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Archive mensuelle de septembre 2008

La métamorphose de la cage

Il y a quelque temps, j’avais mis dans ce blog la photo de « l’amour en cage » en face d’un poème éponyme.
Au printemps, la fleur était apparue dans son enveloppe blanchâtre. Puis elle avait viré à l’orangé vif en forme de lampion. On devinait à l’intérieur le fameux coeur emprisonné… Les brumes matinales, prémices d’un précoce automne, ont contribué à la métamorphose de l’alkékenge. De l’enveloppe orange, il ne reste plus que la forme et la trame. Dans sa fragile prison de fils grillagés, le petit coeur est bien visible. Gourmandise des oiseaux, il ne tardera pas à disparaître…
Ci-dessous des photos prises par Monique qui a su mettre en scène cette curiosité de la nature.
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300 commentaires

Il est intéressant de noter que ce blog, créé le 1er janvier 2008, a dépassé quasiment simultanément la barre des 5000 visiteurs, 100 articles et aujourd’hui 300 commentaires.
Dans la catégorie « Général » qui compte plus de 5600 blogs (plusieurs dizaines s’en créent chaque semaine !), le mien a réussi à grimper en moins de neuf mois à la 130e place. Cela grâce à moi qui suis prolifique ET grâce à vous qui postez des commentaires. Plus un blog contient à la fois d’articles et de commentaires, plus il s’approche de la première place, plus il attire de visiteurs.
La palme du meilleur commentateur va à Laure, une de mes amies, qui a posté plus de 50 commentaires !!! Mon fiston vient juste derrière avec 36 commentaires.
Merci à vous tous qui me faites l’honneur de me lire et de me dire combien ce blog vous plaît.

Cent articles !

Et voilà ! on papote, on s’épanche, on se raconte, on déblatère, on dénonce, on critique, on encense et un beau jour, on arrive au centième article ! Cent articles – sans compter les résumés, les spectacles, les voyages, les poèmes – en huit mois et demi d’existence de ce blog. Ca fait  presque douze articles par mois soit trois articles par semaine. Moi qui ai horreur des chiffres, j’adore les statistiques !!! Alors quand on me dit que je ne parle pas beaucoup, je me dis que les gens ne savent pas lire ! Car il n’y a pas plus bavard qu’un écrivain ! On a toujours quelque chose à raconter et tout est prétexte à écrire. Ce que l’on vit, ce que l’on voit et ce que l’on entend est rapidement transformé en articles, nouvelles ou romans. La plume de l’écrivain se nourrit du quotidien et les personnes qui l’entourent deviennent les personnages de ses livres.
Mais l’écrivain le plus bavard a l’avantage, sur celui qui n’écrit pas, de n’imposer à personne son verbiage. Chacun est libre de fermer le livre ou de cliquer sur la petite croix en haut à droite de l’écran pour se libérer de l’insupportable bavardage. Alors que, en chair et en os à vos côtés, l’impénitent bavard continuera à vous casser les oreilles et vous tairez pour ne pas risquer de vous fâcher. La zapette et le clic sont les deux plus belles inventions de ces dernières décennies ! Dans mon enfance, quand la zapette n’existait pas, il fallait se lever de son fauteuil pour changer de chaîne à la télévision. Résultat, on gobait par paresse n’importe quelle ânerie. Aujourd’hui, les raseurs disparaissent d’une simple pression du doigt !Cent articles… du bon et du moins bon, du banal et de l’inintéressant, de l’émouvant et du drôle… Un peu de tout, comme l’humeur, comme les sentiments qui animent l’âme chaque seconde vécue.
Quand l’aiguille de mon baromètre intime est au beau, je me dis que c’est super de partager ainsi, à l’échelle mondiale, mes émotions, mes enthousiasmes, mes colères, mes déceptions, mes espérances, mes ambitions, mes expériences, mes révoltes, mes joies, mes élans, mes coups de foudre et mes coups de gueule. Quand l’aiguille s’enlise dans le maussade, je me demande à quoi rime tout ce cirque, toute cette agitation futile, cette obstination à mettre des mots bout à bout comme d’autres enfilent des perles, cette obsession à vouloir à tout prix laisser une trace de soi sur les rayonnages des bibliothèques et maintenant sur le web, cette toile géante à laquelle se mesure avec délectation tout écrivain mégalo (pléonasme) animé par la fièvre de la reconnaissance. Car il s’agit bien de reconnaissance, autrement dit d’amour, l’interminable quête qui ne s’achève qu’avec les dernières notes d’un requiem…

