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Archive mensuelle de janvier 2008

L’affaire d’Outreau

Nous avons regardé hier à la télévision l’émission de Christophe Hondelatte sur l’affaire d’Outreau.

Comme tout le monde, je suis choquée par cette affaire et triste pour ces gens accusés à tort et qui, pour la plupart, ont du mal à se reconstruire.

Ma pensée cependant va vers les enfants. Vers les victimes de cette affaire et vers tous ceux qui subissent chaque jour des agressions sexuelles.

Depuis quelques années, nous assistions à une amélioration du traitement des enfants qui osaient dénoncer leurs agresseurs. On les écoutait et on agissait. Ce qui a fait penser à une grande majorité de personnes que l’inceste et la pédophilie avaient nettement augmenté. Ce à quoi j’ai toujours répondu non, la différence est que l’on commençait enfin à en entendre parler et surtout on commençait enfin à écouter les enfants.

Dieu sait que je ne suis pas pour que les enfants prennent la parole à tort et à travers ! Je me suis déjà exprimée sur le sujet dans ce blog. Mais je suis bien évidemment pour qu’ils puissent dénoncer leurs agresseurs sexuels. Ceux qui pensent que les enfants ont trop d’imagination pour qu’on prenne leurs accusations d’emblée au sérieux n’ont jamais eu une main d’adulte sur leur sexe d’enfant ou leur main d’enfant sur un sexe d’adulte.

Il est très difficile à ces victimes de seulement oser parler de ce qui leur arrive. Le premier sentiment est la honte, le deuxième la culpabilité. Alors quand il s’agit de mettre Papa ou Tonton ou le grand frère en prison, cela devient insupportable et ils préfèrent se taire. Le premier réflexe d’un enfant qui subit un viol ou ne serait-ce que des attouchements sera de se taire. Les pédophiles ont bien conscience de cet instinct qui les protège. Dans le doute, ils donnent quelques détails sur ce qui va arriver si l’enfant parle. Peu d’enfants passent le cap d’eux-mêmes. S’ils n’ont pas la chance d’avoir un entourage attentif – famille, enseignants – qui va déceler un problème grave et ne pas mettre leur échec scolaire sur le compte de la paresse, ils continueront à se taire et subiront les agressions en toute impunité.

Je suis triste pour les petits qui vont indubitablement subir les conséquences néfastes de l’affaire d’Outreau. Lorsqu’un enfant osera porter une accusation de cet ordre, les policiers et les magistrats ne vont-ils pas les regarder de travers et s’écrier : « Houuuu !!!! attention ! Rappelez-vous de l’affaire d’Outreau !!! ». Et les enfants retourneront à leur silence, leur prison virtuelle.

Bien sûr, j’ai de la peine pour ces adultes accusés à tort et qui ne parviennent pas à reprendre leur vie d’avant. Mais pour un adulte emprisonné par erreur sur les affabulations d’un enfant, combien de petites filles et de petits garçons sont réellement agressés quotidiennement en toute indifférence et en toute impunité ? Il n’y a aucune commune mesure.

J’ai mal aux tripes pour ces gosses qui vont devoir subir les agressions de leurs parents, d’autres membres de leur famille, leurs enseignants, leurs entraîneurs, leurs moniteurs, bref tous ces adultes qui aiment un peu trop les enfants… et se taire, alors que la société avait fait tant de progrès !

Que sont devenues les petites victimes d’Outreau ? Que vont devenir tous les enfants agressés qui n’auront même pas droit au statut de victime ?

Rencontres

Rencontres dans Mes publications 1ere-couverture-210x300
Recueil de nouvelles autoédité en 2008
Format 14×20 cm
269 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 12 euros

Petits poètes pas très chouettes

J’étais hier soir à Saint-Nicolas-de-Port, invitée pour la seconde fois à une soirée poésie. Le programme annonçait quatre autres poètes et, pour les intermèdes musicaux, le talentueux harmoniciste Alain Delhotal et son orchestre.

Depuis le temps que je navigue dans les animations liées à la poésie, je sais qu’il ne faut jamais s’attendre à un public très nombreux. Lorsque nous avons une trentaine d’auditeurs, nous sommes comblés !!!

Ce qui ne change jamais non plus est le comportement de certains poètes qui se prennent pour la septième merveille du monde et qui assomment le public de leurs vers creux, qui n’ont de poétique que la rime souvent laborieuse et fade. Comme disent les jeunes : « ils se la pètent ! ».

