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Archive journalière du 1 sept 2008

La belle constance

Un correspondant m’écrivait récemment que j’avais bien de la constance pour écrire ainsi dans un blog et publier des livres en autoédition.
De la constance, il en faut encore bien plus pour se rendre à des salons littéraires locaux !… J’étais hier à Fontenoy-la-Joûte (54) pour le 3e salon des auteurs autoédités. Un manque évident de publicité associé à une certaine lassitude du public fit que nous ne vîmes qu’une poignée de visiteurs, à peine plus nombreux que les exposants !
Il faut dire que l’offre en livres dépasse largement la demande des lecteurs.
Il en faut donc beaucoup, de la constance, pour malgré tout continuer à écrire et éditer des livres. Mais nous sommes tous animés par la passion. Comme le disait un auteur présent sur le stand, nous écrivons comme d’autres pêchent ou courrent. Un randonneur qui a la marche dans la peau parcourra ses dix ou vingt kilomètres quelles que soient les conditions climatiques. C’est tout simplement une question de besoin voire de survie. Nous autres écrivains, grands ou petits peu importe, avons les mots dans la peau, une addiction comparable à la cocaïne avec des conséquences moins dramatiques, encore que l’on puisse, si l’on n’y prend garde, y perdre un conjoint ou s’attirer de grosses difficultés financières.
A une époque où tout le monde ou presque taquine la page blanche, les maisons d’édition qui proposent de publier n’importe quel ouvrage à compte d’auteur se multiplient. En échange d’une somme rondelette, ces escrocs de l’édition promettent aux auteurs en herbe monts et merveilles. Or presque tous les auteurs sont des êtres nombrilistes désireux d’être publiés à presque n’importe quel prix. Ces éditeurs sans scrupules ont bien conscience de l’égo démesuré des hommes et femmes de plume et s’en donnent à cœur joie, plumant bel et bien le néophyte en toute impunité. Vexé de s’être fait avoir, celui-ci ne porte pas plainte. De plus, ces éditeurs ont de beaux jours devant eux car en France, pour être publié à compte d’éditeur, il faut soit avoir déjà une notoriété – chanteur, acteur, homme politique, etc. – ou s’être rendu coupable d’un meurtre. La deuxième option est d’ailleurs celle qui a la faveur du public et donc des éditeurs qui ne sont, somme toute, que des commerciaux au même titre que les vendeurs de savonnettes.

Alors oui, il me faut beaucoup de constance pour continuer à écrire dans mon coin puis éditer toute seule mes livres, devenant tour à tour écrivain, maquettiste et commercial.
Mais comme le disait mon voisin hier, l’écriture est une passion qui demande qu’on y consacre un certain budget comme n’importe quelle activité sportive ou artistique. Il suffit de raison garder et ne pas se prendre pour qui l’on n’est pas, sans oublier toutefois que les fabricants de bestsellers ne sont pas les meilleurs écrivains… quand même ils écrivent eux-mêmes !!!

Photo ci-dessous : moi-même en compagnie de Suzy Leblanc (photo de Rémy Debors des Editions Rebelyne :  http://www.rebelyne.com )

fontenoyaot2008.jpg




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