De nombreuses personnalités nous ont quittés dont Margaret Thatcher, Georges Moustaki, Pierre Mauroy, André Verchuren et bien sûr, Nelson Mandela.

- les chagrins de l’année : la mort de deux clients et d’une amie peintre.

- mon film préféré : « Jappeloup » avec Guillaume Canet. Peu de sorties au cinéma ; nous en avons perdu l’habitude après la maladie de Véga.

- mon livre préféré : « Un homme à distance » de Katherine PANCOL

- mon instant de joie : Premier Prix de poésie en Bourgogne pour mon recueil « Rouge et noir Eden ».

- mon instant d’émotion : une des filles de ma cliente décédée me passe commande d’un poème qui est maintenant gravé dans la pierre tombale.

- mon instant déception : la mauvaise foi d’une cliente m’oblige à me séparer d’elle…

- mon instant d’évasion : la Bretagne, le Morvan.

- mon instant magique : vol d’une heure en montgolfière au-dessus et dans les environs de Vézelay.

- mon instant d’euphorie : à partir d’août, je travaille sans relâche pour quatre nouveaux clients réguliers. Plus beaucoup de temps pour écrire ou lire, mais depuis je ne connais plus le stress du chiffre d’affaires !

- mon instant de stress : en novembre, élections des membres du CE pour lequel je travaille chaque lundi. Je sais que mes chances de continuer à travailler pour le CE sont maigres si le bureau change. Je croise les doigts et je brûle une neuvaine pour conjurer le sort… Et ça marche ! Les membres du CE, qui sont devenus presque des copains/copines même s’ils restent un client, sont réélus. Me voilà donc assurée d’une bonne charge de travail pendant quatre ans.

Invitée de l’émission Marque-page du 24/10/2013

Suite à mon passage jeudi 24 octobre en direct sur une des radios locales de Nancy, RCN 90.7, quelques habitués de ce blog m’ont demandé s’il était possible d’avoir le fichier audio sur le site de la station.
Comme les choses informatiques ne sont pas toujours aussi simples qu’on le pense, j’ai dû fractionner le fichier son en plusieurs sections car le fichier d’une heure (durée de l’émission) était beaucoup trop lourd pour le blog.
Vous trouverez donc ci-dessous les cinq fichiers son qui constituent l’intégralité de l’émission.
Pour écouter, il suffit de cliquer sur la partie orange de chaque fichier.
Bon divertissement !

1ère partie :

2e partie

3e partie

4e partie

5e partie

 

 

 

Conte-moi la vie

Conte-moi la vie dans Livres lus metivier-1ere-couverture-150x150 Poèmes de Nicole METIVIER

 

Dans ce deuxième recueil, que j’ai eu l’immense joie de préfacer, Nicole nous emmène dans un monde poétique un peu particulier. Car elle a pris l’habit du fabuliste pour nous parler de sujets graves en mettant des animaux en scène.
Dans « Le petit loup », elle nous parle de la peur naturelle de l’enfant.
Dans une autre poésie, il est question du don et du partage. Pour évoquer le chagrin d’une petite orpheline, Nicole écrit :
« Son tissu de coton et d’éponge-douleur
Nourrissait, chaque soir, son amour pour sa mère
Qui, les doigts repliés sur un fil de couleur,
En petits points de croix, l’avait cousu naguère. »
Dans ce très beau poème, le poète a l’audace heureuse de faire rimer primerose avec ecchymose !…

Pour évoquer le passé, elle nous raconte une histoire qui se termine ainsi :
« Lorsque vous achetez un objet de grand âge,
Sans même le savoir, vous faites l’héritage
D’une histoire passée… »

Un peu plus loin, pour parler de la différence et d’un défaut a priori, l’auteur nous raconte l’histoire de deux seaux dont l’un fuit. Leur propriétaire aurait pu décider de jeter l’ustensile défectueux. Elle n’en fait rien car les gouttes qui s’échappent du fond du seau arrosent des graines qui fleuriront le chemin !

Dans « Cadeaux d’anniversaire », Nicole décrit l’amour, le vrai, celui qui est oubli de soi. Elle veut lui offrir une chaîne de montre, il veut lui offrir un joli peigne. L’argent manquant aux deux amants, elle vend ses
cheveux et lui sa montre !…

Les thèmes sont multiples et variés : l’amour, l’amitié, la vérité, le partage, le don, l’enfance, la vieillesse, la mort, le tout écrit en vers néo-classiques voire classiques.
Les puristes remarqueront bien sûr les manquements à la prosodie, mais si Nicole ne compose pas toujours en parfaits alexandrins, ce n’est pas par ignorance ou paresse, mais par choix délibéré et donc respectable.
Quant aux illustrations qui émaillent les pages de ce recueil, elles sont en harmonie avec les poésies, belles, émouvantes et explicites.
Bref, un très beau recueil, à la fois grave et léger, que l’on feuillette encore et encore, même une fois entièrement lu, car la musique des mots (le poète est en outre violonniste) résonne longtemps après avoir fermé le livre.

Immortelle randonnée – Compostelle malgré moi

Immortelle randonnée - Compostelle malgré moi dans Livres lus immortelle-randonnee-150x150 Récit de voyage de Jean-Christophe RUFIN

Ce livre n’est pas un roman, mais le récit du pèlerinage que l’auteur a effectué jusque Saint-Jacques de Compostelle.
Parti de Hendaye, il a effectué plus de huit cents kilomètres, en empruntant l’itinéraire côtier, le Camino del Norte, plus sauvage et beaucoup moins fréquenté que le mythique Camino Frances. On le suit ainsi durant son périple qu’il nous raconte par étape, sans fioritures. Il nous parle de sa motivation, finalement assez floue et qu’il explique par une quasi nécessité qui s’est imposée à lui, de son optimisme du départ et des phases de découragement qui ont vite suivi. Il évoque la brutale métamorphose de l’homme social – il est médecin et fut ambassadeur – en une sorte de sous-homme, proche de l’animal, qui n’a bientôt plus en tête qu’à se nourrir, s’abreuver, s’abriter et se soulager dans la nature… Mais il nous confie aussi son cheminement philosophique sinon religieux, son détachement progressif de tout ce qui semble important à l’homme moderne, sa totale communion avec la nature. Son chemin de Compostelle n’est pas un long fleuve tranquille ni une carte postale pour tout candidat pèlerin qui rêve de prendre son sac à dos et son bâton pour effectuer à son tour ce périple qui se révèle être bien plus qu’une randonnée pédestre.
Dans son livre, Rufin donne une foule de conseils sur la façon de préparer et d’aborder le pèlerinage sans doute le plus célèbre au monde, mais il en expose aussi les éventuels écueils à en attendre. Il brosse également une galerie de portraits de tous les types de pèlerins qu’il est possible de rencontrer sur le Chemin, aux motivations diverses et variées.
Ecrit avec beaucoup d’humour et une bonne dose d’autodérision, ce livre n’est pas un journal de bord, rédigé chaque soir à l’étape, mais un récit qui rassemble les souvenirs qui ont émergé, quelque temps après le retour du pèlerin, autrement dit la quintessence de son chemin.

Contrastes

Quand Noël se prépare au début de décembre,
J’ai toujours dans le cœur des sentiments confus :
Souvenirs douloureux pour l’enfant que je fus
Et charmes des parfums de cannelle et gingembre.

La ville s’illumine un peu plus chaque jour
Et dans les magasins, les petits s’émerveillent
Sous l’œil intransigeant des caméras qui veillent
Au ballet des vendeurs, de la foule alentour.

Pour garnir le sapin, des mètres de guirlande ;
Au menu : fruits de mer, timbales d’escargots,
Une dinde aux marrons, légumes en fagots,
Surenchère aux cadeaux, fête que j’appréhende.

Des gens de foi, bien sûr, parlent du Fils de Dieu,
Au chaud, dans une église, en chantant des cantiques
À la gloire du Père, aux paroles mystiques,
Apaisantes pour l’âme en cette heure et ce lieu.

Hélas ! aucune trêve en cette nuit divine ;
À l’autre bout du monde, à côté de chez soi,
Sur un homme s’étend l’ombre du désarroi
En face du trépas qui de loin se devine.

L’un succombe à l’orgie, un autre meurt de faim ;
Les desseins du Seigneur souvent semblent étranges
À qui ne veut pas croire à l’histoire des anges,
En la vie éternelle, en l’harmonie enfin.

Certains disent qu’il faut beaucoup souffrir sur terre
Pour accéder plus tard au Royaume des Cieux ;
C’est pourquoi le martyr reste silencieux
Quand le poète écrit par refus de se taire.

(Extrait de mon recueil de poèmes intitulé « Rouge et noir Eden – Prix Stephen Liégeard 2013″)

Le poète

Homme ou femme, être seul devant la feuille blanche,
Le poète en silence apprivoise les mots
Pour libérer les cris, les soupirs, les sanglots
Que son cœur accumule où son âme se penche.

Il respire l’odeur d’un bâtonnet d’encens
Pour construire des vers au feu de sa magie,
Aux rythmes violents, puis la fougue assagie,
Se laisse envelopper dans ses parfums puissants.

Son esprit vagabonde au gré de ses pensées
Que sa plume est trop lente à transcrire en quatrains,
Rimes plates ou non, parfaits alexandrins,
La césure conforme aux règles avancées.

Dans cette solitude il écoute, la nuit,
La tristesse lunaire et perçoit des paroles
Qu’il interprète au mieux sans trahir les symboles
Des messages d’amour cachés dans chaque bruit.

Il chevauche le vent, décroche les étoiles,
Quitte nos horizons pour d’autres univers
Où l’ombre des étés réchauffe les hivers
Que la brume d’automne abrite sous ses voiles.

Le poète quittant le charme et la beauté,
Dépassant le terrain de ses douleurs intimes,
Devient porte-parole en dénonçant les crimes
Perpétrés tous les jours contre l’humanité.

Car s’il a pour devoir d’offrir du rêve au monde,
Il faut qu’il sache aussi faire entendre sa voix
Pour parler des martyrs dont il porte la croix
Lorsqu’une bombe éclate ou que la terre gronde,

Condamner la torture et ne pas dire amen
Aux bourreaux déguisés en maîtres respectables,
Soulever les tabous, démasquer les coupables
Et malgré tout chanter ce rouge et noir Eden.