Depuis qu’il est possible à n’importe quel quidam de publier ses œuvres, à compte d’auteur ou en auto-édition, nous assistons à la multiplication des recueils. Et parce qu’ils ont accouché d’un livre, les poètes les plus médiocres, ceux qui jamais n’auraient dû avoir l’opportunité d’ennuyer le monde avec leurs vers de mirliton, se gonflent d’importance comme la grenouille crevant d’imiter le bœuf.

J’entendais récemment un de ces rimailleurs déclarer sans crainte du ridicule qu’il n’avait pas besoin de travailler, les vers lui venaient naturellement sous la plume et ne nécessitaient aucune correction. Eh bien j’avais envie de lui dire que cela se voyait et s’entendait ! Car il n’y a que les médiocres et les fats pour prétendre le travail superflu. Même Victor Hugo, qui n’avait pas du talent mais du génie, travaillait avec acharnement. Alors nous, petits poètes anonymes, qui n’arriverons jamais à la cheville du grand Victor, nous pourrions lui revendiquer l’égalité, voire même la supériorité puisque nous pondons des vers comme les poules des œufs, avec naturel et gloriole ? Allons ! ceci n’est pas sérieux ! Quel que soit le domaine, il faut travailler pour arriver au sommet et encore davantage pour s’y maintenir. Le talent ne suffit pas. La seule différence est que grâce au talent, le travail impliqué ne se devine pas. C’est comme pour le patinage artistique : quand on regarde patiner les grands champions, on n’imagine pas les heures d’entraînement nécessaires et on se dit qu’on pourrait peut-être en faire autant. Quand on voit les médiocres qui chutent à chaque saut, on se dit… eh bien !… on ne se dit rien, on zappe !

La soirée d’hier n’a pas échappé au manque de modestie et d’éducation de certains de mes « collègues ».

La poésie et la musique font habituellement aussi bon ménage que la poésie et la peinture. Ce sont des disciplines complémentaires. Or nous avions la chance, nous petits poètes dont la notoriété ne dépasse pas le cercle familial et amical, d’avoir avec nous Alain Delhotal et son orchestre pour assurer les intermèdes musicaux. Mais lorsque l’harmoniciste et ses musiciens ont voulu prendre le relais après plusieurs lectures, certains poètes ne l’ont pas entendu de cette oreille ! Quoi, on allait leur voler quelques minutes de parole ? Les priver de déclamer leurs textes, leurs chefs-d’œuvre ? Les empêcher de continuer à anesthésier le public qui commençait, non pas à pâmer de plaisir, mais à s’assoupir ? Des voix se sont impoliment élevées pour manifester contre l’intrusion des musiciens. On voulait bien de la musique, puisque les organisateurs avaient jugé utile de mélanger les genres, mais que Diable ! pendant la pause, quand les auditeurs aux oreilles ravies par le son de leurs mots iraient se désaltérer au bar, déguster une bière et s’extasier encore sur la poésie sublime qu’ils venaient d’entendre, se rafraîchir l’âme et le cœur afin de mieux apprécier les suivants !

Non, vraiment, Alain Delhotal et ses musiciens ne méritaient pas ce mépris affiché alors qu’il sont dans leur art plus professionnels que nous dans le nôtre. J’ai honte parfois d’appartenir à cette corporation de poètes amateurs qui se vautrent dans la suffisance et l’arrogance comme des porcs dans leur soue!

Le public aura néanmoins pu apprécier la valeur du groupe Hormo&Co, à la fois durant l’entracte et à la fin du récital. A noter qu’Alain et ses complices ont proposé des morceaux en adéquation avec la poésie (Les feuilles mortes, La bohème, etc.), signe d’intelligence et de respect.

A signaler aussi la performance de Graziella Medot qui nous a enchantés avec un joli conte dit par cœur et parfaitement interprété. Et de surcroît sans « se la jouer grave », comme dirait mon fils… J’espère avoir un jour l’opportunité de l’inviter à mon tour lors d’une soirée poésie qu’il m’arrive d’organiser sur Laxou.