Un blog sur les fraises ? Ben… j’chuisse pas sûre !…

La communauté des blogueurs et blogueuses est infiniment colorée dans tous les sens du terme. Rien que sur www.unblog.fr, des milliers de blogs proposent tout et n’importe quoi. Au risque de me mettre une grande partie des membres à dos, c’est souvent n’importe quoi !… Mais dans la masse, on peut en découvrir des sympas, des rigolos, des émouvants et, perles rares, des blogs très bien écrits, consacrés ou non à la littérature.
C’est le cas de « Suisse heureux de vous connaître », le blog d’une jeune Parisienne déracinée par amour. Sur le point de suivre son Roméo au pays du chocolat blanc, celle qui voulait devenir écrivain depuis l’enfance ressent l’impérieux désir d’écrire et, pour qu’on ne l’oublie pas et montrer qu’elle n’oublie personne malgré le changement de cap, elle créé un blog.
Victime d’une plaisanterie de potache sur sa passion pour les fraises, elle décide de transformer la blague en défi : tous ses articles contiendront au moins une fois le mot fraise ! Une internaute en visite sur le blog, déçue par la facilité du défi, propose d’y ajouter « patate douce » ! Notre blogueuse ex parisienne le relève !
Du coup, le blog devient singulier et le lecteur chercher la fraise et la patate qui tombent parfois à propos et parfois comme un cheveu dans la soupe ! Mais c’est drôle et en plus, ce qui ne gâte rien, très très très bien écrit !
Pour découvrir ce blog : http://luthi.unblog.fr/ 

La valeur des cadeaux

Nous fûmes aujourd’hui témoins, dans un restaurant, d’un début de scène de ménage.
A la table voisine, un couple tout à fait ordinaire, la cinquantaine, discutait en attendant les plats. Soudain, l’homme s’exclama :
– C’est pas assez pour ton fils ! Mais vingt euros, c’est bon pour moi !
La jeune femme le considéra longuement, bouche bée, apparemment stupéfaite par l’attaque verbale de son compagnon.
– Tu plaisantes, j’espère ? souffla-t-elle. Et ton pull en cachemire ? Et ton appareil photo numérique ? Et le coffret CD ? Et ta montre pour Noël dernier ? Tu n’as rien à envier à mon fils !
Son mari, amant ou compagnon, peu importe, ne répondit rien. Alors elle se leva et le planta là. Elle se dirigea d’un pas rageur vers la sortie et je la vis essuyer furtivement une larme. Je tournai la tête vers notre voisin et l’observai pendant quelques secondes avant de plonger le nez dans mes pâtes, par crainte que l’ingrat ne tourne sa colère vers moi.
Car il s’agissait manifestement d’ingratitude et, si j’en juge par les propos de la jeune femme, d’injustice ou pour le moins de mauvaise foi.
A priori, tout le monde s’accorde pour dire que la valeur marchande d’un cadeau n’a aucune importance. Que seule l’intention compte. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Dans le for intérieur de chacun ? Estimons-nous l’amour d’autrui à la somme supposée inscrite sur le chèque qui a réglé le cadeau ? Evaluons-nous les sentiments à la nature des cadeaux offerts ? L’amour ne serait-il, finalement, qu’une sordide histoire de mathématiques ?

11 septembre 2001… Lorca se souvient-elle ?

Il y a sept ans avaient lieu des attentats terroristes aux USA : quatre avions sont détournés. Deux heurtent les tours jumelles du World Trade Center, le troisième le Pentagone et le quatrième s’écrase en rase campagne.
Au moment de la catastrophe, je rentrais du bureau. J’avais d’abord cru à un canular dans l’émission de Laurent Ruquier dont les chroniqueurs ne manquent pas d’imagination. Mais non, ce n’était pas une blague.
Arrivée à la maison, Lorca m’accueillit, chaleureusement comme d’habitude. A la télévision, je découvris les images dignes d’un film catastrophe. Monique travaillait encore et, ce jour-là, elle était d’après-midi. Je lui téléphonai pour lui faire part de ce qui se passait.
Voici ce que ces évènements m’inspirèrent, extrait de mon recueil « Mémoires d’un labrador » édité en 2003 :

