Archive pour la Catégorie 'Divers'

Page 14 sur 16

Tous mes voeux !

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2010

A tous les visiteurs de mon blog, fidèles lecteurs ou simplement de passage.
Vous avez été nombreux, cette année encore, à venir régulièrement lire mes élucubrations, mes critiques, mes coups de gueule, mes coups de coeur, mes émotions. Certains ont tenu à commenter en direct, d’autres en privé. A tous merci !
L’aventure continue puisque ce blog est devenu ma drogue…

Joyeux Noël

crechedenoel.jpg

Je souhaite à tous les visiteurs de ce blog un joyeux Noël !

Le deuxième chouchou du blog

Les habitués du blog en connaissent le chouchou : Véga le chien, adorable et cabotine femelle CKC ruby.
Il y a quelques mois, Ermès le chat, magnifique matou birman, a fait son apparition sur la toile.
L’été dernier, une chatte et ses trois chatons ont squatté la cheminée extérieure de notre maison. Véga, qui s’était fait courser par la mère quelques jours auparavant, n’apprécia pas du tout l’intrusion du quatuor dans son domaine. La chatte le comprit rapidement et déménagea ses petits un par un dans le tas de bois des voisins. Depuis, ils y dorment, mangent chez d’autres voisins et jouent chez nous, notamment dans le sapin et jusque sur le rebord de la mansarde, au nez et à la barbe de notre chienne qui s’époumonne vainement quand elle est à l’étage avec nous.
Si elle aboie farouchement quand elle en voit un, il semble cependant qu’elle les appelle d’un jappement amical quand ils ne sont pas dans les parages.
Nous avons donc profité d’une visite éclair chez mon fils pour mettre Véga en présence d’un chat… Tandis que je la tenais fermement sous le bras, Stefan arriva avec son matou couché sur un bras. Véga grogna, mais en l’absence de réaction du félin, elle se tut et allongea le cou pour flairer l’animal. Et contre toute attente, c’est Ermès qui souffla et sauta des bras de son maître pour aller se cacher sous le lit.
Nous n’avons pas insisté. Pourtant, nous sommes certains que Véga et Ermès, joueurs l’un et l’autre, s’amuseraient comme des fous !

Le deuxième chouchou du blog
Album : Le deuxième chouchou du blog
Ermès le chat
12 images
Voir l'album

Trois Alérions et puis s’en vont…

alrion2009.jpg L’adage populaire, une fois de plus, s’est vérifié : jamais deux sans trois !
En 2002, j’ai obtenu le Grand Prix des Poètes Lorrains décerné par la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France). Je pouvais dès lors participer au concours de l’Alérion d’or résevé aux Lorrains détenteurs du Grand Prix. Moi qui aime les défis et la compétition de haut niveau, j’étais comblée puisque nous concourions entre nous, tous poètes d’égal talent puisque tous récompensés par la même distinction. A ce concours élitiste, plus de borgne roi au milieu des aveugles ! J’adorais le principe.
J’ai donc participé chaque année à ce concours du Grand Prix des Grands Prix, en quelque sorte, dès 2003. J’ai obtenu l’Alérion d’or en 2005, puis en 2007 et de nouveau en 2009 !
Malheureusement, j’ai été déclarée à l’avenir « hors concours » pour laisser aux autres plus de chances d’obtenir ce titre… Dommage !… Personnellement, je crois que je n’aurais pas aimé que l’on supprime le favori de la compétition, car à vaincre sans péril, ne triomphe-t-on pas sans gloire ?
Pour découvrir les cinq poèmes primés : http://zazecritoire.unblog.fr/poemes/ 

Ecrire à Homécourt

Nous étions aujourd’hui à Homécourt, commune socialiste du haut du département meurthe-et-mosellan, pour assister à la réception offerte par le maire à ma cliente d’origine ukrainienne, devenue polonaise par mariage avec de faux papiers à la libération, redevenue russe avant d’acquérir enfin, légalement, la nationalité française. Elle avait eu recours à mes services d’écrivain public pour rédiger son autobiographie.
La mairie de cette ville honorait ce jour deux de ses administrées, ma cliente et une autre dame, plus jeune, écrivain en autoédition qui publiait le deuxième tome d’un roman, en leur offrant, outre une réception, une commande de cinquante exemplaires de leurs livres pour les distribuer dans les établissements scolaires et à d’autres personnes à diverses occasions. J’en bavais d’envie ! J’avais déjà découvert avec stupéfaction, en attendant le discours de Monsieur le Maire, le programme proprement hallucinant de richesse et de diversité proposé par le centre culturel. Le discours dithyrambique du maire, qui avait pris soin de lire au préalable les deux ouvrages afin d’en parler en connaissance de cause, fut à la fois posé, émouvant et passionnant. Puis les deux auteurs dédicacèrent leur livre tandis que le champagne coulait dans les coupes et que les réductions circulaient parmi les invités.
Pour un peu, je déménagerais à Homécourt !!!

La fin d’un rêve pour « La Lavandière d’Igney »

Mon livre ne fait pas partie de la sélection finale pour le Prix Erckmann-Chatrian.
Les cinq romans retenus sont dans le fichier joint :
La fin d'un rêve pour slection5gnrale31octobre2009destpresse.doc

Les vacances sont terminées

Les vacances sont terminées. Quinze jours de repos, de balades, de bons bols d’air iodé, de lecture, de jeux et d’écriture.
Le dernier jour, renonçant à une centaine de kilomètres pour aller voir « ma » petite maison de Saint Cado, nous avons préféré une promenade sur un sentier côtier que nous ne connaissions pas, à quelques kilomètres seulement de la maison. Comme il y a plus de quatre-vingts kilomètres de sentiers côtiers au départ de Kergroës, nous sommes encore très loin de les avoir tous parcourus.
Nous sommes donc arrivées à la Pointe de Kersecol par un sentier assez bien praticable. Et là, au détour d’un virage, un magnifique spectacle s’offrit à nous. Les vagues, à marée montante, prenaient les rochers d’assaut, et l’écume jaillissait en gerbes blanches comme issues d’invisibles geysers. Au-delà des écueils de la pointe, l’océan, étal, ne malmenait pas les quelques barques de pêcheurs et voiliers de plaisanciers. Mais les rouleaux se formaient à quelques mètres seulement de nous, se fracassant sur eux-mêmes avant de s’abîmer sur les rochers.
Nous descendîmes sur la pointe. Monique mitraillait les vagues en rafales. Je pris place avec Véga sur un rocher relativement confortable pour les fesses, le dos et les pieds. Et pendant plus d’une heure, je contemplai le spectacle de la nature, inlassablement, tandis que Monique essayait de capturer chaque gerbe d’écume, chacune plus fournie et plus violente dans son assaut sans cesse renouvelé. Véga, indifférente à cette beauté sauvage, creusait furieusement le sol de terre meuble et noire à la recherche d’un caillou qu’elle porterait ensuite fièrement dans sa gueule, tel un trophée, et qui l’empêcherait de respirer sur le chemin du retour. Elle demanderait alors à être portée et Monique, craignant pour le petit cœur de notre CKC – puisque les défaillances cardiaques sont bel et bien le point faible de cette race canine – cèderait au caprice de la bête.
Et le soir, en rentrant du restaurant, nous avons contemplé les plus de trois cents photos prises par Monique durant ces vacances, dont une sélection, ô combien difficile !, vous est proposée ci-dessous.

Bretagne octobre 2009
Album : Bretagne octobre 2009

7 images
Voir l'album

Et hop ! deux semaines de vacances !

Eh oui ! nous partons en vacances ! Mais contrairement aux apparences, mon statut d’indépendant ne me donne pas l’opportunité de prendre davantage de vacances que les salariés. En effet, pour la première fois depuis 2004, j’aurai pris cette année cinq semaines de congés… non payés !
A nous donc le crachin et le soleil bretons, les vagues et les embruns de l’océan. A nous les balades, le farniente, la lecture, la peinture et l’écriture, les parties de scrabble et de yams.
A propos de lecture, un nouveau sondage est en place.
Je pars comme d’habitude avec tout mon matériel informatique de nomade, mais sans boulot. Même si je n’ai pas l’intention d’ouvrir l’ordinateur tous les jours, je pense que je ne pourrai résister à l’envie de poster quelques articles dans le blog… et j’ai surtout l’intention d’avancer dans le troisième tome de ma saga familiale.

Badinter, l’épreuve de la justice

Texte transmis par un internaute, fidèle lecteur de ce blog :
« Le livre de référence 

Dreyfus (Pauline), Badinter, l’épreuve de la justice, Editions du Toucan, 2009, 364 pages.  La lecture du livre de Pauline Dreyfus intitulé Badinter,  l’épreuve de la justice a l’intérêt de nous rappeler que le mérite d’un homme ne devrait jamais rien devoir à son nom ou à ses relations mais toujours s’apprécier au regard de ses actions et de ses combats .
Impopulaire lorsqu’il était ministre, Robert Badinter a mis des années à conquérir sa place dans le panthéon des Français. Il est aujourd’hui célébré par tous, à droite comme à gauche pour sa rectitude, son intégrité morale et son courage dans l’action politique. 
Contrairement à la nouvelle génération de gouvernants, Robert Badinter n’a jamais aimé parler de lui, se tenant toujours en marge des fastes de la République, considérant que seules importaient ses idées et ses valeurs.
Austère, pudique et réservé, il a toujours refusé d’écrire ses mémoires et a seulement «toléré», à ce jour , la biographie « non autorisée » de Pauline Dreyfus. 