Pour ceux qui apprécient l’harmonica et qui voudraient découvrir cet étonnant petit instrument, Alain Delhotal et ses musiciens seront le 8 février au foyer culturel de Saint-Max. L’entrée est libre. Et pour en savoir plus sur ce groupe : www.harmoco.com

 Pour voir quelques photos de la soirée (réalisées par mon fils Stefan avec son téléphone portable car Monique avait oublié son appareil photo), cliquer sur l’onglet photos.

Cheval fou-gueux

Une fois n’est pas coutume, cet article va traiter du sujet qui m’intéresse le moins : la politique.

Ceux qui me connaissent bien savent que ce n’est ni mon domaine ni ma tasse de thé. J’ai cependant envie de réagir à une émission de radio entendue cet après-midi en voiture dans laquelle il était question du voyage en Arabie Saoudite de Nicolas Sarkozy. Dans un discours, le président de la République aurait fait l’apologie des religions. Piquée par la curiosité, je suis allée voir sur Internet et j’ai trouvé l’intégralité de ce fameux discours.

Le texte est édifiant. Le mot Dieu est répété pas moins de dix fois dans la première page. Il est question d’un Dieu d’amour et de tolérance qui protège de l’orgueil et de la folie des hommes. C’est la raison pour laquelle il prétend vouloir faire construire des mosquées en France. Et il y en a un peu plus de six pages !…

Quelle mouche a donc piqué Monsieur Sarkozy, chef d’un Etat laïc, pour faire ainsi l’apologie des religions dans un pays parmi les plus intégristes de la planète ? Car lorsqu’il parle de liberté, ne sait-il pas que là-bas, dans ce pays dont il déclare que la France est amie, les femmes sont privées des actes les plus anodins de la vie courante ? Bien sûr, elles n’ont pas le droit de travailler ni de voter. Mais il est question de leur interdire de conduire une voiture ! Certains d’entre vous ont peut-être vu, aux informations télévisées, deux jeunes femmes d’Arabie Saoudite s’exprimer sur le sujet. L’une trouvait cela normal car il faut gâter les femmes !… L’autre, plus jeune, osait déclarer qu’elle n’avait aucune envie d’être gâtée !!!

Après les frasques de notre président dont se gaussait l’autre jour l’homologue de PPDA sur une chaîne allemande, que va penser le monde à l’écoute de cet étrange discours ? « Cheval Fougueux », comme l’a surnommé le roi de l’Arabie Saoudite, n’est-il pas en train de ridiculiser la France ? En Allemagne où j’ai longtemps vécu, la France avait une très bonne réputation. Leben wie Gott in Frankreich (Vivre comme Dieu en France) est une phrase célèbre et souvent utilisée outre Rhin. Les Français étaient enviés pour leur savoir-vivre, leur savoir-manger, leur charme et leur élégance. Quand ils nous comparaient aux Américains, c’était pour dire que nous étions exactement à leur opposé. Un petit homme, amateur de Mickey et grand admirateur des States, a réussi en six mois à faire de nous la risée du monde… Comme le disait l’animateur de l’émission de radio de cet après-midi : « Finalement, je préfère encore Chirac, il se contentait de parler pour ne rien dire ! »

Pour obtenir la version intégrale du discours :
http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Discours_14.01.pdf

L’avantage du handicap

Oscar Pistorius, athlète amputé, ne pourra pas participer aux JO de Pékin avec les valides. Le jeune homme d’Afrique du Sud, amputé des deux jambes sous les genoux à l’âge d’un an, marche à l’aide de deux prothèses, des lames d’acier en fibre de carbone.

Ce garçon qui ne pourrait pas marcher sans ces prothèses et grâce auxquelles il n’y ait cependant rien qu’il ne puisse faire, avait sollicité la Fédération internationale d’athlétisme pour obtenir l’autorisation de courir aux prochains jeux olympiques en août 2008 aux côtés de ses concurrents valides. En juillet dernier, il avait été autorisé à courir sur 400 m lors d’une compétition en Italie.

