Le jardin éphémère Nancy 2011

La journée avait été rude. Levée dès l’aube, j’avais passé plus de huit heures devant l’ordinateur, casque sur les oreilles, à transcrire un fichier audio en fichier texte. Et cette fois, rien de passionnant ; pas de colloque sur la psychiatrie ou le handicap mais une réunion de travail d’une Chambre de Commerce et d’Industrie. Véga dormait sous mon bureau, ronflant au rythme de mes dix doigts virevoltant sur le clavier. La prouesse consiste à régler la vitesse du fichier audio au minimum pour pouvoir taper le plus possible sans arrêter la bande et encore moins revenir en arrière. Lorsque le délai de livraison d’une telle commande est court, c’est un travail harassant qui donne des crampes un peu partout.
Comme chaque mercredi après-midi, Monique donnait son cours de peinture à une quinzaine d’enfants. Quand elle rentra, visiblement exténuée par sa séance avec des galopins parfois turbulents et mal embouchés, elle me proposa un café que j’acceptai bien volontiers. Je venais juste de terminer mon boulot ; j’avais les doigts engourdis, la nuque raide, les reins crispés, les jambes douloureuses et les yeux explosés.
- Si on allait voir le jardin éphémère ? dit-elle en sirotant son Perrier.
J’aspirais davantage à un hamac… mais la météo n’annonçait rien de bon à partir de demain et j’avais très envie de me rendre Place Stan pour voir le fameux jardin éphémère de cette année. Marcher me ferait le plus grand bien !
La huitième édition est à la hauteur des précédentes ! Le thème est la musique et les jardiniers ont redoublé d’imagination et de créativité. Il y a des visiteurs mais pas foule ; on peut tranquillement déambuler et Monique peut faire ses photos. Je la regarde, oeil au viseur, guetter l’instant propice pour éviter la présence d’un individu sur le cliché. Elle a oublié sa fatigue, physique et nerveuse. Pour un reportage photos, Monique se traînerait sur les genoux ! Tandis qu’elle oeuvre, je marche parmi les parterres et j’admire la place, ses superbes monuments, la perspective vers la Place de la Carrière, les grilles, les fontaines. Je ne m’en lasse pas. A chaque fois que je suis Place Stanislas, je suis pleinement consciente de me trouver sur une des plus belles places du monde. Pour moi, la Place Stan, c’est aussi et surtout un souvenir d’enfance. La première fois que je vins à Nancy pour voir ma mère, elle m’y emmena. Je n’avais rien vu d’aussi beau. Et comme ma mère était très belle, j’ai associé les deux images. De retour dans la campagne de mes grands-parents, je rêvais à cet endroit magique et à la fée qui s’y promenait, cheveux blonds au vent…
Allez ! quelques chiffres avant de vous laisser découvrir les photos. Pour réaliser ce jardin éphémère, il a fallu :
- plus de 17.000 plantes de 211 variétés
- 7 tonnes de minéraux
- 6 m³ de sable
- 3 m³ de paillage naturel (glands, noyaux de cerises, faines)
- 910 m² de gazon
- 270 m de barrières végétales
- 8 m de corde

Le jardin éphémère 2011
Album : Le jardin éphémère 2011
Cette année sur le thème de la musique
34 images
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9 Réponses à “Le jardin éphémère Nancy 2011”


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