(Extrait de mon recueil de poèmes intitulé « Rouge et noir Eden » – Prix Stephen Liégeard 2013)

Le regard des femmes

Le regard des femmes dans Livres lus le-regard-des-femmes-150x150  Roman de Max GALLO

Philippe Guibert, énarque, haut fonctionnaire, membre éminent de la commission de Bruxelles, n’est pas peu fier de sa réussite, s’interdisant par ailleurs de s’interroger sur son passé et notamment celui de ses parents. Fils de résistant dont l’épouse a refusé d’accoler le nom de guerre au sien, Philippe a avancé sur son chemin pour atteindre le sommet et la considération qui l’accompagne.
Quand il rencontre Lisa Romano, historienne italienne spécialisée dans le Moyen Âge vénitien, enseignante dans plusieurs universités européennes, il est ébloui par le regard de cette jeune femme beaucoup plus jeune que lui. Lisa se donne sans conviction mais, le jour de l’enterrement de son père qu’elle chérissait et admirait plus que n’importe qui d’autre, elle demande à Philippe de l’épouser.
Avant lui, la jeune femme a vécu une relation passionnelle avec un journaliste grec, également beaucoup plus âgé qu’elle. Alors elle n’est pas étonnée de ne rien ressentir avec Philippe, de se dématérialiser de son corps pour observer avec froideur leurs ébats où seul son mari s’agite et crie avant de retomber sur le côté, épuisé et heureux. Lentement, leurs relations se dégradent. Lisa ne supporte plus son époux et le monde qu’il incarne ; tout lui semble superficiel, artificiel, hypocrite. Philippe quant à lui ne s’intéresse pas aux travaux de son épouse qu’il juge sans intérêt puisque ancré dans le passé ; lui est un homme d’avenir, un bâtisseur de l’Europe ! Alors que Lisa s’éloigne de plus en plus, Philippe s’accroche ; plus elle le traite en un petit garçon capricieux, plus il s’attache. Et l’on assiste à la lente dégringolade de cet homme politique qui redevient, dans sa vie privée, ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un enfant apeuré par le regard des femmes, en demande permanente d’amour et d’admiration. Lisa, qui a vécu dans le regard de son père, ne peut comprendre cet homme ambivalent.
Le jour où Vassos, son ancien amant grec, décide de publier un livre sur le père de Philippe, tout bascule.
Un livre très bien écrit, bien sûr, dont le propos est parfois un peu difficile en raison des incessants retours en arrière, mais qui laisse, quand on le referme, un goût amer dans la bouche. Soit on se réjouit de constater que les hommes politiques sont des êtres humains comme vous et moi, tourmentés par les affres de l’amour, soit on est effrayé de voir que des êtres au profil psychologique aussi fragile sont au pouvoir et prennent des décisions importantes pour le quotidien de chaque Européen.
A lire, même si le livre n’est pas nouveau, il est toujours d’actualité !

Vive la liberté !

Je peux vagabonder dans le jardin sans laisse !
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Avec le beau temps enfin arrivé, la Momo a pu installer les barricades de chaque côté de la maison pour m’empêcher d’aller à l’avant où il y a des risques que je m’échappe… J’ai déjà essayé deux fois de fuguer… mais c’était quand j’étais jeune ! Enfin bon, elle a préféré mettre deux barrières pour que je ne puisse aller que dans la partie terrasse, où elles peuvent me surveiller. J’ai tout de suite cherché une faille dans le système, mais elle bricole trop bien, la Momo, il n’y aucune échappatoire possible !
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La Zaza voudrait bien jouer à la balle avec moi, comme avec Véga, mais je trouve ce jeu un peu stupide. Je préfère choisir une petite branche ou une brindille et les grignoter, confortablement installée dans la pelouse.
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Ou surveiller le p’tit chemin en espérant l’arrivée d’un copain ou d’une copine !

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Ou rester tranquille pour me reposer, surtout quand il fait chaud comme aujourd’hui !
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Elle est trop belle, ma vie !!!
Signé Hella

Avant-propos

A la demande de Jeannette et Anne, deux fidèles lectrices, je publierai, en parallèle avec les « Chroniques d’un CKC » qui représentent mon actualité littéraire, des extraits de « Mémoires d’un labrador » publié en 2003.

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Avant-propos dans Lorca lorcaLabrador au pelage noir, je m’appelle Lorca d’Ez Mortes Terres. Ma maîtresse – que je nomme Mamine – aime un peu les poètes, beaucoup les es-pagnols et encore davantage les portugaises. Mais cela est une autre histoire !
Je suis née au printemps 1995. Je ne me sou-viens ni de mon père, Half’Dime de Doonguddle, ni de ma mère, Erika du Chevalier de la Toison d’Or. Lorsque je rencontrai Mamine pour la première fois, dans l’enclos de l’élevage d’un village vosgien, j’ai immédiatement aimé son corps rond et sa bonne tête dans laquelle je voyais briller ses yeux marron. Ma sœur et moi étions chacune dans les mains de la propriétaire de l’élevage et je priais le dieu des chiens pour être choisie. Malheureusement, je n’étais pas assez calme. Le sort cependant en décida autre¬ment. Lorsque Mamine revint après le laps de temps réglementaire, ma sœur avait attrapé un microbe dans l’œil et ne pouvait partir, bien que notre mère ne voulût plus de nous. On me donna donc à sa place et je crois que ma maîtresse ne s’en plaignit pas.
Mamine avait alors un gros besoin d’amour suite au décès de ses parents ; quant à moi, à cause d’un sevrage prématuré, je réclamais énormément de tendresse. Encore aujourd’hui, il m’arrive de téter ma couverture et celle du lit de Mamine, son oreiller ou son pyjama. Posant mes deux pattes antérieures de chaque côté de mon museau, je pétris gentiment le tissu. Mamine, attendrie, prétend que je mime le geste de faire jaillir le lait des mamelles maternelles. Moi, je n’en sais rien, mais j’aime tellement son re¬gard doux que je  » tricote  » rien que pour le plaisir.
Nous avons ainsi vécu seules pendant trois ans…

(Extrait de mon ouvrage »Mémoires d’un labrador » publié en 2003 et encore disponible chez l’auteur au prix de 13 euros port compris. Pour les amateurs, le chèque est à envoyer à Zaz Chalumeau – Quartier des Entrepreneurs – 870 rue Denis Papin – F-54710 Ludres).

Ce que fut mon année 2012

 Sur le plan professionnel, une année meilleure que 2011 en termes de chiffre d’affaires, la 2e meilleure année depuis le démarrage de mon activité indépendante en 2004. Comme en 2011, les affaires avaient bien démarré dès le premier trimestre puisque j’avais la chance de signer un contrat avec le CE d’une entreprise pour travailler une journée complète par semaine en ses locaux. Outre la garantie d’un revenu régulier, le travail est très agréable et très intéressant. Puis je travaille, de mars à fin juin, quinze heures par semaine dans un bureau d’avocats. Et en juillet, j’obtiens la commande d’un roman de la vie ! Lorsque nous partons en vacances début septembre, mon chiffre d’affaires est déjà bien avancé et je peux aborder le dernier trismestre sans stress.
Sur le plan personnel, encore un peu d’inquiétude quant à l’avenir de mon fils puisqu’il est toujours en contrat d’intérim. Certes il travaille, mais avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête…
En juillet, un gros chagrin que je partage avec Monique suite au décès subit de notre Véga qui n’avait pas atteint sa huitième année. Cette peine nous rapproche encore un peu plus. Alors que j’aurais besoin d’un peu de temps pour digérer cette soudaine disparition, Monique déprime sans chien. Ne souhaitant pas reprendre un CKC, bien que nous ayons été séduites par notre puce facétieuse, en raison des problèmes cardiaques qui touchent un grand nombre de chiens de cette race, nous nous intéressons aux épagneuls tibétains. Alors qu’il semblait un peu difficile de trouver un élevage dans notre région, nous avons l’opportunité d’entrer en contact avec un élevage familial à Metz ! Nous rendons visite à l’éleveuse et… tombons sous le charme de trois chiots prêts à l’adoption. Nous choisissons la petite femelle que nous baptisons Hella. Mais nous devons encore patienter avant de l’accueillir car nous partons une semaine en vacances.
En juillet également, le président de l’association de peinture que fréquente Monique depuis plus dix ans, décède à son tour. Il avait plus de quatre-vingts ans mais nous avons de la peine car nous avons fait beaucoup d’expos avec lui et Monique le voyait chaque samedi. Après l’enterrement, nous provoquons une assemblée générale extraordinaire et Monique est nommée présidente par intérim. Elle est confortée dans ce rôle lors de l’assemblée de fin septembre. A cette occasion, le bureau est entièrement renouvelé et je prends le poste de secrétaire. C’est vrai que je manquais d’activités !!! ;-)
Côté évasion, la féérie du Carnaval de Venise en février, puis la Bretagne au printemps. Début septembre, nous partons pour une croisière d’une semaine dans la Baltique. Fabuleux voyage, avec la visite de Copenhague, Stockholm, Tallin et l’inoubliable Saint Petersbourg. Nous en rêvions toutes les deux, c’est fait ! Reste à faire des économies pour y retourner !
A notre retour, nous accueillons donc Hella, notre petite Tibétaine ! Elle a quatre mois et demi. Elle est mignonne, beaucoup plus sociable avec ses congénères que Véga, et très zen déjà. Véga me manque encore mais la présence de cette petite boule de poils me distrait un peu de ma peine.
Fin novembre, nous emmenons Hella en Bretagne et profitons de deux semaines de vacances très ensoleillées.
Sur le plan de l’écriture, le tome 4 de ma saga est sorti en février avec une réédition du tome 1, « La Lavandière d’Igney », qui se vend toujours bien lors de chaque salon littéraire. J’étais contente d’avoir terminé cette saga – quatre ans dans la même histoire, c’est long ! – et je m’apprêtais, avec un peu d’appréhension, à poursuivre, sans Véga, la rédaction de ses chroniques qui sortiront en février prochain.