Personne n’aime autant la France que ceux qui l’ont choisie 

Qui sait que la vie de Robert Badinter s’est jouée en 1943, lorsqu’il a vu son père arrêté sous ses yeux par la Gestapo de Klaus Barbie à Lyon et que, dès l’âge de 15 ans, il a décidé de vouer sa vie à la justice ? Issu d’une famille de juifs de l’Est, Robert Badinter a été élevé par ses parents dans l’amour de la France et de la République. Alors qu’il avait une quinzaine d’années, son père est  donc arrêté , victime de la politique raciste et antisémite du régime de Vichy. Il ne reviendra jamais de déportation !
Robert Badinter en conservera une blessure indélébile assortie d’une question lancinante : comment la France qui a donné l’asile à sa famille, cette terre d’accueil qu’il aime tant, qu’il admire tant, la patrie des lumières, a- t-elle pu persécuter les siens avec un tel acharnement ? 

Avocat à 22 ans, il est parrainé par Me Henri Torrès, un ténor du barreau de Paris qui lui apprend l’art de l’éloquence et lui fait partager ses convictions humanistes. Il intervient aux côtés de Me Torres dans la défense de Georges Guingouin, héros de la résistance limousine victime d’un double règlement de comptes des vichystes et des communistes, qui bénéficiera d’un non-lieu en 1959.  Il participera ensuite aux grands procès qui ont émaillé le conflit algérien. En 1965, il réalise un vieux rêve auquel il avait dû renoncer faute de moyens : il réussit  l’agrégation de droit privé  et dispensera des enseignements de droit pénal à l’université, d’abord à Besançon puis à Amiens. La même année, il s’associe à Jean Denis Bredin pour fonder un cabinet d’avocats d’affaires. 

Le combat pour la vie 

Après avoir été, pendant plusieurs années, un brillant et prospère avocat d’affaires, Robert Badinter devient l’ avocat des causes désespérées puis l’avocat de l’abolition de la peine de mort. Parallèlement à une vie professionnelle intense, Robert Badinter, sympathisant de la Ligue des droits de l’homme, publie régulièrement des articles pour dénoncer la peine de mort. Le 29 septembre 1971, à l’occasion d’une prise d’otages qui tourne au drame à la centrale de Clairvaux, dans un article publié dans le journal Le Monde intitulé « la loi du talion », il écrit : « face à une société qui réclame vengeance, il faut raison et surtout humanité garder. Ces hommes, tels qu’ils sont révélés, sont une forme de malheur. On ne se protège pas du malheur en mettant à mort ceux qui en sont les instruments ». 

Au procès de Troyes, il est l’avocat de Bontems, l’un des deux preneurs d’otages de Clairvaux qui sera condamné à mort malgré une participation improbable à l’exécution des otages, exécution revendiquée par Buffet. Il vit comme un échec personnel cette condamnation et surtout le rejet par le Président de la République du recours en grâce déposé en faveur de son client. En mai 1973, il publie le récit de son expérience dans L’Exécution, livre qui n’aura aucun succès lors de sa parution. Il y revendique « une justice qui n’a pas perdu l’amour des hommes ». Estimant que le devoir d’un avocat est de défendre toutes les causes, il accepte d’être l’avocat de Patrick Henry dont il sauvera la tête contre toute attente, grâce à un vibrant plaidoyer contre la peine de mort. 

Pour les Français, Robert Badinter est devenu « Monsieur  Abolition ». Il va, pendant de nombreuses années,  défendre cette cause impopulaire avec passion et courage tant sur le plan judiciaire que médiatique.
A la fin de l’année 1978, trois condamnés à mort, dont les condamnations ont été cassées par la chambre criminelle de la Cour de Cassation, doivent être rejugés . Mohamed Yahiaoui, Michel Rousseau, Norbert Garceau vont tous les trois demander à Robert Badinter d’assurer leur défense. A trois reprises, Robert Badinter va réussir son impossible pari : sauver la tête d’un criminel que tout accable. 
Malgré des insultes, des menaces en tous genres et  même un attentat qui aurait pu coûter la vie à ses enfants, Robert Badinter ne cessera pas de se battre comme avocat et comme militant pour obtenir  la suppression de la peine de mort alors que tous les sondages de l’époque indiquaient que plus de 60 % des Français étaient favorables au maintien de la peine capitale. 

Il lui faudra attendre 1981, l’élection de François Mitterrand puis sa nomination comme Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, pour réaliser son idéal de justice.  Une page de l’histoire judiciaire de notre pays se tourne lorsque Robert Badinter se présente devant la représentation nationale le 17 septembre 1981 en disant : « j’ai l’honneur, au nom du gouvernement de la République, de demander à l’Assemblée Nationale d’abolir la peine de mort en France… »
Dans une intervention historique, il dresse un vibrant plaidoyer pour la vie et pour la justice :
« Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue ; demain, grâce à vous, il n’y aura plus dans les prisons, pour notre honte commune, d’exécutions furtives à l’aube, sous un dais noir ; demain, grâce à vous, les pages sanglantes de notre histoire auront été tournées…. ». Il obtient  la suppression de la peine de mort à une écrasante majorité et, à la surprise générale, il réussit par une intervention moins médiatisée mais tout aussi émouvante, à convaincre les sénateurs, majoritairement de droite et hostiles à son projet, de voter également l’abolition de la peine de mort . 
Grâce à Robert Badinter, la France est devenue le 22e État abolitionniste du monde, transformant ainsi en réalité l’utopie évoquée par Victor Hugo dans sa préface du  Dernier jour d’un condamné

Le combat pour la Justice 

Robert Badinter est assurément entré dans la mémoire collective parce qu’il a fait abolir la peine de mort en France en 1981. En février 2005, à l’occasion d’un sondage réalisé par l’institut BVA sur le bilan des années Mitterrand, à la question « quelles mesures vous ont le plus marqué ? », la réponse « l’abolition de la peine de mort » arrive largement en tête, avec 54 % des voix. Mais il serait réducteur de ne retenir que l’abolition de la peine de mort à l’actif de Robert Badinter au Ministère de la Justice. Robert Badinter a été un grand ministre de la justice, sinon le plus grand de l’histoire de la République. Il a fait entrer la justice dans l’ère de la modernité et a fait progresser, comme jamais auparavant,  l’ État de droit dans notre pays.
Il a supprimé les juridictions d’exception, abrogé la Cour de sûreté de l’État, le Haut tribunal militaire, la Cour de justice militaire, les tribunaux permanents des forces armées.
Il a donné aux militaires les mêmes droits que ceux accordés aux civils.
Il a abrogé la loi anticasseurs votée en 1970, à la suite des événements de mai 68.
Il a supprimé le délit d’homosexualité et l’article 331 du code pénal, hérité du régime de Vichy qui fixait de manière discriminatoire la majorité pour les relations homosexuelles à 21 ans alors qu’elle était de 15 ans pour les relations hétérosexuelles.
Il a permis aux citoyens français de saisir les instances européennes pour violation des droits de l’homme en levant la réserve que le président Giscard d’Estaing avait fait inscrire en 1974 lors de sa ratification et en autorisant la saisine individuelle de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg. Attendue par tous les juristes, cette réforme a constitué une avancée remarquable du droit et un progrès essentiel pour les libertés publiques.
Il a fait abroger la loi Sécurité et liberté, dénonçant les vices de la politique sécuritaire menée par son prédécesseur, Alain Peyrefitte. 

Surtout, Robert Badinter est le premier à s’être préoccupé de la situation des victimes d’infractions dont il va améliorer considérablement les droits . En 1983, il promulgue une loi permettant une réparation systématique et égale pour toutes les victimes. En 1985, il complète ce dispositif en faisant voter la loi qui porte désormais son nom et qui permet une indemnisation quasiment automatique des accidentés de la route, facilitant ainsi le règlement d’ énormes contentieux de responsabilité encombrant les juridictions. A la suite d’une recrudescence d’actes de terrorisme et de mouvements dans la police liés notamment à la généreuse loi d’amnistie promulguée par son prédécesseur, Maurice Faure, de son action mal comprise pour améliorer les prisons françaises, Robert Badinter subira des attaques populistes extrêmement dures et injustes. 

Homme de conviction, Robert Badinter n’a jamais renoncé ; malgré les épreuves, il ne s’est jamais trompé de combat. Dans les circonstances les plus difficiles, il tiendra bon et restera fidèle à ses convictions, disant plusieurs années après : « j’en ai bavé, mais ça en valait la peine ». De fait, plus les années passent et plus Robert Badinter  résiste ; plus que tout autre, à l’inventaire des années Mitterrand ! 

Le combat pour le Droit 

Succédant à Daniel Mayer, Robert Badinter a été Président du Conseil Constitutionnel de 1986 à 1995. Il a donné à cette institution un rayonnement et une légitimité qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait su lui apporter. D’abord soupçonné de partialité parce que nommé par un président de gauche, Robert Badinter affirme dès sa prise de fonction : « chacun, lorsqu’il est appelé à rejoindre le conseil constitutionnel, doit faire taire sa sensibilité particulière pour ne plus prendre en considération que ce qui nous est commun et qui transcende nos différences : l’amour de la liberté, l’intérêt de la République et les progrès de l’État de droit. » Pendant sa présidence, Robert Badinter a toujours veillé à ce que les passions partisanes et politiciennes ne puissent jamais altérer ou réduire les libertés fondamentales. Il a fait du Conseil Constitutionnel un outil fondamental de l’État de droit sans en faire un «gouvernement des juges » . 

Il est de ceux pour qui le Droit n’est pas un instrument de puissance et de domination sociale mais au contraire un moyen permettant d’assurer la justice, de libérer les énergies et de garantir les droits fondamentaux de l’homme. Selon lui, la loi ne doit pas être qu’ une suite de règlements mais elle doit aussi et surtout exprimer les valeurs de la République. A l’issue de son mandat au Conseil Constitutionnel, Robert Badinter sera élu au Sénat où il ne cessera de défendre  l’État de droit, les droits de la personne humaine et de militer pour une justice indépendante, égale pour tous et respectueuse des droits de chacun. 