La décision du refus a été prise par le professeur Gert-Peter Brüggemann de l’Institut biomécanique de l’université de Cologne en Allemagne. En conclusion, le spécialiste précise que ces prothèses « doivent être considérées comme une aide technique et, de ce fait, sont clairement en désaccord avec la règle… » qui interdit « l’utilisation de tout dispositif technique incluant des ressorts, des rouages ou tout autre élément qui confère un avantage à un athlète par rapport à celui qui n’en utilise pas. »

Voilà donc un jeune homme qui pourrait être grabataire ou au mieux cloué dans un fauteuil depuis sa plus tendre enfance. Or il s’est battu et a enduré mille souffrances pour s’adapter aux deux prothèses afin de mener une vie normale. Oscar aujourd’hui ne se sent pas handicapé et revendique donc tout naturellement le droit d’affronter les autres athlètes dans une compétition de haut niveau lors de l’évènement sportif le plus prestigieux. Entre eux et lui, une seule différence : les uns ont des membres inférieurs de chair et d’os tandis que les siens sont de métal. A part ce détail, certes d’importance, tous ont le même désir de vaincre en récompense d’années de travail et de privations. Les âmes sensibles et les auteurs de mélo ajouteront qu’Oscar est doublement méritant à cause de son handicap. Lui s’en défend : il n’est pas handicapé puisque grâce à ses prothèses, il peut absolument tout faire comme n’importe quel individu de son âge.

Mais un scientifique attaché à quelques formules chimiques et propriétés physiques en a décidé autrement : les prothèses du jeune athlète lui confèrent « un avantage mécanique évident » !

Je trouve cette formulation scandaleuse. Premièrement, si cela était le cas, pourquoi Oscar Pistorius n’est-il pas arrivé premier et loin devant ses concurrents lors de sa participation à la compétition sur 400 m en Italie ? Car s’il a battu son propre record, il termine néanmoins deuxième et à plus de trois secondes du meilleur temps mondial sur cette distance. S’il était devenu Superman ou Blade Runner puisque c’est son surnom, il aurait dû pulvériser ce record et terminer premier en laissant loin derrière lui ses concurrents dits valides par rapport à lui considéré handicapé.

Et puis, franchement, si l’amputation des deux jambes était un avantage, cela se saurait !

Pour voir l’athlète en action, cliquer sur ce lien : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3242,36-999363,0.html?xtor=RSS-3208

A propos d’une blague

Eh bien ! à peine ai-je décidé de créer un blog pour remplacer une gazette avec la même crainte que naguère de ne pas savoir comment l’alimenter que les sujets s’imposent à moi d’eux-mêmes.

Après les mots d’enfants, c’est un autre fichier, récemment reçu et aussitôt transmis, qui déclenche les réactions. Dans cette histoire, il était question de bonshommes verts, rouges et bleus. Dans la blague, le mot « pédés » apparaissait trois fois. Dans la chute, on ne se moquait pas des « pédés » mais des flics, ces bonhommes bleus qui vous guettent sur le bord des routes.

J’avais trouvé le fichier sincèrement très drôle parce que la chute était inattendue et pas du tout vulgaire ni injurieux. Il était juste très rigolo et a déclenché un rire très sain. Mais un destinataire de ma liste de diffusion, par ailleurs excellent poète, s’est déclaré choqué par ce fichier et déçu que je puisse le trouver drôle et continuer à le propager. Il argumente en précisant qu’il déteste toute forme de racisme et l’homophobie en est une.

Je suis d’accord avec lui mais… Il ne faut pas se moquer des Noirs, ni des Jaunes et encore moins des Arabes et des juifs. Pas question de se moquer des homosexuels ni des travestis. Gare à celui qui se moque des obèses, des anorexiques, des rouquins et des bigleux. Impensable de se moquer des malades, des fous et des handicapés. Mieux vaut également éviter la religion et la politique. Epargner les cocus et laisser tranquilles les percepteurs, les profs et les plombiers. Mais alors, de qui peut-on se moquer ? Des blondes ? Oui, c’est vrai, il reste les blondes… Mais à bien y réfléchir, pourquoi se moquerait-on impunément des blondes ? Et mon ami poète apprécie-t-il les blagues sur les blondes ? Ne serait-ce pas suspect ? Et injuste pour les blondes ?

Mais le plus cocasse dans l’histoire est que je sois suspectée d’homophobie alors que je n’ai jamais caché vivre avec une femme !!! Le racisme consisterait peut-être justement à éviter toute blague sur les homos, pédés et gouines confondus. Je n’aime pas plus ces deux termes que mon ami poète, mais ils ont le mérite d’être clairs. Et dans une blague, mieux vaut appeler un chat un chat, sinon plus personne ne comprend. Au risque de le choquer un peu plus et de me déprécier définitivement à ses yeux, mon goût très prononcé pour la poésie très classique ne m’empêche pas d’apprécier les bonnes blagues.

