Maudit mois de juillet

Traditionnellement, le mois des morts est novembre. Pour moi, c’est juillet.
Après ma soeur quelques jours après le 14 juillet, cela fera demain dix-sept ans que ma mère nous a quittés, assez brutalement, après son entrée au C.H.U. de Nancy-Brabois pour y subir un pontage coronarien. Elle aurait aujourd’hui… soixante-dix-neuf ans ! Ciel ! Un âge qu’elle prétendait, à soixante-trois ans, ne jamais vouloir atteindre. Elle fut donc exaucée… Mais allez savoir quelle serait aujourd’hui son opinion sur la question…
La douleur de perdre un parent de façon inattendue, quasiment sans préambule, est immense et incompréhensible par manque de préparation à cette terrible épreuve. On a beau savoir que nos parents ne sont pas immortels, on n’imagine quand même pas les perdre si tôt. Pour ma part, j’aurais aimé que mon fils, alors âgé de huit ans, puisse plus longtemps profiter de sa grand-mère.
Le seul réconfort de perdre subitement des parents jeunes est que la décadence, la dégénérescence, la déliquescence liées à l’âge nous sont épargnées. Il nous reste de ces êtres chers disparus bien trop tôt le souvenir d’hommes et de femmes dans la force de l’âge, en pleine possession de leurs moyens physiques et intellectuels. Le seul inconvénient, hormis l’absence qui continue à nous hanter, est qu’on se demande encore, des décennies plus tard, pourquoi alors on nous les a ravis.

2 Réponses à “Maudit mois de juillet”


  • déliquescence je ne connaissais pas! que d’ émotions en lisant ce texte
    je connais ta maman à travers tes écrits
    oui, de là haut Madame vous pouvez voir que votre fille vous aimais et vous aime toujours autant
    a parler de vous souvent , a lire qui vous étiez je vous connais un peu
    Merci Isabelle , je me suis déjà préparé a l’ éventualité de perdre encore un être chère
    j’ aurais aimé connaitre un père plutôt que de devoir vivre en famille mais finalement solitaire et isolée!
    le destin surement
    lui et moi ne faisions qu’ un lorsque l’ instant d’ une lecture je lisais l’ amour qu’ il me portait dans son regard de braise!
    bonne fin de semaine là je file sous la couette
    arnica …………..ton hématome doit tourner au jaune à présent non! repose toi un peu!!!

  • Maman nous a quittés brutalement lors d’ue fête de famille ; elle avait 53 ans et était toujours très belle. Vngt ans plus tard je ressens encore le manque de sa voix. Cependant en relisant sa vie, en me mettant à l’écoute de ce qu’elle cherchait à nous dire, je pense qu’elle savait en son corps qu’elle ne connaîtrait pas la viellesse. Elle avait fini sa route, compris ce qu’il fallait pour mourir en paix. Une maman n’a pas de prix,une maman c’est pour la vie c’est ce que je lui chantais pour ses cinquante ans. Je viens de perdre mon tendre papa et je réalise que maintenant il y a nous aux premières loges. Nous pour développer la sagesse, être dans la transmission et offrir en bout de course une mort illuminée à nos enfants pour honorer notre naissance mais aussi la leur. Et la tâche est ardue sans eux ces témoins de la mémore et des racines.S’ils sont partis en définitive c’est aussi pour nous donner une autre place et parce qu’ils ont confiance en nous et en nos capacités. C’est à notre tour de montrer la route.

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