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Archive mensuelle de octobre 2010

Slogans

A bord du Costa Victoria, nous avons suivi malgré nous l’évolution du climat social en France grâce à une dépêche quotidienne distribuée dans notre cabine et aux conversations à table.
Rentrée depuis hier soir, je trouve dans ma boîte mail ces deux images que je m’empresse de vous faire partager :
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Lettre ouverte aux grévistes

Pendant neuf mois, nous avons parlé de la croisière que nous allions faire en octobre. Comme la conception d’un enfant, nous avions mûri ce projet. Depuis trois ou quatre ans, nous évoquions l’éventualité de partir sur un de ces grands bateaux blancs qui nous emmèneraient sur les mers et les océans, loin du ciel gris et des soucis, pour une semaine de découvertes et de farniente.
Puis nous avons enfin fixé une date et choisi un lieu. Pour notre première croisière, nous avions voulu nous rendre dans les îles grecques. Le départ se faisait de Venise et le retour par Dubrovnik. Mois après mois, nous engraissions le cochon et Monique glanait des informations sur Internet. Nous avons fait la visite virtuelle du bateau, le Victoria. Lorsque, fatiguée, je cherchais à m’évader, je me rendais sur le site d’Athènes, berceau de la civilisation, terre de la mythologie, de l’Odyssée d’Homère, et je rêvais en contemplant les colonnes de l’Acropole.
Monique acheta les billets de train trois mois exactement avant la date pour bénéficier d’un tarif intéressant. Surprise : nous allions voyager en première classe ! Je réservai l’hôtel à Venise où nous devions passer une journée et une nuit avant d’embarquer. Enfin l’été passa et nous comptions en semaines le temps à attendre avant de partir.
Nous avons changé en billets toutes les pièces que le cochon avait rendues à contrecœur et Monique commença à préparer les vêtements que nous emporterions, dont une tenue élégante pour la fameuse soirée du commandant.
Et puis le climat social se détériora. Les grèves et manifestations commencées au printemps reprirent de plus belle à l’automne. Ceux qui nous connaissent savent que nous sommes solidaires du mouvement, même si nous ne sommes pas directement concernées par le problème des retraites. Alors que les jeunes peinent à trouver de l’embauche, les salariés devraient travailler jusqu’à ce qu’ils sucrent les fraises ? Absurde ! Alors oui, nous sommes pour la grève, les manifestations et la révolution s’il le faut.
Seulement, pas de bol, le énième jour de grève tomba le 12 octobre, deux jours avant notre départ. Jusqu’au bout, j’ai cru à notre bonne étoile : les trains rouleraient le 14 et s’il n’en roulait qu’un, ce serait le nôtre. J’y ai cru jusqu’à cet après-midi, jusqu’à ce que Monique rentre de la gare et m’annonce que nos billets avaient été remboursés. Les trains ne rouleraient pas et nous n’avions plus qu’à prendre la route pour nous rendre à Venise. Au lieu de nous laisser bercer par la musique et le tangage du train, nous allons commencer nos vacances avec le stress de la circulation sur huit cents kilomètres. Idem pour revenir.
Alors oui, je suis toujours solidaire, Mesdames et Messieurs les grévistes, même si, j’ai un peu honte de le dire, j’aurais préféré une autre date pour ne pas en subir les conséquences !

