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Archive journalière du 28 nov 2013

Il y a 256 ans…

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Le 28 novembre 1757 naît William Blake, peintre et poète romantique britannique.
Il a peint quelques tableaux à l’huile mais préférait l’aquarelle, le dessin, la gravure et la lithographie.
Cependant, s’il est plutôt considéré comme peintre, lui-même se voyait comme un poète et c’est à cet art qu’il a consacré sa vie.
Trop pauvre pour faire face aux frais d’impression de ses œuvres, il en réalise lui-même la fabrication et illustre ses poèmes.
Il publie ainsi son premier recueil « Songs of Innocence » en 1789 qui connaît un certain succès. Il publie ensuite plusieurs autres recueils.
Il décède en 1827.
Ci-dessous : « Adam »
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A l’encre de la Moselle

A l'encre de la Moselle Nouvelles d’Armand BEMER

Originaire du pays des Trois Frontières, ce petit territoire lorrain coincé entre le Luxembourg, l’Allemagne et le reste de la France, Armand Bemer nous conte l’histoire de cette région terriblement marquée par l’Histoire, ballotée entre l’Allemagne et la France, devenant tour à tour annexée de l’un ou l’autre pays, au gré des guerres, des défaites et des victoires. De ces conflits successifs, de ces échanges, son peuple a gardé les traces, des blessures ou pour le moins des cicatrices mal fermées, et un parler commun, pas tout à fait allemand mais quand même beaucoup pour qui maîtrise la langue de Goethe.
En dix nouvelles, l’auteur nous emmène en voyage dans le temps et dans une contrée qui a vu tant de sang et de larmes couler durant les trois dernières guerres dont deux précipitèrent le monde entier dans l’horreur et la mort. Mais la particularité des soldats de cette contrée est bien leur double appartenance : un jour français, ils devenaient allemands au lendemain d’une guerre, obligés de se battre aux côtés des ennemis d’antan pour tuer leurs parents, leurs amis, leurs voisins d’hier.
Mal compris, mal aimés, tiraillés d’un côté puis de l’autre, ils ont cultivé leur propre culture et leur propre langue dont les héritiers aujourd’hui encore demeurent fiers et désireux de transmettre aux jeunes générations, comme un défi à la mondialisation et à la suprématie de la langue de Shakespeare.
Dans une écriture à la fois limpide et riche, Armand Bemer nous invite à vivre ou revivre pour les lecteurs plus âgés, les rites religieux et familiaux. Il évoque le métier de facteur quand celui-ci, à une époque à la fois récente et à des millénaires de notre ère informatisée, transportait une petite fortune dans sa sacoche, les jours où il distribuait les paies de certains salariés, les allocations familiales et les pensions, le tout en billets et pièces de monnaie ! Sans oublier les longs trajets en train et les bals, souvent à l’origine d’émois et d’amours naissantes, toujours évoqués avec beaucoup de pudeur.
Bref, un petit ouvrage que l’on découvre avec beaucoup de plaisir, émaillé de dialogues en « platt » simultanément traduites, qui ancrent les récits dans le paysage comme autant de racines authentiques.




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