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Archive journalière du 24 oct 2012

Le roi fric

On le connaît ! allez-vous me dire. Je sais… et nous le savons tous, le fric et le sexe sont les deux grandes puissances qui mènent le monde. Adolescente, je me suis maintes et maintes fois rebellée contre cette aberration, une évidence pour les adultes. Adulte à mon tour, j’ai mis au clou mon costume de rebelle et me suis résignée à trouver normal que l’argent fasse la loi un peu partout. Et voilà qu’aujourd’hui, à plus de cinquante balais, je ressors du placard l’habit empoussiéré pour monter au créneau et dénoncer l’injustice.
Pourquoi ce tardif sursaut d’indignation ? Parce qu’il touche un domaine qui m’est cher : l’art.
Abonnée à une revue poétique d’un cercle littéraire international, j’appris l’an dernier la décision du directeur de demander une contribution aux adhérents désireux de publier leurs œuvres. L’idée, de prime abord, me déplut et je décidai de ne pas renouveler mon abonnement, sans faire de vagues…
Aujourd’hui, le dernier exemplaire de cette revue arrive par hasard entre mes mains et je découvre les tarifs exigés : entre quinze (une demi-page) et cinquante euros (une page) pour publier un texte ou une illustration ! Pour les non adhérents, le montant prend son envol : cent euros !!!
Cette sélection par l’argent est insupportable ! Car il est bien entendu que les artistes les plus talentueux n’ont pas forcément les comptes bancaires les mieux approvisionnés ! Ainsi les lecteurs de cette revue seront-ils privés de sublimes poèmes pour la simple et unique raison que leurs auteurs n’auront pas les moyens de payer leur publication et ils seront abreuvés sans scrupule de vers de mirliton que des poètes indignes de ce titre pourront publier par centaines en alignant les zéros sur leur chèque !
Cette discrimination est intolérable ! Monique et moi, qui avons été récemment élues au sein du bureau d’une association artistique, y sommes farouchement opposées. La cotisation annuelle, fixée à un montant inférieur à dix euros par l’ancien président afin de permettre à chacun l’accès à l’art, n’a pas été augmentée malgré quelques pressions de certains adhérents. Et nous refusons de même des sorties avec participation des adhérents, afin de ne pas léser ceux qui n’auraient pas les moyens de mettre la main au portemonnaie. Notre philosophie est claire : l’association finance entièrement la sortie ou la sortie n’a pas lieu.
Certes, la société artistique que je dénonce dans ce papier n’est pas une association loi 1901 comme l’est celle dans laquelle Monique et moi évoluons, et donc pas subventionnée. Mais exiger des artistes des prix aussi faramineux revient à leur clouer le bec ! Que deviendrait alors la revue si tous les artistes boycottaient les insertions ? Elle disparaîtrait ? Alors j’appelle au boycott !!! Poètes de France et de Navarre, indignez-vous ! Ne vous laissez pas ainsi museler par le roi fric !
Car dans ce domaine aussi sensible que l’art et la culture, accepter voire inciter la corruption par l’argent mène forcément à une régression. Dans des temps pas si anciens, seuls les privilégiés accédaient aux salles de spectacle, aux musées, aux écoles artistiques. Les fils de paysans et d’ouvriers, même très talentueux, devaient renoncer à la plume et aux pinceaux pour manier le râteau et la truelle. Combien de chefs-d’œuvre ont-ils ainsi avorté ? Dans notre association, Monique dispense des cours aux enfants chaque mercredi. Ces cours sont gratuits. Parmi la douzaine d’enfants, quelques-uns présentent de réelles dispositions artistiques ; pourtant, sans la gratuité, elles ne pourraient pas s’épanouir et donner naissance, qui sait, à un futur maître ! Aujourd’hui, l’art s’est démocratisé. L’accès aux musées et salles de concert est davantage à la portée de tous et il n’est plus nécessaire de porter une tenue de soirée, ce qui était naguère un frein supplémentaire. Il faut aller plus loin et cesser de mesurer le talent à la capacité financière des artistes à s’exposer.