Le combat pour l’homme 

En 1988, Robert Badinter publie avec son épouse Élisabeth, une monumentale biographie de Condorcet, un homme selon eux injustement tombé dans l’oubli en dépit de la fervente admiration de quelques hommes politiques comme Jaurès qui disait : « la pensée de Condorcet appartient au patrimoine de la République ». De cet homme qui est pour eux l’image de la vertu en politique et de sa compagne Sophie de Grouchy, les époux Badinter vont faire revivre l’existence avec bonheur : bon nombre des combats de Condorcet sont aussi les leurs.
Evoquant Condorcet , Robert Badinter s’ exprime ainsi : «Parce que, dans la tempête de l’histoire, son action est demeurée conforme à ses principes, qu’il a toujours refusé le recours à la violence mortelle, qu’il n’a jamais trahi ses convictions ni confondu pouvoir et enrichissement, Condorcet demeure un héros de la République. » 
Robert Badinter n’est-il pas lui aussi un héros de la République ?
Champion des droits de l’homme, il continue à militer pour obtenir l’abolition universelle de la peine de mort dans tous les pays du monde et notamment aux États-Unis.
En France, il est de tous les combats contre  l’obscurantisme, l’antisémitisme, le racisme et le négationnisme, pour la justice, la liberté et la dignité de l’homme. 

A 81 ans, il est toujours l’avocat infatigable des causes qui peuvent paraître désespérées. Tant qu’il sera là, sa conscience ne sera sans doute jamais au repos, ayant fait sien une fois pour toute le mot de Chamfort, « seuls les passionnés ont vécu, les autres ont duré ».
Robert Badinter, «  l’homme qui ne s’est jamais trompé de combat », est assurément l’honneur de la République. 
En parlant de Victor Hugo, Robert Badinter déclarait lors d’une conférence :« il est des combats qui éclairent une vie ».
Comme Robert Badinter, engageons-nous avec courage et détermination pour défendre la Justice et le Droit ; Avec lui et comme lui, continuons ces beaux combats qui donnent du sens à la vie ! » 

Pascal Bridey
Magistrat 

Les jardins éphémères 2009

A Nancy, la Place Stanislas est de nouveau transformée en jardin.
Sur le thème « Majorelle et la poésie végétale », les jardiniers de la ville ont voulu commémorer le 150e anniversaire de la naissance de l’artiste lorrain, un des initiateurs de l’Art Nouveau. Un bel hommage au talent de Louis Majorelle.

Les jardins éphémères 2009
Album : Les jardins éphémères 2009
Quand la Place Stanislas de Nancy se transforme en jardin
0 image
Voir l'album

suite à la fête des voisins

Article paru dans l’Est Républicain du 1er octobre :

Publié le : jeudi 1er octobre 2009 

 


Les 30 ans du quartier des Gravières

fetedesvoisins.jpg


 

Convivialité et témoignage d’amitié pour l’anniversaire du quartier.

Une quarantaine de personnes ont fêté dernièrement les trente ans du quartier des gravières dans une ambiance chaleureuse.
Dans un îlot de verdure, les habitants se sont retrouvés pour savourer un délicieux couscous élaboré avec beaucoup de talent par une dame du
quartier et la participation active de tous. Comme l’évoque Armand, longtemps porte-parole des habitants lors de la construction du quartier Nous portons l’appellation VS 2 , pour Vigne des sables n° 2 ,le suivi du chantier a donné lieu à des réunions hebdomadaires qui se sont poursuivies pendant des années dans le cadre d’une association syndicale.La gestion et le transport d’une trentaine d’enfants allant à l’école Emile-Gallé, les requêtes pour obtenir un accès au centre de Heillecourt, aménager et entretenir des voies et espaces verts ont forgé l’unité du quartier».
Le
quartier est caractérisé par une grande stabilité,il y a encore 12 familles de l’origine sur les 17 maisons construites.Cependant ce sont vers Nancy et sa banlieue, Paris, l’Afrique du Sud et même la Californie que les enfants de cette première génération se sont tournés pour s’installer. Aujourd’hui, quelques nouvelles familles sont arrivées avec de jeunes enfants.

« La Lavandière d’Igney » en lice pour le prix Erckmann-Chatrian

Mon roman, premier tome de la saga familiale intitulée Colin-Maillard, envoyé aux membres du jury du prix Erckmann-Chatrian, communément appelé le Goncourt lorrain, a été retenu, avec dix-sept autres ouvrages, pour la compétition.
prixerckmannchatrian.jpg
Voir également http://www.laplumeculturelle.com/notes/La-liste-officielle-des-candidats-aux-prix-Erckmann-Chatrian-2009-devoilee-des-dimanche_b1592774.html

Le nom du lauréat sera proclamé le lundi 12 novembre 2009.

La fête des voisins 2009

L’an dernier, un couple de voisins avait pris l’initiative d’une réunion de voisins, un samedi soir. C’était en juin et la météo ne nous avait guère été favorable. Il faisait même carrément froid ! Nous nous étions retrouvés dans le garage et avions partagé un apéritif dînatoire. A l’issue de la soirée, une famille d’origine marocaine avait lancé l’idée, pour l’année suivante, d’un grand couscous !
Dès le mois de juin, un petit groupe organisateur fixa la date et le montant de la participation de chacun pour acheter les ingrédients du couscous. Pour l’apéritif et le dessert, appel aux bonnes volontés pour apporter boissons et cakes salés, cacahuètes, olives, gâteaux, tartes, etc.
La semaine dernière, nous avons craint que la météo de nouveau ne nous soit hostile. Mais ce matin, il faisait beau. Cinq ou six volontaires aidèrent la cuisinière à peler et couper les légumes. Les hommes installèrent tables et chaises de jardin dans le petit espace vert du quartier.
Nous étions une quarantaine, enfants compris, et nous fêtions également les trente ans du lotissement ! L’apéritif fut jovial et le coucous succulent !
Bravo à la cuisinière que la quantité de coucous à préparer n’affola pas et qui assuma la direction des opérations avec beaucoup de calme et d’efficacité !

La fête des voisins
Album : La fête des voisins

56 images
Voir l'album

Ermes de la Plume Sacrée

Pour se sentir moins seul dans son trois pièces cuisine SDB, mon fils a acheté un chat, un sacré de Birmanie né le 10 avril 2009.
Je suis donc allée hier en Alsache avec lui chercher Ermes. Installé dans sa cage de transport, il s’est montré très sage durant le voyage.
Un peu plus tard, Monique et moi allions chez Stefan pour dîner et faire plus ample connaissance avec Ermes. Pour plus de sécurité, Véga est restée à la maison… La petite boule de poils de Stefan est un adorable chaton, très câlin et très beau.
Nous lui souhaitons une longue et bonne vie auprès de son maître qui paraissait à la fois ému et fier de son bébé !

Ermes de la Plume Sacrée
Album : Ermes de la Plume Sacrée
Le nouveau compagnon de Stefan.
4 images
Voir l'album

Noël en août

Profitant d’une opportunité, Monique et Stefan ont acheté mon cadeau de Noël il y a quelques jours : un nouveau bureau informatique qui présente l’énorme avantage d’avoir de l’espace pour allonger les jambes. Afin de ne pas risquer de rencontrer un problème lors du montage cinq mois après l’achat, Monique et Stef m’ont proposé de me l’offrir sans attendre et j’ai donc décidé de faire Noël en août.
J’ai acheté en hâte deux cadeaux et confectionné un pain d’épices. Nous avons renoncé aux huîtres mais pas au traditionnel foie gras ! Des bougies décoraient la table, le petit sapin (nous avions renoncé au grand, trop long à installer…) trônait sur la table de la terrasse et des chants de Noël s’élevaient dans l’air un peu saturé de moiteur estivale.
Nous avons trinqué et souhaité mutuellement un joyeux Noël puis chacun a ouvert ses cadeaux avant de passer à table.
Moi qui déteste les fêtes de fin d’année, j’ai apprécié ce Noël  en août !!!

Noël en août
Album : Noël en août

12 images
Voir l'album

Concours photos

Voici la photo (réalisée par Monique) que j’ai proposée à ce concours : http://www.notrefamille.com/v2/concours-photo/zoomphoto.asp?photoid=2224
Si elle vous plaît, n’hésitez pas à voter en cliquant sur le lien. Après avoir indiqué vos coordonnées, vous recevrez un mail pour confirmer votre vote en cliquant une seconde fois.
Vous ne gagnerez rien à voter pour moi sauf le plaisir de me faire plaisir ! Mais vous pouvez aussi participer au concours en cliquant sur ce lien
http://www.notrefamille.com/v2/concours-photo/default.asp et me le faire savoir.
D’avance merci.

Accident d’hydrospeed

Une fillette de onze ans est décédée suite à un accident d’hydrospeed.
Une dizaine d’enfants participaient à cette activité organisée par un centre de vacances, seulement encadrés par un professionnel et un stagiaire de 19 ans. Ce dernier a été mis en garde à vue avec le directeur du club nautique. Comment peut-on confier dix enfants pour une activité sportive à haut risque à deux adultes dont un seul professionnel ? L’économie de personnel qualifié a-t-il coûté la vie à cette petite fille ?
Combien d’accidents faudra-t-il pour que nos enfants soient correctement encadrés par des professionnels compétents, sachant que le risque zéro n’existe pas ? Au-delà de la mort de l’enfant dans des conditions aussi scandaleuses, comment le jeune homme, partiellement et indirectement responsable du drame, va-t-il pouvoir vivre avec ce poids sur la conscience ?

