Le bonheur solitaire

En secret je m’enivre au doux son de ta voix,
Sombre dans l’océan de tes yeux vert amande
Et rêvant de ton corps toujours je me demande
Si parmi tes galants, tu sauras faire un choix.

Si tu devenais mienne, ô belle inaccessible,
Je t’offrirais des nuits plus chaudes qu’un été ;
Amant voluptueux devant ta nudité,
Je serais ton archer, toi ma dernière cible.

Ma langue poserait sur le galbe d’un sein
Le désir refoulé depuis tant de semaines,
Blotti dans son carquois lorsque tu te promènes,
Tes charmes féminins suggérés à dessein.

Tu calmerais mes sens d’une caresse tendre,
Pour les mieux réveiller d’un baiser si profond
Qu’à juste l’évoquer, ma carapace fond
Et mon amour s’épanche à force de se tendre.

Mes lèvres sur ton ventre écouteraient ton cœur
Entonner le refrain de ton plaisir intime,
Et le mien dans ta bouche en une étreinte ultime
Exploserait enfin dans un sursaut vainqueur.

L’ardeur de nos ébats comme un éclair me fouette,
Les spasmes du bonheur enveloppent ma chair ;
Pour m’endormir en toi, certes je paierais cher,
Mais l’hommage opalin n’a mouillé que ma couette !

Zaz Chalumeau

(Poème écrit pour participer à un concours du poème coquin)
(Extrait de mon dernier recueil « Les Couleurs de l’Âme)

 

4 Réponses à “Le bonheur solitaire”


  • Osé? pas vraiment, réaliste et émouvant, oui… mais une écriture superbe dans les règles de l’art, et des rimes magnifiques…
    Toujours au summum de ton art, Zaz…

    Fred, si tu veux un poème « osé » sans être grossier, en voici un que j’assume totalement :

    Compliment de Fin d’Année

    A mes Femmes

    Noël ! Noël !

    J’ai deux grands vœux dans mon étable
    Volontiers je vous en laisse un
    vous embrasse entre les seins
    Si vous me sucez sous la table.

    De quoi ? De quoi ? Inacceptable ?
    Pourquoi ces regards assassins ?
    Vous trouvez mon discours malsain
    Et mon propos bien regrettable ?

    Saintes Nitouches, au ras des rez,
    N’allez point me faire pleurer
    Vous les lubriques les volages.

    Car de l’an venant de passer,
    Il me souvient des enculages
    Que même du cul vous jouissez.

    Pour l’année alors qui s’en vient
    Que vos plaisirs soient vésuviens
    Et s’accomplissent vos phantasmes
    Remplis d’étreintes et d’orgasmes.

    Dernière publication sur Venise, vue par le Coyote : DÉFI ENTRE HUGO H ET L’ARBRE-PIEUVRE DE LA CERTOSA À VENISE

  • Pardon Claudio mais je préfère le poème de Zaz qui est davantage dans la suggestion. Le tien est trop cru, il n’y a plus de place pour l’imagination. Les vers de Zaz suscitent le désir sans imposer d’images trop violentes. Sans rancune ?

  • Je voulais ajouter que dans le poème de Zaz la femme est sur un piédestal alors que dans le tien elle est rabaisser.

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