La République

La République c’est une très vieille maison, elle a été construite par des Artisans qui y croyaient, qui l’ont faite avec espoir, confiance, et de tout leur cœur. Certains de ces Artisans ont donné leur vie pour faire cette construction.
Seulement voilà, le temps a passé, l’inconscience humaine est restée, la maison est maltraitée, pas entretenue, surchargée de meubles inutiles et pesants, de locataires indélicats, n’ayant tenu aucun compte de la construction ni de la charge à calculer…
La maison s’est fissurée, les fondations n’en peuvent plus, le toit prend l’eau, il a été abîmé par les tempêtes. La charpente croule sous le poids des pluies de la bêtise et de la corruption.
Comment restaurer et redonner sa dignité à cette vieille maison si belle, et qui mériterait mieux ?
Vider la maison des meubles encombrants, inutiles et dangereux qui la mettent en péril, reconsolider les fondations, reboucher les fissures et refaire un crépi solide, clair et rassurant.
Désinfecter les pièces et choisir des locataires honnêtes, mettre des meubles fonctionnels ?
Oui, cette maison est en danger. Cela me fait mal. Elle finira par s’écrouler sur ceux qui la squattent indignement : eux, ils seront morts…
Mais moi, République, je t’aime et j’ai mal de tes souffrances…

jeannette insurgé (texte écrit en 2006)

4 Réponses à “La République”


  • jeannette insurgé

    désolée je n’arrive pas à envoyer autrement va falloir que tu m’explique…
    suite au débat sur le « suicide » j’ai eu envie de mettre mon texte

    IMAGINEZ

    Elle a quinze ans et demi. Elle rentre de son travail.
    Il est tard. Le magasin a fermé à 19 h 30 et elle a encore une heure environ de métro pour arriver chez elle.
    « Il » est là ! Sa mère a ramené un bipède. Muscles et sourire, rien d’autre à déclarer. Si ! Un penchant pour l’alcool et bête, mais bête !
    Il reste un peu de vin dans une bouteille et ça l’agace. Elle n’aime pas ça mais elle dit :
    - « Je vais boire un vin chaud ! ».
    Elle verse le vin dans une casserole et la pose sur le gaz.
    Colère du bipède, bête mais costaud ! De ses mains il tord les bords de la casserole. Ne voulant pas caler elle balance le vin sur le mur en lui disant :
    - « Tu n’as qu’à lécher ! »
    Fureur du bipède qui veut frapper.
    Mme mère se réveille, prend un cache-pot et assomme le bipède … Charmante soirée !
    Elle toise sa mère et lui dit :
    - « Demain j’irai travailler mais je ne rentrerai que quand il sera parti ! »
    Le lendemain un problème se pose. Le bipède est encore là. Comme jamais elle ne revient sur ce qu’elle a dit, elle ne sait comment faire … Où aller.
    Une collègue de travail lui offre la possibilité de dormir chez elle.
    - « Mon père travaille de nuit ! » (chic !)
    Le soir après dîner la collègue propose :
    - « Viens, on va au ciné ! »
    Après le ciné, on rentre. Par une petite rue noire qu’elle ne connaît pas, elle suit la collègue et là, tout bascule. A côté d’une voiture, quatre gars attendent. Elle n’a pas pu faire grand-chose. La « collègue» avait disparu (les tournantes existaient déjà, simplement on n’en parlait pas.)
    Devant sa volonté farouche, un des gars s’est mis à l’écart mais sans faire preuve de beaucoup de courage pour aller au bout de ses opinions et la défendre !
    C’est lui ensuite qui l’a raccompagnée. A part l’adresse, ils n’ont pas échangé un mot.
    Elle n’en a jamais parlé à personne.
    Le lendemain elle est allée chercher ses affaires qu’elle avait laissées chez sa collègue. Pas de mots, juste des regards !
    Et puis dehors, elle les a vus tous les quatre. Elle s’est dirigée courageusement vers eux, les a fixés, leur a craché à la figure en plein jour. Ils n’ont rien dit. Elle aurait pu appeler à l’aide mais c’est eux qui avaient peur.
    Pour le viol elle ne dirait jamais rien. Elle était salie et la honte était pour elle.
    En leur crachant à la figure elle ne s’était pas sentie plus propre, non, mais elle avait vaincu sa propre peur !
    Jamais plus un homme ne lui manquerait de respect. Elle le savait maintenant. Elle n’aurait plus peur de quoi que ce soit !

    Ce qu’elle ne savait pas à l’époque, c’est que l’on venait, à jamais, de lui voler sa vie de femme.
    Pendant un an, elle a réfléchi. Puis elle a décidé de mourir. Mais ce furent trois jours de coma et un retour vers la « case départ ».
    Depuis, elle a cessé de vivre mais elle existe, elle respire et … elle assume !

    jeannette insurgé

    • Ma chère Jeannette,
      La méthode est simple : tu ne peux pas insérer toi-même un texte dans mon blog (car c’est mon blog ! :) ). En revanche, tu peux me l’envoyer par mail et je l’insère moi-même dans le fil du blog.

  • jeannette insurgé

    ben j’ai essayé…
    en faisant contact et … on m’a envoyé pété car je n’envoyais pas d’un blog!!!
    comme dab le net et moi c’est pas l’amour fou! ou alors je suis un dinosaure!!

    • La prochaine fois… tu m’envoies ton texte tout simplement par mail (en dehors du blog), comme quand tu m’écris pour me souhaiter une belle journée ! :)

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