Disparaître

Disparaître dans Livres lus disparaitre-150x150 Roman d’Olivier et Patrick POIVRE D’ARVOR

En mai 1935, en Angleterre, un homme est victime d’un accident de moto. Tombé dans un coma profond, il meurt sept jours plus tard. Un fait-divers somme toute banal, sauf que la présence de nombreux policiers, d’agents secrets et de journalistes sur les lieux de l’accident puis autour de l’hôpital laisse deviner une personnalité de haut rang.
En effet, il s’agit de Thomas Edward Lawrence, le fameux Lawrence d’Arabie. Enfant d’un couple illégitime poursuivi par l’épouse officielle du père, il a souvent changé de maison, de pays et d’identité. Habitué à fuir, il s’engage très jeune dans l’armée et devient le chef de la révolte arabe.
Dans le désert d’Arabie, un journaliste américain et son photographe vont faire de lui une légende vivante. Lawrence vit mal cette popularité et tente de disparaître à nouveau sous un faux nom. Traqué, il est à chaque fois démasqué jusqu’à ce jour où sa moto percute un arbre de plein fouet. Accident ou suicide ?
Les frères Poivre d’Arvor, dans cet ouvrage qui n’est pas une biographie mais bien un roman, partent du postulat qu’il s’agit d’un suicide et l’idée n’est pas farfelue. Pour le côté romanesque, ils se sont introduits dans la tête du mourant pour nous faire vivre ses pensées les plus intimes durant les sept jours de son agonie. Ainsi sa vie défile-t-elle devant nous, montrant toute la complexité du personnage.
Bien sûr, on n’apprend rien sur le héros qui revêt à jamais les traits de Peter O’Toole dans le film « Lawrence d’Arabie », consacré au soldat britannique atypique. Mais la lecture est plaisante, même si certains esprits chagrin reprocheront aux auteurs d’avoir mis beaucoup d’eux-mêmes dans ce récit, notamment dans les pages qui dénoncent la traque des paparazzi, responsables parfois des stars auxquelles, de façon bien étrange, ils vouent leur existence.

Une affaire conjugale

Une affaire conjugale dans Livres lus Une-affaire-conjugale-150x150Roman de Eliette ABECASSIS

Jérôme, dirigeant d’une start up, et Agathe, parolière, sont mariés depuis huit ans et sont parents de jumeaux. Après la phase de l’amour fou est venue celle de la parentalité et bien vite, celle de l’éloignement. Jérôme est de plus en plus absent, des voyages qu’il prétend liés à son activité professionnelle. Agathe, qui assume seule l’éducation de leurs enfants, travaille de moins en moins.
Au milieu de la nuit, alors que son mari est en voyage d’affaires, elle reçoit un appel de sa part. Mais rapidement, elle se rend compte qu’il s’agit d’un appel involontaire ; c’est bien son mari qui l’appelle de son téléphone portable, mais l’appel est effectué à son insu, à la suite d’un faux mouvement. Jérôme est apparemment dans la rue en compagnie de joyeux lurons à qui il raconte ne plus supporter sa femme. Abasourdie, Agathe décide de crocheter la porte du bureau de Jérôme qu’il ferme chaque jour à clef… Ce qu’elle découvre la laisse sans voix : au milieu d’un désordre indescriptible (vêtements sales, cendriers pleins, bouteilles vides, etc.), l’ordinateur la nargue. Elle s’assied et tombe sur une page Facebook ; c’est celle de son mari et elle découvre ses prouesses amoureuses dont il se vante sur Internet. Apparemment, il va même jusqu’à la tromper sur le canapé de leur propre salon ! Puis elle découvre qu’il visite des sites de rencontres.
Sans tergiverser, elle décide de divorcer. Commence alors une guerre des nerfs car le mari indifférent depuis des années à l’éducation des enfants va se transformer en papa poule pour demander la garde alternée, seul moyen de blesser encore son épouse.
Par avocats, détectives, psychologues et juges interposés, les deux époux vont s’écharper comme des chiffonniers et les jumeaux vont devenir leur monnaie d’échange.
On suit toute la procédure du divorce et l’évolution des deux protagonistes. C’est à la fois banal et passionnant.
Ecrit dans un style très moderne, les récalcitrants à la technologie actuelle risquent de se sentir un peu largués car il est beaucoup question de Facebook, Outlook, Google, etc.

L’enfant de l’espoir

Un enfant se prépare à découvrir le monde
Après neuf mois dedans le ventre maternel,
Issu du feu des corps, l’embrasement charnel,
Fruit conçu dans l’amour ou dans le crime immonde.

Il ne sait rien de la famille et du pays
D’accueil. Hélas ! on ne choisit ni l’un ni l’autre,
Ni les draps en satin dans lesquels on se vautre
Ni le cloaque infâme où le porc fait son nid.

Un trottoir de Manille ou la villa cossue
D’une riche banlieue attendra ce gamin
Dont les parents peut-être ont tracé le chemin :
Boulevard pavé d’or ou route sans issue.

Fusil en bakélite ou cuillère en argent,
Cette arme dans son poing fera de lui l’esclave
D’un univers cruel où chaque jour s’aggrave
L’ampleur de la misère au front de l’indigent.

Mais si rien ne s’oppose à la fureur qui gronde,
Je conserve en mon cœur l’inébranlable espoir
Qu’une lueur demain rejaillisse du noir,
Qu’un enfant se prépare à sauver notre monde.

Ce poème a obtenu le Premier Prix, Prix Charles Guérin, au Prix littéraire de Graffigny, organisé par la Ville de Lunéville et la Communauté de Communes du Lunévillois, en partenariat avec le Cercle Littéraire Léopold. Le thème du concours était « L’enfance ».
Par manque de temps, j’écris désormais très peu de poésie et ce poème est le seul de l’année, composé expressément pour ce concours. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance de ce palmarès qui m’honore.

Croisière en Baltique : J+5 Saint-Pétersbourg

Jeudi 6 septembre, nous arrivons à Saint Pétersbourg, le clou de la croisière, l’escale qui a guidé notre choix. La veille au soir, nous avons encore avancé nos montres d’une heure, soit deux heures par rapport à la France. Le départ en excursion est prévu à 7 h 00… il faut donc se lever à 5 h 00 !!! Mais au final, nous ne partons qu’à 7 h 45… Notre guide, Svetlana, parle un excellent français et a également beaucoup d’humour.
La circulation en centre-ville est assez dense et il nous faut un  certain temps pour atteindre la ville de Pouchkine, initialement Tsarskoïe Siélo, où se trouve le palais Catherine. Un ensemble de cinq musiciens nous accueille.
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En 1710, le tsar Pierre le Grand offre à son épouse, la future reine Catherine 1ère, une métairie située dans une forêt au sud de Saint Pétersbourg. Elle y fait construire une demeure assez modeste qui sera la résidence d’été des tsars. Sa fille Elisabeth fera édifier à sa place un somptueux palais baptisé Catherine. Francesco Bartolomeo Rastrelli, architecte italien né à Paris et mort à Saint Petersburg, en achève la construction en 1756. L’intérieur est magnifiquement aménagé par lui-même puis par l’architecte écossais Cameron. En 1937, la ville est rebaptisée Pouchkine en mémoire au célèbre poète russe.
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Fort endommagé lors de la Seconde Guerre mondiale, le palais est aujourd’hui entièrement restauré. C’est une splendeur. Lorsque je découvre ce palais monumental surmonté de clochers bleus à bulbes dorés, une énorme vague d’émotion me saisit. Je suis bouleversée par tant de beauté. La vue de cette façade bleue et blanche rehaussée de dorures, longue d’environ trois cents mètres et ornée d’inombrables Atlantes, est absolument saisissante. Je reste pétrifiée, une main sur la bouche et la poitrine presque douloureuse à cause des battements de mon coeur.
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Les salles sont somptueuses…
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Les panneaux d’ambre qui ornaient le fameux « Salon d’Ambre » n’ont cependant jamais été retrouvés après le pillage par les troupes allemandes et de nouveaux panneaux d’ambre recouvrent les murs depuis 2003. Cette pièce est fascinante.

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Nous continuons la visite des salons dont la beauté est à couper le souffle.
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Nous sortons du palais et effectuons une petite promenade dans le parc gigantesque où Catherine fit aménager des pavillons et des jardins à l’anglaise autour du grand étang. Nous pouvons ainsi voir le palais avec un peu de recul.
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Dans un de ces bâtiments, nous sommes accueillis par un trio de chanteurs qui entonnent un chant russe traditionnel. Très émouvant…

Après toutes ces émotions, je ne suis pas mécontente d’aller déjeuner ! Il s’agit d’un repas typiquement russe (crudités, soupe, émincé de poulet en sauce et riz, boule de glace). Le tout est arrosé d’un petit verre de vodka que j’avale, non pas cul sec, mais quand même en entier après y avoir versé une cuillérée de sucre en poudre pour adoucir le feu de l’alcool.

Après le déjeuner, nous reprenons le bus pour poursuivre notre visite de Saint-Pétersbourg. Au programme, la cathédrale orthodoxe Saint-Isaac, l’Hermitage et la forteresse Pierre et Paul.
Nous passons devant le palais d’hiver dont fait partie le musée de l’Hermitage.
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Nous arrivons à Saint-Isaac. Lors de sa construction entre 1818 et 1858, elle était la plus grande église de l’empire russe. C’est aujourd’hui une des plus vastes cathédrales d’Europe, la troisième après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul de Londres dont elle est inspirée. Elle a été érigée d’après des plans de l’architecte français Auguste de Montferrand.
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Les portes monumentales pèsent plusieurs tonnes et sont finement sculptées.
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De nombreux tableaux ornent l’intérieur de l’édifice. En s’approchant, on réalise qu’il ne s’agit pas de peinture mais de mosaïque !
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En sortant, nous passons devant la statue équestre de Pierre 1er.
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Puis nous entrons dans le musée de l’Hermitage qui contient plus de mille salles et près de trois millions d’objets dont seize mille tableaux des plus grands maîtres du monde. Bien sûr, nous n’en verrons qu’une infime partie durant les deux heures dédiées à cette visite. Dans le bus, la guide attire notre attention sur la présence de nombreux pickpockets. A peine arrivés, elle nous signale la présence de plusieurs hommes qui semblent effectivement à l’affût… Du coup, on devient un peu paranoïaque et pendant quelques minutes, nous sommes davantage occupées à dévisager les gens qu’à regarder les splendeurs qui nous entourent. Une fois rassurées sur l’arrimage de nos « bananes » dissimulées sous nos vestes, nous dégustons la visite. C’est superbe ! Les plafonds et les parquets de chaque salle rivalisent de beauté entre eux. Je ne m’attarde guère sur les peintures – que l’on peut découvrir dans d’autres musées – pour savourer la vue des colonnes en marbre et en malachite, les lustres colossaux, les sculptures monumentales, les vases gigantesques. Ici comme au Palais Catherine, tous les superlatifs sont d’usage !
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Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, nous suivons volontiers notre guide qui nous emmène en bus à la forteresse Pierre et Paul, fondée en 1703 au bord de la Neva. Elle servit de prison pour Dostoïevski et Trotsky et abrite les sépultures de la dynastie des Romanov. La flèche culmine à plus de cent vingt mètres.
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Malheureusement, le temps presse et nous repartons en bus pour un dernier arrêt technique et achat de souvenirs avant de rejoindre le port et le bateau qui quitte Saint Petersburg à 19 h 00. Nous pouvons acheter des cartes postales que nous payons en euros ; en revanche, pas de timbres. Nous confions nos cartes à Svetlana avec le prix des timbres afin qu’elle les poste pour nous. Il faut compter trois semaines… Avis à Stefan, Jeannette, Sylviane et quelques autres…
Avant de nous faire ses adieux, Svetlana nous dit que Rembrandt aurait prétendu qu’il y a toujours une bonne raison de revenir à Saint-Petersburg. Personnellement, je n’en doute pas ! Il y a encore tant à découvrir dans cette ville magique…
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Croisière en Baltique : J+5 St-Pétersbourg
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Passé englouti