« Ce soir, Zaza est rentrée en coup de vent, se précipitant dans son bureau sans faire attention à moi. Pas un regard, pas un mot tendre, pas une caresse. C’est assez rare pour que cela m’inquiète. Que se passait-il donc de si grave ? Elle alluma la télévision et je sautai dans le fauteuil en rotin tandis qu’elle prenait place à son bureau. Sur l’écran, on voyait des immeubles s’effondrer, une épaisse fumée noire obscurcir le ciel, des gens courir dans tous les sens. Le téléphone retentit. Tétanisée par les images qu’elle regardait, Zaza se dirigea vers l’appareil comme un automate.
- Oui, dit-elle. J’ai entendu la nouvelle à la radio sur la route et je suis en train de regarder. C’est un spectacle hallucinant. Les deux tours gigantesques du World Trade Center n’existent tout simplement plus. Deux avions se sont encastrés à tour de rôle dans chacune d’elles.
Elle se tut quelques secondes.
- Il y aurait des milliers de personnes dans ces immeubles au moment de la catastrophe. Ce ne sont pas des accidents, il s’agit bel et bien d’attentats terro­ristes. Je ne sais pas si tu peux imaginer ce qui se passe là-bas. C’est hallucinant. On se croirait devant un film de science fiction ; tu sais, un de ces films catastrophes dont les Américains sont les spécia­listes, avec des effets spéciaux extraordinaires. Seu­lement là, pas besoin d’effets spéciaux, c’est la réalité, les journalistes n’ont qu’à tenir leur caméra et appuyer sur le bouton d’enregistrement.
Zaza garda le silence durant de longues minutes puis demanda d’une petite voix :
- Chérie, quand rentres-tu ?
Puis elle s’assit de nouveau et fixa l’écran qui continuait à diffuser ces images d’apocalypse. Pour la tirer de sa prostration, je commençai à « miauler » comme elle dit, de plus en plus fort puisqu’elle ne se décidait pas à bouger. Alors elle tourna la tête vers moi, me regarda comme si elle découvrait seulement ma présence, se leva, s’agenouilla et posa son front contre le mien.
Mamine rentra et, à son tour, se figea devant le téléviseur. Même le gamin se taisait.
- Quels que soient les reproches que l’on puisse faire au gouvernement américain sur sa politique et son comportement dans les différents conflits mondiaux, son peuple ne méritait pas une vengeance aussi criminelle, prononça Zaza d’une voix qu’altérait la consternation.
- Bien sûr, répondit Mamine, mais il ne faut jamais humilier des hommes ; or les Américains se sont souvent pris pour des justiciers et n’ont pas hésité à imposer l’embargo au-delà du raisonnable et réduit des populations à la misère.
- Certes, renchérit Zaza, mais voir ces dizaines de milliers de gens innocents périr dans de telles conditions, c’est…
Dans ces moments d’horreur indescriptible, en ces instants de folie meurtrière, je suis fière et soulagée de n’être point un être humain.
- Devant ce drame, déclarait un homme, nous sommes tous concernés, nous sommes tous améri­cains.
Ah non ! moi, je serais plutôt canadienne ! » 

La discrimination positive

Dans le souci, louable, de respecter l’égalité des chances dans le domaine de l’emploi, certains n’hésitent pas à tomber dans l’excès inverse et à pratiquer la discrimination positive par crainte de représailles.
Loin de moi l’idée de nier les réelles discriminations, sexuelles, raciales et liées au handicap. Mais on assiste parfois à des situations ubuesques.
Un demandeur d’emploi échoue-t-il à un entretien d’embauche, il est tenté d’emblée d’en attribuer la cause à une certaine discrimination. S’il est Black, Beur, homosexuel ou handicapé, il se sent victime d’un employeur raciste, homophobe ou mal à l’aise face au handicap. Quant aux femmes, elles ont déjà fort à faire avec une incontestable discrimination salariale vis-à-vis de leurs collègues masculins. Alors si en plus elles sont noires, lesbiennes et handicapées !…
Plus sérieusement, ce qui me frappe est que jamais il ne vient à l’esprit de celui qui échoue de s’interroger sur ses compétences et de se remettre en question. Il n’est pour lui pas envisageable de douter de son aptitude à remplir les fonctions du poste convoité. Peut-être est-il plus facile d’accuser le recruteur de faire preuve de sexisme, de racisme, d’homophobie et autres discriminations. Je m’interroge…
Quoi qu’il en soit, appartenant à une catégorie de population susceptible de subir la discrimination, j’ai contourné l’obstacle en bossant toute seule !…
Mais comme le disent Grand Corps Malade et Florent Noblot, ne sommes-nous pas tous des handicapés ?

5000 visiteurs

Créé le 1er janvier 2008, ce blog atteint aujourd’hui les 5000 visiteurs.

Merci à vous tous !