Une voiture pour notre cousin

Notre cousin tétraplégique, dont j’ai déjà parlé dans ce blog, va bientôt de nouveau pouvoir conduire… Quel courage ! Il a commandé en Allemagne une voiture entièrement adaptée à son handicap. Le commercial, un Français (quelle chance !), est déjà venu avec une voiture similaire à celle qu’il a achetée pour faire homologuer son permis devant un inspecteur de la préfecture. Le cousin a réussi brillamment l’épreuve. Chapeau !
La voiture devait être prête en juillet… ce sera finalement septembre… Las d’attendre et parce que les déplacements en GIHP sont très onéreux, notre cousin a demandé à l’entreprise allemande de lui louer un véhicule en attendant la livraison. Monique et moi sommes donc allées chercher ladite voiture qui n’est pas adaptée pour être conduite par le cousin mais adéquate pour transporter une voire deux personnes en fauteuil.
Nous primes le train de bonne heure à Nancy, puis le TGV à Strasbourg, puis un train de banlieue à Stuttgart. L’émotion était grande car j’ai vécu dans cette ville pendant onze ans… Mais pas le temps de faire du tourisme nostalgique !… A Reutlingen, un employé de la société PARAVAN nous accueillit et nous conduisit dans la voiture de prêt jusqu’à l’usine située à une cinquantaine de kilomètres.
Présentation du commercial français, déjeuner très typique… puis visite de l’usine. On nous annonce que la voiture doit subir une petite réparation et qu’il faudra attendre un peu… La visite de l’usine est très intéressante et très impressionnante.
Enfin, vers 17h15, nous quittons Eichelau direction Stuttgart puis Karlsruhe, Strasbourg et Nancy. La voiture de prêt n’est pas de première jeunesse mais Monique s’en tire très bien au volant. Pour moi qui suis à l’arrière, le confort est très relatif car les pieds ne touchent pas terre (le plancher a été rabaissé pour accueillir les personnes en fauteuil).
Nous arrivons chez le cousin vers 22h00, fourbues mais heureuses d’être arrivées à bon port et contentes par avance de savoir que le cousin pourra bientôt, avec ses auxiliaires de vie, se balader en toute liberté !

Paravan
Album : Paravan
Une entreprise au service des handicapés qui souhaitent retrouver une complète autonomie
6 images
Voir l'album

LA mongolfière de Chambley

J’avais réussi à terminer à temps une commande urgente et nous étions parties pour Chambley où a lieu du 24 juillet au 2 août le plus grand rassemblement européen de mongolfières qui fête cette année son vingtième anniversaire. Nous avions choisi le mercredi 29 juillet, car outre le départ en masse de plusieurs centaines de ballons à 18h30, avait lieu à 22h00 un embrasement au sol. Nous y avions assisté il y a quelques années et c’était vraiment spectaculaire. Or si le départ en ligne est biquotidien pendant toute la durée de la manifestation, l’embrasement en revanche n’a lieu qu’une fois, et c’était hier.
La météo capricieuse de ces dernières semaines nous avait fait craindre le pire. Mais finalement, pour notre plus grande joie, il faisait beau et chaud.
A proximité du site, un bouchon interminable se dessinait… Nous prîmes la suite, rassurées par le fait que, si nous rations le départ, nous pourrions toujours prendre des photos des mongolfières en vol. Un peu plus loin, des gendarmes régulaient la circulation et enjoignaient les automobilistes à faire demi-tour… Nous avions tous suivi un mauvais fléchage ! Enfin arrivées au bon endroit, un jeune bénévole nous signala que tous les parkins étaient saturés. Nous prîmes d’assaut, avec d’autres, un champ de blé fraîchement moissonné. Puis nous partîmes à pied, sur environ deux kilomètres, vers le site.
L’heure de l’envol massif était déjà largement dépassée et nous nous étonnions de ne voir aucune mongolfière dans le ciel bien dégagé…
Au fur et à mesure que nous avancions, nous rencontrions une foule grandissante qui marchait dans le sens inverse… Je captai quelques mots : dommage, météo, vent… Et toujours aucun ballon en vue…
Sur le site, nous entendîmes une voix dans un haut-parleur annoncer l’annulation de la manifestation. On nous confirma que tout, même l’embrasement, était bien annulé en raison du vent, trop fort en altitude, et reporté au lendemain. Quelle déception !
Un hot-dog et une crèpe plus tard, nous reprenions le chemin vers la voiture. Nous vîmes alors soudain UNE mongolfière unique monter dans le ciel ! Mais elle ne fut rejointe par aucune autre.
Voilà… dommage ! Vous n’aurez pas les superbes photos que Monique, qui avait pensé à prendre le trépied, pensait prendre… Vous n’en aurez qu’une…

mongolfires002.jpg

Les papillons de Dombasle

Jean-Luc, le mari de ma meilleure amie, nous fait profiter des photos qu’il a prises dans leur jardin :

Les papillons de Dombasle
Album : Les papillons de Dombasle
Sylviane et Jean-Luc sont envahis par une myriade de papillons qui viennent butiner leur parterre de lavande.
8 images
Voir l'album

Le jardin éphémère 2009 de Lunéville

Jusqu’au 20 septembre 2009, le musée du château de Lunéville accueille une exposition « Turqueries et autres chinoiseries » tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
En écho à cette exposition sur l’exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle, un jardin éphémère a été réalisé dans la cour du château. Ouvert jusqu’au 13 septembre tous les jours de 6h à 22h. Mise en lumières les vendredis et samedis de 22h à 23h.

Les jardins éphémères 2009 de Lunéville
Album : Les jardins éphémères 2009 de Lunéville

7 images
Voir l'album

Chats dans la cheminée

Chaque matin, Véga sort de la maison comme une furie pour aller chercher sa balle et accessoirement faire pipi. Ce matin, elle ne décolérait pas. J’allais sortir du bureau pour la faire taire lorsque j’entendis Monique prononcer le mot « chat ». J’ai cru avoir mal entendu…
Mais non, il y avait bien un chat chez nous ! En fait, pas tout à fait chez nous car plus exactement dans la cheminée extérieure, sur la terrasse, qui fait office chez nous de barbecue ! Je m’avançai et vis la petite chatte grise que je rencontre régulièrement sur le parking sans pouvoir l’approcher. Elle s’était glissée derrière le bac à charbon de bois, contre le corps de la cheminée. Pour la deuxième fois, un chat avait fait de cet endroit son nid !!!
Mais Véga n’est pas Lorca, encore que notre feu labrador ne débordait pas d’enthousiasme à l’idée de nous partager avec un matou !…
Véga, elle, hait les chats. Comme elle hait d’ailleurs la plupart des chiens, les hérissons, les souris, les lézards, les araignées, les papillons, les mouches, les abeilles, les oiseaux, les escargots, les vaches, les moutons, les chèvres, les chevaux… Bref, Véga déteste tous les êtres vivants hormis les humains. Il a donc fallu tenir la chienne enfermée pour s’approcher. Lorsque j’ai enlevé la grille du barbecue, la chatte a soufflé, sans plus, un simple avertissement. Mais je me le tins pour dit.
Un peu plus tard, Monique m’annonça qu’en plus d’une chatte, il y avait aussi un bébé… puis deux qui n’étaient plus des nouveau-nés mais déjà des chatons !!! Avec ma vue basse, je ne distinguais pas grand chose dans la pénombre de la cheminée hormis les deux billes de la chatte qui me surveillait.
A mon retour de chez un client, Monique me dit que, finalement, ce sont trois chatons : un gris, un presque blanc et un rouquin ! Mais elle me dit aussi que voulant sortir la chienne en laisse sur la terrasse pour signifier à la chatte qu’elle ne pouvait pas élire domicile plus longtemps dans notre barbecue, elle avait trouvé le nid déserté par la mère ! Il ne restait plus que les petits !!! J’allai voir à mon tour et n’en trouvai plus qu’un : le petit rouquin qui miaulait sa détresse de se retrouver tout seul. Me voyant, il avança son petit museau en couinant. De toute évidence, la mère avait trouvé un autre abri et commencé le transfert des petits. Quand je vous dis qu’être mère n’est pas une sinécure !!!
A l’heure où j’écris, j’espère qu’elle a déménagé son dernier petit… qui est quand même bien mignon et que nous adopterions volontiers si la raison ne nous disait pas qu’il n’en faut rien faire à cause de Véga et pour tous les problèmes qu’un deuxième animal domestique poserait !!!

Chats dans la cheminée
Album : Chats dans la cheminée

5 images
Voir l'album

Pique-nique et calligraphie

Le Cercle des Arts de Laxou-Maxéville organisait aujourd’hui le pique-nique de fin d’année. Peintres et poètes se sont retrouvés pour passer ensemble quelques heures de détente. Après le repas, les uns ont sorti leurs toiles et leurs pinceaux et d’autres leurs crayons, notamment pour s’initier à la calligraphie. J’étais de ces néophytes et notre prof du jour, Francine, s’est montrée très patiente pour nous prodiguer les rudiments de cet art.

Pique-nique et calligraphie
Album : Pique-nique et calligraphie
Repas de fin d'année du Cercles des Arts de Laxou-Maxéville
17 images
Voir l'album

La Lavandière d’Igney à Heillecourt

Après la polémique des mois précédents, la soirée présentation de mon dernier ouvrage a bien eu lieu à la Salle Arc-en-ciel de Heillecourt.
Nous étions une trentaine : de nombreux ami(e) et quelques voisin(e)s que je remercie pour leur fidélité.
Je remercie vivement Didier Sartelet, maire de ma commune, qui a trouvé le temps d’honorer cette soirée de sa présence. Il a émis quelques mots pour souhaiter que cette soirée panse un peu les plaies occasionnées par la polémique des derniers mois. En outre, il a acquis un exemplaire de mon ouvrage. J’ai été très sensible à ce geste, car de même que je ne peux m’inscrire à toutes les bibliothèques qui achètent mon livre, je comprendrais qu’un maire ne puisse acquérir toutes les oeuvres de ses administrés.
Monsieur le Maire était accompagné de Madame Nadine Monge, déléguée à la Culture.
Merci également à Joëlle Di Sangro, déléguée honoraire de la SPAF Lorraine, pour ses paroles élogieuses à mon encontre.
Merci encore à Hervé Willer et son équipe de Energie Nouvelle de Heillecourt pour son soutien et son amitié.
Enfin merci à tous ceux et celles qui sont venus et que je n’ai pas eu le temps de saluer.
Rendez-vous dans un an pour la sortie du deuxième tome.