Passé englouti dans Livres lus Passé-englouti-150x150 Roman de Paul ZEITOUN

André a passé la soixantaine et mène une vie paisible. Divorcé et père de trois enfants, deux filles et un garçon, il sort d’une rupture avec son amie.
Fin août, dans le métro, il croise Léa, le portrait tout craché d’une jeune fille, Louise, qui fut son premier amour et son premier chagrin. En effet, originaire d’un village du sud de la France, il avait dû quitter la région à l’annonce de l’engloutissement du village pour la construction d’un lac artificiel. Âgé de dix-huit ans, il avait suivi sa mère et son beau-père, gendarme, dans la région parisienne. En dépit d’une correspondance assidue, l’amour fort et sincère que partageaient les deux jeunes gens n’avait pas survécu à l’absence. Louise lui avait un jour annoncé son mariage ; lui-même avait épousé une autre femme et fondé une famille.
Quand il rencontre Léa, son passé qu’il croyait englouti ressurgit des eaux du lac et le transporte vingt ans en arrière. La jeune fille, qui n’est autre que la petite-fille de Louise, invite André à rencontrer sa mère Florence, la fille de Louise. Il lui donne sa carte de visite et le lendemain, Florence l’appelle pour l’inviter à dîner. André accepte. D’emblée, le trio s’entend à merveille et décide de partir pour le Sud, à la découverte du nouveau village implanté à proximité du lac. Se croyant libre comme l’air, André accepte.
Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il reçoit à l’hôtel une convocation au commissariat. Pensant à une infraction au code de la route, il s’y rend et apprend qu’il est… recherché ! Ses trois enfants, de retour de vacances, sont inquiets suite à sa brutale disparition. En réalité, c’est surtout Fanny, sa fille aînée, au caractère anxieux et dirigiste, qui a réussi à communiquer son angoisse à son frère et à sa sœur et qui a pris les choses en mains pour retrouver leur père.
Un petit roman très bien écrit avec une excellente analyse des personnalités de chaque personnage.

Les risques du métier

Tous les métiers entraînent des risques. Chacun connaît ceux qu’encourent les pompiers, les policiers, les artificiers, les pilotes, etc. Quand on est secrétaire, on est a priori à l’abri d’accidents ou d’agressions dans l’exercice de son métier. J’ai pourtant déjà rendu compte, ici même, de la chute qui m’avait occasionné un superbe bleu à la fesse !
Aujourd’hui, c’est à un autre type de risque que j’ai dû faire face.
Je travaille depuis une semaine chez un nouveau client, un cabinet de trois avocats qui ont recours à mes services une journée complète et deux matinées par semaine. Nous avions convenu que je prendrais ma pause déjeuner de 13h à 14h ; les mardis et les jeudis, j’aurais tout juste le temps d’avaler un snack en vitesse avant de me rendre chez mon autre client régulier, un médecin situé à un quart d’heure à pied du cabinet d’avocats.
Ce jeudi, mon client médecin n’avait pas besoin de mes services et je pouvais donc rentrer à la maison où m’attendait encore un peu de travail, la transcription d’une réunion de CE, avant de pouvoir véritablement penser aux vacances.
Il était 12h45, j’avais terminé les nombreux courriers dictés par Maître X. Je prends la pile de dossiers et me rends à son bureau. Personne. Je pose le tout sur son bureau et retourne dans le mien. J’éteins l’ordinateur, enfile ma veste et jette un œil à ma montre. Chic ! je vais pouvoir attraper le bus de 13h09 ! « Il n’y a plus grand monde… » me dis-je en marchant dans le couloir. Même la jeune femme qui assure l’accueil est partie… Arrivée devant la porte, mon sang se glace : je vois distinctement les trois verrous de la serrure… Je n’y crois pas vraiment, alors je vérifie, sachant toutefois que je n’ai pas rêvé : je suis bel et bien enfermée dans ce grand bureau désert ! Affolée, je parcours chaque pièce : toutes vides !
Mon premier réflexe est d’appeler Monique… Elle me conseille de chercher un numéro de portable. « Si vraiment personne ne vient, tu n’auras qu’à sauter par la fenêtre ! » me dit-elle. C’est vrai que les fenêtres qui donnent sur la rue ne sont pas hautes et libres de barreaux… Je raccroche et parcours des yeux le bureau de la secrétaire d’accueil. J’avise immédiatement une feuille scotchée sur l’imprimante et trouve l’inscription « portable » suivi de deux initiales et d’un numéro. Les initiales correspondent aux nom et prénom d’un des avocats. Je compose le numéro et tombe sur le répondeur. Je laisse un message en essayant de plaisanter, mais je sens ma voix monter d’un cran dans les aigus.
En attendant d’être libérée, je m’assieds sur un des sièges de l’accueil et sors mon livre de ma sacoche. Dieu merci, je ne me déplace jamais sans un livre ! Je sens mon cœur battre dans mes tempes et ma respiration s’accélérer. Arrivée à la fin de la page, je réalise que je n’ai rien compris de ce que j’ai lu. Je guette le moindre bruit. Cette angoisse est ridicule, je ne manque pas d’espace et quelqu’un va bientôt venir, c’est sûr. Un instant, je pense que j’ai beaucoup de chance qu’on ne soit pas vendredi ! Avec les 35h, on ne sait jamais qui travaille le vendredi après-midi !
Mon rythme cardiaque s’apaise. Je reprends mon livre et bouquine tranquillement quelques pages. Puis le bruit familier et sec d’une clef dans la serrure se fait entendre. C’est la secrétaire d’accueil, stupéfaite de me trouver là ! Une heure plus tard, mon client m’appelle, mortifié d’apprendre que j’ai été tout simplement oubliée ! « C’est rarissime qu’il n’y ait personne entre 13h et 14h ! J’espère que cette séquestration involontaire ne vous gâchera pas vos vacances et que vous nous reviendrez en forme. »

Ce Noël-là…

Eh oui ! Je méditais sur un conte que j’ai lu lorsque j’étais enfant et qui m’avait beaucoup plu… « La petite fille aux allumettes ». Je cherchais un souvenir heureux. Vous allez peut être avoir du mal à comprendre mais je vous assure que jamais je n’ai été plus heureuse que ce soir-là.

Moi qui étais plutôt maltraitée jusqu’à l’âge de six ans, j’ai eu des Noël « fabuleux » pour l’époque et le milieu dans lequel je vivais : vélo, poupées somptueuses, tous les jouets nouveaux, plus luxueux les uns que les autres sauf la chose que je désirais le plus : un petit nounours ! Un nounours ? Bien trop « banal » ! Et comme personne ne me demandait mon avis…

Bref ! Ce Noël-là, où je connaissais enfin la vérité sur le père du même nom, mon père biologique n’avait pas jugé bon de s’occuper de quoi que ce soit. Finie la magie, donc plus de cadeaux ni rien d’autre d’ailleurs. Ainsi donc, ma mère, la chienne et moi nous retrouvons toutes les trois seules (c’est bien connu, les hommes passent les fêtes avec leurs légitimes), toutes seules et sans argent !

Ce noël-là, la chienne nous a été d’un grand secours. Ma mère m’a demandé d’aller chercher du pain dur chez les voisins pour la soupe de notre bête (on a sa dignité, tout de même !) et nous avons mangé, toutes les trois, cette panade de pain et d’eau qui jamais ne m’a paru aussi bonne. Et pour cause : j’avais ma mère pour moi, moi toute seule.
Mais elle culpabilisait sans doute un peu. Alors, toute la soirée elle a parlé et ri avec moi. Et lorsque en riant, elle m’a dit de prendre un morceau de pain dans chaque main, de penser très fort que dans la main droite c’était du fromage, eh bien, je vous le dis… je ne l’aurais échangé pour rien au monde contre un morceau de viande ou de gâteau, tant j’étais heureuse d’avoir ma mère avec moi, heureuse de rire avec elle ! 

Jamais depuis je n’ai ressenti le bonheur que j’ai éprouvé lors de cette soirée, moi qui étais toujours seule avec ma chienne. Et ma mère, très vexée de ce Noël, n’a jamais su que ça avait été mon seul vrai beau Noël !

(Jeannette Insurgé)

La mer d’Iroise

Rentrées depuis à peine deux semaines, nous sommes déjà fatiguées. Tout le bénéfice de notre séjour breton semble s’être évaporé dans les brumes lorraines. Alors mon amie Jeannette, qui perçoit mon vague à l’âme aussi sûrement que Véga a senti chez elle la présence d’un petit cochon d’Inde, m’envoie ce joli texte qui me transporte près de mille kilomètres à l’ouest d’ici !

« La mer d’Iroise, je ne la connaissais pas.
La mer d’Iroise, j’en suis restée pantoise !