Ecoutez, j’arrive…

La saison du GAM (Gradus ad Musicam) commençait avec un concert très attendu depuis plus d’un an. François Légée avait en effet annoncé ce spectacle autour de la chanson française à la fin de la saison 2008 ; un sondage avait même été organisé pour connaître les goûts des abonnés. J’avais pensé à Brel, bien sûr, mais aussi Ferrat, Piaf, Aznavour et pourquoi pas Johnny Hallyday et son magnifique « Requiem pour un fou ».
Le spectacle commença par… Dutronc et son Paris s’éveille. Puis il y eut Montand, Gainsbourg, Croisille, Christophe, Brel évidemment, Les Ogres de Barback (je découvrais…), Renaud (sans fausse note !), Alain Chamfort (surprise…), Bashung, Nougaro, Brassens, Piaf, Reggiani, Ferrat, Ferré, Barbara et sa déclaration d’amour.
Pour clore le spectacle, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour. Le public fut invité à chanter et ne se fit pas prier, idem pour le bis.
Pendant deux heures sans entracte, Célia Pierre, Jean-Louis Georgel et Laurent Malot se succédèrent pour interpréter ces grands succès de la chanson française. Quelques autres interprètes se joignirent à eux, accompagnés du choeur et de l’orchestre du GAM sous la direction de Renaldo Gréco qui a réalisé les arrangements et François Légée.
Pendant deux heures, oubliées les grèves, les manifs, la retraite reléguée à des temps indéterminés, quand les salariés sucreront les fraises. Oubliés la fracture sociale, la baisse constante du pouvoir d’achat, le chômage comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des Français, la menace de l’échec aux gamins qui viennent tout juste d’entrer au CP. Oubliés la hausse du prix du gaz, de l’électricité et de l’essence, le spectre d’un système de santé à deux voire trois vitesses. Oubliés la violence, le terrorisme, la xénophobie, le machisme, l’été pourri et l’hiver précoce. Pendant deux heures, nous étions bien, assis sur un nuage, à écouter les chanteurs nous parler d’amour et de révolution. Laurent Malot poussa même la facétie jusqu’à appeler ses compagnons à la grève générale, sous les rires et les applaudissements du public.
Merci à vous, Monsieur Légée et votre ensemble musical, pour cette trève dans notre quotidien parfois un peu morose…

Ecoutez, jarrive
Album : Ecoutez, j'arrive
Spectacle "Chansons françaises" proposé par le GAM (Gradus ad Musicam)
22 images
Voir l'album

Coco la bite

cocolabite.png Roman de Gérard DELBET

Coco, affligé d’un pied bot, d’un strabisme et d’un appendice sexuel démesurément grand, est le souffre-douleur de toute la famille. Comme tous les enfants battus, il est d’accord avec tout et prend son mal en patience. Entre deux volées qui laissent des zébrures sur son dos, l’enfant joue à la course avec trois brosses à dents dans les eaux du caniveau et lit le dictionnaire. Vaguement conscient de ne pas appartenir à cette famille qu’il déteste et méprise, l’enfant nous fait découvrir son monde où la misère sociale côtoie la poésie.
Le style est truculent, original, et Coco la bite est de ces héros qu’on n’oublie pas de sitôt.
En dépit des quelques fautes qui émaillent ses pages, je vous conseille vivement la lecture de ce roman que vous pouvez acquérir directement aux Editions du Bord du Lot :
http://www.bordulot.fr/

Le divorce

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Donnant donnant

donnantdonnantbefo.jpg Film d’Isabelle Mergault avec Medeea Marinescu, Sabin Azéma, Daniel Auteuil, etc.

Constant, en prison, clame son innocence : certes il a tué, mais par accident. Sa femme néanmoins le quitte. Alors, profitant d’un séjour à l’hôpital après un accident vasculaire cérébral, il s’évade. Il échoue dans une péniche désaffectée où le découvre Silvia. Elle conclut un marché avec lui : il tue sa mère d’adoption pour qu’elle puisse hériter et partir à Paris, sinon elle le dénonce à Paris. Il accepte, mais rien ne marchera comme prévu.
Daniel Auteuil réalise une belle performance avec les séquelles de son AVC, Sabine Azéma en fait un peu trop en vieille dame déprimée et Medeea Marinescu est aussi jolie et attendrissante que dans le premier film de Mergault. Cependant, la mayonnaise ne prend pas. On rit à certaines répliques, on sourit à certaines scènes, mais on ne parvient pas à croire à cette histoire bourrée de clichés et de caricatures, même si on passe un bon moment.

Granville et l’Odyssée

granvilleetlodysse.jpg Roman d’Olivier GABRIEL

L’histoire commence à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Deux mois avant l’armistice, une flottille allemande stationnée dans les îles anglo-normandes attaque par surprise le port de Granville dans l’intention de s’approvisionner en charbon. Ce débarquement sur Granville, Hans Kapp, lieutenant allemand, l’a rêvé à la manière des aventures d’Ulysse.
A la faveur d’un incident, Kapp est empêché de participer à l’attaque ; il voit alors la possibilité de s’échapper avec ses hommes en interceptant un bateau de pêche, pour gagner l’Allemagne par la mer. Durant ce voyage, ils vont revivre les principales aventures du roi d’Ithaque dans l’Odyssée de Homère.
Ce roman, sur fond historique réel, est très intéressant pour ce parallèle entre le voyage de Kapp et celui d’Ulysse. Malheureusement, de nombreuses coquilles émaillent ses pages et gâchent un peu la lecture.