Un roman vilipendé

J’étais hier l’invitée d’un cercle de lecture nancéien composé d’une dizaine de personnes issues pour la plupart du monde médical et enseignant. Un monde qui n’est pas le nôtre, comme me le fit remarquer Monique qui m’accompagnait. 

Ils avaient acheté mon livre « Ecrivez-moi… », un roman épistolaire paru en 2006 et porté aux nues par un animateur de FR3 qui était littéralement tombé amoureux de l’ouvrage. 

La première personne qui prit la parole annonça d’emblée « Je n’ai pas aimé le livre ! ». Aïe ! Ça commençait mal… La deuxième reprit : « Je n’ai pas aimé non plus… », la troisième : « J’ai arrêté dès la quatrième lettre qui était précisément le jour anniversaire de la mort de mon mari », le quatrième avoua n’être pas allé au bout de l’ouvrage… Je sentais Monique tendue à mes côtés, souffrant pour moi et se demandant peut-être si ma carapace allait tenir le choc… Elle connaît la fragilité sous l’écorce et redoutait les conséquences de cette mise au pilori de mon livre. J’ai cru un instant que cette assemblée allait rejouer à mes dépens « Le dîner de con » et me demandai si j’allais sortir indemne de cette soirée à laquelle je m’étais rendue en toute innocence. Car certes je m’étais attendue à ce qu’un ou plusieurs lecteurs me disent qu’ils n’avaient pas aimé le livre, mais pas à cette vindicte systématique… 

Sans attendre son tour, un médecin prit la parole et, avec des propos très nuancés, critiqua le caractère très égoïste des deux antagonistes et l’aspect mécanique et inhumain de leurs relations, mais admis avoir apprécié l’ensemble qui avait le mérite de sortir des sentiers battus et de surprendre le lecteur. Puis une personne, empêchée de venir, téléphona pour dire qu’elle avait aimé le livre. Ouf ! Je respirai. Ensuite, les critiques furent plus teintées et un débat s’engagea. Je tentai de défendre mon livre et mes personnages, mais je le fis mal et ne réussis jamais à convaincre mon public que leurs relations relevaient bien du domaine de l’amour. Enfin, la maîtresse de maison et chef d’orchestre de la soirée exprima une opinion plutôt en ma faveur, en mettant le style en avant. Tous furent d’accord sur ce point. Mon roman était donc critiqué sur le fond mais pas sur la forme. Je pouvais continuer à écrire ! 

Heureusement, ce roman n’était pas mon premier ouvrage. En outre, s’il a été publié en 2006, il a été écrit en 1995. Aujourd’hui, peut-être l’écrirai-je différemment, sans doute ne l’écrirai-je même pas du tout ! 

La soirée se poursuivit en toute convivialité et décontraction autour d’un somptueux buffet de cochonnailles arrosé d’un excellent vin rouge, de fromages et d’un mille-feuille, mon gâteau préféré ! Après une coupe de champagne en l’honneur de l’hôtesse qui fêtait son anniversaire, nous nous séparâmes, qui par une franche poignée de main, qui par une bise amicale. 

Sitôt dans la voiture, Monique se tourna vers moi et demanda : 

– Ça va ? 

Oui, ça allait, même si mon égo en avait pris un coup ! Comme elle dit, j’avais cherché le bâton pour me faire battre, mais il est bon, parfois, d’être ramené à l’humilité, car tout écrivaillon qui rencontre un petit succès local se prend tôt ou tard à imaginer que tout le monde l’adore ! Là, on n’avait pas aimé mon livre et on me l’avait fait rudement savoir. Il n’en aurait pas fallu davantage, il y a dix ans, pour me faire tomber la plume des mains ! 

Présentation officielle de « ma » Lavandière d’Igney

Mon entrevue avec la déléguée à la culture de Heillecourt eut bien lieu aujourd’hui. Sachant qu’elle me recevrait avec le responsable de la Maison du Temps Libre, j’avais demandé à Monique de m’accompagner.
Après un démarrage un peu tendu, l’entretien se passa fort bien. En une demi-heure, nous nous étions mis d’accord sur la date, le lieu et les modalités pratiques.
La manifestation aura donc lieu à Heillecourt le vendredi 5 juin 2009 à 18 h 30 à la Salle Arc-en-Ciel (nouvelle salle derrière l’église – à proximité du parking de l’église/école Emile Gallé).
A l’issue de la présentation, je serai à la disposition du public pour signer des livres puis un vin d’honneur sera servi à toutes les personnes présentes.
Vous avez été nombreux à m’encourager dans ce « combat » et je vous dois cette petite victoire. J’ai encore besoin de vous…
Je compte sur vous pour venir aussi nombreux que possible. Que vous ayez acheté le livre ou non, que vous ayez ou non l’intention de l’acheter, la question n’est pas là. L’essentiel pour moi est qu’un large public manifeste par sa présence son intérêt pour la littérature, fût-elle locale et autoéditée. Car il est important de démontrer à tous ceux qui nous regardent avec mépris ou condescendance que l’autoédition n’est pas un aveu de médiocrité mais une preuve de grande solitude.
Quand un auteur, après le travail d’écriture, par excellence solitaire, doit encore s’occuper seul de la finition puis de la promotion et de la vente de ses livres, il puise un immense réconfort dans ses rencontres avec les lecteurs.
J’espère donc que vous serez nombreux à vous déplacer à Heillecourt pour encore me manifester, de manière plus conviviale cette fois, votre soutien.

HarmoCo : l’album

alaindelhotalaquarellepetit.jpg
L’harmoniciste Alain Delhotal présentera son dernier album au Vertigo les 29 et 30 mai prochains.
Voir ci-dessous le dossier de presse :
HarmoCo : l'album dans Divers pdf harmocodossierdepresse.pdf

Concours littéraire APAC 2009

Geneviève KORMANN, Présidente de l’APAC, lance un appel à toutes les plumes de langue française. C’est avec grand plaisir que je lui offre un espace dans mon blog.

L’APAC (Association Plumes À Connaître) lance son concours littéraire 2009. Le concours a pour objet de récompenser des textes écrits en langue française dans les deux genres suivants : poésies toutes catégories, nouvelles. Le sujet est libre. Dans chaque catégorie, seront décernés aux deux lauréats l’édition à cent exemplaires d’une plaquette à leur nom et présentant leurs textes. Aux deuxièmes prix de chaque catégorie une édition de plaquette à 50 exemplaires. Des récompenses et lots divers seront remis aux auteurs dont les textes auront été remarqués. La date limite des envois est fixée au 30 mai 2009.
Les prix seront remis aux lauréats courant octobre 2009 à Metz, en Moselle.
Règlement du concours ci-dessous en fichier .jpg :
Concours littéraire APAC 2009 dans Divers pdf concoursapac.pdf
Pour plus de renseignements, vous pouvez vous rendre sur le site 
de L’APAC :
www.semellesdevent.net  

Je m’croyais déjà…

… écrivain célèbre !!!
Samedi dernier, j’avais rendez-vous avec mes lecteurs au magasin Cora Houdemont pour une séance de dédicaces à l’occasion de la sortie de mon dernier livre intitulé « La Lavandière d’Igney ». Je me hâtais car il était déjà 15h10 et j’avais dix minutes de retard.
En arrivant devant le comptoir des hôtesses, j’entendis l’une d’elles lancer dans l’appareil téléphonique qu’elle tenait à la main : « Oh ! je crois qu’elle arrive ! »
- Vous êtes Madame Chalumeau ? me demanda-t-elle.
- Oui.
- Dépêchez-vous, des clients attendent !
Je n’en croyais pas mes oreilles ! Je jetai un regard vers l’espace auteurs généralement installé pour pareille occasion et vis effectivement un petit attroupement…
Quatre personnes attendaient mon arrivée avec impatience – le magasin avait annoncé ma venue pour 14h30 alors que l’horaire fixé par le responsable du rayon était 15h00 – avec plusieurs exemplaires du livre dans les bras et un morceau de papier à la main, qui se révéla être la liste des personnes à qui je devais dédicacer les livres… huit en tout !!! Du jamais vu !
En fait, ces personnes n’étaient autres que des descendantes de ma lavandière ! L’une d’elles avait acheté le livre pour sa mère, petite-fille de la lavandière. Après le verdict très positif appuyé par un flot de larmes due à l’émotion, la jeune femme, donc l’arrière-petite-fille de mon héroïne, avait décidé quelques exemplaires du roman pour offrir à d’autres membres de la famille.
Un peu plus tard, un autre descendant de la famille, cette fois du côté du mari de l’héroïne, se présenta à son tour. Bref, j’ai signé douze exemplaire de mon livre, du jamais vu en séance de dédicaces à Cora.
Le lendemain, à la manifestation Floralivres à Metz, l’ambiance était nettement plus morose et je dégringolai de mon piédestal pour redevenir ce que je n’avais cessé d’être : un auteur inconnu !… Il faut dire que je n’étais pas seule !… Nous étions une trentaine d’auteurs sur le parvis de la gare pour proposer nos ouvrages à un public un peu… discret et… frileux… Là, le plaisir fut ailleurs, dans les retrouvailles avec des auteurs ami(e)s.

En dédicace à Cora Houdemont le 25 avril 2009
Album : En dédicace à Cora Houdemont le 25 avril 2009

4 images
Voir l'album

Rendez-vous avec la déléguée à la Culture

Suite au courrier de Monsieur le Maire de ma commune et un échange de courriels dans l’affaire « La Lavandière d’Igney », j’ai pris aujourd’hui rendez-vous avec la déléguée à la Culture. Il aura lieu « normalement » jeudi 30 avril 2009.
J’espère qu’un terrain d’entente pourra être trouvé…

Les négociations se poursuivent…

Suite au courrier reçu de la mairie de ma commune, un échange de mails, brefs mais courtois, a eu lieu entre Monsieur le Maire et moi-même.
Il m’a de nouveau vivement conseillé de prendre contact avec la personne en charge de la Culture à Heillecourt à qui il a suggéré de voir avec moi la possibilité de mettre une salle à ma disposition un après-midi de mon choix pour faire la promotion de mon livre.
Assez peu optimiste sur le résultat de ma démarche, je vais néanmoins prendre rendez-vous avec la déléguée à la vie culturelle en insistant sur la nécessité que cette présentation ait lieu plutôt un vendredi soir.
Je ne manquerai pas de vous informer des résultats de ma requête.