Un vrai bonheur de voir cette mer avec ses petites criques sauvages, toute la nature dans sa beauté, son indépendance, sa fierté…

Si le vent vivifiant vous laisse de la respiration, la beauté du site vous la coupe !
Quand on longe la côte, que ce soit par la route en voiture ou par les sentiers à pied, chaque virage vous laisse émerveillés devant les nouveaux tableaux, balade au cœur de cartes postales vivantes.
Les oiseaux marins se mélangent aux oiseaux terrestres, les plantes sauvages rivalisent de couleurs et dansent dans le vent.
La mer en appelle au soleil pour taquiner les collines en envoyant des éclairs de malice. Tout rivalise de beauté sauvage, et pourtant si apaisante à l’âme !
Quand le soleil devient réticent et résiste à la malicieuse mer Iroise, les gris de la mer bleutée et du ciel s’assimilent aux toits d’ardoise des maisons de cette région. Petites maisons imbriquées les unes dans les autres comme pour se chuchoter à l’oreille les légendes des vieux marins.

Les chapelles magnifiques où la simplicité et la sincérité étincellent mieux que les lustres de Versailles ! Ces statues de bois faites avec amour qui défient le temps, ces sculptures de bois rivalisant avec les dentelles bretonnes et entourant la mer… ou étant entourées par elle. Je ne sais plus très bien…
On ressort enivré de beauté, de vérité, de simplicité, il faudrait y loger plusieurs années pour en faire le tour !

Les fontaines… Si magnifiques… avec leurs légendes, et les gens qui les entretiennent avec ferveur comme cette fontaine de St Jean, dans le Finistère, en forme de berceau… que de trésors cachés !
Et puis Camaret… Voyons mer Iroise, ne sois pas grivoise !!!

On est obligé de partir, mais on ne peut oublier…. »

(Jeannette Insurgé)

Les Feux d’Eden

lesfeuxdeden.jpg Ouvrage mixte de Gérard DALSTEIN

Publié aux Editions Paroles de Lorrains, cet ouvrage de 160 pages au format A4 est un fabuleux hommage aux hommes du fer, aux métiers de la sidérurgie qui était la richesse de la Lorraine.
C’est un ouvrage mixte car il présente à la fois des textes en prose, des poèmes et des illustrations, elles aussi variées dans leurs techniques : aquarelle, gouache, pastel, fusain, etc. Les poèmes sont de facture néo-classique pour la plupart et d’une grande intensité d’expression. Et chaque poème est encadré par une frise personnifiée avec beaucoup de recherche dans le détail.
Bref un vibrant hommage aux hommes du fer par un auteur qui a mis son coeur et ses tripes dans ce travail titanesque qui ne peut laisser personne indifférent. Les lecteurs issus des générations de métallo retrouveront avec émotion des souvenirs d’enfance et ceux qui n’ont du monde la sidérurgie qu’une vague image, erronée ou idéalisée, seront touchés par la découverte de ce monde que Gérard Dalstein met à la portée de tous par sa prose, sa poésie et ses dessins.
Seuls bémols, l’ouvrage est d’un format peu pratique et son prix un peu onéreux, mais c’est un livre que l’on garde et qu’il est indispensable de posséder pour comprendre la Lorraine d’aujourd’hui au travers de son passé récent.

Le jardin éphémère Nancy 2011

La journée avait été rude. Levée dès l’aube, j’avais passé plus de huit heures devant l’ordinateur, casque sur les oreilles, à transcrire un fichier audio en fichier texte. Et cette fois, rien de passionnant ; pas de colloque sur la psychiatrie ou le handicap mais une réunion de travail d’une Chambre de Commerce et d’Industrie. Véga dormait sous mon bureau, ronflant au rythme de mes dix doigts virevoltant sur le clavier. La prouesse consiste à régler la vitesse du fichier audio au minimum pour pouvoir taper le plus possible sans arrêter la bande et encore moins revenir en arrière. Lorsque le délai de livraison d’une telle commande est court, c’est un travail harassant qui donne des crampes un peu partout.
Comme chaque mercredi après-midi, Monique donnait son cours de peinture à une quinzaine d’enfants. Quand elle rentra, visiblement exténuée par sa séance avec des galopins parfois turbulents et mal embouchés, elle me proposa un café que j’acceptai bien volontiers. Je venais juste de terminer mon boulot ; j’avais les doigts engourdis, la nuque raide, les reins crispés, les jambes douloureuses et les yeux explosés.
- Si on allait voir le jardin éphémère ? dit-elle en sirotant son Perrier.
J’aspirais davantage à un hamac… mais la météo n’annonçait rien de bon à partir de demain et j’avais très envie de me rendre Place Stan pour voir le fameux jardin éphémère de cette année. Marcher me ferait le plus grand bien !
La huitième édition est à la hauteur des précédentes ! Le thème est la musique et les jardiniers ont redoublé d’imagination et de créativité. Il y a des visiteurs mais pas foule ; on peut tranquillement déambuler et Monique peut faire ses photos. Je la regarde, oeil au viseur, guetter l’instant propice pour éviter la présence d’un individu sur le cliché. Elle a oublié sa fatigue, physique et nerveuse. Pour un reportage photos, Monique se traînerait sur les genoux ! Tandis qu’elle oeuvre, je marche parmi les parterres et j’admire la place, ses superbes monuments, la perspective vers la Place de la Carrière, les grilles, les fontaines. Je ne m’en lasse pas. A chaque fois que je suis Place Stanislas, je suis pleinement consciente de me trouver sur une des plus belles places du monde. Pour moi, la Place Stan, c’est aussi et surtout un souvenir d’enfance. La première fois que je vins à Nancy pour voir ma mère, elle m’y emmena. Je n’avais rien vu d’aussi beau. Et comme ma mère était très belle, j’ai associé les deux images. De retour dans la campagne de mes grands-parents, je rêvais à cet endroit magique et à la fée qui s’y promenait, cheveux blonds au vent…
Allez ! quelques chiffres avant de vous laisser découvrir les photos. Pour réaliser ce jardin éphémère, il a fallu :
- plus de 17.000 plantes de 211 variétés
- 7 tonnes de minéraux
- 6 m³ de sable
- 3 m³ de paillage naturel (glands, noyaux de cerises, faines)
- 910 m² de gazon
- 270 m de barrières végétales
- 8 m de corde

Le jardin éphémère 2011
Album : Le jardin éphémère 2011
Cette année sur le thème de la musique
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Le voyage dans le passé

voyagedanslepas10.jpg Roman de Stefan Zweig

Louis, d’origine très pauvre, parvient par les études et le travail à un niveau social qui lui donne accès à un monde insoupçonné. Mais toujours les circonstances de sa condition qui demeure, sinon misérable, en tout cas très modeste, viennent l’humilier.
Un jour, son employeur, affaibli par la maladie, impressionné par les capacités et le sérieux du jeune homme, lui propose un poste de secrétaire particulier. Après un premier refus, Louis finit par accepter. Alors qu’il redoutait le malaise familier ressenti à chaque fois qu’il était entré dans une grande maison pour intégrer la chambre que l’on mettait à la disposition du répétiteur, poste qu’il assurait pour financer ses études, il se sent d’emblée à l’aise dans la grande et belle demeure de son employeur. La maîtresse de maison n’est pas étrangère à ce sentiment car l’épouse du patron de Louis a l’art de combler tous les souhaits exprimés par le jeune homme sans toutefois jamais rien faire qui pût froisser sa susceptibilité.
Un jour, son employeur lui demande de partir au Mexique pour gérer une affaire délicate. La rémunération est importante et Louis accepte. Mais à la seconde où il consent à partir, il réalise que l’idée de ne plus voir l’épouse de son patron lui est insupportable, constatant par la même occasion la nature de ses sentiments pour elle. Or ces sentiments sont réciproques et elle est autant bouleversée que lui. Alors qu’elle s’apprête à se donner à lui, elle se reprend et lui promet d’être sienne à son retour. Louis s’en va, la tête pleine de l’image de celle qu’il aime. Deux ans sont vite passés. Hélas, la guerre éclate. Empêché de rentrer au pays, il se marie et oublie un peu celle qu’il a tant aimée et attendue. Neuf années passent… A l’occasion d’un voyage d’affaires, il se rend en Allemagne. Il la contacte, elle est devenue veuve. Ils se revoient et tentent de reprendre leur idylle là où ils l’avaient laissée…
Un très beau roman, ou nouvelle, avec une analyse très fine des sentiments amoureux et de la complexité de l’âme humaine. 

Quelques visiteurs…

Nous avons toujours des oiseaux qui viennent se nourrir et s’abreuver dans notre jardin. La neige leur rend la vie dure et Monique remplit chaque matin les mangeoires abondamment. On les entend alors piailler comme des fous. Monique pense qu’ils lui disent merci… Vu la nuée qui s’abat sur les mangeoires dès qu’elle rentre, je pense plutôt qu’ils appellent leurs potes à la soupe ! Corbeaux, pigeons, tourterelles, moineaux, mésanges, merles, gros-becs, geais, pies… ils se battent parfois et la loi du plus fort est toujours la meilleure, mais ils finissent tous par se remplir le ventre, sous les yeux furibonds de Véga, debout derrière le carreau de la porte-fenêtre, furieuse de voir son jardin ainsi envahi.
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Cotentin : visite de Coutances

Pour cette dernière journée, il fait un temps superbe, ensoleillé et chaud. Visite de la cathédrale et de l’église Saint-Pierre. Dans cette dernière, subjuguée par la beauté du lieu, Monique rate la marche d’un plancher et s’étale de tout son long, adoptant l’attitude idéale pour prononcer des vœux ecclésiastiques. Je n’ai pas le temps de lui demander si ça va qu’elle s’écrie : « Mon appareil-photo ! » Dieu merci, tous deux sont indemnes !
De retour à Barneville-Carteret, nous nous rendons sur la plage de Carteret, au-delà du port, pour offrir à Véga une dernière partie de lancer de galets sur la plage et admirer, par la même occasion, le coucher du soleil. Nous avons de la chance et le spectacle, toujours le même et pourtant chaque fois différent, est grandiose.
Un peu tristes, nous reprenons le chemin de la maison pour préparer les bagages.

Cotentin : la cathédrale de Coutances
Album : Cotentin : la cathédrale de Coutances

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Cotentin : léglise Saint-Pierre de Coutances
Album : Cotentin : l'église Saint-Pierre de Coutances

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Cotentin : coucher du soleil sur Carteret
Album : Cotentin : coucher du soleil sur Carteret

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Croisière jour J+3 : Santorin et Mykonos

Lever à 5 h 30. Le bateau jette l’ancre dans la baie de Santorin et nous embarquons dans de grosses chaloupes. Départ en car pour visiter un petit village typique sur les hauteurs, puis dégustation de vin… Transfert en car à Fira où nous visitons sans guide. Beaucoup de rues commerçantes… Mauvais rapport qualité/prix de cette excursion. Retour par le téléphérique et la chaloupe. Le Victoria appareille pour Mykonos.
A 18 h 00 départ en car pour flâner dans l’île. Moulins et magnifique coucher de soleil.
De retour sur le bateau, je me prépare et vais au théâtre pour écouter du Pavarotti. Dîner puis concert de piano avec la pianiste du bord, la belle Valéria que nous prendrons vite l’habitude d’aller écouter chaque soir après dîner à un des bars du navire.