Alors non à la discrimination par l’argent ! Non à la sélection des œuvres en fonction de la solvabilité des artistes ! Non au mépris des « artistes » bien portants envers leurs collègues indigents !

Un hôtel dans une ancienne morgue…

Un hôtel dans une ancienne morgue... dans Coupures de presse er0522

ashleymadison.com

ashleymadison.com dans Coupures de presse er051

Deux partout : c’est parfait ! Mais en fait, qui cela fâche-t-il ? Les intéressées n’apprennent rien qu’elles ne sachent déjà ! Quant aux Français, j’imagine qu’ils sont davantage attentifs à la façon dont le chef de l’Etat en place dirige le pays qu’au nombre de ses maîtresses ! Après tout, il y a des tas de maris infidèles, je ne vois pas pourquoi les chefs d’Etat n’en seraient pas ! Personnellement, cela m’indiffère tant qu’il n’a pas l’index sur le bouton nucléaire pendant une petite gâterie… Mais il paraît que pour déclencher le fameux bouton, il faut davantage qu’une simple pression !
Le seul détail de mauvais goût que je trouve à cette affiche sont les marques de rouge à lèvres ! J’espère que ces messieurs ne sont pas aussi benêts…

Jours sans faim

Jours sans faim dans Livres lus jours-sans-faim-150x150 Roman de Delphine DE VIGAN

Lorsque Laure accepte enfin de se faire hospitaliser, elle a atteint le seuil limite du poids viable. Elle a vingt ans et, en acceptant la main tendue du Docteur Brunel, elle sait bien qu’elle a renoncé à mourir. Cependant, le chemin vers la renaissance sera long et rien, elle ne l’ignore pas, ne sera jamais acquis.

Laure est anorexique. Elle ne se force pas à vomir ; elle refuse de manger. Progressivement, elle a appris à maîtriser son corps, à puiser dans l’abstinence une force spirituelle qui la rend invincible. Jusqu’au jour où elle a commencé à vaciller dans la rue, à faire peur aux gens qui détournaient la tête après l’avoir dévisagée comme l’avaient fait avant eux ceux qui voyaient revenir des camps de la mort des squelettes ambulants.

En entrant à l’hôpital, dans le service du Docteur Brunel, Laure accepte le protocole : la nourriture solide, la nutrition entérale, les suppléments, les pesées. Petit à petit, les kilos se fixent sur ses os. Mais le processus
est lent et douloureux. Plus le personnel médical se montre satisfait de ses progrès, plus la jeune femme souffre dans ce corps qui lui semble étranger, hideux dans son enveloppe graisseuse… Dans l’unité du Docteur Brunel, elle côtoie d’autres femmes anorexiques, mais aussi des obèses qui luttent comme elle contre les kilos. L’incompréhension est totale et réciproque. Il est aussi difficile pour les uns de maigrir que pour les autres de grossir.

Alors qu’elle approche de la barre des cinquante kilos, l’objectif fixé par l’équipe médicale pour autoriser la sortie de la jeune femme, Laure peine à acquérir les derniers kilos. Elle n’en peut plus d’être gavée comme une oie !

Ce petit livre, édité sous un pseudonyme en 2001, est le premier ouvrage de Delphine de Vigan. Elle en parle dans son dernier roman « Rien ne s’oppose à la nuit », dans lequel il était aussi beaucoup question de ses rapports avec sa mère…

Un livre dur, incisif, sans complaisance. Classé dans les romans, il s’agit bien d’un témoignage…

Il y a 475 ans…

Il y a 475 ans... janeseymour4
Le 24 octobre 1537 décède d’une fièvre puerpérale Jeanne Seymour, troisième épouse du roi Henry VIII d’Angleterre, douze jours après avoir donné naissance à Edouard, seul héritier mâle du roi.




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