 

Mots d’enfants

J’ai récemment reçu puis immédiatement transmis un fichier assez drôle sur des mots d’enfants concernant le mariage. J’avais trouvé ces perles assez succulentes et la plupart des destinataires me confirmèrent mon impression. Puis je reçus un message qui allait dans le même sens, mais en ajoutant que les enfants d’aujourd’hui sont beaucoup moins bêtes que nous au même âge… Cela m’a laissée pensive…

Etions-nous vraiment plus bêtes ? Je ne le crois pas ; la différence est qu’on ne nous demandait pas de nous exprimer sur des sujets réservés aux adultes. Aujourd’hui, on demande aux enfants, même aux plus jeunes, leur avis sur tout. Tout est prétexte pour fourrer un micro sous le nez des bambins. Et l’on s’étonne ensuite qu’ils se sentent autorisés à prendre la parole à tort et à travers, de préférence en imitant les singes devant une caméra. Coluche, qui ne faisait pas toujours dans la dentelle, avait une formule que je trouve particulièrement fameuse : « De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus sympathiques sont ceux qui se taisent ! » Cela devrait s’appliquer aux enfants et nous devrions cesser de les solliciter à tout bout de champ ; qu’on les laisse jouer en paix et reprendre une place qu’ils n’auraient jamais dû quitter : sur les bancs de l’école et au lit !

N’en déplaise à mon fils qui fut sans aucun doute le gamin le plus intéressant que j’ai jamais connu, tous les enfants sont, sauf pour leurs parents aveuglés et leurs grands-mères gâteuses, d’un ennui mortel et d’une insupportable effronterie. Bien sûr, ils ne sont pas responsables de l’éducation qu’ils reçoivent, et encore moins de celle qu’ils ne reçoivent pas ! Et les parents, parfois si intéressants avant de devenir père et mère, se transforment dès la naissance de leur rejeton en mâle et femelle en adoration devant leur progéniture. Même les animaux n’en font pas autant ! Et les petits deviennent des singes savants que l’on exhibe et que l’on pousse sans cesse sur le devant de la scène. On s’étonne ensuite que ces mêmes petits n’aient aucun goût pour l’étude et l’instruction alors qu’ils ont déjà droit, enfants, aux mêmes libertés que les adultes. C’est ainsi que l’on voit régulièrement sur nos écrans des mouflets babiller des phrases incompréhensibles pour qui ne parle pas le langage bébé et des ados vociférer des lieux communs en gesticulant et en prenant un air de suffisance pour enchaîner des inepties et des phrases aussi vides de sens que le fond de leur culotte qui flotte au niveau de leurs genoux ! Le pire étant que cela s’appelle de l’info !

Au risque de paraître réactionnaire, je suis pour un retour à la discipline, à l’uniforme scolaire et aux punitions. Non, Monsieur G., pas aux fessées car trop de pervers rôdent dans nos écoles !… Mais un retour à l’enseignement du respect pour les adultes qui pourraient alors, peut-être, redevenir des modèles à suivre pour leurs marmots, et non pas l’inverse.

Bilan de l’année 2007

L’année 2007 a plutôt bien démarré avec d’emblée en janvier la commande d’un roman de la vie. Il s’agit d’une femme en phase terminale de cancer. J’ai travaillé vite, réduisant de moitié le temps nécessaire à l’écriture d’une centaine de pages A4. Malheureusement, ma cliente est décédée en avril, quelques jours seulement avant l’impression de son livre. Selon son mari et sa fille, elle est partie apaisée, heureuse du travail accompli avec moi…

Après ce difficile travail effectué à la hâte et en attendant que l’imprimeur fasse le sien, j’ai pris une semaine de vacances. Départ pour la Bretagne ! Après ce bol d’iode et une cure de sommeil bien méritée, je suis prête à reprendre le collier.

Dès notre retour, contact et commande d’une cliente… canadienne ! Elle a besoin de quelqu’un pour corriger un discours à remettre à son patron (…) et le décalage horaire en sa faveur la persuade de travailler avec moi plutôt qu’avec un concurrent canadien. Vive Internet !