Croisière jour J+3 : Santorin
Album : Croisière jour J+3 : Santorin
Première escale le matin
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Croisière jour J+3 : Mykonos
Album : Croisière jour J+3 : Mykonos
Deuxième escale le soir
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Croisière jour J+1 : Ancône

Lever à 5 h 30. En attendant Monique, je vais respirer l’air marin sur le pont arrière. Il fait frais mais il ne pleut pas. Un couple d’oiseaux me souhaite le bonjour.
Nous avons fait des kilomètres hier sur le bateau et j’ai ce matin les mollets douloureux… Nous avons déjà pu nous rendre compte hier de la beauté intérieure du bateau et de la gentillesse du personnel, important en nombre et efficace. Nous sommes 3000 personnes à bord, 2200 passagers et 800 membres d’équipage. Nous remarquerons bien vite que les cabines sont faites plusieurs fois par jour, les serviettes et les verres à dents changés chaque matin, la poubelle vidée dès qu’on y a jeté un morceau de papier.
Nous accostons à Ancône et après le petit déjeuner, nous partons à 7 h 15 en excursion à Urbino, ville située à une heure et demie en car d’Ancône. Nous visitons un palais ducal bien restauré avec de nombreuses œuvres d’art.
Déjeuner au buffet puis farniente dans un transat sur le pont. Puis nous participons à un quiz avant d’assister au coucher du soleil : grandiose. Nous flânons encore un peu dans la salle du casino avant d’aller dîner. Café et un peu de musique disco avant de rejoindre la cabine. Avant de sombrer dans le sommeil, nous avançons nos montres d’une heure pour être demain à l’heure grecque. Il est 1 h 00 du matin.

Croisière jour J+1 : Ancône
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Première escale en Italie
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La technique de la micro-sieste

Entre deux vagues de visiteurs à notre stand au récent Livre sur la Place, un ami poète me dit : « Tu es une hyperactive ! Comment peux-tu faire autant de choses en plus de ton boulot ? Tu dors très peu ! »
Non, je ne suis pas hyperactive même si je travaille beaucoup ; oui, je dors très peu.
J’ai la chance d’avoir un très bon sommeil et de pouvoir me contenter de peu. Ici comme en d’autres domaines, la qualité prévaut la quantité.
Cependant, pour pouvoir tenir le coup avec une moyenne de cinq heures par nuit, je pratique la micro-sieste ou sieste-flash.
Chacun connaît les bienfaits de la sieste. Cependant, il s’agit là d’un très court endormissement au moment exact où le corps en a besoin. Souvent, lorsque le coup de barre arrive le soir, on lutte puis on se décide à aller se coucher ; mais le temps de se brosser les dents, d’aller aux toilettes et de se déshabiller, le coup de fatigue est passé et on peine à s’endormir.
La micro-sieste consiste à s’endormir sur place. Lorsque je sens le coup de barre me tomber dessus, assise devant mon ordinateur, je prends un stylo dans ma main, je m’adosse au fauteuil, j’allonge les jambes sans les croiser et je ferme les yeux. Presque instantanément, je m’endors très profondément. Le bruit du stylo qui est tombé de ma main me réveille. J’ouvre les yeux et me sens revigorée.
Selon la facilité de chacun à s’endormir, la micro-sieste dure entre trois et dix minutes. Au pire, on se détend, au mieux on dort vraiment et ce bref sommeil est très réparateur. Mes micro-siestes durent entre trois et quatre minutes car je lâche prise dès que le coup de barre m’assaille.
Lorsque j’ai beaucoup de travail, il m’arrive de me lever à 5 h 00 et de travailler de 5 h 30 à 1 h 00 du matin non stop, juste le temps de prendre une heure à chaque repas. Durant ces longues journées de travail, je pratique trois à quatre micro-siestes.
Essayez, c’est vraiment efficace. 

Foutu cordon

Ce fil qui relie l’embryon au placenta est sectionné à la naissance, occasionnant un traumatisme à la fois pour la mère et l’enfant, néanmoins banalisé ou occulté par l’arrivée du bébé. Mais ce cordon ne cesse de se reformer virtuellement et il faut recommencer la manip, plus délicate encore car on est seul, plus exactement seul à deux.
Mon petit partit à 20 ans, la fleur au fusil pour vivre avec sa copine. On a beau s’y préparer, on est pris au dépourvu et ce cordon, mal ou trop vite sectionné, causa de part et d’autre des petits soucis de cicatrisation. Puis il y eut un autre déménagement, une autre copine, puis encore un déménagement, seul dans un grand appartement pour valider son entrée dans la vie active par un CDI à Nancy. Il était à la fois autonome et proche ; c’était bon de le savoir à un quart d’heure de la maison, à portée de vue et de cœur. Or voilà que le travail l’oblige à quitter Nancy pour Forbach. Au contraire de nous, nos enfants doivent en effet choisir leur lieu de vie en fonction du marché de l’emploi. Nous avions de la chance, cela aurait pu être Paris ou Bordeaux. Il aurait aussi pu s’expatrier comme moi ; à peine majeure, j’étais partie vivre outre-Manche puis outre-Rhin et ma mère redoutait l’outre-Atlantique…
Cette fois, pas question de le déménager nous–mêmes ; en deux ans, il avait amassé meubles, vaisselle, linge de maison et appareils électroménagers en conséquence. Monique et moi – surtout Monique – l’avons aidé à faire ses cartons.
Puis le jour J arriva. Je le sentais à la fois soulagé de ne plus avoir à faire la route chaque jour et anxieux de ce nouveau départ. Un déménagement n’est jamais anodin ; on laisse toujours une petite part de soi dans les murs qu’on abandonne. Monique alla l’aider à emménager et je sentais bien qu’il avait très envie que je vienne aussi voir son petit nid, un appartement en duplex qu’il nous avait montré en photo. Par chance, je n’avais pas de travail urgent sous le coude ; j’ai donc pris la route avec lui. J’étais émue et fière de sa réussite. Il était heureux de me montrer chaque pièce de son T3. Nous n’avons pas eu le temps de ranger quoi que ce soit ; le temps pressait car il avait rendez-vous avec son ancienne propriétaire. Puis il me ramena à la maison et ne s’attarda pas car il devait encore récupérer son chat chez un copain qui l’avait hébergé le temps du déménagement. En même temps qu’il avait envie de partir vite pour être plus tôt chez lui, je sentais qu’il tardait, m’embrassant deux fois de suite. « Ce n’est pas loin ; on se verra aussi souvent qu’avant » promit-il.  Nous avions tous deux une boule dans la gorge et une autre au creux du ventre. Le foutu cordon tirait dur…

Unreal journey, le blog de Lena

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce titre, le blog que je vous propose de visiter n’est pas anglais ni américain mais portugais, ou plus exactement franco-portugais.
Grâce à la magie d’internet, vous allez découvrir une artiste de talent qui vient de m’envoyer sa biographie en français (très légèrement corrigée par mes soins):

« Je m’appelle Madalena Macedo Rodrigues, née le 23 janvier 1966 a Guimarães, dans le nord du Portugal.
J’ai étudié à l’école d’art de Porto, mais n’ayant pas fait d’études universitaires, j’ai poursuivi ma formation académique en utilisant tous les moyens possibles pour combler ce manque ; surtout, j’ai eu des cours avec des maîtres tel mon grand père João Macedo Correia, artiste plastique.
Depuis le début du 19e siècle au moins, ma famille travaille dans le domaine de la céramique ; j’ai donc toujours vécu dans ce milieu. D’autre part, tous les parents artistes étaient écrivains et photographes, ce qui m’a permis de vivre dans un vaste monde culturel et d’enrichir mon univers.
Pendant plusieurs années, j’ai travaillé dans l’atelier de peinture de « azulejos » (carreaux de faïence) et de sérigraphie qui appartenait à mes parents.
Pendant une décennie, j’ai vécu en France ou j’ai rencontré des gens simplement extraordinaires qui mon donné l’envie d’aller bien plus loin. Grâce à eux, je suis devenue plus riche et plus forte.
Avec la revue « Les amis de Thalie », mon univers pictural a gagné une autre dimension puisque j’ai pu montrer une partie importante de mon travail avec les illustrations.
Rentrée au Portugal, j’ai travaillé pour un atelier d’illumination et décoration publique, réalisant des peintures sur bois et fibre de verre grand format pour décorer les rues de différentes villes. Cela m’a permis de travailler aussi des peintures murales d’intérieur et des reliefs en plâtre.
Comme le nord de mon pays est très riche en granit, on y trouve de nombreuses carrières et des ateliers. Cela m’a aidé à étudier la sculpture de près en observant les maîtres et leurs différentes techniques, de la plus artisanale à la plus sophistiquée, de la terre au plâtre en passant par de multiples essais de matériaux, le besoin de découvrir autre chose, tout cela pour me rendre compte que je suis passionnée de « l’instant ».
L’histoire de l’art et la philosophie sont mes éternels compagnons pour apprendre et appréhender le monde, la poésie pour la beauté de chaque moment.
Jusqu’à aujourd’hui, mon parcours s’est fait de recherches continues afin surtout de tenter de rendre simple ce qui, à l’intérieur, est tellement compliqué et parfois confus. Enfin, être simplement moi.
« 

Et pour découvrir son travail : http://unrealjourney.blogspot.com/ 

Sébastien Rouault champion d’Europe

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(Photo : Panoramic)

