La peur des mots

Dans le cadre de mon activité professionnelle, j’ai eu récemment à transcrire un congrès européen des « Pratiques Sportives, Handicaps et Territoires ».
Madame Irena Kowalczyk du Conseil de l’Europe qui parrainait ce congrès a rappelé en introduction : « Au niveau européen, pour le moment, nous employons en français le terme personnes handicapées et non le terme français qui est beaucoup plus moderne : personnes en situation de handicap ».
Je me suis alors demandé si cette expression, qui se veut moins offensante, n’était pas plutôt le reflet d’une peur ? En effet, il n’est plus question de handicapés mais de personnes en situation de handicap, plus d’aveugles mais de non-voyants, plus de sourds mais de mal-entendants, plus de chômeurs mais de personnes en recherche d’emploi, etc. Mais cela change-t-il quelque chose à la réalité ? Un hémiplégique ou un tétraplégique se sent-il moins handicapé ?
Faut-il à ce point avoir peur des mots justes pour leur préférer une périphrase faussement édulcorante ?
Et vous, comment dites-vous ? Votre avis, et notamment celui de mon cousin, tétraplégique depuis quelques années, m’intéresse. Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre.

19 Réponses à “La peur des mots”


  • la peurs des mots ou du handicape .
    SE N EST UNE TARE MAIS UN état
    IL ME SEMBLE EST QUE LE SEUL HANDICAPE SE SONT LES valides QUI ON CETTE HANDICAPE cérébrale QUE DE NE PAS ACCEPTAIS CETTE état
    et de faire souffrir encore d avantage ses personnes , par leur regard malsain et leur idée mal placées .
    se n est les mots qui faut changée mais les mentalité des gens.
    la santé est un état passagé tous peut changée du jour au lendemain .
    bonne journée

    Dernière publication sur  : ET si l 'on faisait mentir le dicton

  • La peur du handicap – C’est maintenant d’après la loi 2005, la situation qui crée le handicap. Autremment dit, ce sont aux personnes « handicapées » de s’adapter, d’être acteur de leur insertion sociale, professionnelle. Est-ce à dire que s’ils ne trouvent pas de travail, ils sont coupables? Par ailleurs, les entreprises ont obligation d’employer des personnes en situation de handicap. L’école doit favoriser l’inclusion des élèves handicapées. A t-on demandé leur avis aux personnes qui vivent ces situations? Cette intégration forcée n’accentue-t-elle pas la souffrance psychologique, ne crée-t-elle pas une nouvelle ségrégation cautionnée par la loi dans la mesure où les personnes non-handicapées méconnaissent et appréhendent les personnes en situation de handicap? Insérer ne veut pas dire vivre, travailler à côté sans échanger. S’il n’y a pas de partage, d’échanges entre ces 2 groupes (personnes en situation de handicap et les autres) peut-on parler d’insertion, d’inclusion, de non-exclusion? Difficile à dire…

  • Le handicap, quel que soit sa nature : physique, social, mental, fait peur car il nous renvoie une image hors norme dans laquelle nous pourrions, également, être happée. N’est-ce pas là la raison qui nous incite à « adoucir » des réalités si difficiles à appréhender !?

  • Ne serait-ce pas se voiler la face ?
    Où est la différence ?
    Bisous, bonne journée Isabelle.
    JC

    Dernière publication sur Jean Claude's news : Un ange parmi les anges

  • Je suis d’accord avec toi, Jean-Claude. Les mots existent et appeler un handicapé une personne en situation de handicap n’enlève rien, je pense, à ses souffrances et ses difficultés. Quand j’étais môme, mon petit frère louchait ; aujourd’hui, on dirait qu’il est atteint de strabisme. La vérité crue est qu’il avait bel et bien un oeil qui disait m… à l’autre et quel que soit le terme employé, il en a souffert jusqu’à l’opération.

  • Ce qui me semble terrible, c’est qu’autrefois on regardait avec pitié les handicapés et il fut « décidé » de les considérer comme « les autres », moyennant quoi,à présent on les ignore souvent, préférant ne pas voir…

    Où se trouve la bonne attitude?

    Sachant par ailleurs que beaucoup d’entre eux ne tiennent pas non-plus à recevoir de marques particulières d’attention car les considérant comme une forme de stigmatisation.