En juin, juste avant notre départ en vacances dans le Périgord, j’obtiens la commande de correction d’un recueil de nouvelles de la part d’un écrivain amateur en région parisienne !… C’est un gros travail en perspective…

En juillet, je rencontre grâce à des amis le directeur d’une maison de retraite qui me propose un atelier mémoire avec des personnes de l’unité Alzheimer. Je travaille avec trois personnes, mais le résultat n’est guère concluant car les informations se contredisent… Mais mon travail plaît néanmoins à mon client puisqu’il me passe commande d’un roman de la vie de son père et, un peu plus tard dans l’année, un nouvel atelier mémoire avec des résidents de la maison de retraite, non atteints par la maladie.

En août, je fête mes 50 ans dans l’intimité, juste avec ma compagne Monique, mon fils Stefan et ma meilleure amie Sylviane avec son époux Jean-Luc (leur présence fut une surprise !). Dès les premiers jours de septembre, nous partons pour la Baie de Somme, précisément à la Pointe du Hourdel où Monique a loué un appartement : c’est son cadeau personnel pour mon anniversaire ! Une semaine fabuleuse !

A l’automne, je réalise quelques petits travaux (discours, poèmes, courriers, etc.). Chaque mois depuis novembre 2006 également la synthèse des réunions d’un CE à partir de l’enregistrement sonore. Et tous les trois mois, la saisie d’un pavé pour un éditeur de magazines.

Le 13 octobre, c’est la fête pour mes 50 ans. Une trentaine d’invités nous rejoignent à la salle des Fêtes de Thuilley-aux-Groseilles. Belle-Maman a fait le voyage d’Amiens et passe une semaine avec nous. Lors de cette soirée mémorable que je ne suis pas prête d’oublier tant j’ai été gâtée par tous, Monique, Stefan et Sylviane ont détourné les paroles d’une chanson d’Olivia Ruiz et Adamo pour me faire une surprise ! Et ma meilleure amie me fait pleurer avec son éloge qu’elle déclame avec beaucoup de naturel et sans support papier ! Je suis très émue par tant de preuves d’amour et d’amitié !

Mi-octobre, une femme de Haute-Saône me contacte pour écrire le roman de la vie de ses parents. C’est un cadeau pour leur soixantième anniversaire de mariage. L’affaire est rapidement conclue – il s’agit dans un premier temps d’une trentaine de pages – et je commence les entretiens dès le début novembre. Parallèlement, je reçois la commande d’un Vosgien qui cherche quelqu’un pour corriger sa thèse… J’y passe mon week-end du 11 novembre !

En novembre encore, j’ai l’agréable surprise de recevoir, pour la seconde fois, l’Alérion d’or qui couronne le meilleur des anciens Grands Prix des Poètes Lorrains. Vous pourrez découvrir les cinq poèmes récompensés dans la page « Poèmes ».

Fin novembre, nous partons de nouveau en Bretagne. Nous espérons y passer une dizaine de jours… mais je suis appelée par un client dont je n’avais plus de nouvelles depuis l’été pour assurer du secrétariat médical suite à un congé maladie d’une des secrétaires du cabinet. Et comme mon client vosgien de la thèse corrigée en novembre a encore un diaporama à me soumettre, je pars avec du boulot, ordinateur portable, clef USB etc. Sur place, à cinq kilomètres de la maison, à Moëlan, se trouve un cyber espace.

L’année se termine en douceur avec des travaux routiniers. Les Fêtes s’annoncent… puis se passent… et nous voilà en 2008 !

Le bilan personnel est excellent à tous égards. Le bilan professionnel n’est pas mauvais puisque le chiffre d’affaires a augmenté de 18%  par rapport à 2006. Cependant, comme il est encore relativement bas, lorsque les frais fixes et les charges sont payés, il reste à peine de quoi me verser un smic… En contre-partie, je fais un métier formidable, au point que je n’ai pas toujours l’impression de bosser ! Mais il faudrait que la progression se confirme en 2008 !