Sur 1500 mètres nage libre, le jeune homme de 24 ans est passé de la cinquième à la première place et a remporté ainsi la médaille d’or. Il offre la septième médaille à la France lors de ces championnats.
A voir ces garçons nager sur une telle distance, je me suis revue douze ou treize ans en arrière, lorsque mon fils Stefan faisait partie de l’ASPTT Nancy en section natation. Je tenais absolument à ce qu’il fasse un sport, pour rétablir l’équilibre avec l’apprentissage du piano, et il avait beaucoup de mal à se décider. Alors que je craignais qu’il ne choisisse le foot, il opta pour la natation à ma plus grande joie : peu d’investissement pour l’équipement et un sport sous abri, important pour la maman qui passe des heures à attendre la fin des entraînements et des compétitions.
Je ne pouvais pas toujours être là pour l’emmener en voiture. Alors il partait à pied à la piscine de Gentilly et quand j’arrivais, il était déjà dans l’eau et nageait inlassablement, alternant les types de nage à chaque nouvelle longueur. Je prenais mon livre et levais la tête de temps en temps… les gamins nageaient toujours. Il m’est arrivé de regarder l’entraîneur qui marchait au bord de la piscine et de me dire « Il va me le tuer ! ». Puis nous rentrions en voiture et il trouvait à peine la force de manger, piquant du nez dans son assiette. Et je crois bien qu’il nageait encore en dormant…

Vies croisées

Vous êtes quelques-uns – ou plutôt quelques-unes car mon lectorat est surtout féminin – à me demander des nouvelles de ma saga familiale Colin-Maillard dont le 3e tome tarde à arriver (sic). Merci beaucoup pour cette belle impatience, preuve de l’intérêt que vous portez à cette histoire. Certains d’entre vous me suivent depuis la parution de mon premier recueil de poésies en 1999 et je suis très sensible aux compliments et aux encouragements que vous m’adressez après la parution de chaque nouvel ouvrage.
L’écriture du 3e tome intitulé Vies croisées est en bonne voie. Si tout va bien, le premier jet sera terminé fin septembre. Il sera plus volumineux que les deux précédents, 400 pages voire davantage, et vous retrouverez les familles Gavot, Maillard, Gaconnet et Colin. L’action se passe toujours dans les Vosges mais aussi en Meurthe-et-Moselle, à Nancy. Ce 3e tome couvre la période de 1950 avec la naissance de Michèle Colin (alias Monique) puis celle de Catherine Maillard (alias votre serviteur) jusque 1975.
Si je parviens à boucler le premier jet fin septembre, j’aurai environ trois mois pour essayer de prendre un peu de recul et entamer les corrections. Je remercie au passage celles et ceux qui ont eu la gentillesse de me signaler les fautes et coquilles résiduelles des précédents tomes ; cela me permet de corriger en vue d’une prochaine impression.
La lavandière d’Igney s’est déjà très bien vendu et une nouvelle impression est en cours pour le Livre sur la Place. Malou suit le même chemin malgré un démarrage moins fulgurant. La petite grand-mère en couverture attire toujours des visiteurs sur mon stand. Malou et André, le joli couple en couverture du second tome, moins pressés de faire connaître leur histoire, veillent néanmoins, de là où ils sont, au succès de ce livre qui a voulu mettre dans la lumière des personnes de l’ombre.
Je vous demande donc de patienter jusque début 2011. Le temps consacré aux multiples relectures relève du respect dû au lecteur et un garant de qualité, même si quelques coquilles résiduelles sont malheureusement inévitables. Même les grandes maisons d’édition qui disposent d’une armée de correcteurs ne parviennent pas à publier des ouvrages sans faute. Alors en autoédition…

La Donna Ideale

Le GAM (Gradus ad Musicam) donnait ce soir son dernier concert de la saison à la salle Poirel à Nancy. Et ce fut un énorme succès, grâce à Célia Pierre, Michel Marquez, François Légée, son orchestre et ses choeurs.
La Donna Ideale est une oeuvre foisonnante et variée sur le thème de l’amour dans tous ses états.
Luciano Berio a écrit onze chants en reprenant des mélodies populaires du monde entier enveloppées dans des musiques de Haendel, Bernstein, Mozart, Schubert, Brahms.
L’ensemble, mis en scène par Célia Pierre et Monique Maj, autour d’un bouleversant jeu de miroirs, est un pur ravissement, notamment grâce aux voix saisissantes de beauté de la soprano Célia PIERRE et du non moins époustouflant Michel MARQUEZ, contre-ténor. Les habitués du GAM connaissent et apprécient chaque prestation de ces deux chanteurs.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore le GAM : www.gradus-ad-musicam.com
N’hésitez pas à vous rendre à un prochain concert, le programme n’est jamais conventionnel et toujours riches en nouveautés, découvertes, mélanges des genres qui s’avèrent toujours heureux.
(Pour voir un reportage plus complet, cliquer sur http://www.toutnancy.com/generation-v2/index.php?first=1&iddom=2&idpage=140376&t=GAM:LA-DONNA-IDEALE )

La Donna Ideale
Album : La Donna Ideale
Concert du GAM à Poirel 5 juin 2010
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Coupeur ou barreur de feu…

Une amie magnétiseuse m’avait un jour guérie, de manière très spectaculaire, d’une brûlure, par simple imposition des mains sans contact charnel.
Dimanche matin, je reçois un mail d’une collègue en écriture qui évoque le sujet. Immédiatement, je lui demande si elle traite aussi l’eczéma, éventuellement à distance. Le stress, dû à une période creuse sur le plan professionnel, fait resurgir et s’étendre une plaque d’eczéma… La dame me répond que ce n’est pas sa spécialité, mais elle essaiera, à l’aide d’une photo que je dois lui envoyer. J’obtempère et rejoins Monique à Laxou au marché campagnard. Plusieurs fois, je ressens des picotements dans ma plaque d’eczéma… Ce matin à 9 h 00, je reçois une petite commande. A midi, la plaque d’eczéma a quasiment disparu… Est-ce l’effet de la coupeuse de feu ou la réception d’une commande ? Ou la conjugaison des deux ?

Concernant le sujet, voici ce que la coupeuse de feu me dit :

« Il est 4 heures du matin, je devrais dormir mais je ne le peux pas, tourmentée par plein de mots, le stylo veut transmettre.
Avez-vous pensé à «ces coupeurs de feu » ?
Ceux qui suscitent tant de paroles, tant de sentiments contradictoires, tant d’attirance et tant de rejets voire de la peur ?
Oui les « coupeurs de feu » , les toucheurs, les souffleurs, les magnétiseurs et que sais-je encore…
Remarquez, faut pas se plaindre, il y a eu des époques ou les sympathiques religieux nous brulaient sur la place publique ! Voyez leur humour…Si t’es « coupeur de feu »…coupe celui là ! Et paf carbonisé le coupeur ! Et en plus si le coupeur était roux !!!
Avez-vous jamais pensé à ce que ressentaient les « coupeurs de feu » ?
Croyez vous qu’il soit facile de ressentir le feu de la souffrance des autres, d’éteindre des feux rallumés sans cesse… D’être un pompier dans un cercle de feu attisé par la bêtise humaine ???
Pensez-vous qu’il soit facile de sentir le feu qui consume les gens que l’on croise ou que l’on aime, de sentir que malgré l’apaisement que l’on peut transmettre, le froid de la mort vient pour les apaiser et nous les enlever définitivement ?
Transmetteurs d’apaisement certes mais nous, que pensez-vous que nous ressentions face au destin implacable ?
Vous qui nous posez tant de questions dont nous n’avons pas les réponses, pensez-vous vraiment que cette énergie, «ce don » disent certains, ne nous fasse pas souffrir ?
Imaginez-vous : vous voyagez en train, vous êtes assis dans votre wagon…
Vous « sentez » que l’homme qui vient de s’asseoir en face de vous est très malade, qu’il arrive en fin de vie. Vous êtes cloué sur votre siège et vous vous sentez très mal !
A l’arrivée ce même Monsieur vous demande dans un sourire : « voulez vous que je vous aide à porter votre valise ? » vous répondez : « non merci », également avec un sourire et vous vous sauvez comme un voleur !
Des situations comme celles là sont monnaie courante et elles vous donnent envie de vous calfeutrer chez vous !
Si cette nuit les mots m’étouffent, c’est qu’aujourd’hui, une fois de plus, j’ai enlevé le feu à quelqu’un que j’aime beaucoup,. Elle supporte très mal la morphine, et j’ai ressenti ce que je n’aime pas…alors quand elle m’a embrassée, soulagée, en pleurant et en me disant merci ; ses yeux confiants dans les miens…. Juste enlevé les flammes, mais je le sais le brasier est resté, alors comme toujours dans ces cas là, j’ai juste pensé : Energie S T P enlève la souffrance et que tout se passe au mieux !
Avec les animaux c’est tout aussi douloureux pour nous, leurs regards étonnés d’abord, puis confiants et apaisés. Eux ils sont en phase avec les énergies, pas de méfiance, non, ils se détendent un point c’est tout ! Ils se souviennent et à chaque fois qu’ils vous rencontrent, ils viennent vers vous, et d’instinct s’ils ont un problème ils se placent contre vous, attendant avec confiance que vous « coupiez le feu » de leurs douleurs, puis une léchouille et ils vont faire la sieste !
Croyez vous qu’un fil électrique sait pourquoi il a été fait pour transmettre l’électricité ?
Et bien les « coupeurs de feu » ne sont que des fils électriques, et quand pour une raison inconnue l’énergie ne ramène pas la lumière, le fil électrique en est navré mais il ne peut qu’implorer la lumière et souffrir dans le noir.

Jeannette insurgé – 26 mars 2010″ 

 

Je t’aime…

… I love you, Ich liebe Dich, Ti amo… Combien d’amoureux sur Terre se murmureront ces mots doux dans ces quatre langues et dans bien d’autres aujourd’hui ?

D’où vient la Saint Valentin ? Il paraîtrait que Saint Valentin serait un prêtre décapité un 14 février. Alors qu’il était en prison, des enfants qui l’aimaient beaucoup venaient lui apporter des mots doux à travers les barreaux de sa cellule pour lui témoigner leur affection.

Ainsi on fêterait chaque année le fait d’avoir… perdu la tête ?