  • je pense qu’il est extrêmement difficile de trouver la bonne attitude car deux personnes confrontées au même problème ne réagissent pas de la même manière et ce qui peut être considéré par l’une comme une forme d’altruisme sera ressenti par une autre comme une stigmatisation. L’une souhaitera l’aide proposée tandis qu’une autre la rejettera. C’est très compliqué et très délicat. L’histoire des quotas partait sans doute d’une bonne intention, mais une discrimination positive est aussi une discrimination. Et je peux comprendre qu’une personne, embauchée parce qu’elle est de sexe féminin ou en raison de sa race ou de son handicap puisse s’interroger sur ses capacités professionnelles. Et en voulant faire du bien d’une façon, on fait du mal d’une autre.

  • l état aime gagné de l argent mais pas en perdre les enfants en situation handicape n était pas scolarisée désormais peu d ‘ enfants en état handicape sont scolarisée .
    car les formations du personnel coutent chez .
    la personne doit s adapter aux valide mais sont état s  » agrave du fait du manque de poste aménagé .
    mais on oublie de dire que ses personnes on rarement du travail et donc peu d’ argent et le peu qui ont sert à payée ses créances

    une fois fait elle ne peut se soignée , d ou encore une agravation
    les pathologies deviennent lourdes et cher et mette aussi la sécu en difficulté
    d ou l intèrét de leur offrir un emploi en fonction de leur capacité
    et scolarisée les enfants. les enfants pour leur devenir de futur adulte
    ce n est pas en les regardant avec bienveillance en les intégrant .que vous serait handicapé , bien aux contraire
    la sottises fait d voir des peurs qui vous handicape
    voila attitude à avoir
    j ai travaillée avec des personnes agées et des malades je sais de quoi je parle .bonne journée

    Dernière publication sur  : ET si l 'on faisait mentir le dicton

  • jeannette insurgé

    «  »"je pense qu’il est extrêmement difficile de trouver la bonne attitude car deux personnes confrontées au même problème ne réagissent pas de la même manière et ce qui peut être considéré par l’une comme une forme d’altruisme sera ressenti par une autre comme une stigmatisation. L’une souhaitera l’aide proposée tandis qu’une autre la rejettera. C’est très compliqué et très délicat. L’histoire des quotas partait sans doute d’une bonne intention, mais une discrimination positive est aussi une discrimination. Et je peux comprendre qu’une personne, embauchée parce qu’elle est de sexe féminin ou en raison de sa race ou de son handicap puisse s’interroger sur ses capacités professionnelles. Et en voulant faire du bien d’une façon, on fait du mal d’une autre. »" »

    en effet Zaz, que de fois je me suis dis, si nous faisions simple… si nous faisions naturel???

    rien de plus bête que les quotas!
    par contre ceux qui pique la place des handicapés, qui vont jusqu’à « emprunter » la carte de quelqu’un de leur famille pour avoir de la place… si, si j’en connais….

    c’est lamentable!!! la vraie liberté c’est le respect de soi-m^me et celui des autres….
    ce qui importe c’est que l’on soit capable de faire le travail pour lequel on est payé
    pas facile d’être « handicapée » j’ai fallie laisser mes dents sur une descente de trotoire… ma soeur qui poussait mon fauteuil l’a penché en avant au lieu de le tirer en arrière!!!
    la frousse qu’on a eu…mais je me suis cramponnée aux accoudoirs!!! et après on a eu un fou-rire… tout le monde du coup riait avec nous…
    depuis ma soeur ne râle plus après les fauteuils qui fautent de pouvoir roulent sur le goudron!!

  • Oui, Jeannette, tout à fait d’accord : piquer la place de parking pour handicapés est intolérable. Il y avait une pub que je trouvais très bonne : tu prends ma place, prends mon handicap !

  • Voici le commentaire qu’une jeune femme, qui a du mal à se faire à ce moyen d’échange (sic), vient de m’envoyer par mail et que je reproduis ici avec son autorisation, car il apporte une réelle complémentarité à la réflexion sur le handicap.

    « Il y a bien sûr les handicaps visibles, ceux qui touchent physiquement et provoquent chez certains, le rejet.
    Parlons aussi des handicaps d’ordre psychique, non « cernables et non palpables ».
    J’en parle en connaissance de cause:
    consèquences directes de plus de vingt années de troubles mentaux, je suis depuis 15 ans avec le statut de  » travailleur handicapé ».
    Difficile, voire impossible de retrouver un emploi avec cette étiquette (j’étais journaliste). Ce type de handicap fait peur !
    Pour autant je ne me considère pas comme une « handicapée », mais davantage comme une mutilée de la vie ou simplement comme un être plus fragile et plus vulnérable que d’autres… »

  • Est-il de bon ton de ne plus appeler un chat,un chat,
    une sorte d’hypocrisie habite nos temps présents.

