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Archive journalière du 4 juil 2009

Couvre-feu

Dans une petite ville française, le maire a instauré un couvre-feu pour les enfants et adolescents de moins de 14 ans afin qu’ils ne déambulent plus dans les rues après 22h00 s’ils ne sont pas accompagnés d’un adulte.
Je ne comprends pas comment on en est arrivé à devoir légiférer sur un sujet qui relève du cadre familial.
J’ai moi-même un garçon de 24 ans. Adolescent, il ne traînait pas dans les rues, pas plus à 17 ans qu’à 14 d’ailleurs. Tout au plus rentrait-il, une fois par semaine, vers 21h00 de son entraînement de badminton. Ce n’est que majeur, parce qu’il travaillait les week-ends dans un Mac Do, qu’il « traîna » la nuit dans les rues à vélo, quand il terminait à 1h du matin, heure de fermeture du « fast food ».
Il est vrai que j’ai été une mère sévère et exigeante voire réactionnaire : la discipline et le respect faisaient partie de l’éducation de mon gamin ; mais aussi, je crois, l’amour et le dialogue. Sans vouloir à tout prix y voir une relation de cause à effet, mon fils est depuis trois ans autonome ; il travaille et loue un appartement dont il a assuré seul l’ameublement.
Alors, bien sûr, cela peut être une coïncidence. Sans doute aussi ai-je eu la chance d’avoir un enfant sérieux et docile, encore que je me souvienne d’épisodes épiques pour étouffer dans l’œuf la rébellion de mon rejeton avant qu’il ne s’imagine être le plus fort ! Toujours est-il que je n’avais pas besoin d’un couvre-feu officiel pour garder mon garçon à la maison le soir, le jingle des infos suffisait pour qu’il sache qu’il était l’heure de passer à la salle de bain puis sous la couette.
Cela dit, imaginer que nos enfants ne courront plus aucun risque s’ils sont consignés le soir dans leurs foyers est hélas une pure illusion. Car ils côtoient quotidiennement, au sein des établissements scolaires et dans les structures sportives et associatives, les dangers dont on veut les protéger par un couvre-feu : la drogue, la pédophilie, le racket entre autres. Peut-être faudrait-il apprendre à dire « non » à nos enfants afin qu’ils sachent le dire à leur tour… 

L’Américain

lamricain.jpg Une autobiographie de Franz-Olivier Giesbert

Né d’une mère française et d’un GI américain, l’auteur raconte son enfance et la haine qui a pourri son existence. Parce que son père le battait, mais surtout parce qu’il battait sa mère, Franz-Olivier Giesbert a passé la plus grande partie de son temps à échafauder des plans pour tuer cet homme qu’il détestait par dessus tout, jusqu’à son dernier souffle.
Un récit court, fort et très bien écrit. 




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