Une lueur de lucidité…

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Le salon d’automne du Cercle des Arts

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Le Cercle des arts expose les œuvres de ses artistes dans la salle de spectacle du Cilm, à l’occasion du 17e Salon d’automne. Des œuvres variées qui ne manquent pas d’attirer l’œil de part leurs couleurs vives et chatoyantes.
Au total dix-neuf artistes sont réunis pour afficher une palette de créations uniques. La palette, un sujet par ailleurs illustré dans l’une des toiles du président de l’association, Pierre Dufour, qui, au-delà du côté pictural, a ajouté une pointe d’originalité en collant de véritables pinceaux sur sa toile.
L’exposition présente également les paysages de Simone Dézavelle et de Monique Colin, les nus de Huguette Iung et de Marie-Jasmine Louise, l’auto-portrait de Philippe Ouillon, la place Stanislas de Mido Cordier et bien d’autres encore.
Ce 17e Salon d’automne compte également un invité d’honneur à titre posthume, un hommage à Pierre Hachet, figure du monde médical et aussi artistique, nancéien disparu le 3 mai au terme d’une vie riche et bien remplie. On y retrouve ses icônes et ses œuvres à l’encre de Chine à partir d’une technique de pointillés.
Un hommage salué par le maire Laurent Garcia et son adjointe déléguée à la culture, Anne-Sophie Roy, qualifiant Pierre Hachet « d’intelligent, sensible, brillant et esthète ». Une définition approuvée par son épouse, Françoise Hachet.
Les artistes ont également été remerciés par Pierre Dufour pour leur « beau travail ».
« C’est une exposition très variée. Elle donne envie de s’attarder sur certains artistes » confie Sylvie, venue à l’occasion du vernissage et séduite par un grand nombre de tableaux.
L’exposition est visible au Cilm jusqu’au vendredi 8 octobre.

(Photo et article parus dans l’Est Républicain du 06/10/2010)

Il faut sauver le soldat Kerviel

« J’ai vraiment le sentiment qu’on a voulu me faire payer pour tout le monde, qu’il a fallu sauver la Générale et qu’on a tué le soldat Kerviel » déclarait le trader après sa très lourde condamnation à  cinq ans de prison dont trois fermes et 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts à la Société Générale.
La sentence est en effet énorme et disproportionnée au préjudice subi par la banque. Ce garçon n’est-il pas un pur produit de l’univers financier, formé pour devenir un as de la finance ? La Société Générale, qui a embauché et rémunéré Jérôme Kerviel, n’a-t-elle pas bénéficié pendant des années de son talent ? Les supérieurs hiérarchiques du jeune homme peuvent-ils prétendre  ne pas savoir ce que le salarié faisait ?  Dans de nombreuses structures, le chef est responsable de l’erreur d’un subalterne. Pourquoi pas dans ce cas ?
L’affaire Kerviel me donne l’occasion d’un nouveau sondage.

Résultats du sondage du 28 août 2010

A la question  » Votre activité professionnelle est-elle (ou a-t-elle été) davantage qu’un moyen de « gagner votre vie » ? 27 internautes ont voté :
24 oui
12 non
  1 pas concerné

Votre activité professionnelle est-elle (ou a-t-elle été) davantage qu'un moyen de "gagner votre vie" ?

  • oui (65%, 24 Votes)
  • non (32%, 12 Votes)
  • pas concerné(e) (3%, 1 Votes)

Nombre de votants: 37

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Dur dur la vie parfois…

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Hors-la-loi

horslaloihorslaloioutsidethelaw220920101a.jpg Film de Rachid Bouchareb avec Roschdy Zem, Sami Bouajila, Jamel Debbouze, Bernard Blancan, etc. 

En 1925, une famille algérienne de la région de Sétif est chassée de ses terres attribuées à un colon. Le père et la mère, devant leurs trois jeunes fils, crient leur injustice et maudissent le caïd venu, avec deux gendarmes, leur annoncer leur expropriation.
Vingt ans plus tard, l’aîné des fils est soldat en Indochine, le second est en prison en France pour avoir embrassé la cause du FLN. Le troisième, après avoir vengé sa famille par le meurtre du vieux caïd, parvient à convaincre sa mère, veuve, de quitter l’Algérie. Ils échouent dans un bidonville aux portes de la capitale. Saïd, décidé à s’en sortir, parvient à devenir patron d’une boîte à Pigalle et organisateur de rencontres de boxe.
Lorsque Abdelkader sort de prison et que Messaoud rentre d’algérie, les ennuis commencent. Car si les deux frères aînés unissent leurs forces dans un même combat, le plus jeune préfère la reconnaissance par l’argent, au mépris des reproches de sa mère qui demeure malgré tout leur point d’ancrage.
Un film violent sur un conflit qui n’a pas cessé de faire couler les larmes et l’encre, sur un pan de notre histoire qui divise encore les Français.
Petit bémol : le film est presque entièrement en arabe, ce qui oblige à lire les sous-titres.