Réponse de la Mairie de Heillecourt

Voici la réponse de Monsieur le Maire dans le cadre du différend avec la bibliothèque suite à la parution de mon roman « La Lavandière d’Igney » :

« Madame Chalumeau,

J’accuse réception de votre courrier en date du 7 avril.
Par la présente, je vous informe, que dans le cadre des manifestations culturelles organisées par la ville, avec le concours de partenaires heillecourtois ou de passionnés de l’agglomération, vous pouvez y apporter votre contribution en vous rapprochant de Mme X, Conseillère Municipale déléguée à l’animation et à la vie culturelle (Contact pour un rendez-vous : 03.83.XX.XX.XX).
Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie d’agréer, Madame Chalumeau, mes cordiales salutations.

D. SARTELET »

Réponse de la Direction du livre et de la lecture

Voici le courrier que j’ai reçu dans le cadre du différend avec la bibliothèque de ma commune au sujet de la parution de mon roman « La Lavandière d’Igney » :

« Madame,

Par courrier du 19 mars dernier, vous avez fait prat à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication de votre incompréhension face au refus de la bibliothèque de votre commune, Heillecourt, de faire l’acquisition de votre dernier livre.
Si je comprends votre émoi, j’attire toutefois votre attention sur le fait que la gestion de la lecture publique relève de la compétence des communes. Il n’appartient pas au ministre de la culture et de la communication d’intervenir dans la politique d’acquisition des documents des bibliothèques territoriales, sauf en cas d’atteinte grave et manifeste au pluralisme des opinions ou à l’ordre public.
Je ne peux donc que vous engager à poursuivre vos démarches auprès de la bibliothèque d’Heillecourt afin de trouver un terrain d’entente.
Je vous prie d’agréer, Madame, mes respectueux hommages.

Nicolas GEORGES »

L’étang de Méréville

Le soleil a toujours attiré les citadins au bord de l’eau !
Tandis que certains pêchaient la truite ou le brochet, nous étions à la chasse aux images et le butin fut bon !

Etang de Méréville - Avril 2009
Album : Etang de Méréville - Avril 2009

13 images
Voir l'album

Le printemps est revenu

Le printemps est bien là ! La végétation a explosé en quelques jours, le chien de la maison réclame des parties de balle à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, les oiseaux s’en donnent à coeur joie dans les arbres et les enfants crient de plus belle dans les jardins !

Pas de droits sur l'album 112961

Expo d’orchidées au Jardin Botanique du Montet

Du 4 au 13 avril 2009 a lieu une superbe exposition d’orchidées dans les serres du Jardin Botanique du Montet près de Nancy.

Pas de droits sur l'album 112261

Lettre aux 37 donateurs

Heillecourt, 7 avril 2009

Objet : Refus d’accueillir mon dernier livre à la bibliothèque 

Chères voisines, chers voisins,

Suite au refus de Loisirs & Rencontres d’acquérir pour la bibliothèque associative de notre commune un exemplaire de mon dernier livre, un roman intitulé La Lavandière d’Igney, pour un montant de 13,00 €, j’ai décidé de lancer une souscription dans les quartiers Vigne des Sables et Brigade, afin de pouvoir lui offrir ce roman.
Cette démarche m’a donné l’occasion de faire connaissance avec vous !
Vous êtes 37 à avoir signé l’engagement de contribuer à ce cadeau. La part de chacun s’élève à 0,35 €. 

Vous trouverez ci-joint copie du courrier envoyé ce jour à la présidente de Loisirs & Rencontres ainsi qu’une photocopie de la liste des donateurs.
Vous avez été nombreux à vous déclarer choqués par l’attitude de la responsable de la bibliothèque, certains refusant de faire ce cadeau à la commune… Mais vous avez finalement compris la portée symbolique de mon action et je vous remercie vivement pour votre soutien et votre générosité. Par ailleurs, je souhaite aux 18 personnes qui ont acquis le livre une agréable lecture. J’espère que ce roman leur plaira.
Dans tous les cas, vos commentaires sur mon blog www.zazecritoire.unblog.fr seront les bienvenus. Vous pourrez découvrir l’historique de « l’affaire » ainsi qu’une pétition que vous pouvez bien évidemment signer afin de soutenir les auteurs autoédités qui suivent un véritable parcours du combattant pour se faire connaître. Il faut beaucoup de foi pour continuer à publier dans les conditions de mépris dont certains traitent nos ouvrages. Recevoir les avis parfois franchement enthousiastes de nos lecteurs est en revanche un formidable et indispensable moteur.

Avec mes remerciements les plus sincères, je vous prie de croire, Chères voisines, Chers voisins, en mes sentiments les plus amicaux.

Copie à M. le Maire et Loisirs & Rencontres

PJ : copie de la liste des donateurs et du courrier à Loisirs & Rencontres 

Lettre à Mme Mathieu, présidente de Loisirs & Rencontres

Heillecourt, 7 avril 2009

Objet : Refus d’accueillir mon dernier livre à la bibliothèque

Madame,

Suite à votre courrier à Monsieur le Maire de Heillecourt du 25 mars 2009 dont vous avez eu la gentillesse de m’adresser une copie, j’ai bien noté votre confirmation du refus de Madame Pivel d’acquérir pour la bibliothèque de la ville un exemplaire de mon dernier livre, un roman intitulé La Lavandière d’Igney. J’avoue avoir jugé la décision de cette personne quelque peu arbitraire car elle n’avait pas même souhaité voir le livre. Mais je comprends, avec votre courrier, que la raison est avant tout financière.
Nonobstant l’impossibilité pour l’association LOISIRS & RENCONTRES d’investir la somme de 13,00 € dans l’achat d’un roman écrit par un auteur de la commune, j’ai noté votre volonté de laisser à l’ouvrage une bonne place dans les rayonnages de la bibliothèque si un exemplaire était mis à sa disposition.
Encouragée par les nombreux messages sur mon blog www.zazecritoire.unblog.fr mais ne pouvant pas moi-même offrir mes livres aux bibliothèques afin d’assurer la pérennisation de l’autofinancement de mes ouvrages publiés en autoédition depuis dix ans, j’ai lancé une souscription dans mon quartier et un quartier voisin afin que la bibliothèque dispose aussi d’un exemplaire de ce roman.
37 personnes ont signé et contribué au cadeau à hauteur de 0,35 € chacun et 18 d’entre elles ont acquis le livre, preuve que les Heillecourtois s’intéressent à l’ouvrage écrit par un de leurs concitoyens. Je n’ai malheureusement pas pu, par manque de temps, étendre cette action sur les autres quartiers de la ville.
C’est donc avec un immense plaisir que j’ai remis un exemplaire de La Lavandière d’Igney avec mention de la liste des donateurs à la bibliothécaire de Heillecourt.
J’espère, ainsi que vous l’assuriez dans votre courrier à Monsieur le Maire, que vous aurez à cœur de promouvoir un auteur local.

Veuillez agréer, Madame, mes salutations distinguées.

Copies à Monsieur le Maire de Heillecourt et aux 37 donateurs.

PJ : liste des donateurs et du courrier à chacun d’eux du 07/04/2009 

Souscription pour la bibliothèque de Heillecourt

Suite au refus de la bibliothèque de Heillecourt d’acquérir mon dernier livre, un roman intitulé La Lavandière d’Igney, tout en lui réservant la meilleure place si un exemplaire était mis à sa disposition, j’ai lancé une souscription dans mon quartier et un quartier voisin afin de récolter les 13 euros nécessaires pour offrir ce livre que l’association Loisirs et Rencontres dont dépend la bibliothèque de ma commune ne pouvait manifestement pas se payer…
Munie d’un exemplaire de l’ouvrage et du courrier de refus de la présidente de l’association, j’ai sillonné les quartiers Vigne des Sables et Brigade, ce qui m’a permis de faire connaissance avec des voisins que je ne connaissais pas pour la plupart. J’ai frappé à une cinquantaine de portes ; hormis quelques absents, seules deux personnes ont déclaré ne pas être intéressées par ma démarche. Sinon, j’ai rencontré un vif intérêt, parfois de l’amusement, de l’indignation, de l’incrédulité et même de la colère.
37 personnes ont accepté d’inscrire leur nom, leur adresse et leur signature afin de participer à l’achat du livre. La contribution de chacun s’est donc élevée à… 0,35 € !!! Parmi ces 37 personnes, 18 ont acquis le livre en plus de leur donation.
Je suis donc allée ce matin à la bibliothèque de notre commune pour offrir un exemplaire portant au verso de la couverture la liste des donateurs. En même temps, j’ai posté un courrier à la présidente de Loisirs & Rencontres avec copie à Monsieur le Maire accompagné de la liste des Heillecourtois ayant participé à cette action et copie de la lettre que j’ai adressée aux donateurs pour les informer de l’issue de ma démarche et les remercier.
A signaler que Monsieur le Maire n’a pour l’instant pas pris le temps de répondre à mon courrier. Mais je sais qu’il a des dossiers autrement plus brûlants sous le coude et je ne doute pas qu’il m’enverra une lettre, favorable ou non, comme n’aurait pas manqué de le faire le précédent maire, Monsieur Gauthrot, à qui j’ai eu le plaisir d’avoir affaire professionnellement en 2005 et qui n’hésitait pas à me dire en face ce qui ne lui convenait pas dans mon travail !