Résultats du sondage du 8 août 2008

Interrogés sur leur sexe, 24 internautes ont voté.
14 femmes soit 58%
10 hommes soit 42%
J’avoue ma surprise que la majorité soit féminine. Je n’imaginais pas que les femmes fussent davantage devant leur ordinateur que les hommes. Cela dit, la nature de mon blog fausse peut-être les résultats… Il faudrait créer un blog plus sexy pour comparer !…

Merci à tous ceux qui ont voté et continuez à voter, un nouveau sondage est en place !

Une pensée pour Lorca

Il y a quatre ans disparaissait notre labrador Lorca, alors âgée de neuf ans. Deux ans plus tôt, elle avait perdu un oeil, puis un an plus tard le deuxième. Elle est morte en un week-end, chez nous, dans son panier, le jour même de l’anniversaire du père décédé de Monique…

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 L’ABSENCE 

Dans le ronronnement de mon ordinateur, 
J’entends le souvenir de son panier qui grince ;
Le souffle court, je vais constater mon erreur : 

À sa place, le vide affreux. Mon cœur se pince. 

Il manque, le matin, son accueil chaleureux, 
J’accomplis chaque jour un geste, une habitude, 
Dans ma gorge l’appel de son nom sonne creux, 

Le silence répond, maudite certitude ! 

Il semble ridicule aux yeux des gens sensés 
De chérir une bête et de craindre sa perte,
Alors on tait la peine et les pleurs déplacés
Quand sa mort nous fait mal comme une plaie ouverte.
  

Le trépas de tout être, animal ou parent, 
Cause un chagrin semblable, une même souffrance ;
Pourquoi le désespoir serait-il différent
Quand pareille est en nous la douleur de l’absence ?

(Ecrit le 12.09.2004) 

Quelques mois plus tard entrait Véga dans notre vie…

Un peu, beaucoup, abondamment…

Moi qui ai tant gémi que mon activité professionnelle se développait avec une lenteur désespérante, voilà que je supplierais presque le Très-Haut de couper le robinet des nouvelles commandes, me contentant jusque Noël des boulots récurrents (quelques heures de secrétariat par semaine chez un cardiologue et un garagiste, retranscription et synthèse de la réunion menseulle d’un CE d’entreprise, etc.) pour terminer l’année en douceur.
En effet, depuis le mois d’avril, je ne décolle pas de mon bureau et le mois d’août fut particulièrement chargé avec le remplacement de deux secrétaires médicales, un roman à corriger, quelques textes à saisir, un publipostage, des courriers, etc. Bref, tellement de boulot à la fois à l’extérieur et par Internet que douze heures par jour n’y suffisaient parfois pas !… Et je viens d’obtenir la commande d’une nouvelle biographie pour un monsieur de 91 ans !…
Evidemment, je ne vais pas m’en plaindre ! Mais la fatigue se fait sentir et j’aspire à du repos et du farniente. Aussi ai-je décidé, à la plus grande satisfaction de Monique qui rêvait de partir deux semaines d’affilée – ce que nous n’avons pas fait depuis que je suis à mon compte, soit depuis plus de quatre ans -, de faire une pause de quinze jours pour aller en Bretagne. Même si je pars, comme d’habitude, avec l’ordinateur portable, le disque dur externe et la clef 3G+ pour assurer les éventuelles urgences et consulter mon courrier électronique, le changement d’air et le repos me feront le plus grand bien.
Hormis quelques travaux de peinture dans la maison et une éventuelle excursion à Ouessant, nous ne prévoyons rien que des petites balades de proximité et… DORMIR !!!

Des petits vieux très sympathiques

Ecrivain public est un merveilleux métier qui procure maintes satisfactions, comme l’article ci-dessous, paru ce jour dans l’Est Républicain :

 » Mémoires, mémoires !

Des petits vieux très sympathiques dans Emotion 20080902_2304034_1
Un atelier qui a fait ressurgir les petites histoires du passé.