Bol d’air en forêt

Soucieuse de m’aérer après plusieurs journées passées du matin au soir dans mon bureau, devant l’ordinateur, Monique a proposé cet après-midi une balade en forêt. Il faisait beau et c’était l’occasion de réaliser quelques clichés même si les belles couleurs fauve de l’automne ne sont pas encore tout à fait là partout.
Nous partîmes, Monique accrochée à son appareil photo et moi à la laisse de Véga. Direction la forêt de Thuilley-aux-Groseilles, théâtre ludique de l’enfance de ma compagne. Le soleil, dans un ciel limpide, cognait assez fort. Monique traquait le chardon, la feuille et l’arbre mort tandis que Véga, n’en croyant pas ses narines, furetait de droite et de gauche, folle de joie dans cet environnement nouveau plein de bonnes odeurs inconnues et enivrantes.
Deux heures et une cinquantaine de photos plus tard, j’étais de nouveau dans mon antre…

Couleurs dautomne
Album : Couleurs d'automne
Balade en forêt de Thuilley-aux-Groseilles
17 images
Voir l'album

Un salon d’automne réussi

Comme chaque année, ce 17e salon d’automne de Laxou-Champ-le-Boeuf fut une réussite. Toutes les surfaces murales étaient couvertes de toiles et quelques autres se trouvaient également sur des grilles caddies. L’attrait principal de cette exposition est la grande variété d’oeuvres proposées : aquarelle, acrylique, pastel, huile. Les techniques sont également différentes (pinceau, couteau) ainsi que les styles, certaines très figuratives et d’autres très abstraites.
Comme à chaque exposition, Laurent Garcia, maire de Laxou, et Anne-Sophie Roy, son adjointe déléguée à la Culture, ont ouvert cette exposition et ont partagé le verre de l’amitié avec les artistes.
Merci à eux d’accueillir toujours chaleureusement les artistes laxoviens et d’ailleurs et un grand merci à toutes celles et ceux qui sont venus témoigner leur amitié à Monique qui exposait deux nouvelles toiles à l’huile : « ciel d’orage » et « le hammam ».
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C’est une chose étrange à la fin que le monde

cestunechosetrangequelemonde.bmp Roman de Jean d’ORMESSON

Que ceux qui aiment les vrais romans avec une histoire, des personnages, des dialogues, des descriptions, une intrigue, un suspens, un dénouement, ne se laissent pas abuser par la classification « roman » qui paraît sur la couverture du dernier ouvrage de l’auteur. Car ce n’est pas un roman dans le sens classique du terme. Jean d’Ormesson se défend en déclarant que la vie est un roman et que l’univers est une histoire. Certes… Mais ce n’est quand même pas un roman. Il s’agit plutôt d’une longue dissertation sur le monde, son passé et son futur, la place de l’homme dans l’univers, l’existence ou non de Dieu, bref tout ce qui obsède Jean d’Ormesson depuis toujours, vraisemblablement, et qu’il ressasse d’autant plus qu’il approche de son propre terme. Mais alors qu’il nous parle tout au long des deux cent pages du caractère mortel de l’homme, de l’amorce de sa mort dès sa naissance, de la futilité d’une existence qui se compte au mieux en quelques décennies, Jean d’Ormesson parvient à nous enchanter par sa capacité à nous faire partager son amour de la vie et du monde qui l’entoure.
Ceux qui ne l’aiment pas diront qu’il ratiocine ; moi qui l’aime bien, je trouve qu’il écrit toujours aussi merveilleusement bien, même si toute cette littérature a un goût de déjà lu. Et le titre, à lui tout seul sinon un poème en tout cas un parfait alexandrin, illustre bien le propos du livre dont on découvre chaque phrase avec bonheur tant les mots agencés par l’auteur enchante le lecteur qui veut bien se laisser bercer par la musique qui s’en dégage.

Une certaine idée de la fatalité…

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