Réponse du cabinet ministériel

De retour de vacances, je trouve parmi les plus de quatre cents mails un courriel faisant suite à ma lettre à Madame Albanel, ministre de la Culture et de la Communication. Ce courriel est retranscrit in extenso :

« Madame,

Vous avez fait part à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, de votre incompréhension concernant la politique d’acquisition de votre bibliothèque municipale, en suggérant que chaque établissement se voie imposé un quota de livres d’auteurs locaux.

La ministre a pris connaissance avec attention de vos correspondances. Compte tenu de l’objet de votre démarche, elle m’a chargé de les transmettre à Benoît Yvert, directeur du livre et de la lecture (182, rue SaintHonoré – 75001 Paris ; tél. : 01 40 15 80 00). Il ne manquera pas de vous tenir informée de la suite qui pourra être donnée à votre proposition.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes hommages respectueux.

Le Chef de cabinet

Olivier BREUILLY »

 

Réponse de Loisirs & Rencontres

De retour de vacances, je trouve dans le courrier la copie d’une lettre adressée par Loisirs et Rencontres à la mairie de Heillecourt concernant l’achat par la bibliothèque de la ville d’un exemplaire de mon dernier ouvrage, « La Lavandière d’Igney » d’un montant de 13,00 €. Cette lettre est retranscrite in extenso :

« Monsieur le Maire,

Je fais suite au courrier que vous a adressé Mme Isabelle Chalumeau et dont nous avons eu connaissance, cette personne ayant daigné nous en faire parvenir une copie.

Je pense que vous comprendrez mon étonnement quant à la démarche de Mme Chalumeau pour ainsi se permettre de remettre en cause les choix de notre responsable Bibliothèque concernant nos achats des livres, et vous demandant d’arbitrer en ce domaine.

Mme Chalumeau semble oublier que notre bibliothèque, bien que soutenue par la Municipalité, est associative et indépendante : Mme Pivel acquiert les livres qui lui semblent le mieux répondre aux attentes de nos lecteurs et ses choix judicieux nous permettent de constater une augmentation du nombre de nos adhérents depuis quelques saisons. Nous n’entendons pas subir une quelconque pression, ni nous laisser influencer sur notre façon de gérer nos achats.

Nous ne refusons pas de promouvoir un quelconque auteur et si Mme Chalumeau veut mettre à notre disposition son ouvrage, nous ne manquerons pas de lui laisser une bonne place sur les rayonnages de la bibliothèque.

Veuillez croire, Monsieur le Maire, à ma haute considération

La Présidente

Monique Mathieu »

Un p’tit tour et puis revient !

Mon téléphone portable, perdu il y a à peine un mois, est réapparu aujourd’hui, après avoir sommeillé dans un… classeur ! Glissé entre deux feuilles, sans doute pour marquer l’endroit que je souhaitais consulter, il n’a pas bougé d’un pouce quand j’ai refermé le classeur que j’ai remis debout dans l’armoire !!! Comme il était éteint, il n’a pas pu se manifester lorsque je l’ai « sonné » !!!
Je suis en colère contre moi-même car j’aurais pu économiser le prix d’un nouveau téléphone, mais rassuré qu’il ne soit pas passé entre des mains étrangères…

Avril

Au sortir de l’hiver, alors que le printemps
Pressé de s’installer s’était montré précoce,
La pluie inaugura le changement de temps
Et le vent rugissant se déchaîna, féroce. 

Mais dès le premier jour, ce mois capricieux
Présenta son aspect le plus irrésistible :
Son amour de la farce et du facétieux
Dans l’accomplissement d’un rite irréductible. 

Les averses de mars ont déclaré forfait ;
Le soleil courageux perce à l’aube la brume
Et le chant des oiseaux dans un accord parfait
S’élève dans les airs, léger comme une plume. 

Mais il ne faudra pas se découvrir d’un fil
Avant que ne s’en aille, avec la bise rude,
La dernière gelée, ô funeste péril !
Pour les arbres en fleurs malgré l’incertitude. 

Lettre n°2 à M. le Maire de Heillecourt

Dans le cadre du différend qui m’oppose à la bibliothèque de ma commune, voici le courrier envoyé par Armand Bemer, Président de la délégation de Lorraine de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France) dont je suis adhérente :

A M. le Maire de                                                                              Bazoncourt, le 25 mars 2009
54180  HEILLECOURT

M. le Maire,

J’aimerais attirer votre attention sur la situation qui est faite à Mme Isabelle Chalumeau dans le contexte de votre bibliothèque municipale.
Isabelle Chalumeau publie depuis de nombreuses années des ouvrages en auto-édition. Ce choix représente pour elle, et ceux d’entre nous qui le font comme elle, un véritable « parcours du combattant ». Je passe rapidement sur la production de l’œuvre proprement dite, qui est notre loisir ou notre passion. Mais il faut ensuite trouver un imprimeur, ce qui nécessite de nombreuses démarches afin de trouver le meilleur rapport qualité-prix.
Il faut généralement fournir la matière « prête à l’emploi », sans fautes, mise en forme, en pages, paginée, relue. Ensuite, vient le temps de la relecture des épreuves. Puis le plaisir de se voir édité(e).
Il faudra bien sûr faire l’avance des fonds, ce qui représente une somme non négligeable pouvant aller de un à plusieurs milliers d’euros. Ensuite, nouvelle étape,  il faudra placer ses ouvrages, les vendre, en faire la promotion de façon continuelle si l’on veut « rentrer dans ses frais ».
Tout ceci, vous le comprenez, Monsieur le Maire, engage des sommes, du temps et une énergie considérables. C’est pourquoi les auteurs auto-édités comme Isabelle Chalumeau comptent sur le soutien d’organismes publics tels que votre bibliothèque, les médiathèques, centres de lecture et de prêt, pour vendre leurs ouvrages et les voir mis en rayon, à la disposition du public et des lecteurs.
Vous comprendrez, dans ces conditions, pourquoi nous insistons pour obtenir votre soutien. J’apporte volontiers le mien à Isabelle, qui est membre de notre Société nationale depuis plusieurs années, qui l’honore par ses écrits, qui en est l’un des fleurons puisqu’elle a obtenu le Grand Prix des Poètes Lorrains, puis à 2 reprises, l’Alérion d’Or, qui est le Grand Prix des Grands Prix. Votre acceptation représenterait donc aussi une reconnaissance de son talent et de sa personnalité littéraire, qui honorent votre commune.
En espérant que ce courrier vous aura convaincu de la pertinence de notre intervention, je vous transmets, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.

Armand BEMER, Délégué Régional

 

Pétition

Après le courrier envoyé à Monsieur le Maire de la commune de Heillecourt (54180) avec copie à Madame l’adjointe à la Culture et au Président de l’association Loisirs & Rencontres dont dépend la bibliothèque associative, après le courrier envoyé à Madame le Ministre de la Culture, une pétition est en ligne :
http://www.mesopinions.com/Pour-plus-de-soutien-aux-auteurs-autoedites-petition-petitions-7d412d7caeb5f6fbcc67798bf7b7dc0b.html 
Cette pétition est adressée à Monsieur Hervé Féron, député de la Meurthe-et-Moselle.

Je demande à tous ceux et celles, qui pensent que les auteurs en autoédition méritent mieux que le mépris ou l’indifférence, de signer cette pétition.
Que vous me connaissiez ou non, que vous connaissiez mes ouvrages ou non, signez si vous êtes d’accord sur le principe de soutenir davantage les auteurs autoédités. Car au-delà de mon combat personnel, il y a des milliers d’auteurs talentueux qui doivent investir des sommes non négligeables pour éditer leurs oeuvres et les faire connaître, sans parler de tous ceux qui choisissent de rester dans l’ombre par manque de moyens financiers ou de pugnacité pour mettre un pied dans cette galère qu’est l’autoédition.

Nous qui n’avons pas l’appui des maisons d’édition pour publier nos livres, nous avons besoin du soutien des bibliothèques, des grandes surfaces, des librairies et de tous ceux qui organisent des manifestations littéraires afin que certains talents ne restent pas irrémédiablement cachés.
Nous nous donnons la peine de financer nos livres ; qu’on nous aide à les faire connaître et à les vendre afin que l’aventure de l’autoédition ne soit pas qu’un gouffre financier.

D’avance merci !

Lettre au ministre

Ainsi que me l’ont conseillé certains d’entre vous, j’ai envoyé aujourd’hui un courrier à Madame Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.
En voici la copie.

MINISTERE DE LA CULTURE
ET DE LA COMMUNICATION
Madame Christine Albanel
3 rue de Valois
75033 PARIS CEDEX 01

Heillecourt, 19 mars 2009

Objet : Refus par la bibliothèque de ma commune d’accueillir mes livres

Madame le Ministre,

Ecrivain public indépendant depuis 2004 et auteur autoédité depuis 1999, lauréate de nombreux concours littéraires régionaux, nationaux et internationaux, j’ai publié cette année mon 11e ouvrage, un roman intitulé « La Lavandière d’Igney », dont la presse locale a déjà parlé.
La bibliothèque associative de ma commune (Heillecourt dans le 54) a acquis chacun de mes livres, ainsi qu’une dizaine de bibliothèques du Grand Nancy.

Samedi dernier, j’ai appris avec consternation qu’elle n’achètera pas mon dernier livre.
Deux raisons ont été invoquées :
1/ mes livres ne sortent jamais et 2/ je ne suis pas inscrite à la bibliothèque

Si mes livres ne sortent jamais – ce propos est contraire à ce que me disaient régulièrement les bénévoles – pourquoi avoir attendu le 11e ouvrage pour ne plus les acheter ? Et s’ils ne sortent vraiment pas, n’est-ce pas la faute de la bibliothécaire qui n’aura pas su proposer aux Heillecourtois l’ouvrage écrit par un auteur de la commune ?
S’il est vrai que je ne suis pas inscrite à la bibliothèque de Heillecourt, je ne le suis dans aucune autre. Mais Marc Lévy, Guillaume Musso ou Mary Higgins Clark le sont-ils ??? Et ma seule inscription serait-elle suffisante à rendre mon livre digne d’intérêt ?