Isabelle Chaumeau, en proposant son projet d’écriture dans le cadre des ateliers mémoire, a d’emblée trouvé un accueil favorable, voir enthousiaste, aussi bien de la part du directeur Daniel Gérardin que des animatrices, Claudine et Céline, de la résidence Saint-Charles.
Ainsi pendant plusieurs mois, à raison d’une séance hebdomadaire, 21 pensionnaires de l’établissement ont raconté leurs souvenirs sur une douzaine de thèmes tels que le mariage, la naissance, la guerre, les avancées sociales, le travail des femmes et, bien sûr, les recettes.
Isabelle Chalumeau, écrivain public à Ludres, munie de son dictaphone, a enregistré les entretiens avant de les réécrire pour les publier dans un recueil sous le titre « Souvenirs… souvenirs…»
Isabelle Chalumeau se souvient : « d’un accueil chaleureux dans une ambiance très conviviale. » Elle se dit « touchée, que malgré les différences et les soucis de chacun, les entretiens ont toujours eu lieu dans des conditions exceptionnelles de gaieté, les très rares anicroches ayant rapidement été balayées par les animatrices. »
Quant aux résidants, certains ne se faisaient pas prier de relater leurs souvenirs tandis que d’autres étaient plus réservés. Claudine et Céline ont alors su freiner les plus bavards et solliciter les plus timides.
Mme Berset a participé à tous les ateliers avec un vrai plaisir et explique : « Nous avons tous raconté nos petites histoires vécues : la cuisine, des anecdotes et des souvenirs d’enfance, bref la vie de l’ancien temps. C’était très sympathique, les souvenirs qu’on a cru oubliés ont refait surface. Je me suis souvenue du temps des vendanges, du labourage, de la fenaison avec la voiture de foin, ou encore de la recette de la « Michotte », espèce de grosse brioche à laquelle on intégrait les chons après avoir fait le saindoux avec la panne du cochon qu’on venait de tuer. Qu’est que c’était bon ! »
Le livre est en vente à l’accueil de la résidence Saint-Charles au prix de 12 euros.  »

Quand on a la chance de rencontrer des personnes ouvertes à toute innovation comme le sont Daniel Gérardin et ses animatrices, travailler devient un vrai bonheur !
Je fais un rêve : que d’autres directeurs de maisons de retraite suivent l’exemple…

La belle constance

Un correspondant m’écrivait récemment que j’avais bien de la constance pour écrire ainsi dans un blog et publier des livres en autoédition.
De la constance, il en faut encore bien plus pour se rendre à des salons littéraires locaux !… J’étais hier à Fontenoy-la-Joûte (54) pour le 3e salon des auteurs autoédités. Un manque évident de publicité associé à une certaine lassitude du public fit que nous ne vîmes qu’une poignée de visiteurs, à peine plus nombreux que les exposants !
Il faut dire que l’offre en livres dépasse largement la demande des lecteurs.
Il en faut donc beaucoup, de la constance, pour malgré tout continuer à écrire et éditer des livres. Mais nous sommes tous animés par la passion. Comme le disait un auteur présent sur le stand, nous écrivons comme d’autres pêchent ou courrent. Un randonneur qui a la marche dans la peau parcourra ses dix ou vingt kilomètres quelles que soient les conditions climatiques. C’est tout simplement une question de besoin voire de survie. Nous autres écrivains, grands ou petits peu importe, avons les mots dans la peau, une addiction comparable à la cocaïne avec des conséquences moins dramatiques, encore que l’on puisse, si l’on n’y prend garde, y perdre un conjoint ou s’attirer de grosses difficultés financières.
A une époque où tout le monde ou presque taquine la page blanche, les maisons d’édition qui proposent de publier n’importe quel ouvrage à compte d’auteur se multiplient. En échange d’une somme rondelette, ces escrocs de l’édition promettent aux auteurs en herbe monts et merveilles. Or presque tous les auteurs sont des êtres nombrilistes désireux d’être publiés à presque n’importe quel prix. Ces éditeurs sans scrupules ont bien conscience de l’égo démesuré des hommes et femmes de plume et s’en donnent à cœur joie, plumant bel et bien le néophyte en toute impunité. Vexé de s’être fait avoir, celui-ci ne porte pas plainte. De plus, ces éditeurs ont de beaux jours devant eux car en France, pour être publié à compte d’éditeur, il faut soit avoir déjà une notoriété – chanteur, acteur, homme politique, etc. – ou s’être rendu coupable d’un meurtre. La deuxième option est d’ailleurs celle qui a la faveur du public et donc des éditeurs qui ne sont, somme toute, que des commerciaux au même titre que les vendeurs de savonnettes.

Alors oui, il me faut beaucoup de constance pour continuer à écrire dans mon coin puis éditer toute seule mes livres, devenant tour à tour écrivain, maquettiste et commercial.
Mais comme le disait mon voisin hier, l’écriture est une passion qui demande qu’on y consacre un certain budget comme n’importe quelle activité sportive ou artistique. Il suffit de raison garder et ne pas se prendre pour qui l’on n’est pas, sans oublier toutefois que les fabricants de bestsellers ne sont pas les meilleurs écrivains… quand même ils écrivent eux-mêmes !!!

Photo ci-dessous : moi-même en compagnie de Suzy Leblanc (photo de Rémy Debors des Editions Rebelyne :  http://www.rebelyne.com )

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