Le mur

Il y a vingt ans, j’étais scotchée devant mon téléviseur. Cela faisait dix-huit mois que j’étais rentrée d’Allemagne ; je me sentais à la fois très concernée et très émue à la vue des images diffusées, même si je n’avais jamais visité Berlin. J’avais tout à fait conscience d’assister à un évènement mondial qui entrerait dans les livres d’Histoire. Les amis que je conservais en RFA partageaient mon enthousiasme et mon émotion.
Quelques mois plus tard, lors d’une visite à Stuttgart, j’écoutais les propos de mes amis, déjà plus mitigés car la RFA subissait douloureusement l’absorption de sa sœur jumelle. Et j’avais le beau rôle de crier haut et fort que la liberté valait bien tous les sacrifices.
Vingt ans plus tard, je comprends mal les manifestations nostalgiques de certains descendants d’habitants de l’ancienne RDA vis-à-vis d’un régime qui avait certes préservé leurs parents et grands-parents du chômage et de la corruption, mais tout de même privé de la libre circulation. Oublient-ils que des familles ont été brutalement séparées et dans l’impossibilité de se retrouver durant toutes ces années ? J’ai envie de leur dire que la liberté n’a pas de prix, ou plutôt que son prix, aussi élevé soit-il, est toujours le bon.
Alors oui, la chute du mur de Berlin est un évènement qu’il faut absolument commémorer. Mais là, depuis une semaine, il ne se passe pas une heure sans qu’il ne nous soit rappelé, à la TV et à la radio, que le 9 novembre 2009, le symbole d’un pays totalitaire est tombé. Alors là, ce n’est plus de l’info, c’est du rabâchage et mon crâne commence à souffrir de chaque coup de pioche assené jadis dans le béton de ce mur de la honte que l’Occident avait laissé ériger sous ses yeux !

Les vacances sont terminées

Les vacances sont terminées. Quinze jours de repos, de balades, de bons bols d’air iodé, de lecture, de jeux et d’écriture.
Le dernier jour, renonçant à une centaine de kilomètres pour aller voir « ma » petite maison de Saint Cado, nous avons préféré une promenade sur un sentier côtier que nous ne connaissions pas, à quelques kilomètres seulement de la maison. Comme il y a plus de quatre-vingts kilomètres de sentiers côtiers au départ de Kergroës, nous sommes encore très loin de les avoir tous parcourus.
Nous sommes donc arrivées à la Pointe de Kersecol par un sentier assez bien praticable. Et là, au détour d’un virage, un magnifique spectacle s’offrit à nous. Les vagues, à marée montante, prenaient les rochers d’assaut, et l’écume jaillissait en gerbes blanches comme issues d’invisibles geysers. Au-delà des écueils de la pointe, l’océan, étal, ne malmenait pas les quelques barques de pêcheurs et voiliers de plaisanciers. Mais les rouleaux se formaient à quelques mètres seulement de nous, se fracassant sur eux-mêmes avant de s’abîmer sur les rochers.
Nous descendîmes sur la pointe. Monique mitraillait les vagues en rafales. Je pris place avec Véga sur un rocher relativement confortable pour les fesses, le dos et les pieds. Et pendant plus d’une heure, je contemplai le spectacle de la nature, inlassablement, tandis que Monique essayait de capturer chaque gerbe d’écume, chacune plus fournie et plus violente dans son assaut sans cesse renouvelé. Véga, indifférente à cette beauté sauvage, creusait furieusement le sol de terre meuble et noire à la recherche d’un caillou qu’elle porterait ensuite fièrement dans sa gueule, tel un trophée, et qui l’empêcherait de respirer sur le chemin du retour. Elle demanderait alors à être portée et Monique, craignant pour le petit cœur de notre CKC – puisque les défaillances cardiaques sont bel et bien le point faible de cette race canine – cèderait au caprice de la bête.
Et le soir, en rentrant du restaurant, nous avons contemplé les plus de trois cents photos prises par Monique durant ces vacances, dont une sélection, ô combien difficile !, vous est proposée ci-dessous.

Bretagne octobre 2009
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Marc Lévy dans la fosse…

J’ai découvert, il y a une dizaine d’années, le plaisir de lire aux toilettes !…
Auparavant, mes séjours dans cet endroit le plus intime de la maison se limitaient au strict minimum, en général quelques minutes. Si la chose à y faire s’annonçait plus longue, nécessitant des efforts ardus et prolongés, je remettais la « commission » à plus tard, car ayant toujours eu des problèmes de gestion du temps, je n’en avais pas à perdre sur la lunette des toilettes, coudes sur les cuisses, à fixer la porte !…
Et puis un jour, alors que je clamais haut et fort ne pas comprendre ceux et celles qui lisent dans les WC, je me surpris à y emmener un roman particulièrement passionnant. Je restai plusieurs dizaines de minutes et me rendis compte que l’endroit était excellent pour y lire (j’en connais même qui y pianotent sur leur ordinateur portable !!!) car on n’y est pas dérangé ! Depuis, j’ai pris l’habitude d’emporter mon livre aux toilettes, pour deux minutes ou un quart d’heure. Ce sont parfois mes seuls moments de lecture et je suis ainsi assurée de lire un peu chaque jour. Et il n’est pas rare, quand on me demande si j’en ai encore pour longtemps, que je réponde : « euh… non… encore deux pages ! ». Heureusement, la maison est dotée d’un toilette à l’étage !…
Je me rendis donc aux toilettes avec un roman de Marc Lévy que je venais d’entamer. Livre coincé sous le menton, je me penchai pour ouvrir le couvercle. Et là, plouf !, l’ouvrage tomba ! Tel le corbeau lâcha son fromage, je laissai échapper le livre qui chuta tranche supérieure la première dans la cuvette ! Malgré une dextérité fulgurante pour repêcher l’objet du délit, toutes les pages étaient trempées sur une moitié de hauteur.
J’ai donc remis à plus tard ma séance de lecture et entrepris d’éponger chaque page avant de poser l’ouvrage sur la table de la terrasse, à l’ombre mais à l’air…
En attendant que Marc Lévy sèche, j’ai choisi Bernard Werber !

La fête des mères

Mon seul enfant, un grand gaillard qui fêtera demain son 24e anniversaire, a bien sûr pensé à la Fête des Mères et s’est plié à la tradition. Il est arrivé avec une rose bleue (ma couleur préférée), une carte avec un chat et un gentil mot manuscrit, et deux livres. Et puis il nous a invitées au restaurant. Ce n’était pas la première fois qu’il nous invitait à dîner à l’extérieur ; la première fois était pour fêter son premier salaire ! Et je dois dire que c’est très émouvant, pour des parents, d’être invités au restaurant par ses enfants pour la première fois ! En même temps, on prend un sacré coup de vieux car le petit est devenu adulte sans qu’on s’en aperçoive vraiment.
Quand il était petit, je redoutais beaucoup la Fête des Mères… à cause des cadeaux ! Les maîtresses débordent d’ingéniosité pour faire confectionner à leurs élèves des horreurs en pâte à sel ou des coffrets à bijoux à base de boîtes de camembert ou des colliers en pâtes alimentaires… Les trouver magnifiques est une hypocrisie, déclarer à l’enfant qu’ils sont magnifiques est une preuve d’amour. Ne pouvant dire au mien combien je trouvais ces objets hideux, je les enfermais dans ma chambre pour les soustraire aux regards d’autrui en expliquant que, exclusive, je ne voulais pas que d’autres voient ces cadeaux réalisés uniquement pour moi…
Plus tard, avec son argent de poche, il voulut acheter des cadeaux et choisissait, malgré l’avis défavorable de sa grand-mère qui connaissait bien mes goûts, des clips énormes surmontés de monstrueux « diamants » ! Je savais qu’il choisissait leur taille en fonction de l’amour qu’il me vouait. Les porter cependant devenait héroïque ! Chaque matin, je les accrochais à mes lobes, les enlevais dès que mon fils avait pénétré dans la garderie et les remettais le soir avant d’aller le rechercher. Et quels mensonges j’ai dû inventer quand, par mégarde, j’avais oublié de reclipser ces bijoux à mes oreilles et qu’il les voyait dans le compartiment près du tableau de bord…
Et puis un jour, il découvrit que j’aimais par-dessus tout les livres. Alors là, quel bonheur ! J’attendais désormais chaque Fête des Mères avec impatience pour connaître l’ouvrage qu’il m’offrirait ! Il y joignait parfois une rose unique, à la fois sobre et somptueuse. J’aime beaucoup.
Mon gamin aujourd’hui sait parfaitement ce qui me fait plaisir et nous rions ensemble de ses cadeaux d’autrefois.

Ouverture des magasins le dimanche

Avec l’arrivée des Fêtes de fin d’année, la polémique sur l’ouverture des magasins le dimanche est de nouveau d’actualité.

Alain D., un internaute ami, lecteur assidu de ce blog, m’écrivait récemment : « Si vous demandez à un enfant d’aujourd’hui ce qu’est le 11 novembre, il y a fort à parier qu’il vous répondra « c’est le jour où on va au supermarché ». D’abord ouverts certains dimanches, puis les jours fériés, les magasins le sont désormais le 8 mai et le 11 novembre ! Le premier mai et le 14 juillet ne sont pas loin. Du fond de leurs tombeaux ou au fronton de leurs monuments, ceux qui ont conquis nos avancées sociales ou notre liberté au prix du sang apprécieront. »

J’avoue avoir un peu de mal à comprendre les raisons de cette polémique. Il y a en effet de nombreux domaines professionnels qui embauchent déjà, et depuis toujours, des employés le dimanche et en horaires décalés : restauration, hôpitaux, pompiers, audiovisuel, etc. sans que cela pose un quelconque problème ni cas de conscience. Pourrait-on seulement imaginer ne plus pouvoir aller dîner au restaurant ou se rendre à un concert afin que des salariés ne soient pas sollicités pour travailler lorsque d’autres s’amusent ? Peut-on imaginer ne pas pouvoir appeler les pompiers lorsque sa maison brûle au milieu de la nuit ?

Je sais bien qu’il faut veiller à ce que les employeurs ne puissent pas faire tout et n’importe quoi. Mais n’est-ce pas déjà le cas avec des caissières qui bossent quelques heures tôt le matin puis quelques heures en milieu d’après-midi, les obligeant à cumuler les trajets et leur imposant un emploi du temps difficilement gérable ? Il existe cependant une catégorie de personnes que cela arrange de travailler en horaires décalés y compris le dimanche. Lorsque j’étais à Londres, j’ai pu suivre une école de secrétariat de jour grâce à mon embauche dans un cinéma le soir et le week-end. Plus tard, en Allemagne, mon ex et moi avons travaillé dans un fast food chaque dimanche pendant un an pour financer une voiture neuve. Mon fils, étudiant, a travaillé pendant deux ans également dans un fast food. Sans cette opportunité, il n’aurait pas pu prendre son indépendance.

Un nouveau sondage est en place sur le sujet. J’attends vos votes.

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