J’avoue ne pas comprendre cette décision qui me semble arbitraire et la soumets à votre connaissance. N’est-il pas légitime, pour un citoyen, de solliciter le soutien de la commune dans laquelle il paie ses impôts locaux ?
N’est-il pas dommage, pour la culture locale, que les auteurs autoédités rencontrent autant de mal à se faire connaître, non pas du monde entier ni même de la France entière, mais simplement de sa région, de sa ville ?
Je ne prétends pas que mes livres soient d’une qualité littéraire extraordinaire ; je pense néanmoins qu’ils ne font pas honte aux bibliothèques qui les accueillent.
Si le libraire a pour vocation de vendre l’objet quelle que soit sa qualité intrinsèque, celle des bibliothèques ne devrait-elle pas être la promotion pure et simple des auteurs locaux qui n’ont pas la chance ni les appuis nécessaires pour être édités par les grandes maisons parisiennes ? L’édition à compte d’éditeur est-elle le seul garant de la qualité littéraire d’un ouvrage ? Au vu de tous les livres qui garnissent les rayonnages des libraires et des bibliothèques, je ne le crois vraiment pas !

Je pense qu’il est en votre pouvoir, Madame le Ministre de la Culture et de la Communication, d’aider les auteurs locaux autoédités à se faire connaître. Le mépris dont nous sommes souvent victimes est injuste et intolérable.
Je suis généralement contre toute discrimination, fût-elle positive, mais peut-être faudrait-il imposer à chaque bibliothèque un quota de livres des auteurs locaux ?

Avec mes remerciements pour l’attention que vous apporterez à ce courrier, je vous prie de croire, Madame le Ministre, à mes sentiments les plus distingués. 

 

 

Lettre à Monsieur le Maire de Heillecourt

Un grand merci à tous ceux et celles qui m’ont déjà manifesté leur soutien.
Je tiens à préciser que la bibliothèque de Heillecourt n’est pas municipale mais associative et que la décision de refuser mon livre n’émane donc pas de la mairie. D’où ma volonté d’en informer le maire.

Ci-dessous mon courrier du 16 mars 2009 adressé au maire de ma commune :

« Objet : Refus d’accueillir mes livres à la bibliothèque

Monsieur le Maire,

Auteur autoédité depuis 1999, j’ai eu la chance de rencontrer dès la sortie de mon premier recueil Madame Evelyne Dumont, bibliothécaire à Heillecourt, qui a acquis cet ouvrage et les suivants et m’a par ailleurs donné l’occasion d’organiser des mini-conférences sur la poésie et l’art de la nouvelle. Je suis par ailleurs à l’origine du concours de nouvelles de Heillecourt que j’ai organisé avec elle.
Après son départ, son successeur a continué à acheter un exemplaire de mes livres. Toutefois, en désaccord avec lui, j’ai cessé toute activité bénévole. Les personnes qui lui ont succédé ont également acquis mes livres.
Samedi dernier, j’ai appris avec consternation que la bibliothèque n’achètera pas mon dernier livre, un roman intitulé « La Lavandière d’Igney » dont la presse a déjà parlé et qui a fait l’objet d’une présentation avec séance de dédicaces à la Médiathèque de Laxou.
Deux raisons ont été invoquées :
1/ mes livres ne sortent jamais et 2/ je ne suis pas inscrite à la bibliothèque
Si mes livres ne sortent jamais – ce propos est contraire à ce que me disaient régulièrement les bénévoles – pourquoi avoir attendu le 11e ouvrage pour ne plus les acheter ?
S’il est vrai que je ne suis pas inscrite à la bibliothèque de Heillecourt, je ne le suis dans aucune autre. Il faut savoir qu’une dizaine de bibliothèques du Grand Nancy achètent mes livres…
J’avoue ne pas comprendre cette décision qui me semble arbitraire et la soumets à votre connaissance. N’est-il pas légitime, pour un citoyen, de solliciter le soutien de la commune dans laquelle il paie ses impôts locaux ? J’aimerais préciser que durant dix ans, j’ai participé de manière très active à des concours littéraires en France et en Belgique. Très souvent lauréate, j’ai toujours insisté pour qu’il soit mentionné que je venais de Heillecourt, et non Nancy.
Avec mes remerciements pour l’attention que vous apporterez à ce courrier, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mes salutations distinguées.

Copies à Madame Monge et à Loisirs et Rencontres »

Je ne manquerai pas de vous informer de la suite éventuelle donnée à ce courrier.

 

Nul n’est prophète…

…en son pays ! L’adage est bien connu et j’ai pu le vérifier à mes dépens ce week-end.
Après avoir acheté un exemplaire de chacun de mes livres parus en autoédition depuis 1999, la bibliothèque associative de ma commune m’a communiqué hier son refus d’acquérir mon dernier ouvrage, un roman intitulé La Lavandière d’Igney, présenté hier à la Médiathèque de Laxou.
Deux raisons officielles à ce refus :
1/ mes ouvrages ne sortent jamais
2/ je ne suis pas inscrite à la bibliothèque de ma commune
La première raison est en désaccord avec ce que m’ont dit les précédents bibliothécaires. En outre, si mes livres ne sortaient jamais, pourquoi attendre le onzième pour me le signaler ?
La deuxième raison me laisse perplexe, car je ne suis actuellement inscrite dans aucune bibliothèque et il n’est pas pensable que je m’inscrive dans toutes les bibliothèques et médiathèques du Grand Nancy qui acquièrent mes livres : Dombasle, Essey, Frouard, Foug, Houdemont, Jarville, Laxou, Liverdun et Saint-Nicolas-de-Port ainsi que la bibliothèque du CE de la SNCF.
Je suis consternée par cette attitude. Car un auteur, fût-il autoédité, je dirais même, surtout autoédité, devrait pouvoir compter sur le soutien de la commune dans laquelle il paie ses impôts.
Je ne prétends pas que mes livres soient d’une qualité littéraire extraordinaire, mais je pense sincèrement qu’ils ne font pas honte aux établissements qui les accueillent d’année en année sur leurs rayonnages.
Mais les raisons de ce « boykott » ne seraient-elles pas autres ? Economiques ou politiques ?
Afin que mes ouvrages puissent continuer à trouver leur place à la bibliothèque de Heillecourt, je propose deux actions, séparées ou conjointes :
1/ lancer un appel de fonds à la population afin que la bibliothèque de Heillecourt puisse acquérir le livre sans dépenser un centime. Il conviendrait donc de réunir la somme de 13,00 € pour un exemplaire de La Lavandière d’Igney.
2/ lancer une pétition que chacun pourrait signer, à la fois ceux qui connaissent mes livres et les trouvent dignes d’entrer dans une bibliothèque, et ceux qui ne me connaissent pas mais qui sont pour le principe d’aider les auteurs locaux à se faire connaître.
Pour cela, j’ai besoin de votre conseil, de votre aide et de votre soutien. Donnez-moi votre avis sur l’action à mener et vos témoignages sur la qualité de mes livres.
D’avance merci !

Momentanément débranchée…

Je ne suis pas, comme certains, joignable vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; des clients laissent des messages sur mon répondeur à onze heures du soir ou le dimanche à midi… Mon téléphone portable est branché du lundi au vendredi de huit heures à vingt heures (sauf quand je suis en clientèle), le samedi de onze heures à vingt heures et parfois le dimanche.
Cependant, mon portable est bien plus qu’un appareil téléphonique. Outre les numéros d’appel de mes correspondants, il contient des adresses, des dates d’anniversaires, des fêtes à souhaiter, des rendez-vous, des photos, des vidéos, de la musique et une tonne de notes, de la course à ne pas oublier au premier vers d’un poème…
Aussi, lorsqu’un matin, voulant allumer mon portable, je ne le trouvai pas sur mon bureau, mon cœur fit un bond dans ma poitrine. C’était comme si on venait de m’arracher un membre ! Puis je me raisonnai et cherchai un peu partout… jusque dans les toilettes et à la cave, inspectant même le réfrigérateur et le panier à linge sale… En vain.
Je me résignai à appeler mon opérateur « coloré ». En quelques secondes, ma carte SIM était désactivée. Le temps de me rendre dans l’agence la plus proche, elle était dupliquée et de nouveau activée. Surtout, je n’ai pas dû changer de numéro, ce qui aurait été, d’un point de vue professionnel, catastrophique.
J’ai donc à la fois tout et rien perdu puisque la majeure partie des données contenues dans mon téléphone portable sont également dans mon ordinateur. Mais je ressens un profond trouble de savoir que quelqu’un quelque part a pu prendre connaissance de tout ce que contient mon téléphone. C’est un peu comme si on était tombé sur mon journal intime !…

Mars

L’hiver se retira lorsque mars fut venu ;
Fatigué de sévir depuis quelques semaines,
Il s’en alla plus loin dans le brouillard ténu,
Vers d’autres horizons, pour de nouveaux domaines.

Pour effacer la trace encore fraîche au sol
De la neige, la pluie est tombée abondante,
Imposant au printemps la touche d’un bémol,
Incitant la nature à se montrer prudente.

Car chaque nuit le givre imprime avec ardeur
Sur les carreaux gelés des fleurs imaginaires,
Des perles en cristal, ornements de splendeur
D’un costume argenté sous les rayons lunaires.

Le soleil matinal, l’innocent criminel,
Gomme sans le vouloir le décor éphémère
D’un spectacle magique au pouvoir éternel,
Jusqu’à ne plus savoir le vrai de la chimère.

1...1213141516



djurdjura |
last0day |
Xerablog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Corsica All Stars [CAS]
| c2fo
| _*MoN DeLiRe A mWa !!!*_