Comme dirait Anne Roumanoff, « on ne nous dit pas tout ! ». Enfin, peut-être que si, mais avec parfois un certain retard…
En effet, en juillet dernier, Gérard Longuet, ancien ministre de l’industrie et sénateur de a Meuse, déclarait au Sénat :
«J’avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard… C’était de savoir où commençait et où s’arrêtait l’homophobie, mais enfin, ça c’est un autre sujet (…). C’est extrêmement réjouissant de savoir que l’on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l’école et qu’on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s’arrête… »
Il est choquant de constater qu’en 2008, un homme que l’on supposerait instruit sinon intelligent, puisse encore faire l’amalgame entre homosexualité, pédérastie et pédophilie.
S’il n’est pas nécessaire de rappeler que l’homosexualité est l’attirance amoureuse et sexuelle d’un homme pour un autre homme ou d’une femme pour une autre femme, il est peut-être bon de faire un point sur la pédérastie.
Dans la Grèce antique, la pédérastie était une institution répondant à un code bien défini. Les adolescents, d’âge minimum 12 ans, de la Cité étaient confiés à des maîtres qui les emmenaient pendant quelques années à la campagne et se chargeaient de leur éducation, tant physique qu’intellectuelle et morale. Par reconnaissance, le jeune garçon se livrait à des pratiques sexuelles avec son maître, souvent empreintes d’une véritable passion amoureuse. Il était ensuite ramené dans la cité et le retour de l’initié était célébré comme une naissance sociale. Cette coutume, tout à fait légale voire vivement souhaitée par les adolescents, excluait toute forme de violence. A noter que si la pédérastie était autorisée et même encouragée, l’homosexualité entre deux adultes était en revanche plutôt mal vue.
On trouve encore dans notre société moderne de vrais pédérastes, c’est-à-dire des adultes qui initient des adolescent(e) aux sports, aux arts, au sexe. Pour ceux que le sujet intéresse, André Gide, Roger Peyrefitte et Gabriel Matzneff entre autres ont largement écrit sur le thème de ces amours aujourd’hui interdites. Le problème pour ces jeunes gens n’est pas d’être initiés par un adulte, mais d’affronter le tabou qui entoure la pédérastie et surtout l’amalgame avec la pédophilie.
La pédophilie, que je combats avec mes petits moyens dès que j’en ai l’occasion, est un crime perpétré sur des enfants par des adultes malades. Les pédophiles ne sont attirés que par le corps d’enfants pré pubères, souvent même très jeunes, qu’ils contraignent à l’acte sexuel sous la menace.
Il y a donc d’un côté une initiation consentante pour ne pas dire sollicitée avec un enrichissement de l’adolescent auprès de l’adulte ; de l’autre un viol sur un corps d’enfant inadapté aux relations sexuelles, sans autre apport de la part de l’adulte que violence, vulgarité, obscénité, menaces et parfois meurtre.
On peut ne pas cautionner la pédérastie, on peut ne pas apprécier l’homosexualité, mais on ne doit pas les confondre avec la pédopholie. Tous les homosexuels ne sont pas des pédérastes et les pédérastes, qui ne sont pas toujours homosexuels, ne sont en aucun cas des pédophiles, lesquels ne sont souvent ni homosexuels ni encore moins pédérastes. Ils ne sont que de malheureux malades qui nécessiteraient des soins médicaux et psychiatriques appropriés dès qu’ils sont découverts.
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J’ai l’impression que certains hommes politiques sont diplomés ès gaffes et amalgames révoltantes…Ils gagneraient à s’instruire.
Sinon, Isa, j’ignorais tout de la pédérastie, je vous remercie de m’avoir instruite.
IL est évident que certains hommes politiques devraient être un peu plus instruits et surtout plus ouverts,
comment osé dire qu’ un homosexuel est pédophile ou pédéraste?
JE M’ INSURGE ENVERS CES COMMENTAIRES qui n’ont aucun sens!
facile de dire ces choses qui ne sont en aucun cas la réalité!
l’ on aurait presque envie d’ écrire au gouvernement!
Qu’on il , qu’ a dire à dire et revendiquer envers les homosexuels!!!
savez vous que bon nombre d’ homme politique sont homosexuels!!!
ceux ci ne bougent pas!!! ils ne s’ insurgent pas?
comment est ce possible!
ils craignent de se dévoiler!!!
lâche et dégeu qu’ est cet homme!
QUel imbroglio!!!!!
Mais non, ce n’est pas choquant. C’est même tout à fait conforme au schéma de pensée de Monsieur Longuet qui a jadis longuemen flirté avec l’extrême-droite avant de réaliser (car il est intelligent) qu’il aurait plus d’avenir politique ailleurs.
Merci pour ces explications. Je connaissais l’acception du mot « pédéraste » qui consiste en la pratique sexuelle entre hommes, mais pas celle de l’initiation. enfin, l’acception que je connaissais est-elle toujours valable ? Je ne sais pas, mais je l’ai vérifiée dans une ancienne version de Larousse.
En tout cas ces explications viennent à point car je me demandais comment qualifier un homme qui fait des propositions sexuelles à une ado dans un corps de femme.
N’empêche, peut m’importe comment on nomme cela, ma sensibilité me fait désapprouver et je me battrai toujours contre ! Je serai toujours du côté de l’ado qui aura pris peur !
comment un homme politique, sensé intelligent, puisse tenir de tels propos. c’est pourtant un sujet qui a été abordé, maintes et maintes fois.
enfin, c’est n’importe quoi. le livre de ROGER PEYRFITTE, je l’ai lu il y a très longtemps.
si mes souvenirs sont bons cela se passait entre 2 garçons dans un pensionnat
La différence entre une mauvaise sexualité et une bonne sexualité est simple, la mauvaise est celle qui rend aigri et malheureux, la bonne est celle qui rend heureux et épanoui.
La seule vérité est l’amour et on le sait très bien l’amour n’a pas de loi
Deux êtres s’aiment et tout est beau
Mais beaucoup d’hommes politiques ne le savent pas
En réponse au commentaire de Nancy, le livre de Roger Peyrefitte « Les amitiés particulières » est plutôt l’histoire d’une amitié amoureuse entre un adolescent et un enfant, mais c’est effectivement déjà l’amorce du thème pédérastique cher à l’auteur. Les livres auxquels je pense sont plutôt « L’enfant de coeur » et « Notre amour ».
Quant à Zorro en jupons (quel pseudo !), son commentaire m’étonne car je l’imaginais plus libéral. Mais l’erreur vient sans doute de cette notion de peur à tort évoquée. La peur n’a pas sa place dans les relations pédérastiques, si ce n’est la peur des autres adultes, parents et autres, qui vont juger en faisant l’amalgame avec la pédophilie. Encore une fois, un vrai pédéraste ne viole pas les adolescent(e)s. Il est d’ailleurs intéressant de noter que lorsque ces relations se rompent, celui qui souffre n’est pas celui qu’on pense. Ceux qui me connaissent, et Zorro en jupons en premier, savent combien je combats la pédophilie. Alors que je pense sincèrement qu’un(e) adolescent(e) peut se sentir privilégié(e) d’être aimé(e) par un pédéraste ou son homologue féminin. Le seul risque et non des moindres qu’encourrent ces ados est de ne plus trouver ensuite de partenaires à la hauteur du premier…
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