    Dernière publication sur Chasseur d'Images Spirituelles : L'être heureux

  • je viens ce soir laissé un commentaire sur ton article fort interessant

    En effet, les choses ne changent pas
    je dirais même que nous camouflons fort bien avec certains mots des situations et un état invalidant!
    si j’ en crois ton article nous allégeons les mots et leurs force!
    ou va t on :
    je m’ insurge contre cette pratique qui est toujours d’ adoucir les mots
    ma
    « personnes en situation de handicap”.

  • je m’ insurge contre cette pratique qui est d’ adoucir les mots
    les situations ne changent pas
    une personne handicapée le reste généralement
    que signifie en situation de handicap
    cela voudrait donc dire que la situation seulement pose soucis
    pas du tout
    tout devient faux et faussé!
    une situation financière handicapante oui
    mais alors, je suis moi même depuis des années dans une situation handicapante vis a vis de l’ administration
    alors que je veux dire je suis une personne handicapée tout simplement
    si un jour ma situation financière devient précaire au point de devenir une personne en situation handicapante!
    cela ne voudra surement pas dire la même chose!

    c’ est d’ un compliqué mon dieu
    j’ aimerais savoir si les mots puissants donnant la force à une phrase ne vont pas s’ évanouir un jour
    planquer, ne pas dire vraiment
    tout cela est le reflet de la politique actuelle
    du n’ importe quoi
    merci de nous permettre de débattre d’ un sujet aussi fort que le handicap
    une situation difficile n’ empêche pas de marcher

    chacun sera d’ accord pour l’ admettre alors pourquoi cacher les mots

    crions les
    écrivons les!
    mais ne cachons pas la teneur des mots et leurs puissances
    quant aux situations professionnelles je ne connais guère de personnes très heureuse avec un job adapté
    d’ ailleurs est bien raisonnable de dire aussi adapté!
    poste adapté
    n’ est ce pas plutôt l’ administration et certains emplois qui doivent s’ adapter et non pas l’ inverse
    bientôt nous lirons
    une personne en situation de handicap recherchant un emploi adapté pour lui permettre de s’ insérer dans la société
    et pourtant cette personne peut être aussi bien
    mal entendant
    mal voyant
    ou même sortant de prison
    il est évident que les quiproquos sur ce genre de situation devient grotesque!
    ou allons nous!
    fausser les mots et adoucir ne résouts rien
    suffisamment difficile a vivre lorsque les jambes ne nous tiennent plus que les douleurs nous envahissent, que les administrations nous prennent pour des billes »
    nous demandant plutôt plus de paperasses que les gens en situation normale………
    et là encore l’ on se demande si la situation est régulière comme pour parler des sans papiers
    cela sonne faux dans une phrase
    merci d’ avoir soulever ce soucis le poids des mots qui pour moi est de taille!
    mal entendre ne veux donc pas dire sourd et pourtant
    mal voyant ne veux donc pas dire aveugle et perte de vue et pourtant!
    de qui se moque t on;
    bonne soirée
    nous aurions parfois envie de monter au Sénat pour s’ insurger contre ces genres d’ idées ………. qui sont d’ alléger les mots
    n’ ayons pas peur des mots et de leurs poids c’ est leurs forces

  • qui peut dire que les emplois des personnes malades sont aux niveaus des personne valides .
    personne car le nombres de personnes aux chôomage sont plus nombreuses pou les personnes les personnes valides.
    je pense q une personnes malades doit travaillé en fonction de ses capacité pour ne pas agravé sont état .
    se n est pas une honte de s occupé d elles et la regardé comme une personne à par entière .
    pourvue quelle le veulent .
    changé les mots ne changeras la situation de la personne valides
    agire ne la guéris pas mais lui permet de voir l avenir sereinement
    bonne journée

    Dernière publication sur  : ET si l 'on faisait mentir le dicton

  • désolé encore des fautes de frapes , donc chômage

    Dernière publication sur  : ET si l 'on faisait mentir le dicton

  • On dit aussi une personne à mobilité réduite…

  • J’ai même déjà entendu : un PMR… Mais qu’est-ce qu’une personne à mobilité réduite ? C’est flou. Il existe des mots plus justes : hémiplégique, paraplégique, tétraplégique. Ces mots-là ne sont quand même pas des insultes !

  • insultes est de les regardé avec un regard méprisant de sourire avec un rictus de moquerie et des réflexion méchantes .
    j était très malades enfants aux point que mes jambes ne devrais me servir à rien
    la médecines et l amour de mes parents a fait le reste .
    ma foi et mon courage m a permis de lutté .
    et oui le fauteuil que je devais avoir est réduit depuis très longtemps à néant.
    bonne soirée zaz

    Dernière publication sur  : ET si l 'on faisait mentir le dicton

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