Dessine-moi un poème…

Dessine-moi un poème... dans Mes publications 1ere-couverture-210x300
Poésies + un conte pour enfants
Chaque texte est illustré par une aquarelle de Monique Colin
Autoédition 2007
Format 14×20 cm
45 pages
Couverture cartonnée avec spirale en métal
Prix : 10 euros

Ecrivez-moi…

Ecrivez-moi... dans Mes publications ecrivez_rectoRoman épistolaire autoédité en 2006
Format 14×20 cm
255 pages
Couverture cartonnée pelliculée
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Rouge et noir Eden

Rouge et noir Eden dans Mes publications eden Recueil de poèmes autoédité en 2005

Format 14×20 cm

108 pages

couverture cartonnée

Dos carré collé

Prix : 10 euros

Au-delà des rêves

Au-delà des rêves dans Mes publications recueil_reves
Recueil de nouvelles autoédité en 2004
Format 14×20 cm
190 pages
couverture couleur d’après une peinture à l’huile
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Mémoires d’un labrador

Mémoires d'un labrador dans Mes publications recueil_labrador
Recueil d’anecdotes familiales racontées par Lorca, femelle labrador noire.
Autoédition 2003
Format 14×20 cm
110 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Du côté de tes yeux

Du côté de tes yeux dans Mes publications recueil_yeux
Recueil de poésies
Autoédition 2002
Format 14×20 cm
50 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
4 lavis et 4 aquarelles couleur à l’intérieur
Prix : 10 euros

D’une rive à l’autre

D'une rive à l'autre dans Mes publications recueil_rive
Recueil de nouvelles
Autoédition 2001
Format 14×20 cm
150 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
Prix : 10 euros

Les hallucinations

Les hallucinations dans Mes publications recueil_hallucinations
Recueil de poésies autoédité en 2000

Format 14×20 cm

50 pages

couverture cartonnée

Dos carré collé

Prix : 10 euros

Amours multiples

Amours multiples dans Mes publications amours_multiples
Recueil de poésies autoédité en 1999
Format 14×20 cm
40 pages
couverture cartonnée
Dos carré collé
(épuisé)

Bonjour tout le monde !

En 1996, j’avais créé une feuille intitulée « Le Petit (F)rimeur Lorrain » à l’attention de mes ami(e) avec qui je voulais garder contact. C’est si vite fait de perdre quelqu’un de vue quand on n’écrit pas ou ne téléphone pas régulièrement ! Avec cette gazette artisanale, chacun pouvait suivre mes activités littéraires et les exploits sportifs de Stefan, savoir quels films j’étais allée voir, connaître les dates des manifestations auxquelles Monique et moi participions, etc.

En  décembre 2004, un an après m’être installée à mon compte comme écrivain public, je décidais, à la fois par lassitude et manque de temps, de mettre un terme à l’aventure qui avait néanmoins duré neuf ans !

Et voilà que je récidive aujourd’hui, sous une forme plus moderne et moins contraignante pour moi, avec ce blog. J’ai une pensée un peu triste pour les quelques anciens lecteurs du F(r)imeur qui n’ont pas Internet…

Professionnellement, je suis toujours en activité libérale malgré les difficultés à garder la tête hors de l’eau. J’entame ma cinquième année. Il faut avoir la foi pour continuer ! Heureusement, je suis bien entourée, principalement par Monique qui m’encourage lorsque je flanche, notamment lorsqu’un devis n’est pas retenu ou que Madame Urssaf m’envoie ma notification de cotisations !… Ce sont toujours des moments très douloureux et seule, j’aurais peut-être déjà jeté l’éponge. Que Monique soit ici publiquement remerciée pour son soutien, ainsi que quelques autres qui me font part de leur admiration et de leur appui. Mais c’est Monique qui, au quotidien, doit supporter mes humeurs, mes doutes, mon abattement lorsque je n’ai pas de commandes, mes absences lorsque je reste dans mon bureau pendant des journées et des soirées entières quand j’ai une commande urgente, ma distraction lorsque je travaille à un roman de la vie et que j’ai du mal à décrocher… Alors pour tout cela, pour me supporter et m’aimer quand même : MERCI !

Cette nécessaire mise au point faite et ce blog n’étant pas destiné à envoyer des messages d’amour à la personne qui partage ma vie, je vous laisse pour aujourd’hui et vous donne rendez-vous dans quelques jours. Je n’ai pas défini un rythme de mise à jour ; je pense que cela se fera au gré des évènements et… du temps dont je disposerai pour écrire.

bisous et bonne année à toutes et tous.

PS : ceux qui me connaissent bien le savent : un petit commentaire me fera toujours plaisir !!! A vos claviers, juste quelques mots, s’il vous plaît !… Pour cela, deux solutions : soit écrire un commentaire dans l’espace prévu tout en bas de chaque page visible par tous les visiteurs après ma validation, ou m’envoyer un mail perso en cliquant sur « mail » dans le menu.

 




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